La Discothèque Idéale Qobuz sélectionne des albums originaux non compilés pour en respecter la saveur et le geste artistique, qui ont marqué l'histoire du disque ou qui constituent des enregistrements essentiels de chaque genre musical. En téléchargeant ces albums, ou en les écoutant avec votre abonnement, vous choisirez le meilleur de l'histoire du disque.

Les albums

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Jazz - Paru le 27 janvier 2017 | Contemporary

Hi-Res Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Jazzwise Five-star review
Aussi essentiel que l’est la photo de la pochette de William Claxton, Way Out West réunit plusieurs premières pour Sonny Rollins. Enregistré le 7 mars 1957 à Los Angeles (à l’Ouest du pays, d’où le clin d’œil de cette tenue 100% western), cet album réunit le contrebassiste Ray Brown et le batteur Shelly Manne, deux géants auxquels le saxophoniste ne s’était jusqu’ici jamais frottés. Pour la première fois aussi, Rollins se passe de pianiste et inaugure ses envolées puissantes surfant sur une simple rythmique basse/batterie. Une mise en exergue inédite de son ténor (ce son !) mais qui ne fait pas pour autant passer Brown et Manne pour de simples passe-plats, bien au contraire. Le trio avance d’un seul homme, subtil dans ses échanges et les improvisations qu’il distille, surpuissant dans ses instants rythmiquement plus soutenus. A la sortie de Way Out West (la révolution Coltrane n’a pas commencé), Sonny Rollins est plus que jamais le roi de l’olympe sax. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 janvier 1964 | Verve

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Stan Getz ne fut pas le premier a enregistrer un mélange entre jazz et bossa nova. Mais cette séance qui produisit les tubesques Girl From Ipanema et Corcovado marqua le début d'une vogue sans précédent de la musique brésilienne jazzée. Publié en mars 1964 par le label Verve, ce disque est un chef d'oeuvre de douceur, de musicalité, de mélodies somptueuses (majoritairement signées Antonio Carlos Jobim) ; les voix de João et Astrud Gilberto contraste subtilement avec le jeu inspiré, lyrique et virtuose de Getz. Indispensable dans toute collection sérieuse ! © JMP/Qobuz
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Jazz - Paru le 27 janvier 2017 | Contemporary

Hi-Res Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Jazzwise Five-star review
Aussi essentiel que l’est la photo de la pochette de William Claxton, Way Out West réunit plusieurs premières pour Sonny Rollins. Enregistré le 7 mars 1957 à Los Angeles (à l’Ouest du pays, d’où le clin d’œil de cette tenue 100% western), cet album réunit le contrebassiste Ray Brown et le batteur Shelly Manne, deux géants auxquels le saxophoniste ne s’était jusqu’ici jamais frottés. Pour la première fois aussi, Rollins se passe de pianiste et inaugure ses envolées puissantes surfant sur une simple rythmique basse/batterie. Une mise en exergue inédite de son ténor (ce son !) mais qui ne fait pas pour autant passer Brown et Manne pour de simples passe-plats, bien au contraire. Le trio avance d’un seul homme, subtil dans ses échanges et les improvisations qu’il distille, surpuissant dans ses instants rythmiquement plus soutenus. A la sortie de Way Out West (la révolution Coltrane n’a pas commencé), Sonny Rollins est plus que jamais le roi de l’olympe sax. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 janvier 1958 | Concord Records

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Max Roach à la batterie, Oscar Pettiford à la contrebasse et zéro pianiste comme l’année précédente sur Way Out West : Sonny Rollins souffle une fois de plus le vent de la révolte sur ce chef d’œuvre enregistré le 11 février et le 7 mars 1958. D’entrée de jeu, le ténor alors le plus populaire du moment déroule un thème de plus de 19 minutes, le titre de son album, Freedom Suite ! Et quelle suite de la liberté ! Changements de rythmes, escapades inattendues, liberté de ton et thèmes découpés sur la longueur n’empêchent jamais les trois hommes de converser avec intensité. Il faut s’abandonner dans ces échanges de haute volée, assez inédits pour l’époque. Se laisser porter par cette coulée de lave certes radicale (jamais free) mais qui ne décroche à aucun moment de sa trame mélodique ou plutôt de sa narration. L’autre grande force de cette Freedom Suite est d’être un vrai disque de trio, et non la lubie de Rollins. Roach comme Pettiford déballent ici des constructions rythmiques étourdissantes, musclant l’inventivité du disque. Avec un tel titre, Sonny Rollins secoue les frontières du jazz mais pousse aussi son cri antiségrégationniste dans cette Amérique de la fin des années 50. Il l’écrit d’ailleurs dans les notes de pochette : « L’Amérique est profondément enracinée dans la culture noire. Ses tournures. Son humour. Sa musique. N’est-ce pas ironique que les Noirs qui peuvent, plus que les autres, se réclamer de la culture américaine, soient persécutés et réprimés. Que les Noirs qui ont illustré les humanités dans leur existence même, soient récompensés par l’inhumanité. » © MZ/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 janvier 1978 | ECM

