Les albums

431 albums triés par Date : du plus récent au moins récent et filtrés par Mélodies & Lieder
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Lieder (Allemagne) - Paru le 11 janvier 2019 | Warner Classics

Hi-Res Livret
Tour à tour exalté ou profondément dépressif comme tous les êtres bipolaires, Hugo Wolf a donné de grands et précieux chefs-d’œuvre au domaine du lied avec ses grands cycles, notamment cet Italienisches Liederbuch, à deux voix, qui représente la quintessence de son art. 46 lieder qui parlent d’amour avec les sensibilités croisées d’un homme et d’une femme, au cours de dialogues entre amoureux sur un ton ironique et galant ou bien passionné. Composés sur des textes de Paul Heyse inspirés de poèmes anonymes toscans, on y trouve des ballades et, surtout, des rispetti (compliments), petits couplets de huit vers d’un caractère populaire. La traduction en allemand défigure singulièrement la légèreté italienne originale, d’autant qu’Hugo Wolf ne cherche pas à « faire italien » dans ses compositions. « Un cœur chaud je vous l’assure, bat dans les petites poitrines de mes plus jeunes enfants méridionaux qui, en dépit de tout, ne peuvent nier leur origine allemande. Oui, leurs cœurs battent en allemand, même si le soleil brille en italien », avoue-t-il à un ami. Cette collection italienne est constituée, comme l’écrit Stéphane Goldet, de « petites comédies de l’amour, moments d’impatience ou de dépit ; souhaits et mises en garde, plaintes et récriminations, revendications ou redditions sans conditions ». Capté en concert à la Philharmonie de Hesse le 18 février 2018, ce nouvel enregistrement se place sans peine aux côtés des enregistrements mythiques, comme celui de Schwarzkopf et Fischer-Dieskau ; il deviendra sans aucun doute une nouvelle version de référence. S’il était légitime de se faire du souci pour la voix de Jonas Kaufmann, on constate ici qu’elle a repris toute sa force et ses mille et une nuances miraculeuses. Sa partenaire Diana Damrau est radieuse, avec un chant qui épouse les divers états d’âme d’une jeune fille inquiète et parfois rouée. Mais ce dialogue au sommet ne serait rien sans le piano subtil et raffiné d'Helmut Deutsch qui donne à ses miniatures un soutien irrésistible. © François Hudry/Qobuz
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Lieder (Allemagne) - Paru le 5 octobre 2018 | Challenge Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Auf Flügeln des Gesanges (« Sur les ailes du chant »), c’est ce beau lied de Felix Mendelssohn qui donne son titre à cet album ludique et bienvenu comme le pianiste Cyprien Katsaris sait si bien les composer. Si le propos de réunir un lied suivi de sa transcription pour le seul piano par un autre compositeur peut paraître musicologique, la démarche se révèle passionnante, car cette transformation apporte un éclairage nouveau sur l’œuvre originale en ouvrant toutes grandes les portes de l’imagination. Ce projet est aussi le lieu de retrouvailles somptueuses entre un des meilleurs chanteurs du lied romantique, Christoph Prégardien, et un pianiste virtuose de la taille de Cyprien Katsaris qui dévoile ici un autre aspect de sa riche personnalité. À plus de soixante ans, la voix du ténor allemand possède toujours le même rayonnement solaire avec un aspect désormais barytonnant qui donne une belle patine à sa voix splendide. La qualité de sa diction et la noble expression de son chant restent aujourd’hui une référence dans ce répertoire. Beau programme racontant à sa manière l’histoire du chant romantique allemand de Schubert à Richard Strauss, en passant par Mendelssohn, Schumann, Brahms, Wagner et Wolf. Si Franz Liszt se taille la part du lion des transcripteurs, on découvrira aussi dans ce rôle les talents de Clara Schumann, Godowsky, Stradal, Hinke-Reinhold, Gieseking et Gerald Moore. On découvrira aussi Theodor Kirchner, comme compositeur et arrangeur, qui, par sa longue vie, connut pratiquement tous les compositeurs réunis sur ce disque admirable. © François Hudry/Qobuz
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Mélodies (France) - Paru le 28 septembre 2018 | HORTUS

