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Qobuzissime ? C’est la distinction décernée par Qobuz pour un premier ou second album.

Pop ou reggae, metal ou classique, jazz ou blues, aucun genre n’est mis de côté.

Artiste découverte, le plus souvent. Confirmé parfois, mais pour un disque ovni, un projet crossover ou décalé dans une discographie.

Seuls comptent la singularité, la sincérité et la qualité. Celle de l’enregistrement, du projet musical et de son identité.





Les albums

176 albums triés par Date : du plus récent au moins récent
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Jazz contemporain - Paru le 24 avril 2020 | Beyond The Groove - Blue Note Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Le cliché est bien connu : l’union fait la force. Deux ans après son premier album, le multi-instrumentiste londonien Tom Misch (24 ans), sorte d’arrière-petit-cousin de Jamiroquai, s’associe à son compatriote batteur-producteur Yussef Dayes (27 ans), cerveau de United Vibrations et moitié du duo électro-jazz Yussef Kamaal, pour signer cet irrésistible What Kinda Music. Jusqu’ici, Misch cuisinait en solo un mélange gourmand de sirop de smooth jazz, d’espuma de funk, de gouttelettes de soul, d’épices hip-hop, de pincée de pop en velours, invitait à sa fiesta des pointures nommées De La Soul, GoldLink, Loyle Carner ou Poppy Ajudha et samplait aussi bien Roy Hargrove et les Crusaders que Stevie Wonder et Patrick Watson ! Des saveurs et des sons qui font la base de cette cuvée 2020 encore plus solide côté rythmique. Logiquement, Yussef Dayes déballe ses éclairages nettement plus jazz et ses improvisations encore plus poussées. Chacun apporte sa pierre à un édifice véritablement collectif et l’équilibre est parfait entre séquences instrumentales et chantées. Les deux complices ont tous deux grandi vers Peckham au sud de Londres, Tom Misch ayant même vu Dayes jouer de la batterie lors d’un tremplin musical quand il avait 9 ans ! « Yussef vient d'un milieu plus expérimental que moi et il a beaucoup d'idées folles. Moi je sais comment écrire une mélodie bien catchy mais avec des accords intéressants. J'ai aussi une bonne compréhension des formes des pop songs, donc je pense que j'ai rationalisé ces idées et les ai rendues accessibles. »C’est la symbiose parfaite entre cette accessibilité et un raffinement dans les fusions des styles qui ne fait jamais de What Kinda Music un disque pour geek d’électro-jazz mais plutôt un trip ouvert et laid back de jazz soul’n’pop. Tom Misch et Yussef Dayes peuvent même bomber le torse de fierté en sortant leur album sur l’emblématique label Blue Note, comme la caution d’incarner une certaine idée du jazz(s) contemporain. « Tout est tellement divisé et cloisonné de nos jours… », précise Dayes, « Ce serait bien que les gens écoutent notre disque, entendent deux musiciens très différents enfin réunis et qu’ils réalisent ainsi que c’est possible. » Côté featurings, le duo a invité le rappeur Freddie Gibbs (impeccable crooner lover sur Nightrider), Rocco Palladino (fils de l'illustre Pino, démentiel bassiste élastique comme papa et qui traîne souvent avec Alfa Mist) et le saxophoniste Kaidi Akinnibi. A l’heure de l’addition, Qobuzissime direct pour cette énième preuve de la vitalité de la scène jazz londonienne actuelle sous sa face la plus funky ! © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 3 avril 2020 | Bella Union

