Les albums

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Piano solo - Paru le 29 juin 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice
Paru dans le cadre des neuf nouveaux albums consacrés par harmonia mundi à Debussy à l’occasion du centenaire de la naissance du compositeur, ce volume propose le Deuxième Livre des Préludes par Alexander Melnikov jouant sur un piano Erard. L’univers pianistique de Debussy repose tellement sur le timbre que les pianistes comme les éditeurs choisissent souvent de mettre en valeur telle ou telle facture instrumentale pour mieux cerner les spécificités de cette musique. Alexander Melnikov fait partie des rares artistes russes à s’intéresser aux instruments anciens. Cet élève de Sviatoslav Richter s’est très vite intéressé à ce genre de pratique, collaborant avec Andreas Staier ou Alexei Lubimov et jouant avec des ensembles spécialisés comme le Concerto Köln ou l’Akademie für Alte Musik de Berlin. Son interprétation des Préludes de Debussy au Wigmore Hall de Londres a été particulièrement appréciée par la critique qui a qualifié le pianiste russe de « sorcier » mettant en valeur une musique jugée « ravissante » autant que « violente » et « effrayante ». Chef-d’œuvre orchestral aux mille irisations, La Mer est difficilement réductible pour piano à quatre main, et Debussy avait désavoué sa propre transcription, laissant à André Caplet le soin d’en préparer une autre pour deux pianos (toujours à quatre mains). Alexandre Melnikov et Olga Pashchenko ont relevé le défi pour prouver que la transcription de l’auteur n’est en rien « injouable ». © François Hudry/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 22 juin 2018 | Warner Classics

Distinctions 5 de Diapason
« Noir, désespéré, tragique : le Don Giovanni de Wilhelm Furtwängler, comme le Commandeur, surgit de l'abîme. Vous n'en éprouverez même pas la lenteur, surtout quand vous entendrez l'Anna d'Elisabeth Grümmer ou l'Elvire d'Elisabeth Schwarzkopf, marquées dans leur chair par l'abuseur au charme irrésistible de Cesare Ciepi (Don Giovanni) : grandiose ! C'était en 1954. Trois mois plus tard, Furtwängler disparaissait. » (Diapason, juillet-août 2018 / Didier Van Moere)
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Intégrales d'opéra - Paru le 22 juin 2018 | Warner Classics

Distinctions 5 de Diapason
« Quelle est belle, la Violetta sous-estimée de Beverly Sills, authentiquement bel cantiste, à la fois légère et tragique, toute de lumière vibrante ! Ecoutez-là dans ses deux airs, mais aussi face au Germont nuancé de Rolando Panerai, à l'Alfredo passionné de Nicolai Gedda, pas moins stylés qu'elle en 1972. Version méjugée en France : une des plus belles Traviata de la discographie, oui. » (Diapason, juillet-août 2018 / Didier Van Moere)
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Musique de chambre - Paru le 15 juin 2018 | CPO

Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Pauvre Henri Marteau… Né en 1874 d’un père français et d’une mère allemande – à une époque où le ressentiment d’un pays envers l’autre restait intense, après la guerre de 1870 et la perte de l’Alsace-Lorraine –, il commença pourtant bien sa carrière de violoniste, puisqu’à l’âge de dix ans il remplaça au pied levé son professeur pour un grand concert, à Reims où il joua à la perfection un concerto de Vieuxtemps. Peu de temps après, il faisait ses débuts à Londres et Vienne sous la direction de Hans Richter, croisa les destinées de Brahms, Tchaikovsky, Busoni, Dvořák, Nielsen, Grieg, Reger et tant d’autres des grands musiciens de son temps avec qui il donna nombre de concerts. En 1908, consécration puisqu’il prit la suite de Joachim au Conservatoire de Berlin. Mais patatras, en 1914 survenait ce que l’on sait, et Marteau – officier de réserve français ! – se trouva assigné à résidence au fin fond de l’Allemagne, interdit d’exercer, mis le pire est que la France de son côté le prenait pour un espion allemand. Après la Première Guerre, il prit la nationalité suédoise, tout en continuant d’exercer en Allemagne aux conservatoires de Leipzig et Dresde, mais sa gloire d’instrumentiste était passée, et il s’éteignit en 1934. Son œuvre lui-même a beaucoup souffert des affres de la guerre, puisque la plupart de ses œuvres n’existaient que sous forme de manuscrits, perdus en partie. Ses quatuors, eux, nous sont