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L’année de ses 30 ans, Terje Rypdal publie ce magnifique disque, parfait reflet du style qu’il fait déjà évoluer depuis six albums. Enregistré dans sa ville natale d’Oslo, Waves déploie le langage électrique du guitariste norvégien jonglant avec ses différentes influences, qu’elles soient purement jazz mais aussi rock voire new age. Tel un chant de baleine envoûtant, sa guitare lâche de grands aplats de peinture sonore. Mais le jazz fusion de Rypdal s’inspire finalement assez peu de celui de ses confrères anglo-saxons. Conçu avec Palle Mikkelborg, Sveinung Hovensjø et Jon Christensen, il joue sur le sensoriel et le climatique. Voilà bien l’album incontournable d’un grand novateur de la guitare des années 70. © MD/Qobuz
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Be Bop - Paru le 8 août 1957 | Verve

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Et dire que certains puristes reprochèrent à Charlie Parker cette aventure d’un soir avec des violons. Trop commercial, hurlaient-ils… Mais si Bird avait économiquement vu juste (l’album rencontra un immense succès public), il était surtout artistiquement en total adéquation avec ses valeurs. Le saxophoniste insistait pour préciser qu'il tenait beaucoup à cet enregistrement avec cordes, pensant sérieusement que sa musique devait être prise au sérieux comme celle des musiciens classiques. La section de cordes lui sert ici d’écrin pour mettre en relief des improvisations toujours aussi libres et raffinées. Surtout, la poésie qui se dégage de cette musique et les cambrures luxueuses qu’il laisse entrevoir n’en font jamais un disque kitsch ou désuet, bien au contraire. Voilà un disque d’une rare beauté, produit pour Verve par Norman Granz en 1949 et 1950 et prouvant que le Dieu du bebop savait faire évoluer son art sans le diluer. © MZ/Qobuz
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Jazz - Paru le 24 juin 2016 | Ace Records

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Jazz - Paru le 1 janvier 1960 | Verve

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Jazz - Paru le 1 mars 1973 | ECM

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Quand le pianiste Abdullah Ibrahim enregistre cet album pour le label ECM en 1969, il est encore connu sous son nom d’artiste Dollar Brand. Ce qui explique que les anciennes éditions portent le nom de Dollar Brand. Depuis, afin de ne pas heurter le choix du pianiste, la pochette est sous son nom actuel. Le disque, relativement court (39 minutes), est la retransmission d’une performance qui explore huit des compositions du pianiste sud africain. A l’époque, le musicien se cherche encore. Et ses improvisations sont captivantes n’hésitant pas à utiliser cadences, boucles et répétitions chères aux codes du jazz en pleine libération alors. © CM/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 janvier 2015 | Impulse!