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Dusty Springfield, Adele, Lulu, Sandie Shaw, Duffy… La tradition anglaise des expertes en soul pop ne s’est jamais démentie. Le deuxième album Qobuzissime de Ren Harvieu confirme un mouvement qui a donné de très grandes voix aux inflexions rétro, tendance 60's. Sauf que cette Mancunienne presque trentenaire a bien failli finir aux oubliettes. En mai 2011, fraîchement signée par le label Island pour lequel elle commence à enregistrer son premier disque, Harvieu se brise le dos lors d’un violent accident et passe des mois clouée sur un lit d’hôpital. L’album, Through the Night, paraîtra malgré tout mais le succès un peu mince débouchera sur des années sombres de questionnement intérieur. Un long tunnel désormais derrière elle et dont elle dessine les contours sur Spirit Me Away et You Don’t Know Me, deux temps forts de Revel in the Drama.Ce deuxième album est surtout le fruit de sa rencontre, en 2015, avec Romeo Stodart. Le leader des Magic Numbers a ressuscité l’inspiration de Ren Harvieu comme son envie d’enregistrer à nouveau. Bien mieux maîtrisé que son prédécesseur, Revel in the Drama aborde avec plus de finesse les influences de cette envoûtante torch singer. Et si les ombres de Dusty Springfield ou, plus près de nous, de Rumer, ne sont jamais très loin, on pense surtout à l’Américaine KD Lang, dont la voix épouse souvent les mêmes inflexions. Sa prose possède pourtant des formes qui lui sont propres. Et les séquences sombres voire glauques sont toujours ponctuées d’humour bien à elle, de ce léger cynisme 100 % british. Une totale liberté de ton qui la rapproche parfois de Fiona Apple, l’une de ses idoles… Revel in the Drama est surtout un recueil de grandes et belles chansons émouvantes et intemporelles. Des joyaux de pop vintage drapés dans un easy listening de bon goût et des arrangements de haute volée. Le genre de chansons qu’on fredonne jusqu’au bout de la nuit… © Marc Zisman/Qobuz
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925

Alternatif et Indé - Paru le 27 mars 2020 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Affirmer qu’un groupe ne ressemble à aucun autre est une manière de dire qu’il ressemble à tous les autres. Et comme l’époque adore flouter les frontières stylistiques et n’écouter qu’en mode aléatoire, Sorry, groupe 100 % 2020, est encore plus inétiquetable que ses contemporains… L’âme viscéralement rock, les idées aussi bien rangées qu’une chambre d’ado, Asha Lorenz et Louis O'Bryen signent l’un des premiers albums les plus étonnants et déroutants du moment. Le temps les a sans doute aidés à peaufiner ce 925 puisque les deux Londoniens se connaissent depuis le collège. Aucune grande rivalité, juste une intense complicité qui leur fait s’échanger le micro tout au long du disque. Se le partager aussi ; comme Sonic Youth au siècle passé.C’est d’ailleurs à une version soft voire moelleuse de leurs aînés new-yorkais à laquelle on pense parfois. Comme eux, Sorry ne sourit pas beaucoup et affiche une sorte de moue, une espèce de nonchalance paresseuse qui repousse plus qu’elle n’attire. Et pourtant, tout ça reste fascinant. Le quotidien The Guardian avait génialement cerné ce sentiment en titrant : “Sorry, le groupe qui rend l’ennui sexy”. Difficile de viser plus juste… Au grunge, Sorry a piqué l’attitude slacker, aux Pixies leurs guitares (Perfect), à Garbage la gouaille sexy (Snakes), aux Kills une certaine imagerie junky (More), à la no wave le saxo alcoolo et au courant post-punk la vision ombrageuse. Il faut surtout écouter et réécouter ce Qobuzissime pour en apprécier l’originalité et finir par être envoûté. Impossible de passer à côté ! Aucune excuse, Sorry. © Marc Zisman/Qobuz
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LP1