connus car souvent donnés de son vivant, donc largement diffusés et publiés. Le Deuxième Quatuor, ici présenté, écrit sans doute en 1905, souligne le lien musical qui liait alors Marteau à Reger : chromatismes hardis, charge contrapuntique de tous les instants, conduite polyphonique d’une intense richesse, même si l’esprit « à la française », avec un petit surcroît d’esprit, atteste qu’il ne peut s’agir que de l’œuvre de Marteau. Quant aux Huit mélodies pour mezzo-soprano et quatuor à cordes, ici chantées par Karine Deshayes qu’accompagne bien sûr le Quatuor Isasi, elles datent sans doute de son exil intérieur en Allemagne ou de son exil en Suède, les années 1915-17. Longtemps, on les a cru perdues, et ce n’est qu’après un siècle qu’elles furent enfin publiées, en 2016 ! Petit pied de nez du compositeur, il a choisi des textes… français. Et d’ailleurs aussi une charge mélodique et harmonique plus françaises, avec quelques accents que n’aurait sans doute pas reniés un Debussy. En tous les cas, ce sont là de bien belles œuvres que l’on a plaisir à découvrir, surtout lorsqu’elles sont si bien interprétées. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 6 juin 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Attention, à ne pas manquer ! Depuis dix ans, tant d'enregistrements des Variations Goldberg envahissent le marché, tant au piano qu'au clavecin, que l'on n'espérait plus connaître une telle surprise, éprouver une telle sidération. Après quelques projets absolument passionnants, tout d’abord chez Pan Classics (Scarlatti, Soler) puis un premier album chez harmonia mundi dédié à des Sonates rares du Padre Soler (Qobuzissime), revoici le claveciniste espagnol Diego Ares – né à Vigo en 1983 – chez Johann Sebastian Bach, avec probablement l’une des œuvres les plus complexes du Cantor ; Diego Ares y est stupéfiant de rigueur, d’imagination et de liberté, à la fois dans les phrasés, les registrations, les ornementations, le sens de la surprise (Variation 25). Les harmonies sonnent implacables, souvent rudes, et rayonnent pourtant d’une suprême manière (Variation 28) ; c’est la main gauche, pleine et chantante, mais surtout incroyablement souple, sachant aussi se cabrer, créer des suspensions du temps parfois surprenantes, toujours fluides et cohérentes, qui ouvre de véritables espaces d’expression et distingue le sens narratif inouï que déploie Diego Ares tout au long de cette interprétation. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz « [...] Ares revisite l'usage des deux claviers en déployant toutes les combinaisons possibles (voire le quatre pieds seul dans la neuvième variation). Il peut les fragmenter pour illuminer un détail (Var. 26), avec un talent de funambule épatant. [...] Le musicien explore avec un flair infaillible les possiblités d'ornementation les plus spirituelles (Var. 8), des articulations originales et diablement éloquentes (Fughetta) et montre l'étendue d'une culture de l'orchestre transposée au clavier. [...] Disque déroutant, éclairant, attachant : le triomphe de la liberté conquise sur la vraie rigueur. » (Diapason, juillet-août 2018 / Philippe Ramin)
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Cantates sacrées - Paru le 25 mai 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Les « cantates en dialogue » de Bach mettent généralement en scène le personnage de Jésus dialoguant avec l’âme de l’humain, tourmentée puis finalement rassérénée. Les trois cantates choisies par l’Akademie für Alte Musik de Berlin, qui rassemble depuis 1982 (et depuis plus d’un million de disques vendus !) des musiciens de divers orchestres de la ville – initialement ceux de la zone sous dictature soviétique, puis de tous les orchestres depuis la chute du Mur –, appartiennent à ce genre ; toutes datent de la grande époque lipsienne, en l’occurrence le troisième cycle composé par Bach pour Leipzig en 1726. On ne s’étonnera guère, considérant l’argument de ces cantates, que les premières arias soient d’essence éperdue, déchirantes ; et qu’au fur et à mesure de l’évolution, on s’oriente vers toujours plus d’apaisement et de joie. C’est dans les premiers moments que l’on découvre le Bach le plus intense, douloureux, chromatique, terriblement moderne aussi dans sa vision à la fois romantique, profondément lyrique et pourtant rigoureuse du discours musical. La plus superbement