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Dans chaque genre, les experts de Qobuz rassemblent tous les indispensables. Ces albums qui ont marqué l’histoire de la musique et constituent des dates majeures.

Avec la Discothèque Idéale, vous (re)découvrez des enregistrements mythiques, tout en construisant votre culture musicale.

Les albums

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Rap - Paru le 8 septembre 2017 | Melee - Wild Pitch

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Attention chef-d’œuvre ! Lorsque paraît ce premier album du trio Main Source au cœur de l’été 1991, le groupe formé par le MC new-yorkais Large Professor et les DJ's canadiens de Toronto Sir Scratch et K-Cut est déjà très respecté par l’underground hip-hop. Ecrit et enregistré tout au long de l’année précédente avec un mythique sampleur E-mu SP-1200, Breaking Atoms marque un tournant dans le rap, notamment pour sa production solidement adossée contre une avalanche de samples jazz, soul et funk. On croise ainsi des bribes de sons piqués à Donald Byrd, Bob James, Mike Bloomfield, Johnny Taylor, Lou Donaldson, Lyn Collins, MFSB, Kool & The Gang, les Three Sounds, Lou Courtney, S.O.U.L., Funk, Inc. ou encore Detroit Emeralds. Funky à la folie, le flow de Large Professor comme la subtilité de ses punchlines démarquent l’album de la concurrence. De quoi faire de Breaking Atoms un disque majeur de l’âge d’or du hip-hop, également légendaire pour les débuts, sur Live at the Barbeque, d’un rappeur de 17 ans prénommé Nas… Cette édition remastérisée de Breaking Atoms inclut plusieurs bonus dont le grandiose single Fakin' the Funk, paru en 1992 sur la BO de White Men Can't Jump, et porté par son sample du Magic Shoes de The Main Ingredient. © Marc Zisman/Qobuz
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Rap - Paru le 14 avril 2017 | Aftermath

Livret Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Music
DAMN est l’album de rap le plus attendu de l’année 2018. L’unanimité autour de Kendrick Lamar est telle que quelques heures après sa sortie, la moitié de la raposphère l’avait déjà décortiqué, autopsié et sacré « chef d’œuvre » sans prendre le temps de plusieurs écoutes, voire de le digérer sur quelques jours. Oui, le kid de Compton est doué. Très doué même. Et se positionne bien au-dessus d’une mêlée certes polluée par beaucoup de suiveurs et finalement assez peu de créateurs. En 2015, To Pimp A Butterfly avait bluffé son monde par son côté osé prenant le contrepied de good kid, m.A.A.d city paru trois ans plus tôt. La densité tant musicale que verbale de ce troisième album à la saveur afrocentrique prouva que Kendrick était là pour son art et sa communauté, pas simplement pour remplir ses caisses face à un public déjà plus qu’acquis à sa cause. Musicalement, DAMN marche davantage dans les clous. Le Californien signe un quatrième album moins monolithique que ses prédécesseurs. Le tubesque côtoie le plus avant-gardiste, le sensuel se frotte au plus hardcore, les effluves de soul psychédéliques seventies (Lust) fricotent avec le minimalisme électro (Humble), etc. A l’arrivée, Kendrick retombe toujours sur ses Reebok. Surtout que sa plume engagée reste aiguisée comme jamais, entre prêches et introspections plus personnelles ponctués de belles allégories de l’Amérique de Trump. Ainsi, quand Geraldo Rivera de Fox News accuse « le hip hop de faire plus de mal aux jeunes Afro-Américains que le racisme lui-même », Kendrick lui répond brillamment sur DNA, analyse complète de son ADN personnelle. Plus loin, sur Duckworth, il se fait le conteur des galères passées de son père. Du plus grand au plus petit dénominateur commun, Kendrick Lamar rappe à 360°. La liste des invités conviés à la fête est elle aussi éclectique au possible : Rihanna (Loyalty), U2 (XXX), James Blake (Element), Kaytranada (Lust), Kamasi Washington (Lust), Steve Lacy de The Internet (Pride), le bassiste fou Thundercat (Feel), les Canadiens de BadBadNotGood (Lust), sans oublier Kid Capri (Element, XXX, Duckworth et Love), cultissime DJ et MC du Bronx qui sévit à l’aube des années 90 en plein âge d’or du rap, tous apportent non seulement leur touche personnelle mais montrent aussi l’ouverture d’esprit et la gourmandise d’un artiste dépassant les frontières du hip hop. Une fois de plus, on sort sonné de ce disque surpuissant qui lustre un peu plus la couronne de son auteur. © MZ/Qobuz
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Rap - Paru le 13 novembre 2015 | Jive - Legacy