Électronique - Paru le 6 mars 2020 | Shall Not Fade

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Auteur d’une dizaine de maxis ces dernières années qui l’ont placé sur le radar des artistes à suivre, le prolifique et éclectique producteur polonais Earth Trax, alias Bartosz Kruczyński, passe au format album pour la première fois avec ce sobrement nommé LP1. Remarqué pour la deep house rêveuse composée avec son compatriote Adam Brocki aka Newborn Jr, qui a vite attiré les comparaisons avec le travail du groupe pionnier britannique Orbital, Earth Trax démontre ici toute sa versatilité, son talent d'arrangeur et sa culture électronique : acid house (Full Throttle, Pandora’s Box), electronica (Adhocracy), breakbeat (Squawk Box), drum’n’bass (Fade Away ou le single I'm Not Afraid), ambient/ psychédélique (Your Fading Other) ou deep house atmosphérique (le langoureux Mechanisms), autant d’influences qu’il insuffle avec cohérence dans ce projet qui ressemble à une belle carte de visite et qui sonne comme une vraie démonstration d’intelligence musicale. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Classique - Paru le 28 février 2020 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Ce qui séduit immanquablement dès le début des Préludes de Chopin tels que « lancés » par Eric Lu est la tranquillité absolument lyrique qui, en définitive, dominera les quarante minutes que dure ce voyage si ardu à construire de manière fluide et cohérente. Eric Lu force l’admiration par l’unité, à la fois expressive et polyphonique, qu’il apporte au cycle, généralement plus contrasté. L’Américain veut chanter avant tout, et les lignes si admirablement phrasées nous transportent dans un voyage d’une grande – et noble – émotion. Derrière cette douceur et ce chant éperdu pointe néanmoins une mélancolie tragique, croissante, révélant l’expression en réalité sombre, ou du moins très inquiète, des 24 Préludes. Ici, Chopin est rendu à son romantisme noir, pas si éloigné de Schumann, celui des Kreisleriana contemporains (avril 1838).Il n’est guère étonnant que le musicien poursuive alors ce second récital pour Warner Classics par l’une des pages les plus étranges de Schumann, le Thème et Variations en mi bémol majeur, composé en 1854, sorte d’adieu du compositeur romantique allemand à la vie terrestre. Dans cet hommage aux grands maîtres du passé tels que Bach et Beethoven, Schumann ose des polyphonies particulièrement dénudées, dans des nuances pianissimo raréfiées ; du point de vue des humeurs et des caractères, Eric Lu créé aisément un pont direct avec le cycle de Chopin, en restant du côté de la méditation et de la douceur avant tout (Variations 2 et 5), et en ne cherchant aucun contraste particulier. Quatrième prix au Concours Chopin de Varsovie en 2015, où il s’était déjà distingué par son interprétation des 24 Préludes, le jeune pianiste américain Eric Lu (né en 1997) signe ici un récital passionnant, parfois déroutant, probablement le plus abouti des trois déjà parus – le premier était publié sur le label allemand Genuin. Un musicien à suivre de très près. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 28 février 2020 | Heavenly Recordings

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
De "trois weirdo" du Yorkshire, les sœurs Esmé et Sidonie Hand Halford (basse et batterie) et leur ami d'enfance Henry Carlyle Wade (guitare) sont devenus le groupe indé à suivre. "C'est un album échappatoire, si j'allais dans l'espace, je ne reviendrais sans doute pas", confesse Esmé, voix fluette et basse solide de The Orielles. Après un narcotique Silver Dollar Moment sous influence Stone Roses paru en 2018, ce second opus ovniesque va du psyché turc façon Altin Gün au cinéma expérimental italien pour mieux s'éloigner du rock 90's à guitares. Deux ans, c'est long quand on est à l'aube de sa vingtaine, qu'on sort de l'ennuyeuse Halifax pour tourner en Europe. Entre-temps, il y a eu l'arrivée d'Alex au clavier, la cover de It Makes You Forget (Itgehane) de Peggy Gou, “très instructive”, qui les a ouverts à la dance, ou encore le remix de leur single Sugar Taste Like Salt par le regretté Andrew Weatherall. Enregistré au Eve Studio de Stockport, avec leur productrice Marta Salogni (Liars, Temples, Björk ou The Moonlandingz), Disco Volador place la mélodie au centre, fait neuf avec du vieux. “Toutes les influences que nous avons eues lors de l'écriture de ce disque étaient présentes lorsque nous l'avons enregistré, nous savions comment l'album devait sonner et comment y parvenir", poursuit la batteuse. Pop cinétique aérienne 60's (Come Down on Jupiter), disco expérimental (Space Samba (Disco Volador Theme)), funk des 70's (Bobbie's Second World, Euro Borealis), psyché uptempo (Rapid i, 7th Dynamic Goo) ou planant à la Khruangbin (A Material Mistake), rien n'est à jeter. Solaire, addictif, Qobuzissime. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 14 février 2020 | Exodus Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Puits sans fond, la nouvelle scène jazz anglaise maintient son cap créatif avec le premier véritable album solo de Moses Boyd. Les fans de la mouvance connaissent déjà cet éclectique jeune batteur ayant épaulé notamment Shabaka Hutchings, Zara McFarlane, Nubya Garcia, Joe Armon-Jones, Theon Cross ou Ashley Henry, mais surtout moitié de Binker & Moses, son duo bien wild avec le saxophoniste Binker Golding. Avec Dark Matter, Boyd signe davantage un disque de producteur que de batteur. Un album en forme de narration ample de ce qu’il est et représente, un musicien ayant grandi en rêvant de devenir le nouveau Max Roach ou Tony Williams tout en écoutant aussi bien Dizzee Rascal et Wiley que des rythmes caribéens, du reggae et des musiques électroniques. La force de Dark Matter est de fusionner ce gros casting d’idoles disparates dans un beau Pola coloré du Londres contemporain. Riche en sons, l’album à l’ADN jazz passe de l’afrobeat (BTB) au dubstep (2 Far Gone) avant un crochet par le post-rock (What Now?). Avec la voix de Poppy Ajudha, d’Obongjayar et de Nonku Phiri et la contrebasse de l’ex-Jazz Warriors Gary Crosby, Moses Boyd a conçu une orgie rythmique hors norme. Un disque encore plus inétiquetable que ceux de ses amis de cette même scène anglaise. Vivifiant. © Marc Zisman/Qobuz
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Électronique - Paru le 7 février 2020 | Gondwana Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Lancé en 2018 par le maxi Flicker, sur le label de Manchester Gondwana Records (GoGo Penguin, Portico Quartet), Sunda Arc, le projet de Nick et Jordan Smart, hommes de base du groupe de jazz Mammal Hands, se concrétise avec ce premier long format qui n’aurait pas dépareillé dans le catalogue d’Erased Tapes. Comme Nils Frahm, les deux frères mêlent avec harmonie sons électroniques et acoustiques et sont obsédés par l’idée de “trouver le fantôme dans la machine”, concept cher à Terry Riley. Le fantôme, il traîne certainement quelque part le long de Vespers, magnifique morceau d’ambient à écouter au coin d’un feu, dernière pièce d’un album parfaitement dans l’air du temps, quelque part entre Jon Hopkins, Max Cooper ou Rival Consoles.Mais si les ambiances contemplatives ont du cachet, les frères Smart ne rechignent pas à rendre tout ça dansant – sans non plus rentrer dans le formatage de la club music – sur l’hypnotique Cluster, l’obsédant Dawn, qui rappelle certaines productions de Caribou, ou le clin d’œil à Moderat Daemon. Et ils savent aussi se faire plus légers, presque pop, sur le single Hymn démontrant leur capacité à faire évoluer un projet très prometteur. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 24 janvier 2020 | Real World Records