originale est sans doute la Cantate BWV 49, qui commence avec une Sinfonia avec orgue obligé – dans laquelle l’auditeur reconnaîtra le dernier mouvement du Concerto pour clavier en mi majeur, que Bach recycla une dizaine d’années plus tard –, et se poursuit avec une aria dans laquelle figure encore l’orgue solo, puis une seconde aria avec violoncelle et hautbois, tous deux solistes s’enveloppant autour de la joyeuse voix de soprano ; pour s’achever sur un magnifique choral avec aria – l’aria étant confiée à la basse enrubannée de l’orgue solo, tandis que la soprano énonce, du haut des cieux, le thème du choral : un effet d’une modernité ébouriffante. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 18 mai 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Avec sa pleine heure d’horloge, l’Octuor en fa majeur est une des œuvres les plus longues du répertoire de musique de chambre. Rongé par la maladie, Schubert s’inspire, ainsi que le demande expressément la commande qu’il reçoit de l’intendant de l’archiduc Rodolphe, du Septuor Op. 20 de Beethoven dont la célébrité agaçait souverainement son auteur. Il règne dans l’Octuor de Schubert une certaine joie de vivre traversée, comme toujours chez lui, par des accents quelquefois désespérés (l’appel du cor dans le premier mouvement, le balancement élégiaque de l’Adagio). Pour répondre à cette demande précise, il utilise le même instrumentarium, augmenté d’un second violon, et reprend la même ordonnance des mouvements et le même plan tonal que le modèle beethovénien. Mais Schubert, tout en se coulant dans ce moule pour complaire à ses commanditaires, écrit une œuvre très personnelle qui va le conduire, de son propre aveu, vers la grande forme symphonique qui se matérialisera un peu plus tard avec sa Neuvième Symphonie en ut majeur. Isabelle Faust et ses amis passent eux aussi du rire aux larmes, alternant les humeurs avec une grande complicité, n’hésitant pas à mettre parfois cette sublime musique à nue, sans recours à l’artifice d’un vibrato ou d’un excès d’expression. Une interprétation proche des fragilités de l’existence. © François Hudry/Qobuz
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Musique vocale sacrée - Paru le 18 mai 2018 | DUX

Livret Distinctions 5 de Diapason
On pourrait se dire : encore un n-ième enregistrement des Vêpres de Rachmaninov. Si dans l’absolu, la chose est vraie, on dispose ici d’une lecture fort différente de ce qui se fait d’habitude – l’habitude en question étant de noyer le discours dans une intense réverbération, naturelle ou artificielle, et d’enregistrer un peu de loin, pour faire « église ». Point de ça ici : le chœur – exemplaire, superbe – de l’Opéra et de la Philharmonie de Podlachie en Pologne, une institution basée à Białystok, est ici enregistré d’assez près, presque dans l’intimité, sans réverbération rajoutée et dans un lieu à l’acoustique confortable, en l’occurrence le Centre artistique européen de Białystok. De la sorte, l’auditeur entend chaque mot, et surtout perçoit chaque ligne contrapuntique – et Rachmaninov s’en est donné à cœur joie, allant jusqu’à onze voix réelles dans les passages harmoniquement les plus intenses. Gageons que pour nombre d’entre nous, ce sera là une véritable redécouverte de cet immense chef-d’œuvre de la musique sacrée slave. Notons également que les solistes sont de première qualité, et que les basses profondes exigées par moment dans le chœur sont de vraies basses profondes, pas de malheureux barytons-basses à la limite de l’asphyxie. Chapeau. © SM/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 11 mai 2018 | Ediciones Singulares

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Bon, admettons : cette Reine de Chypre de Fromental Halévy n’est sans doute pas l’opéra d’impérial génie injustement négligé que la planète lyrique ébahie attendait depuis cent cinquante ans… Mais il serait bien dommage de s’en priver quand même, surtout lorsque servi par un tel plateau, rassemblant Véronique Gens, Cyrille Dubois et Etienne Dupuis en tête. La partition, d’ailleurs, comporte mille merveilles vocales, des ensembles de grande originalité, et c’est plutôt dans l’orchestration – guère plus aventureuse que celle d’un quelconque ouvrage de belcanto italien de la même époque, c’est dire – que Halévy ne s’est pas vraiment foulé. La richesse mélodique, elle, fut