Hi-Res Livret Distinctions 5 étoiles de Classica
« [...] Pour ce premier disque monographique, le jeune compositeur a choisi de mettre en avant son affinité élective avec les poètes, à travers un ensemble de mélodies pour voix de femme et formation de chambre. [...] Sans renier les apports du second XXe siècle (jeu de la flûte, quarts de ton), la musique de Fabien Touchard, claire et subtile, s’inscrit dans la droite ligne de l’école moderne française : se perçoivent ainsi d’indéniables accents ravéliens ou des échos des modes de Messiaen. À découvrir ! » (Classica, décembre 2018 / Sarah Léon)
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Lieder (Allemagne) - Paru le 14 septembre 2018 | SWR Classic

Livret Distinctions Diapason d'or
« [...] ce naturel à la fois très physique et délicat, cette éloquence qui touche sans détour, étaient sa vertu dans le lied du siècle. Déjà publié, le live du 16 mai 1965 à Schwetzingen (Dichterliebe plus les Beethoven et Schubert accoutumés) diffère peu du disque DG qui s’ensuivra, sinon qu’on y sent mieux encore un don de communication, tendu entre extraversion lyrique et retrait songeur (ou dépressif). [...]. C’est surtout le premier des trois disques du coffret qui intéresse : Volkslieder de Brahms (1955) évidents, extraits encore timides du Livre italien occultés en 1962 par quelques Mörike de Wolf (Nimmersatte Liebe !) et trois Strauss d’une tenue exemplaire.» (Diapason, décembre 2018 / Jean-Philippe Grosperrin)
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Lieder (Allemagne) - Paru le 10 septembre 2018 | Channel Classics Records

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Lieder (Allemagne) - Paru le 10 septembre 2018 | Channel Classics Records

Livret
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Mélodies - Paru le 7 septembre 2018 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica
Données en concert par Joyce DiDonato et le Quatuor Brentano à Londres en 2017, ce programme tourne autour de l’œuvre qui a donné son nom à l’album : Camille Claudel: Into the Fire (2012), de Jake Heggie ; le cycle met en scène Camille Claudel et Rodin, dans le jeu de l’amour et de mort qui fut fatal à la sculptrice. Pour mémoire, Heggie fit son entrée en fanfare sur la scène lyrique avec son opéra Dead Man Walking, créé à l’Opéra de San Francisco, où il fut ensuite compositeur en résidence pendant deux ans – après y avoir été simple responsable des relations publiques ! Depuis, sa carrière de compositeur ne connaît pas de bornes et ses œuvres sont données aux quatre coins du monde. Il a entre autres écrit un grand nombre de mélodies, adoptées par des stars telles que – excusez du peu – Kiri Te Kanawa, Renée Fleming, Sylvia McNair, Susan Graham, Jennifer Larmore, Frederica von Stade, Paul Groves, Ben Heppner, Bryn Terfel et bien sûr la présente Joyce DiDonato. Loin de toute avant-garde comme des minimalistes états-uniens, Heggie développe son propre langage, hautement lyrique, empreint d’une tonalité poussée dans ses ultimes retranchements, comme chez Strauss mais aussi le premier Schönberg et Berg, et sans nul doute Britten aussi. Autour de cet ouvrage, DiDonato et le Quatuor Brentano ont choisi, justement, Richard Strauss et quelques-uns de ses Lieder, transcrits pour quatuor et voix, par les musiciens de l’ensemble lui-même ; puis, à l’opposé en quelque sorte, les Chansons de Bilitis de Debussy, là aussi transcrites au quatuor, puis le rare et si beau Adagio de Lekeu. En bis, Douce nuit, dont on pourrait se demander si ce n’est pas une farce, hormis que le concert fut enregistré un 21 décembre… Et l’arrangement ne manque pas de culot, d’autant que le dernier couplet est chanté par toute l’assistance tandis que DiDonato donne, en contrepoint, Peace on Earth. © SM/Qobuz
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Lieder (Allemagne) - Paru le 24 août 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Barbara Hannigan nous offre ici, en compagnie du pianiste Reinbert de Leeuw, un florilège de Lieder du tournant du XXe siècle viennois, allant du tout dernier romantisme de Wolf jusqu’aux explorations atonales et pourtant encore bien lyriques de Webern, en passant par le premier Berg encore assez classique et l’obstiné postromantique Zemlinsky, qui resta en marge de tous les modernismes et toutes les avant-gardes de ses collègues viennois. Presque tous les compositeurs de cette génération d’Europe centrale, notamment les présents Zemlinsky, Schönberg, Berg et Webern, ont commencé par écrire presque exclusivement des Lieder. Après le genre développé par Schubert – la mélodie confiée à la voix, l’accompagnement dépouillé échéant au piano –, Schumann offrit déjà plus d’autonomie au piano, Brahms encore plus, Wolf toujours plus ; puis la fin de siècle développa une relation entièrement différente, très intense, entre texte et musique. À ce point de l’évolution du Lied, la fonction de la musique n’est plus d’accompagner une ligne vocale, mais d’exprimer le sens véritable des textes ; la Vienne d’alors nageait dans un foisonnement de sciences, de psychanalyse, d’art, de musique et de politique, tout en étant sur le point de s’effondrer dans une espèce de révolution, avec la Première Guerre mondiale en ultime catastrophe. Le programme de récital présente la période précédant l’effondrement de l’Europe. Hannigan sait parfaitement doser la voix en fonction des exigences textuelles et musicales : décidément, c’est là une artiste complète. © SM/Qobuz
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Mélodies (France) - Paru le 22 juin 2018 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - 5 étoiles de Classica
À ne voir en Gounod qu’un magistral compositeur de grands opéras à la française, on en oublie qu’il écrivit aussi, entre autres œuvres diverses, quelque cent cinquante mélodies tout au long de son ample carrière. Fait assez remarquable, près d’un tiers de ces pages ont été écrites en anglais (lors de ses années londoniennes, de 1870 à 1874), une quinzaine en italien, quelques-unes en espagnol et en allemand. Il en reste néanmoins bon nombre en français, parmi lesquelles Tassis Christoyannis et Jeff Cohen ont choisi vingt-quatre perles, un éventail complet allant de la toute première mélodie publiée – Où voulez-vous aller de 1839, l’année de son Prix de Rome ! – jusqu’à À une jeune Grecque de l’ultime maturité, en 1884. Le compositeur passe par tous les styles qui lui étaient chers, avec l’éclectisme qu’on lui connaît : romantisme français, Lied à l’allemande, orientalisme, écriture archaïque à l’ancienne… Sensible au sens des mots comme à leur sonorité, au balancement des vers, à la variété des périodes, Gounod excelle à trouver le mouvement mélodique qui colle aux inflexions de la prononciation, au rythme du débit expressif de la parole, établit les respirations qui sont l’alpha et l’oméga de l’éloquence. Chez lui, à la différence sans doute de son illustre aîné Berlioz, la musique est au service du mot qu’elle doit porter et rehausser si possible. Découvrez ce délicieux chapelet de perles, des œuvres qu’on aimerait entendre bien plus souvent en récital. © SM/Qobuz
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Mélodies (France) - Paru le 11 mai 2018 | Universal Music Australia Pty. Ltd.