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Supergroupe panafricain lancé par les chanteuses Mamani Keïta, Oumou Sangaré et Mariam Doumbia en 2014, Les Amazones d’Afrique continuent le combat pour les droits des femmes et pour bousculer patriarcat et clichés sur ce second album. Amazones Power réunit donc des divas du Mali (Mamani Keita, Rokia Koné, Ami Yerewolo), du Bénin (Fafa Ruffino) de Guinée (Niariu), du Burkina Faso (Kandy Guira) ou d’Algérie (Nacera Ouali Mesbah), qui mettent leurs expertises vocales au service des arrangements modernes concoctés par Liam Farrell alias Doctor L (Mbongwana Star, Bantou Mentale…). Des rythmiques hip-hop, afrobeat, dub ou électro accueillent des percussions ancestrales ou synthétiques, des claviers vintage ou des plug-ins récents, des guitares affolées et des basses efficaces. Enregistré entre Bamako et Paris et mixé à Dakar, ce manifeste sérieusement sautillant et gavé de soul ouvre aussi sa tribune à quelques sympathisants masculins, tels les rappeurs du trio parisien Nyoko Bokbae (Douranne “Boy” Fall et Magueye “Jon Grace” Diouk) sur Heavy ou le reggaeman malien Koko Dembelé, embarqué aux côtés de Mamani Keita sur Timbuktu et Dogon. Un casting 5 étoiles qui offre une variété d’ambiances, renforçant le propos militant de cet Amazones Power. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Duos - Paru le 15 novembre 2019 | Alpha