soulignée dans l’article paru dans la Revue et gazette musicale d’avril 1842 : « C'est dans la Reine de Chypre que la nouvelle manière d’Halévy s'est manifestée avec le plus d'éclat et de succès. J’ai eu occasion d’exposer les conditions auxquelles, selon moi, est soumise la production d’un bon opéra, en indiquant les obstacles qui s'opposent à ce que ces conditions soient remplies complètement et en même temps par le poëte et par le compositeur. Quand ces conditions se réalisent, c'est un événement d'une haute importance pour le monde artistique. Or, dans ce cas-ci, toutes les circonstances se sont réunies pour amener la création d'une œuvre qui, même aux yeux de la critique la plus sévère, se distingue par toutes les qualités qui constituent un bon opéra. (…) Le compositeur a mis tout ce que son art a de plus enchanteur dans le duo où ils exhalent les sentiments qui les enivrent. Le fond sombre sur lequel se dessinent ces deux charmantes figures apparaît même à travers ces chants si brillants et si éclatants de bonheur comme un nuage sinistre, et leur communique un caractère particulier d’intérêt mélancolique. Rien n’égale en noblesse et en grâce la magnifique mélodie de la dernière partie de ce duo. » L’article se poursuit ainsi, des plus admiratifs. Le signataire ? Un certain Richard Wagner… © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 4 mai 2018 | Herisson

Distinctions 5 de Diapason
« Le labyrinthique catalogue pour clavier solo de Carl Philipp Emanuel Bach se visite en flânant plutôt qu'en parcours exhaustifs [...] Poursuivant un travail de fond sur les sources, aiguisant son regard par la fréquentation de la littérature du temps, Mathieu Dupouy l'aborde avec une vision riche et personnelle. [...] Comme possédé par son sujet, Dupouy évite tous les pièges de cette écriture en pointillé. Il en dégage la ligne directrice en s'appuyant autant sur les ressources de timbre (palette très "boisée" d'un somptueux pianoforte Gräbner de 1791) que sur la structure des pièces. [...] Par sa diversité et son autorité sur un terrain glissant, ce récital fait une initiation idéale à ce répertoire passionnant.» (Diapason, juin 2018 / Philippe Ramin)
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Symphonies - Paru le 4 mai 2018 | CPO

Livret Distinctions 5 de Diapason
De son temps, le compositeur autrichien Johann Nepomuk David (1895-1977) connut une solide renommée ; sa Seconde Symphonie de 1938 ne fut-elle pas créée l’année suivante par rien moins que Hermann Abendroth avec l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig ? Quant à la Quatrième, commencée en 1942 mais plusieurs fois remaniée jusqu’à sa version définitive de 1948, elle aussi fut créée par l’Orchestre du Gewandhaus, et trouva bientôt le chemin du répertoire de chefs tels que Keilberth, Leitner, Jochum ou encore Rosbaud, évident témoignage de tout l’intérêt que suscitait David parmi les interprètes les plus renommés de son temps. Puis vint l’avant-garde, à laquelle le compositeur ne souscrivit jamais ; il avait lui-même côtoyé Schönberg en empruntant quelques éléments techniques du Viennois, tout en gardant toujours un pied fermement ancré dans la tonalité, l’écriture modale et la polyphonie rigoureuse. Aussi n’est-il pas impossible de voir des parallèles avec son exact contemporain Hindemith – tous deux sont nés en 1895, même si parfois l’influence du tout dernier Bruckner pointe le bout de son nez, en particulier dans l’ample énergie des points culminants. Voilà un fascinant bonhomme qu’il est bon de restituer à la place qui est légitimement sienne dans le concert des nations. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 4 mai 2018 | CPO

Livret Distinctions 5 de Diapason