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Pour beaucoup, A Love Supreme est non seulement l’un des plus grands disques de John Coltrane mais l’un des plus grands disques de l’histoire du jazz tout court ! Pour célébrer ses 50 ans, sa version The Complete Masters propose, sur 3 CD, de plonger dans cet enregistrement fascinant grâce à de nombreuses prises inédites (notamment en sextet avec Archie Shepp et Art Davis) et de sa seule version live donnée à Antibes durant l’été 1965… On peut aisément comprendre pourquoi ce disque plait tant aux néophytes. Cette sensation d’élévation, cette transe sublime, ce son hypnotique, cette rage mêlée de mysticisme, l’évasion est immédiate et garantie à l’écoute de ce chef-d’œuvre… Au milieu des années 60, Coltrane lutte avec les démons de la drogue et semble avoir trouvé une certaine rédemption en la personne d’un dénommé Dieu. Il le dit d’ailleurs dans les notes de pochette, datant cette révélation à 1957. Même s’il suinte des pores de la peau de ce grand disque enregistré le 9 décembre 1964 par le producteur Bob Thiele au Studio Van Gelder d’Englewood Cliffs dans le New Jersey, le mysticisme grandissant du saxophoniste s’appuie ici sur un jazz modal lui offrant un vaste champ de liberté mélodique. Les effluves du free passent ça-et-là mais le thème est avant tout épuré à l’extrême. Découpé en quatre chapitres (Acknowledgement, Resolution, Pursuance et Psalm) magnifié par ses trois fidèles gardes du corps (le pianiste McCoy Tyner, le batteur Elvin Jones et le contrebassiste Jimmy Garrison), cet album-prière ne vise qu’à l’élévation de l’âme certes, et à ce que l’auditeur ressentira en se laissant porter par cette fulgurance à la fois recueillie et sereine, mais aussi exacerbée. Car mysticisme, mystère, transe mais aussi sérénité se succèdent ici avec une grande fluidité. Toutes les libertés harmoniques du disque annoncent les mutations futures de la musique du saxophoniste. A Love Supreme demeure sans doute l’ode la plus spirituelle d’un Coltrane qui s’orientera vers un free jazz souvent extrême durant les dernières années d’une vie qui s’arrêtera le 17 juillet 1967 à seulement 40 ans… © MZ/Qobuz
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Jazz - Paru le 18 septembre 2015 | Columbia - Legacy

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz - Indispensable JAZZ NEWS
Il y a des albums d’une discothèque dite idéale qui font l’unanimité. Concert By The Sea d’Erroll Garner est l’un d’entre eux. Le by the sea en question – au bord de mer –se situe à Carmel, en Californie. Le 19 septembre 1955, le pianiste Erroll Garner et sa démentielle rythmique en béton armée – Eddie Calhoun à la contrebasse et Denzil Best à la batterie – déroulent un jazz au swing magnifié. Offrir une telle palette de couleurs, à trois seulement, relève du miracle. On passe d’une intimité chambriste à un feu d’artifices virtuose, de subtilités d’épures à des uppercuts rythmiques. Garner en général et Garner à Carmel en particulier c’est évidemment un style, surtout, dont l’épicentre (ce très léger décalage entre main gauche et main droite) regorge de ce swing volubile et communicatif. Les doigts de cet autodidacte caressent à peine le clavier que son univers si personnel et reconnaissable en un claquement de doigts est déjà là. Et quelle virtuosité spontanée ! Cette impeccable réédition propose non seulement l’album d’origine remasterisé mais surtout l’intégralité du concert. Une embardée de plus de deux heures et demi d’un jazz sans âge, que tous les pianistes (pas seulement jazz) devraient écouter au moins une fois dans leur vie. Deux fois même. Dix ! Cent ! © MZ/Qobuz
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Gospel - Paru le 28 août 2015 | Columbia - Legacy

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Cette parfaite compilation éditée en double CD en 1991 résume en 36 titres tout l’art de Mahalia Jackson. La discographie de la grande prêtresse du gospel étant plus que dense, ses plus grands fans trouveront sans doute quelques lacunes dans ce Gospels, Spirituals & Hymns pourtant impeccablement conçu. Enregistrées pour le label Columbia entre 1954 et 1969, les œuvres ici réunies montrent l’étendue de la virtuosité de la chanteuse de New Orleans et la palette des émotions qu’elle livre, que l’instant soit au recueillement ou, au contraire, à la liesse. «Je chante la musique de Dieu, disait Mahalia, ainsi je me sens libre. Et cela me donne de l’espoir. » Difficile de ne pas ressentir des sensations similaires pour nous, simples auditeurs de ces enregistrements magiques et habités. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 janvier 1959 | Verve

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Durant l’été 1959, Oscar Peterson et ses fidèles complices Ray Brown et Ed Thigpen se promènent dans le vaste et fabuleux catalogue de Cole Porter pour en extraire douze pépites qu’ils revisitent avec un raffinement exquis. Le swing feutré est redoutable, les balais d’Ed Thigpen font figure de caresses hypnotiques, aucune note de Ray Brown n’est de trop et Peterson déroule l’étendue de son art pianistique comme jamais. Ces chansons ont beau avoir été reprises des centaines et des centaines de fois, on se lasse difficilement de la lecture qu’en donne ici ce trio à l’entente inégalable. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 janvier 1961 | Blue Note Records