Hi-Res Distinctions 5 de Diapason - Qobuzissime
Ce dernier volet d’un triptyque intelligent et équilibré mérite bien un Qobuzissime ! Voilà quelques années qu’on suit le duo noble mais décontracté formé par le violoniste Lorenzo Gatto et le pianiste Julien Libeer. Le tandem belge a clos son intégrale des sonates pour violon et piano de Beethoven. Il y a beaucoup de spontanéité dans cette intégrale, mais cette fraîcheur n’est pas synonyme de désinvolture. Au contraire, fruit d’un travail réfléchi, elle s’épanouit à la façon d’un passionnant roman en trois chapitres. Le premier volume s’ouvrait comme un lever de rideau sur le monument Beethoven avec l’emblématique sonate dite à Kreutzer, une partition musclée qui déjoue les attentes du genre. La véhémence dramatique de son premier mouvement, lent et mineur, contraste avec la douceur du deuxième et confirme que la sonate est bien une partition pour deux instruments égaux et non un faire-valoir du seul piano, ici un Steinway. Le second délimitait les bornes d’un genre en expansion. De la première à la dernière sonate, en passant par la plus populaire, surnommée Le Printemps, on assiste à l’amplification générale des moyens. De l’Opus 12 à l’Opus 96, la forme s’élargit, les difficultés techniques s’accumulent et le divertissement laisse place à une rhétorique énergique. Pour ce deuxième album, le duo a choisi la puissance brillante du piano à cordes parallèles de Chris Maene. L’instrument donne la résonance nécessaire à leur lecture tantôt franchement piquante, tantôt tendrement subtile de ces partitions. Le troisième encadre l’éclat du Steinway (Sonates 6 et 7) du plus ample piano Maene (Sonates 3 et 8) et se consacre aux œuvres nées alors que la surdité du compositeur s’installe. Paradoxalement, ce cauchemar du compositeur a fait notre bonheur. Combinaisons variées des timbres, caractères et styles constamment renouvelés, autant d’inventions que Gatto et Libeer déclinent tout au long du cycle. Notre récompense éclaire rétrospectivement les deux premiers jalons d’une aventure qui a vaillamment tenu ses promesses. Une intégrale de référence à connaître et à faire connaître ! © Elsa Siffert/Qobuz
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R&B - Paru le 1 novembre 2019 | Stones Throw

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Plus de 10 000 kilomètres séparent Khartoum de Cleveland. Une distance gommée en deux coups d’archets par Brittney Parks alias Sudan Archives sur son splendide premier album, Athena. À 24 ans, cette Américaine autodidacte ayant grandi dans l’Ohio tend de solides et improbables ponts entre les sons et les continents. Et sa soul contemporaine, langoureuse et onirique, ne ressemble à aucune autre… Le violon, prédominant dans la musique soudanaise qu’elle aime tant, est son arme de prédilection. Un son qu’elle embarque dans des mailles électroniques et des beats vaguement hip-hop. En 2016, Sudan Archives s’était d’ailleurs amusée à revisiter le King Kunta de Kendrick Lamar (rebaptisé Queen Kunta) avec juste sa voix, ce violon et une petite pédale d’effet. Ses fusions atypiques sont en fait nées d’une révélation que la musicienne désormais basée à Los Angeles eut en écoutant les enregistrements du Camerounais Francis Bebey, extraterrestre disparu en 2001 qui mêlait musique africaine et électro minimaliste. Sur Athena paru sur Stones Throw, l’excellent label californien de Peanut Butter Wolf spécialisé en rap underground et en funk azimuté, Sudan Archives lorgne surtout l’héritage des reines de la soul underground (Erykah Badu, Solange) tout en conservant son originalité. Et son R&B afrofuturiste, mille-feuille de couches sonores, renferme assez de textures avant-gardistes pour se démarquer de la concurrence. Un doux choc mais un vrai choc. © Marc Zisman/Qobuz
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Quatuors - Paru le 11 octobre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - Choc de Classica - Qobuzissime
Six quatuors pour faire entendre ce que Joseph Haydn a apporté à l’histoire de la musique occidentale. Le pari des tout jeunes musiciens du Quatuor Hanson est réussi car ils ont su construire et exprimer la quintessence de son art subtil grâce à leurs fascinantes qualités instrumentales. Après l'écoute de ce premier album éblouissant, on est ébahi devant le génie du compositeur qui invente, avec Boccherini, un genre nouveau, aussitôt abouti. Son titre, All shall not die, est la traduction internationale de l'épitaphe gravée en latin sur la tombe de Haydn (non omnis moriar). Le choix de la formule dit la permanence et l'universalité d'une œuvre.  Soigneusement choisis parmi les différents opus d'un vaste corpus, ces six quatuors touchent autant par leur expression que par la perfection de leur écriture. Rien de superflu, un équilibre parfait des quatre voix et une inspiration de chaque instant. L'ultime Opus 77, inachevé, est contemporain des premiers Quatuors, Op. 18 de Beethoven - chez qui l'on entend la leçon du maître. Plus de deux cents ans après sa mort, Haydn est encore en mal de reconnaissance, un statut qui lui était pourtant octroyé de son vivant. Plus qu’un précurseur, Haydn est un fondateur, un génie dont l’influence a continué d’agir sur ceux qui l’ont suivi, au premier rang desquels Beethoven et Schubert. Ce splendide album le (re)met à sa vraie et juste place en même temps qu'il fait entrer les Hanson de plain-pied dans la discographie des grands. © François Hudry/Qobuz
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Cantates sacrées - Paru le 11 octobre 2019 | Château de Versailles Spectacles