Distinctions Diapason d'or
« Retour, dans un son supérieur à celui de 1994 (coffet "The early years"), de mélodies enregistrées en 1954-1955, où le baryton léger nous émerveille par son imagination, ses variations de lumière, son velours clair... [...] L'imagination secrète des voyelles est stupéfiante [...] comme la perfection des nasalisées [...], mais l'ajustement exquis des R et des liaisons, la longueur des lignes sont assujettis au monde de chaque poème. [...] Cet art défie le temps et les modes. » (Diapason, octobre 2018 / Jean-Philippe Grosperrin)
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Lieder (Allemagne) - Paru le 1 décembre 2017 | Solo Musica

Livret Distinctions Diapason d'or
« À l’agencement suggestif des lieder choisis, avec ses courbes entre la joie d’être au monde et la tentation du crépuscule, s’ajoute le charme naturel d’une soprano trop rare au disque. [...] Un disque dont la réussite est à la hauteur de son originalité. [...] On entend ici, tout simplement, une des plus grandes artistes d'aujourd'hui et un art du chant souverain. [...] ...voix saine et libre, toujours assise, maîtresse discrètement absolue de l'intonation, de la ligne, de la nuance longue, mais aussi du coloris charnel et des harmoniques (quelle variété de l'aigu, toujours opportune !), sans grimer pourtant la limpidité native d'un soprano à l'écoute inlassable des vers. » (Diapason, avril 2018 / Jean-Philippe Grosperrin)
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Lieder (Allemagne) - Paru le 3 novembre 2017 | Erato