Ténor le père, ténor le fils ! Christoph Prégardien peut s’enorgueillir d’avoir engendré un digne descendant de son art vocal, puisque le fils Julian emboite désormais le pas (tandis que dorénavant le père s’oriente sagement vers des répertoires moins aigus…). Pour preuve cet album consacré aux divers Orphées opératiques de Peri, Caccini, Monteverdi , Belli, Landi et Rossi, aux différents Orphées mélodiques de Johnson, Farmer, Lawes, Greene, Boyce, Grayson et Purcell, ainsi qu’à quelques Orphées purement instrumentaux de Byrd, Voigtländer et autres. Ainsi qu’on le voit, Prégardien mêle compositeurs célèbres et maestros quelque peu oubliés, nous permettant ainsi d’avoir une extraordinaire vue d’ensemble de ce que pouvait être la vision musicale du mythe et du personnage d’Orphée tout au long de plusieurs siècles allant de la première Renaissance au milieu de l’ère baroque, en Italie, en Allemagne et en Angleterre. Le chanteur est accompagné par l’ensemble Teatro del Mondo, qui rassemble tout ce qui se faisait à l’époque : cornet à bouquin, flûtes à bec, violon, gambe, lira da gamba, théorbe, guitare, orpharion (une sorte de luth), harpe, clavecin, luth-clavecin, orgue et tambourin à cordes – une sorte de cithare de la sphère ibérique et gasconne. Grande richesse instrumentale, grande ampleur vocale, grand éventail de compositions, que souhaiter de plus… © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 4 mai 2018 | CPO

Livret Distinctions 5 de Diapason
Quelque soixante à quatre-vingt ans avant la plus célèbre Passion selon saint Mathieu qui soit, celle de Bach, il en existait déjà une considérable quantité (en langue vernaculaire, s’entend) signée Selle, Flor, Furchtheim, Funcke et aussi le présent Johann Sebastiani (1622-1683). La sienne fut écrite en 1663 pour la cathédrale de Königsberg dont il venait d’être nommé Cantor, un poste qu’il tiendrait – ainsi que celui de Kapellmeister auprès de la cour – presque jusqu’à sa mort. On est ici très, très loin stylistiquement de l’austère Passion de Schütz (quasi-contemporaine), par exemple, Sebastiani, nourri à la source italienne la plus contemporaine, celle de l’opéra et de l’oratorio romain, vénitien, napolitain, déroulant un véritable drame lyrique dans lequel les récitatifs, tissés dans le discours général, sont systématiquement accompagnés d’une riche polyphonie instrumentale et non pas seulement d’un simple continuo. La Passion de Sebastiani est sans conteste son ouvrage le plus considérable, et même en son temps il fut donné, redonné, publié et diffusé à travers la Prusse. L’accompagnement orchestral est confié à un grand ensemble polyphonique de violes pour la partie écrite, tandis que le compositeur lui-même, dans sa préface, précise que les continuos doivent être confiés au plus grand nombre possible d’instruments : orgue positif, épinette ou clavecin, luths, théorbes. C’est précisément cette richesse instrumentale qu’a rassemblée l’ensemble du Festival de musique ancienne de Boston, avec un plateau de chanteurs qui prennent à cœur leur rôle narratif certes, mais aussi le contenu dramatique et humain du texte qui leur est confié. Une magnifique découverte sans doute pour bien des mélomanes qui ne connaissaient pas même l’existence de ce compositeur baroque majeur, dont hélas l’écrasante majorité des manuscrits a été anéantie lors de la Seconde Guerre mondiale, qui a laissé Königsberg en ruine. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 4 mai 2018 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Absolute Jest, écrit en 2011 et remanié peu après, est l’une des œuvres les plus irrésistibles de John Adams. Le compositeur y emprunte librement à Beethoven, dans les quatuors mais aussi la Neuvième Symphonie, pour distiller une partition à cent à l’heure, somptueusement orchestrée – en plus du quatuor à cordes solo, qui fait de l’ouvrage une sorte de concerto si l’on veut, Adams rajoute à l’orchestre une harpe et un piano tous deux accordés selon le tempérament mésotonique, une manière de brouiller les cartes tonales et sonores – et dans laquelle les allusions sont considérées comme des sortes de « tatouages » (selon Adams lui-même) à la Ludwig van, sur un corps adamien. Même si le dernier mouvement n’hésite pas à citer le Stravinski de la Symphonie en trois mouvements, d’ailleurs. Hautement original, Absolute Jest avait été écrit pour Michael Tilson Thomas et l’Orchestre de San Francisco (Qobuzissime de notre été 2015), mais selon toute évidence, chaque nouvelle interprétation permet d’en découvrir d’autres facettes. La remarque s’applique aussi à Naïve and Sentimental Music, écrit pour le Los Angeles Philharmonic (en existe un formidable enregistrement par Salonen chez Nonesuch) ; on précisera au passage que la partition n’est ni naïve ni sentimentale, mais plutôt féroce et originale ; le titre est sans doute emprunté à Schiller (De la poésie naïve et sentimentale), qui selon sa propre terminologie voyait Shakespeare et Homère parmi les poètes « naïfs ». Parmi les sonorités un brin inhabituelles, on y trouvera une guitare électrique et un piano relié à un sampler… © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 27 avril 2018 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Il n'est plus utile de présenter Emmanuel Ceysson, harpiste prodige multi-récompensé, soliste à l’Opéra National de Paris et désormais au MET Opera de New York. Sa folle ascension évoque celle du français Carlos Salzédo, né au XIXe siècle et qui devint à New York le plus grand harpiste de son temps, et révolutionna le répertoire de son instrument. Ce nouvel album traverse le XXe siècle dans un programme à l’inspiration gothique, placé sous le signe du mystère et du fantastique. La lumineuse Ballade de Salzédo résonne ici avec les œuvres de compositeurs célèbres : les atmosphères impressionnistes d’un Debussy miroitent, les décors fantastiques de Caplet s’animent, et les beautés de l’écriture de Hindemith jouent de l’incroyable palette sonore de cet instrument-orchestre. Puissante dans le grave, cristalline dans l’aigu, l’insolite harpe rouge d’Emmanuel Ceysson – conçue d’après la harpe de Salzédo lui-même – s’épanouit pleinement tant dans les pièces virtuoses en solo que dans le dialogue avec les cordes du Quatuor Voce dans le très argentin Quinteto Rojo de Gustavo Leone. Intelligente de cohérence, cette balade musicale offre de découvrir les mondes sonores inédits et captivants de la harpe, avec un répertoire spécialement écrit pour cet instrument. © Aparté « [...] Un bon disque de harpe, c'est d'abord un programme bien construit. Ce deuxième opus pour Aparté est à cet égard exemplaire. [...] le Red Quintet mis à part, on n'a affaire qu'à des œuvres de grande valeur. [...] Tout cela est joué avec un art consommé, sur un instrument superbe : nuances et phrasés d'un soin irréprochable, maîtrise des polyphonies, variations extraordinaires des timbres et des attaques, absence de bruits parasites, maîtrise des résonances, tout contribue au bonheur. Le Quatuor Voce, inspiré par ce voisinage, se montre à la hauteur de l'enjeu, et son expressivité fait merveille dans le Caplet, recevant ici une version de référence [...] » (Diapason, juillet-août 2018 / Michel Stockhem)
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Classique - Paru le 20 avril 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice
Après avoir fêté leurs trente années d’existence commune avec des Trios de Dvořak, voilà nos trois compagnons errants (Vincent Coq, piano, Jean-Marc Phillips-Varjabédian, violon et Raphaël Pidoux, violoncelle) dans une nouvelle fournée de Trios de Joseph Haydn, inventeur de cette forme héritée de la sonate en trio baroque, avec une partie de violoncelle conservant souvent le modeste rôle de basse continue qui lui était autrefois dévolu. Ce sont au total trente-neuf compositions authentiques que Haydn a laissées pour cette formule instrumentale, réparties tout au long de sa vie, une musique d’une grande qualité où l’on retrouve toutes les caractéristiques de son style, vivacité, expression, liberté de ton et de forme, avec un zeste d’humour bienvenu. Les Wanderer ont judicieusement choisi des œuvres de trois époques différentes pour ce nouvel album proposant les Trios n° 14, 18, 21, 26 & 31 qui ménagent bien des surprises par des tonalités rares chez Haydn, comme la bémol majeur, fa dièse mineur ou encore mi bémol mineur. Interprétation à la fois volubile et lumineuse. © François Hudry/Qobuz
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Piano solo - Paru le 20 avril 2018 | Orfeo

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Des cloches d’église, entendues alors qu’il se promenait âgé de quatre ans dans les rues de Zurich avec ses parents, sont le point de départ pour le jeune pianiste suisse Francesco Piemontesi qui se souvient, aujourd’hui encore, de ce moment vécu comme un choc lui révélant violemment la puissance de la musique. La beauté sonore et la richesse harmonique qui s’en dégageait ont provoqué dans son inconscient cette inlassable quête de timbres et de sonorités qu’il sait si bien traduire sur son piano. À cinq ans, il essaye de reproduire le son des cloches sur un petit piano-jouet ; à douze, il joue le Concerto en la mineur de Grieg et commence à se produire en public, mais, deux ans plus tard, il prend conscience de la limite de