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Reissue
Le panthéon, le marbre, le walk of fame et dans plein d’autres lieux tout aussi saints : là se trouve à jamais A Tribe Called Quest, considéré à juste titre comme l’un des groupes les plus importants de l’histoire du rap. Et les années qui défilent ne font que confirmer l’importance de la révolution musicale lancée par Q-Tip, Phife Dawg et Ali Shaheed Muhammad. Tout est donc parti de ce People's Instinctive Travels and the Paths of Rhythm paru en avril 1990. Un an plus tôt, De la Soul et son tout aussi essentiel 3 Feet High and Rising avait prouvé que le rap pouvait évoluer, grandir, mûrir et s’enrichir, tant dans sa prose que dans ses sons. Avec le premier album du trio du Queens, l’affaire se fait plus abstraite et plus épurée. Ali Shaheed Muhammad construit des pyramides de groove à coup de samples savamment choisis surtout dans l’histoire du jazz et de la soul mais pas que (de Gene McDaniels à Jimmy Smith en passant par Les McCann, Donald Byrd, Stevie Wonder, Sly Stone, Rufus Thomas, Little Feat, Carly Simon, Ian Dury, Grace Jones, les Isley Brothers et des dizaines d’autres). Reste à Q-Tip et Phife de faire glisser leur flow soyeux et leurs rimes plus que riches sur ce tapis rythmique d’une classe folle… En 2015, People's Instinctive Travels and the Paths of Rhythm fête donc ses 25 ans dans cette réédition remastérisée disponible en Hi-Res 24-bit et agrémentée de trois remix. Et c’est son côté less is more, sa production épurée à l’extrême, qui ne l’ont pas fait vieillir d’un poil ! On écoute, réécoute et réréécoute I Left My Wallet In El Segundo, Bonita Applebum et bien entendu le magique Can I Kick It reprenant le Walk On The Side Side de Lou Reed. Et dire que le deuxième album d’A Tribe Called Quest, The Low End Theory, fera encore mieux que ce déjà chef d’œuvre si influent à (re)découvrir de toute urgence. © MZ/Qobuz
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Rap - Paru le 19 mars 2015 | Aftermath

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Music - Grammy Awards
Kendrick Lamar n’est pas juste l’auteur du chef d’œuvre good kid, m.A.A.d city paru en 2012. Non, le Californien est simplement le rappeur le plus important de sa génération. Haut la main même ! Rares sont en effet ceux aussi bien vénérés par l’undergound du hip hop que les anciens, les nouveaux mais aussi le grand public. Kendrick est sans doute le seul à réunir tous les suffrages. Tous. Et ce troisième album, To Pimp A Butterfly et son titre clin d’œil au To Kill A Mockingbird de Harper Lee, ne fait que conforter ce roi dans son trône. Un opus d’une densité impressionnante dans le fond comme dans la forme, dans ses productions comme dans ses textes. Un disque à écouter en boucle pour en savourer les centaines de subtilités. Loin d’avoir joué la carte de la facilité en surfant sur le succès de son précédant album, le MC de Compton brasse ici une multitude de styles, parfois même osés. G-funk, jazz, boom bap, nu soul, électro, blaxploitation, funk, P-Funk, dirty South, tout y passe ! Le soul train de Kendrick regarde aussi bien dans le rétroviseur de la Great Black Music que droit devant lui ; dans le turfu comme dirait l’autre… Quant à sa plume, son agilité est elle aussi affolante. Trip introspectif, commentaire sociétal, second degré, parenthèse politique, trait d’humour, prose du bitume ou ego trip, Kendrick Lamar sait et peut tout faire. Côté featurings enfin, c’est là aussi le grand jeu avec des piges du parrain George Clinton, du régional de l’étape Snoop Dogg, de Pharrell ‘Je suis partout’ Williams, de Ronald Isley des Isley Brothers, de Bilal, de la rappeuse Rapsody, du génial saxophoniste Kamasi Washington et même de l’allumé Thundercat ! A se demander si avec cet album, Kendrick Lamar ne livre pas aux années 2010 ce que Nas offrit aux années 90 avec son mythique Illmatic. Ambitieux et déjà historique, To Pimp A Butterfly est déjà… un classique ? © MZ/Qobuz
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Rap - Paru le 24 novembre 2014 | Warner (France)

Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Certains albums ont fait grandir pour ne pas dire fait entrer le rap français dans l’âge adulte. Paru en 1993, Ombre est lumière est de ceux-là. Non seulement le chef d’œuvre d’IAM fut une véritable secousse sismique à sa sortie mais il reste encore aujourd’hui, deux décennies plus tard, une œuvre fascinante. Au micro, Shurik'n et Akhenaton font d’impressionnantes étincelles qu’ils posent sur les constructions instrumentales riches et denses d’Imhotep et de DJ Kheops. Et qu’il abatte la carte du social, du politique ou de l’humour, le gang phocéen rafle la mise à chaque titre. Le flow est élastique, les punchlines d’une richesse rare et les sons funky à souhait mais surtout IAM réussit à créer un hip hop purement français, une musique qui bien qu’ancrée dans la tradition américaine reste originale, insolite et totalement atypique. Cette réédition deluxe propose, en plus de l’album original, des remix, des inédits et une bonne flopée d’instru’ imparables. Essentiel. A noter qu’un livret numérique de 80 pages est inclus dans cette version. © MD/Qobuz
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Rap - Paru le 24 novembre 2014 | Def Jam Recordings

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Lorsque parait son troisième album en avril 1990, Public Enemy est déjà considéré comme le plus grand groupe de l’histoire du rap. Avec Yo ! Bum Rush The Show en 1987 et surtout It Takes A Nation Of Millions To Hold Us Back en 1988, le groupe emmené par Chuck D et Flavor Flav a imposé son style, auscultant chaque recoin de la société américaine à coup de rimes (très) riches et de millefeuilles de samples lettrés et carnassiers. Si Fear Of A Black Planet applique les mêmes recettes que son prédécesseurs, il le fait avec un brin plus de polish sur la carrosserie. Côté musique, la claque est donc à nouveau puissante et Public Enemy impose encore un peu plus ses sons. Une approche agressive de la production (la Bomb Squad pilotée par le producteur Hank Schocklee) qui fait à nouveau des miracles sonores : le tsunami peut être ultra-violent comme sur Brothers Gonna Work It Out et Welcome To The Terrordome ou plus humoristique comme avec 911 Is A Joke. C’est surtout sa richesse qui caractérise Fear Of A Black Planet. Richesse de la prose qui ne se contente jamais d’être une diatribe anti-establishment bas du front mais au contraire une critique fine, précise et implacable des maux de la société américaine. Et richesse des sons tant chaque composition de ce troisième album est une vraie mine qu’on peut explorer sans fin. Un quart de siècle après sa sortie, un chef d’œuvre qui reste une arme vraiment fatale. © MZ/Qobuz
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Rap - Paru le 14 octobre 2014 | Def Jam Recordings