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Bach célèbre sa première année à Leipzig (1723) avec éclat. Le matin du 25 décembre, sa cantate Christen, ätzet diesen Tag, BWV 63 résonne en l’église Saint-Thomas, qui s’ouvre et se clôt par un grand chœur, préludant parfaitement au Magnificat, BWV 243A joué aux Vêpres de l’après-midi. C’est aux aspects moins connus des grandes œuvres de Bach que le jeune chef Valentin Tournet (il a vingt-trois ans !) s’attache. Pour le premier album de son ensemble, il a choisi d’enregistrer la première version du Magnificat. Écrit en mi bémol majeur, une tonalité redoutable pour les cors, cette partition préfère les flûtes à bec, au timbre pastoral, aux traversos. Beaucoup moins jouée et enregistrée que la version révisée de 1743 (en ré majeur et numérotée BWV 243), elle est ici proposée avec les quatre laudes pour la Nativité. Valentin Tournet s’empare avec talent de ces deux œuvres et en donne une version particulièrement brillante grâce à des choix bien affirmés et judicieux. Violiste, il est sensible à l’énergie vitale que le violoncelle libère à condition que l’orgue, choisi positif pour cette raison, ne l’écrase pas. L’élan se propage d’autant mieux que les solistes ne se cantonnent pas à leurs airs et se mêlent au chœur. La continuité est totale et l’émotion véritablement collective. © Elsa Siffert/Qobuz
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Pop - Paru le 20 septembre 2019 | Verve Forecast

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
L’American dream est un sujet inépuisable. On l’aborde frontalement, de biais, par-derrière, dessus ou dessous, c’est le carburant ultime de hordes de songwriters ; même lorsqu’ils ne sont pas nés là-bas, aux Amériques. Comme J.S. Ondara. Ce jeune Kenyan que son label qualifie de « trait d'union entre Tracy Chapman et Michael Kiwanuka » (facile mais pas faux) y va donc de son petit essai personnel. En 2013, Ondara jette l’ancre chez sa tante à Minneapolis. Les bars, les clubs et même la rue, celui qui n’avait jusqu’ici connu que son Nairobi natal promène ses chansons portées par une simple guitare acoustique dans l’espoir de devenir un Bob Dylan du troisième millénaire peut-être. Le Dylan de  The Freewheelin’, son disque fétiche ; avec Nebraska de Springsteen… Mais se limiter à cloner de tels géants n’aurait pas grand intérêt. Et Tales of America évite cela. Déjà, J.S. Ondara a sa propre voix. Ce ton plaintif un brin androgyne qui marque sa différence. Côté instrumentarium, il ose quelques ajouts de goût avec l’aide notamment du grand Andrew Bird, de Griffin Goldsmith de Dawes ou encore de Joey Ryan du duo Milk Carton Kids. Dans une Amérique divisée et un monde secoué comme jamais, les chansons de J.S. Ondara sont plus que de simples pansements. Plutôt de puissants baumes qui pénètrent la peau et réchauffent le cœur. Un Qobuzissime nécessaire en quelque sorte… © Marc Zisman/Qobuz
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Pop - Paru le 20 septembre 2019 | Columbia

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Tout le monde aime la soul et le funk vintage ! Si des héritiers de Curtis Mayfield, Al Green, Prince et autre Sly Stone naissent chaque jour, souvent, l’intérêt reste limité… Mais en seulement deux albums, le groupe Alabama Shakes a imposé son originale et torride version d’un funk garage sudiste. Sa botte secrète ? Brittany Howard, chanteuse au charisme XXL. Tellement charismatique qu’elle se lance déjà en solitaire avec ce premier opus choc. Un disque qui conserve les valeurs d’Alabama Shakes pour les embarquer sur des sentiers bien plus atypiques et bien moins sages. Howard signe ici un trip funk et psyché assez délirant, aux frontières de l’expérimental, comme sur le History Repeats d’ouverture avec une guitare à vif, une rythmique ivre et une voix chahutée.La native d’Athens s’est entourée d’un gang restreint composé de Zac Cockrell, bassiste d’Alabama Shakes, et de deux jazzmen prisés et eux-mêmes singuliers, le pianiste/clavier Robert Glasper et le batteur Nate Smith. Sur leur impeccable bande-son, riche dans le fond, minimaliste dans la forme, elle mêle autoportrait et étude de ses contemporains. Tout y passe ! L’homosexualité (Georgia), la mort (le titre de l’album, Jaime, est le nom de sa sœur aînée emportée par un cancer à 13 ans, quand elle n’en avait que 8), la religion (He Loves Me) et le racisme qu’elle-même, fille d’une mère blanche et d’un père noir, a souvent côtoyé (Goat Head relate ce matin où sa mère retrouva sa voiture avec les quatre pneus crevés et une tête de chèvre déposée sur la banquette arrière). On sort chamboulé de ce disque solo jamais lisse et très personnel. Ses valeurs, ses références et ses influences (Prince, Curtis et Sly, donc) sont connues – ou semblent l’être – mais le résultat, lui, est d’une très grande originalité. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 6 septembre 2019 | Sony Music CG