ses moyens techniques et des tensions qui perturbent tout son corps. Sa rencontre avec la pianiste Cécile Ousset est décisive. Il réapprend toute sa technique et envisage sa carrière avec confiance. Comme dans un conte de fées, il reçoit un jour un courriel d’Alfred Brendel qui l’a entendu par hasard à la radio et lui propose de travailler avec lui. Après être resté une heure complète sur les premières mesures du Quatrième Concerto de Beethoven, le jeune homme travaillera tout son répertoire avec le grand maître qu’il va voir régulièrement à Londres. C’est ensuite Murray Perahia qui lui enseigne les structures d’une œuvre, lui permettant ainsi de construire ses interprétations. Aujourd’hui, Francesco Piemontesi est devenu un maître à son tour jouant dans le monde entier avec les plus grands orchestres ; il est aussi le directeur musical des Semaines Musicales d’Ascona où il entendit tant de grands pianistes dans sa jeunesse. Le Tessinois a longuement mûri son Liszt auprès de Brendel, ce qui lui permet de livrer aujourd’hui ce bel enregistrement de la Première Année de pèlerinage, consacrée à son pays natal qu’il connait bien. Ce n’est pas l’image du virtuose superficiel que Piemontesi fait ressortir dans ce nouvel enregistrement, mais bien celle du génial créateur d’harmonies novatrices que fut Liszt et qui auront tant d’influence sur les générations qui le suivront. © François Hudry/Qobuz
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Quatuors - Paru le 20 avril 2018 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica
À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Charles Gounod, cette première intégrale des quatuors à cordes (dont deux inédits) sur instruments d’époque révèle une partie méconnue de son œuvre, dominée par la musique vocale. Figure majeure du Romantisme français, Gounod s’inscrit avec ses cinq quatuors dans la lignée du classicisme viennois. Les accents lyriques du Quatuor en sol mineur ou la légèreté aérienne du Scherzo du Petit Quatuor évoquent rien moins que les noms de Schubert et Mendelssohn. Les musiciens du Quatuor Cambini-Paris (Julien Chauvin, Karine Crocquenoy, Pierre-Éric Nimylowycz et Atsushi Sakaï) restituent avec grâce ces pages empreintes de gravité et de suavité. © Aparté/Little Tribeca
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Symphonies - Paru le 20 avril 2018 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Les quatre symphonies de Pärt s’étalent sur une période de quelque quarante-cinq ans, entre 1964 et 1966 respectivement pour les deux premières, 1971 pour la troisième et carrément 2008 pour la quatrième. Ses premiers pas dans le monde de la symphonie restaient teintés de dodécaphonisme, même si Pärt ne refusait pas les éventuelles apparitions de pôles de tonalité au « hasard » des rencontres entre notes et des harmonies consonantes qui en résulteraient ; mais le propos reste encore très attaché à un principe moderniste, tout en explorant au passage les formes anciennes du prélude et fugue, ou encore de la polyphonie. Avec la Deuxième se refermait la période avant-gardiste de Pärt. À partir des années 1970, Pärt révisa entièrement son langage, se pencha sur la musique médiévale et religieuse, de sorte que sa Troisième Symphonie jette aux oubliettes le dodécaphonisme et toutes ses théories, développant à la place un idiome tonal, mélodique, modal surtout (les anciens modes d’église, en l’occurrence). Enfin, dans le sillage de cette révolution personnelle, Pärt se lança dans le « tintinnabulum » dont procède la Quatrième Symphonie, conçue pour cordes, harpe et percussion : un ample monde de méditation, planant, irréel, impalpable, fondamentalement tonal, dans lequel les évolutions d’un phénomène à l’autre se font dans une intense lenteur qui permet à l’auditeur de goûter chaque moment. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 19 mars 2007 | Aeolus

Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles du Monde de la Musique
Quare fremuerunt gentes - Veni creator - Quae est ista - Offertoire pour orgue - O Salutaris - Ave Maria - Tantum ergo - Domine Deus in simplicitate - Andantino pour orgue - Domine non secundum - O salutaris... / Katia Velletaz, sop. - Emiliano Gonzalez Toro, ténor - Stephan MacLeod, basse - Maîtrise du CPM de Genève - Diego Innocenzi, orgue - Bernard Tétu, direction - Solistes de Lyon...