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - 5 étoiles de Classica
Si les Lieder de Schubert ici présentés ont été écrits entre 1815 pour Erlkönig et 1828 pour Ständchen, les orchestrations s’étalent de 1835 pour celle de Liszt jusqu’à l’an 2000 dans le cas de celles de Franck Krawczyk, en passant par Felix Mottl, Anton Webern, Benjamin Britten, Johannes Brahms, Hector Berlioz ou Max Reger, quasiment deux siècles de diverses conceptions orchestrales. Certes, les orchestrateurs n’ont pas nécessairement cherché à trop instiller leur propre conception de la pâte sonore, préférant rester dans une sorte de terrain médian, plus exactement schubertien, mais quand même pas trop lourdement romantique et encore moins moderniste. Le ténor Stanislas de Barberyac – que sa belle carrière a mené à l’Opéra de Paris, celui de San Francisco, La Monnaie, Salzbourg, Zurich, Bordeaux, Aix-en-Provence, un parcours vraiment remarquable – et la mezzo allemande Wiebke Lehmkuhl, une habituée des plus grandes scènes mondiales dont Bastille, Munich et désormais Bayreuth, s’alternent pour nous ouvrir un tout autre monde de Schubert, que l’on goûtera sans doute d’autant plus si l’on connaît déjà les Lieder dans leur version pour piano. © SM/Qobuz « [...] Equilbey rentre au cœur du répertoire du lied avec précision pour puiser avec brio son essence profondément dramatique et théâtrale, et ce avec l'aide des vents boisés et des cordes lumineuses de l'Insula Orchestra. Stanislas de Barbeyrac revisite brillamment les grands "tubes" tels Ständchen, Nacht und Traüme ou encore une superbe Truite avec panache et beaucoup d'audace, quand Wiebke Lehmkuhl habite ses textes avec une voix généreuse et parfaitement projetée, à l'image d'un somptueux Die junge Nonne. [...] Cet enregistrement, riche en découvertes, reste à un haut niveau d'exigence et fait résonner majestueusement le lied tout en prenant soin d'entretenir son mystère.» (Classica, mars 2018 / Thomas Zingle)
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Mélodies (France) - Paru le 20 octobre 2017 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Award - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
« Après avoir exploré les aspects androgynes du répertoire lyrique dans son « Oh, Boy ! », Marianne Crebassa livre ici un passionnant panorama de la mélodie française. Sensuelles à loisir, les Chansons de Bilitis de la mezzo, très bien servie par l’accompagnement imaginatif et varié de Fazil Say, sont du niveau d’une Régine Crespin.» (Classica, novembre 2017)
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Lieder (Allemagne) - Paru le 6 octobre 2017 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« En 2003, Christian Gerhaher et Gerold Huber enregistraient La Belle Meunière pour la première fois. Quatorze années se sont écoulées, deux fois l'âge de raison. C'est peu dire que leur conception a muri et gagné en relief. La version de 2003 ressemblait à la surface d'un beau tableau. Celle d'aujourd'hui se déploie dans un espace en trois dimensions, grâce aux pleins et déliés de la diction. Jamais la déclamation de Gerhaher n'a paru aussi libre [...], à la fois ciselée et naturelle, ce qui est salutaire dans les nombreux lieder strophiques : sans cesse, une nouvelle idée vient relancer l'attention, toujours justifiée par la partition. L'épaisseur (qui n'est pas lourdeur) doit aussi beaucoup au piano de Gerold Huber, placé sur le même plan que la voix. [...] Si notre duo remet sur le métier d'autres cycles de lieder, il faut s'attendre à un grand chambardement discographique. » (Diapason, janvier 2018 / Hélène Cao)
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Mélodies & Lieder - Paru le 4 août 2017 | CapriccioNR