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« Voix majeure du saxophone, maître malicieux de la citation, il influença John Coltrane et fut influencé par lui en retour. Un album serein placé sous le signe de la perfection. [...] Cet album se distingue d’abord par l’excellence de la section rythmique, peut-être la meilleure qu’il ait eue à ses côtés, formée du pianiste Kenny Drew, de Paul Chambers (b) et Philly Joe Jones (dms), tandem légendaire issu du quintet de Miles Davis. L’ineffable décontraction de Dexter Gordon [...] y est omniprésente. Dexter s’y révèle posé, on pourrait dire sentimental, et presque lyrique. Articulant à la perfection ses phrasés, maître de son souffle et d’une assise rythmique lui autorisant toutes les libertés, il livre un album d’une belle perfection formelle, parfois moindre lors de ses enregistrements « live » où se manifestent d’abord énergie et autorité du son.[...] (Classica, juin 2016 / Jean-Pierre Jackson)
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Jazz - Paru le 1 janvier 1964 | Blue Note Records

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Il n’est pas le pianiste le plus médiatisé de l’histoire du jazz, Andrew Hill n’en demeure pas moins un acteur essentiel. Sommet de sa discographie, cette session Blue Note captée le 21 mars 1964 rend parfaitement compte de son style, de ses prises de risque et de sa faculté à communiquer avec ses complices. Les complices en question sont ici Kenny Dorham à la trompette, Eric Dolphy au saxophone alto, à la clarinette basse et à la flûte, Joe Henderson au saxophone ténor saxophone et à la flûte, Richard Davis à la contrebasse et Tony Williams à la batterie. Comme en avance sur son temps, le jazz qui brille ici, complexe et beau, ne se repose jamais sur les lauriers d’un swing facile et rassurant ou d’un hard bop à papa. Le feu d’artifice est total. Dans l’écriture des thèmes, dans les solos, dans les échanges. Plus d’un demi-siècle après son enregistrement, Point Of Departure s’écoute, se réécoute et s’écoute encore. Sans fin. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 janvier 1954 | Blue Note Records

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De la collection d'enregistrements effectués dans les années 50 par le pianiste bop Elmo Hope, celui-ci est l'album à avoir. Outre une distribution exceptionnelle (Stu Williamson entre autres à la trompette, Frank Foster ou Harold Land au saxophone ténor, Percy Heath ou Leroy Vinnegar à la contrebasse, Art Blakey ou Philly Joe Jones à la batterie) ces enregistrements présentent un répertoire fait de compositions originales du leader démontrant les nombreuses idées fertiles que ce pianiste a développées et qui furent tant de fois suivies. © JMP/Qobuz
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Latin jazz - Paru le 12 juin 2015 | Columbia - Legacy

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Avec El Bravo! qui parait en 1965, Mongo Santamaria entame sa collaboration avec le label Columbia de bien belle manière. Si dans les années à venir, le grand percussionniste cubain dérivera progressivement vers le crossover, il est encore ici bien ancré dans son style mêlant avec efficacité rythmes afro-cubains, rhythm’n’blues, soul et jazz. Epaulé par des épées (parmi lesquelles le flûtiste Hubert Laws), Santamaria signe avec ce disque un must du latin jazz. Congas en feu et arrangements millimétrés, El Bravo! est incontestablement un album mucho caliente ! © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 janvier 1964 | Impulse!

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Hi-Res Audio
On peut aisément comprendre pourquoi A Love Supreme plait tant aux néophytes… Cette sensation d’élévation, cette transe sublime, ce son hypnotique, cette rage mêlée de mysticisme, l’évasion est immédiate et garantie à l’écoute de ce chef-d’œuvre sorti en 1965… Au milieu des années 60, John Coltrane lutte avec les démons de la drogue et semble avoir trouvé une certaine rédemption en la personne d’un dénommé Dieu… Même s’il suinte des pores de la peau de ce grand disque enregistré le 9 décembre 1964 par le producteur Bob Thiele au Studio Van Gelder d’Englewood Cliffs dans le New Jersey, le mysticisme grandissant du saxophoniste s’appuie ici sur un jazz modal lui offrant un vaste champ de liberté mélodique. Les effluves du free passent ça-et-là mais le thème est avant tout épuré à l’extrême. Découpé en quatre chapitres (Acknowledgement, Resolution, Pursuance et Psalm) magnifié par ses trois fidèles gardes du corps (le pianiste McCoy Tyner, le batteur Elvin Jones et le contrebassiste Jimmy Garrison), cet album-prière ne vise qu’à l’élévation de l’âme certes, et à ce que l’auditeur ressentira en se laissant porter par cette fulgurance à la fois recueillie et sereine, mais aussi exacerbée. D’où son immense influence hors les frontières du jazz… Toutes les libertés harmoniques de ce disque publié sur le label Impulse ! annoncent les mutations futures de la musique du saxophoniste. A Love Supreme demeure sans doute l’ode la plus spirituelle d’un Coltrane qui s’orientera vers un free jazz souvent extrême durant les dernières années d’une vie qui s’arrêtera le 17 juillet 1967 à seulement 40 ans… © Marc Zisman/Qobuz    
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Jazz - Paru le 30 novembre 1975 | ECM