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Reissue
Pour beaucoup, ce deuxième album de Public Enemy est le plus grand disque de l’histoire du rap. Et lorsqu’il débarque dans les bacs des disquaires en 1988, It Takes A Nation Of Millions To Hold Us Back consacre la bande de Chuck D comme les Rolling Stones du hip hop. Véritable uppercut qui chamboula l'histoire du genre, Public Enemy demeure grâce à ce disque LA référence en matière d'engagement idéologique ET musical. Offrant une version black et sans langue de bois de CNN, auscultant chaque recoin de la société américaine à coup de rimes (très) riches et de millefeuilles de samples lettrés et souvent carnassiers, PE impose ses mots mais aussi ses sons. Une approche agressive de la production (la Bomb Squad pilotée par le producteur Hank Schocklee) qui fait des miracles sonores. Un tsunami électrique et groovy, à des années lumières du rap bling bling qui prendra le contrôle d’un genre musical qui vit alors, en 1988, son âge d’or créatif. Cette Deluxe Edition comprend un second disque de treize bonus incluant notamment la version No Noise de Bring The Noise, des instrus de Rebel Without a Pause, Night Of The Living Baseheads et Black Steel In The Hour of Chaos et la version B.O. du titre Fight The Power du film éponyme de Spike Lee. © MZ/Qobuz
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Rap - Paru le 13 octobre 2014 | Jarring Effects

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Rap - Paru le 16 septembre 2014 | Def Jam Recordings

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Rap - Paru le 9 septembre 2014 | Concord Records, Inc.

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Rap - Paru le 11 avril 2014 | Columbia - Legacy

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Hi-Res Audio
Début 1994, Nas surgissait sur la scène rap avec un premier album choc, Illmatic, un des disques essentiels de l’âge d’or du hip-hop new-yorkais. Un chef d’œuvre précurseur qui ressort en édition deluxe 20e anniversaire agrémenté de dix remixes, démos et autres inédits (dont un énorme freestyle de plus de sept minutes enregistré le 28 octobre 1993 lors du mythique Stretch Armstrong & Bobbito Show sur l'antenne de la station WKCR). Dès ce premier album produit par (on prend sa respiration, attention) Pete Rock, Q-Tip, DJ Premier et Large Professor, Nas offrait une peinture poétique et nuancée de la vie dans la cité de Queensbridge. Il ouvrait surtout la voie à Notorious BIG, Jay-Z et toute une nouvelle génération de rappeurs new-yorkais. Une réédition essentielle. © MZ/Qobuz
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Rap - Paru le 13 janvier 2014 | Big Dada

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Music
Quand El-P croise la route de Killer Mike, l’affaire devient un duo baptisé Run The Jewels. Les deux pointures du hip hop underground américain s’étaient rencontrées en 2012 lorsqu’El-P avait produit l’album R.A.P. Music de Killer Mike… Impeccable opus de rap dense pour ne pas dire intelligent, leur album commun et éponyme, Run The Jewels (sur lequel figurent tout de même Prince Paul et Big Boi d'OutKast !), fut dans un premier temps offert en téléchargement gratuit sur le site du label Fool’s Gold. Il (re)sort enfin « officiellement » le 13 janvier 2014, agrémenté de remix costauds, dont un signé Dave Sitek de TV On The Radio. Résultat, un attentat sonore de rap à tiroirs, teinté de funk futuriste, d’electro groovy, d’humour décapant et de sonorités ovni. © MZ/Qobuz
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Rap - Paru le 7 janvier 2014 | 45 Scientific

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Dans l'histoire du rap français, rares ont été les premiers albums précédés d'une telle rumeur. Adoubés par La Cliqua puis le collectif Beat de Boul et Cut Killer (qui leur consacre toute une mixtape), Booba et Ali – qui rappent ensemble dès 1994 – rejoignent le collectif Time Bomb et prennent officiellement la parole avec le classique Le Crime paie pour la compilation mythique Hostile hip-hop. Suivront une participation à L 432 et de nombreux freestyles jusqu'à l'incarcération de Booba qui donnera naissance à de nombreux morceaux de Mauvai Œil qui sort en septembre 2000 après le succès du maxi Civilisé. Chef-d'œuvre de rap cru et mélancolique, largement inspiré par le street rap sombre de Mobb Deep mais incarné par deux porte-voix de la banlieue parisienne aux verbes et aux personnalités très complémentaires (Booba le belliqueux et Ali le mystique) est un jalon essentiel du rap français et l'un des succès indépendants les plus spectaculaires du genre. Pas le temps pour les regrets, La Lettre, HLM 3 ou Le Silence n'est pas oubli sont autant de classiques certifiés – produits par Geraldo, avec qui le groupe a monté le label 45 Scientific, ou Animalsons qui accompagnera Booba en solo – qui ont leur place dans toute discothèque rap qui se respecte. Dernier album majeur de l'âge d'or du rap français ou premier classique du nouveau millénaire, Mauvais Œil est quoi qu'il en soit un disque essentiel à la durée vie admirable. Moins de dix-huit mois plus tard sortira Temps mort, point de départ de la carrière la plus impressionnante de l'histoire du rap hexagonal... © Damien Besançon/Qobuz
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Rap - Paru le 17 octobre 2013 | Universal Music Division Polydor

Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Music
La quantité est là. La qualité, moins. Du robinet du rap américain coule assez peu d’élixir divin. Assez peu pour s’exciter dès qu’une production originale, maîtrisée ou tout simplement impressionnante coule dans les oreilles des fans de hip hop. good kid, m.A.A.d city de Kendrick Lamar est de ces albums qui ne font guère douter : et ce dès la première écoute. Ceux qui tombèrent sur les diverses mixtapes de ce jeune rappeur originaire de Compton (fief de feu N.W.A.) savaient que son flow comme ses rimes ou ses sons visaient au cœur. La nonchalance propre à certains classiques californiens (Warren G, Snoop Dogg ou les premières productions de Dr Dre…) est bien là. Épurée comme jamais, la production joue la carte du subtil. Quant à l’organe de Lamar, il slalome en douceur, tel un velours vocal. Après la révélation Frank Ocean (sur un registre plus electro), Kendrick Lamar est la seconde bonne nouvelle pour les fans de rap en 2012.
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Rap - Paru le 30 septembre 2013 | Parlophone (France)

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Les Samouraï du micro étaient attendus au tournant pour ce troisième album qui devait ou non confirmer leur statut de groupe phare du rap hexagonal. Plus que de confirmer, L'école du Micro d'Argent a assis leur empire et démocratisé encore un peu plus le rap en France. Album de l'année aux Victoires de la musique 1998, ses ventes dépasseront le million d'exemplaires grâce notamment à des titres forts et sans concession commerciale tels que « Né sous la même étoile » ou « Petit frère ». IAm réussit grâce à des textes pertinents et des mélodies prenantes. Même le morceau concept « L'empire du côté obscur » et ses références à la série de films La guerre des étoiles fonctionne. Le coup de force d'IAm est d'avoir réussi avec un album qui ne reprend pourtant aucune des recettes de leur tube « Je danse le mia ». On retrouve en effet très peu de mélodies funky et les paroles humoristiques sont peu présentes. Les textes sont même assez noirs tournant autour du quotidien de la jeunesse des cités ou de celui des prostituées. Avec « L'enfer » ou « Un cri court dans la nuit », l'ambiance est très dense, notamment sur fond d'agression dans le métro. Le disque se boucle d'ailleurs sur un morceau long format, sans refrain, baptisé « Demain, c'est loin » qui présente une vision tout aussi sombre. Démarche originale pour la promotion de ce disque, les clips des deux premiers single (il y en aura quatre !) se suivent. Par ailleurs, mis à part les deux américains de Sunz of Man sur « La saga », les invités sont rares avec seulement East et Fabe sur un morceau. A noter également les débuts de Freeman au micro sur « Du bon son brut pour les truands », hommage au film Le bon, la brute et le truand de Sergio Leone.                                                                                                                                                                                      © Raphaël Richard / Music-Story
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Rap - Paru le 1 janvier 2013 | Aftermath

Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Music
La quantité est là. La qualité, moins. Du robinet du rap américain coule assez peu d’élixir divin. Assez peu pour s’exciter dès qu’une production originale, maîtrisée ou tout simplement impressionnante coule dans les oreilles des fans de hip hop. good kid, m.A.A.d city de Kendrick Lamar est de ces albums qui ne font guère douter : et ce dès la première écoute. Ceux qui tombèrent sur les diverses mixtapes de ce jeune rappeur originaire de Compton (fief de feu N.W.A.) savaient que son flow comme ses rimes ou ses sons visaient au cœur. La nonchalance propre à certains classiques californiens (Warren G, Snoop Dogg ou les premières productions de Dr Dre…) est bien là. Épurée comme jamais, la production joue la carte du subtil. Quant à l’organe de Lamar, il slalome en douceur, tel un velours vocal. Après la révélation Frank Ocean (sur un registre plus electro), Kendrick Lamar est la seconde bonne nouvelle pour les fans de rap en 2012. Très très bonne nouvelle même... A noter que cette Deluxe Edition comprend deux titres supplémentaires. © MZ/Qobuz
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Rap - Paru le 1 janvier 2013 | Rock The World - IDJ - Kanye - LP6

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Music
Au sommet de l’olympe rap, Kanye West signe ici un album sans concession et on ne peut plus osé. On ne pourra pas reprocher ici au rappeur né à Atlanta (mais ayant grandi à Chicago) de faire dans le commercial ou le racoleur et de se reposer sur ses lauriers… Production superbement épurée, sons electro tranchants et agressifs, flow percussif, Yeezus surprend de prime abord dans l’enchainement de ses changements de caps virulents, sa violence sonore et ses expériences tous azimuts. Mais au fil des écoutes, le climat oppressant sculpté par Kanye et sa horde de featurings cinq étoiles (Daft Punk, Kid Cudi, Justin Vernon de Bon Iver…) offre une réelle cohésion esthétique. Un vrai trip dont on se sort guère indemne. Tant mieux. © MD/Qobuz
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Rap - Paru le 1 janvier 2013 | CM BLUE NOTE (A92)

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
US3 fut déterminant dans le prolongement de l'image et du son du label Blue Note dans les années 90. Le groupe de hip hop remis au gout du jour des enregistrements qui allaient trouver une seconde jeunesse et même, à terme, relancer la mode du vinyle. Hand on the Torch, enregistré en 1993, premier album de US3, mixe jazz, rap, samples et musiciens live. Tous les samples proviennent du catalogue Blue Note. Le plus célèbre étant le Cantaloup Island d'Herbie Hancock. L'impact des clips issus de ces titres participa largement de ce succès. Vingt ans après, ce disque demeure un classique indémodable.
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Rap - Paru le 1 janvier 2013 | Cash Money Records - Young Money Ent. - Universal Rec.

Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Music
Avec Nothing Was The Same, Drake ne se contente pas de confirmer tout le bien qu’on pensait de lui mais signe surtout son meilleur album à ce jour. Pour ce troisième opus, le Canadien a aiguisé sa plume et assombri ses beats pour un trip lorgnant tant vers le hip hop ténébreux voire cotonneux que la R’n’B le plus sensuel. Il alterne de la sorte avec une vraie aisance, passant de l’obscurité à la lumière en un claquement de doigt. Du grand art. © CM/Qobuz
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Rap - Paru le 1 janvier 2013 | FRONTLINE CATALOG (P81)

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Eazy-Duz-It a beau être le premier album solo d’Eazy-E, il n’en est pas moins un travail d’équipe. En 1988, alors que le rappeur est en plein assaut des charts avec les membres de son groupe N.W.A., ces derniers se sont tous attelés à faire de ce disque la continuité de leur travail commun : Dr. Dre et DJ Yella sont à la production, MC Ren, Ice Cube et le fidèle collaborateur The D.O.C. à l’écriture des textes. Résultat, un hymne gangsta rap qui allie à merveille la rage et l’urgence du hip-hop californien de l’époque, mais aussi l’humour, le côté fantasque de son protagoniste. Entre samples très funk et dureté électronique, Eazy-Duz-It sait alterner les frasques sexuelles contées par son auteur (sur le titre éponyme, entre autres) et la volonté de conquête sociale qui anime son équipe (Ruthless Villain). Tout est entrecroisé d’interludes hilarants mettant en scène le rappeur et ses potes dans le studio, d’interactions, comme si, dans la déconne, il fallait que l’on entende le son gangsta se construire. Tout cela, c’était avant la brouille entre Eazy-E et le reste de l’équipe, mais ça, c’est une autre histoire… © Brice Miclet/Qobuz