Distinctions 5 de Diapason
« Parmi les plus grands disques de lieder que le couple formé par Mitsuko Shirai et Hartmut Höll a légués chez Capriccio, la musique du XXe siècle tient son rang, notamment un album Berg exceptionnel. Et voici que les soixante-dix ans de la cantatrice occasionnent une publication généreuse d’inédits, où l’Abschied du Chant de la terre, dans la version avec piano de Mahler lui-même (révélée à la fin des années 1980 et gravée alors par Brigitte Fassbaender et Cyprien Katsaris pour Teldec), s’accompagne de deux raretés. Gian Francesco Malipiero, dans son beau cycle des Stagione italiche (1923), revisite le recueillement médiéval (Lauda per un Morto), fait revivre la poésie baroque et renaissante (non sans échos de Monteverdi) et fait son miel d’un Ditirambo saturé d’invocations érotico-mythologiques (l’été selon D’Annunzio). [...] Chaleureuse, subtile, mystérieuse, Mitsuko Shirai conduit infailliblement l’auditeur dans cette trentaine de minutes, malgré un italien qu’on désirerait plus idiomatique et coloré [...] Système microtonal, mariage du violon et d’une harpe préparée, vocalises en spirale : les étrangetés du Preludio a Colon (1922) sans paroles du Mexicain Julian Carrillo font plutôt long feu, mais la musicalité des interprètes captés live en 1972 impressionne. Mitsuko Shirai s’y montre très à l’aise dans la tessiture de soprano. [...] L’Abschied de Mahler date lui de 1999, et la voix peut alors paraître trop sous tension ou courte dans les expansions du lyrisme (évocation de la lune, « Die liebe Erde allüberall »), mais la grandeur de cette interprétation réside dans un dépouillement méditatif volontiers hiératique, minéral même, qui faute de la dramaturgie orchestrale organise la temporalité musicale comme univers mental plutôt que comme paysage. [...] » (Diapason, novembre 2017 / Jean-Philippe Grosperrin)
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Mélodies (France) - Paru le 7 juillet 2017 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Si l'univers poétique de l'air de cour se fait toujours aussi rare au disque, il est plus rare encore d'y entendre des Sesto, des Dorabella, des Idamante, des Lazuli, des Marguerite — cinq rôles où Marie-Claude Chappuis a fait valoir sa forte personnalité et son chant discipliné. [...] Marie-Claude Chappuis nuance un mezzo-soprano au timbre mat et plein, au chant très droit, très expressif. Elle s'autorise des passages en voix parlée dans les airs comiques, et prend le parti d'une certaine noblesse, un peu distante. Malgré les inflexions effleurées, les agréments presque indescriptibles, la ligne est toujours admirablement tenue. [...] Seul soutien de la voix, l'archiluth de Luca Pianca offre un accompagnement généreux, "détaillé" et enveloppant [...] » (Diapason, janvier 2018 / Loïc Chahine)
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Mélodies & Lieder - Paru le 16 juin 2017 | harmonia mundi

Distinctions Choc de Classica
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Mélodies & Lieder - Paru le 1 juin 2017 | Universal Music Australia Pty. Ltd.

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Mélodies (France) - Paru le 5 mai 2017 | Signum Records

Hi-Res Distinctions Gramophone Editor's Choice
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Mélodies (Europe du Nord) - Paru le 7 avril 2017 | CPO

Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Pas moins de vingt cycles de Romances – lieder en allemand, mélodies en français : romance est le terme pour la mélodie chantée en russe – ornent le répertoire de Rimski-Korsakov, des œuvres écrites entre la première époque, les années 1865, et la très grande maturité de 1898 pour les dernières romances. Certes, ces recueils comptent généralement quatre ou cinq mélodies, mais on arrive quand même au total plus que respectable de quelque quatre-vingt pièces. Il faut préciser aussi que les trois quarts de ces œuvres datent de sa grande « année du lied », si l’on veut bien amalgamer deux années, 1897 et 1898, en un seul élan créateur. La mezzo-soprano Marina Prudenskaïa, une habituée désormais de Bayreuth, de la Scala, du Philharmonique de Berlin, de l’Orchestre de la Radio Bavaroise et autres grandes institutions mondiales, a choisi une trentaine de romances choisies équitablement parmi celles de la jeunesse et celles de la maturité. Attention, « jeunesse » ne signifie surtout pas immaturité ; d’ailleurs, le début de Noch (« Nuit »), Op. 8 No. 2 de 1870, ainsi que quelques passages centraux de ladite romance, rappelleront très furieusement un passage de L’Oiseau de feu de Stravinski qui, il est vrai, vénérait son maître. En tous les cas, le Rimski-Korsakov des romances représente tout un monde trop caché du compositeur qu’il convient de remettre à l’honneur sans tarder. © SM/Qobuz « [...] Tout s'enchaîne bien et on admire comment cette jolie et longue voix de mezzo tient sa ligne et ses registres, évite de trop poitriner ses graves dans La Belle, sait se plier naturellement à la déclamation expressive de La nuit, chanter sur le souffle Les crêtes des nuages s'estompent, caractériser surtout ces miniatures d'esprit souvent très différent [...] Il faut, pour les mélodies de Rimski, soit picorer çà et là, soit se référer à l'intégrale Brilliant. C'est dire si ce florilège est bienvenu, d'autant plus Cord Garben accompagne Marina Prudenskaya : piano coloré, très évocateur, qui sait habiter la simplicité du Rossignol amoureux de la rose ou se faire orchestre dans Svitejanka.» (Diapason, juin 2017 / Didier Van Moere)

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Mélodies & Lieder dans le magazine