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Chaque époque du jazz depuis la fin du XIXe siècle eut ses pianistes références : Scott Joplin, James P. Johnson, Earl Hines, Fats Waller, Art Tatum, Nat King Cole, Oscar Peterson, Erroll Garner, Bud Powell, Thelonious Monk, Dave Brubeck, Ahmad Jamal, Bill Evans, Cecil Taylor et quelques autres marquèrent à jamais leurs décennies d'une empreinte inaltérable. Les années 60 et 70 furent celles d'Herbie Hancock, Chick Corea et Keith Jarrett (tous trois révélés dans l'entourage de Miles Davis), mais c'est sans aucun doute ce dernier qui remporta le plus de succès populaire au point de largement déborder le public jazz et toucher les amateurs de musique toutes catégories confondues. Enregistré le 24 janvier 1975 à l'Opéra de Cologne, le Köln Concert y est pour beaucoup. Un génie de l'improvisation livré à lui-même, à ses propres digressions, à son inspiration, ce jour-là, divine. © JMP/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 janvier 1977 | ECM

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Il est bon de rappeler que Keith Jarrett eut une vie avant son indéboulonnable trio avec Jack DeJohnette et Gary Peacock et ses concerts et ses albums solos. Et oui… Chez Miles Davis, par exemple. Face à des claviers électriques, par exemple. Entouré de pleins de souffleurs, par exemple. Une richesse musicale bien renseignée discographiquement parlant mais qui semble être tombée dans les limbes de l’oubli tant les albums solos et ceux du trio cité se comptent désormais à la pelle. Au cœur de cette « première » vie jaillissent des pépites. Comme The Survivor’s Suite enregistré en avril 1976 pour le label ECM, une des dernières réalisations du quartet américain de Jarrett. Le sous-estimé Dewey Redman, père de Joshua, est au saxophone, Paul Motian tient les baguettes et Charlie Haden officie toujours aussi originalement à la contrebasse. Découpée en deux longues parties, Beginning et Conclusion, cette suite multicolore est une évolution permanente. Comme le jazz, finalement… On ne sait plus trop ce qui est free ou ne l’est pas (plus ?). On ne sait plus trop si l’unité de lieu est occidentale ou orientale. Les quatre hommes qui n’hésitent pas à user d’armes inhabituelles (Jarrett joue un peu de sax et du célesta, Redman des percus) construisent une ample cérémonie souvent sombre et austère, d’où surgissent des étincelles assez éblouissantes de clarté et de pureté. Les tentures projetées par les fûts de Paul Motian atteignent des sommets d’inventivité musicale rarissime. Dewey Redman alterne souffle ultime quasi-tribal et chuchotement de velours. Et le maître de cérémonie extrait de son piano tous les sons possibles et imaginables sans jamais donner l’impression de vouloir épater la galerie. Cette Survivor’s Suite a de magique son ambivalence. Son faux manichéisme. Cette capacité de passer avec une telle aisance de la tempête la plus tellurique au bien être le plus charnel. Un peu comme cette éclaircie, de toute beauté, à la quatrième minute et cinquantième seconde du second thème de l’album. Le pianiste d’Allenttown ouvre son âme dans un élan mélodique simple et majestueux. Avec le recul, ce disque de près de quarante ans n’est finalement pas si étranger au discours actuel de Keith Jarrett. Ses récentes prestations en solo renferment une sève, parfois même une sémantique, bien ancrées dans ces années passées. Comme tout grand disque The Survivor’s Suite est intemporel dans son fond comme dans sa forme. Il continue juste à bouger. A avancer. A évoluer avec le temps. © MZ/Qobuz