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Pas une semaine sans qu’un nouveau phénomène de la bouillonnante scène jazz anglaise ne surgisse. Ce jazz pluriel, mêlant tradition et sonorités soul, funk, rap, afrobeat, grime ou caribéennes, Ashley Henry ne le conçoit et ne le vit que comme ça. Né en novembre 1991 et diplômé de la Royal Academy of Music en 2016, le jeune pianiste londonien dont tout le monde cause a déjà travaillé avec des gens aussi recommandables et divers que le rappeur Loyle Carner, les chanteuses Christine & The Queens et Zara McFarlane mais aussi des épées du jazz telles Terence Blanchard, Robert Glasper, Jean Toussaint, Jason Marsalis ou Anthony Joseph. Pour son premier véritable album studio, baptisé Beautiful Vinyl Hunter, Henry signe un autoportrait musical sincère de son éducation et son héritage nourris de mixités. « Ma musique est une claire expression de ce que je suis, de ce qu’est Londres dans toute sa glorieuse mixité. L’immigrant en moi a des racines qui remontent jusqu’au XVIIe siècle. Il est important pour moi que ma musique aujourd’hui reflète ce lignage à travers différents genres musicaux et différentes générations. »Et c’est ce qu’il fait avec énergie et vigueur en compagnie des batteurs Luke Flowers (de Cinematic Orchestra) et Makaya McCraven, des trompettistes Theo Croker, Jaimie Branch et Keyon Harrold, du saxophoniste Binker Golding, du bassiste Dan Casimir, du batteur Eddie Hick, du percussionniste Ernesto Marichales, de la chanteuse Judi Jackson, du chanteur Milton Suggs et du rappeur Sparkz. Comme un Herbie Hancock du troisième millénaire, Ashley Henry répand un groove à la chaleur communicative et fusionne avec beaucoup de naturel tout ce qu’il touche ; même lorsque, au milieu de son disque, il glisse une reprise de Cranes (In the Sky) de Solange ! Pas de calcul, juste le plaisir pur et simple du partage. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 16 août 2019 | Human Season Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Dublin, épicentre d’un nouveau séisme post-punk. Après Fontaines D.C.  et Girl Band, avec qui ils ont partagé un espace de répétition, voici les cinq Irlandais de The Murder Capital et leurs angoisses claustro-urbaines. Ils sont postapocalyptiques, 80’s, tendres, furieux, émus et émouvants. Reprenant les codes de Joy Division, The Cure ou encore Fugazi, leur premier album s’intitule When I Have Fears d’après un poème de John Keats. Choix éloquent que le frontman James McGovern résume ainsi : « Ce serait trop facile d’écrire un album de 10 chansons de punk à 170 BPM […], ça doit être une réflexion de ce qui est dans nos têtes et il est impossible de rester énervé aussi longtemps ». À la source de ce manifeste de la nuance, partagé entre romantisme sulfureux et sursauts de rage déchaînée, les revendications sociopolitiques du chanteur, qui attribue l’origine de son projet à un évènement traumatique, le suicide d’un ami proche. « Nous voulions refléter la négligence à l’égard de la santé mentale en Irlande », affirme-t-il. La plume du baryton ténébreux puise dans l’héritage littéraire de l’île d’Emeraude pour dresser le tableau cinglant d’une jeunesse en pleine errance, dont les communautés fracturées sont marquées par l’alcoolisme et les drogues dures. Ses propos sont soulignés par des arrangements aiguisés, dépouillés au maximum pour communiquer un sentiment d’urgence des plus sinistres. Néanmoins, la batterie fracassante de Diarmuid Brennan – quel jeu de charley ! – dans Don’t Cling to Life, ainsi que le piano et les murmures fantomatiques de How the Streets Adore Me Now, démontrent que l’ensemble est capable de s’affranchir du cadre formel du post-punk des années 2000, en ce qu’il avait de binaire et de restrictif. When I Have Fears est 100 % dublinois, sublimant la misère et le froid sans jamais céder en sincérité et en puissance. Un Qobuzissime aussi fulgurant que sensible. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 juillet 2019 | Mr Bongo

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
De la samba lo-fi d’Anatolie chantée en anglais, en français et en turc ! Avec un tel programme ovni, Mantra Moderne a tout du disque culte de l’été 2019. Derrière cette BO d’indie world se cache le duo Kit Sebastian. Homme-orchestre de la maison, Kit Martin vit entre Londres et Paris, compose et interprète les pépites de ce premier album pour la voix de sa complice Merve Erdem, chanteuse stambouliote ayant jeté l’ancre dans la capitale britannique. L’époque adore les fusions stylistiques improbables et Mantra Moderne en est la preuve flamboyante. Du tropicalisme brésilien à la pop anglaise 60's, du psychédélisme turc à l’électro analogique, Kit Sebastian fait son petit marché dans ces musiques du XXe siècle comme avant eux Stereolab, Broadcast et Khruangbin… Avec une vaste quincaillerie entassant des instruments acoustiques, analogiques, des tablas, de la darbouka, une balalaïka, un oud, un Korg MS-20 et un orgue Farfisa, le tandem déroule une délicieuse symphonie minimaliste espiègle et typée 60's. Le Qobuzissime le plus dépaysant de l’année ! © Marc Zisman/Qobuz
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Électronique - Paru le 5 juillet 2019 | Transgressive

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Après deux maxis et une tournée qui les a révélés aux yeux de l’Europe, le combo de Kinshasa passe à l’épreuve du long format. Alliance de deux bricoleurs d’instruments (canettes, machines à écrire, ferraille…) et du performeur Makara Bianco, alias le diable de Lingwala, KOKOKO! inclut aussi le producteur français Xavier Thomas, alias Débruit (auteur du petit tube Nigeria What?), tout de suite attiré par “leur côté expérimental”. “Ils ne sont pas dans les clichés de la world music africaine. Ils ont envie de rompre avec le passé, le poids de la rumba congolaise. Il n’y a pas de limites, ils n’ont peur de rien.”C’est cette liberté, cette créativité née de la contrainte, qu’on retrouve entière sur Fongola, avec toujours cette quête de la collision sonore, entrechoquant polyrythmies et harmonies occidentales, guitares et likembés, bidons et TR-808. La formule, destinée au live, est toujours aussi efficace : des samples de sons de la rue, un kick techno 4/4, des lyrics faciles à chanter, une basse qui prend au corps, et nous voilà en transe. Enregistré dans des studios improvisés à Kinshasa et Bruxelles, le disque a été assemblé à Anderlecht par Débruit, qui évoque “un gigantesque puzzle sans plan et dont les pièces ne rentrent pas”. On ne pourrait mieux dire : en mélangeant tant de choses, mais sans jamais chercher à ce que tout ça tienne en place, les KOKOKO! sont parvenus à créer un chaos permanent. Et c’est sans doute ce qui rend ce projet si excitant. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 14 juin 2019 | Heavenly Recordings

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Perdue au milieu d’une usine beige, Mademoiselle Brown pose. C’est graphique, bien pensé. Normal, la jeune femme est illustratrice chez MailChimp le jour. « C’est comme si j’avais deux emplois à temps plein : designer et musicienne », dit-elle. On la préfère musicienne la nuit. Sous son bleu de travail, Mattiel Brown planque une voix au timbre sauvage et impoli. Les vastes campagnes de la Géorgie – d’où vient cette rudesse sans doute –, Mattiel y a grandi avant de les quitter pour l’urbaine Atlanta. Elle y rencontre Randy Michael et Jonah Swilley avec qui elle commence à écrire ce qui sera la base de Satis Factory. Ils gèrent les compositions instrumentales, elle les paroles.L’alchimie fonctionne à merveille. Les riffs accrochent (Je ne me connais pas), les mélodies sont entêtantes, et puis il y a cette personnalité de caractère comme l’écurie Burger Records a l’habitude de flairer. Avec elle, Mattiel réhausse un folk 60's aux accents de surf pop, un blues hors d’âge jouxtant une soul vintage. Un mélange équilibré pétri d’influences, au rang desquelles elle cite pêle-mêle Screamin’ Jay Hawkins, Andre 3000, Marc Bolan, les Staple Singers ou encore Jack White. Très prometteur. © Charlotte Saintoin/Qobuz