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Les albums

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Classique - Paru le 17 juillet 2020 | Alia Vox

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Le Beethoven de Jordi Savall est vif. Alerte dans les accents, les rythmes, les articulations bien sûr. Mais aussi dans l'esprit et l'intelligence des phrasés, les balances orchestrales accomplies pourront allègrement en témoigner (Adagio de la 4e). Les tempos, eux, restent relativement mesurés mais allants. Secret de ces Beethoven, leur esprit dansant, hérité des danses du XVIIIe siècle, qui dynamise constamment le discours. Autre singularité, une réelle recherche de ce que Beethoven invente à l'orchestre, toute cette révolution des timbres qui innerve les constructions formelles du Maître de Bonn, dans les nouveautés de registrations (développement des cuivres et notamment des cors, mais aussi présence accrue des timbales, etc.), et dans le développement d’une densité des textures, tout ceci alliés à une poétique sonore d'essence théâtrale : ces symphonies sont des drames cachés. C’est ainsi que le voyait aussi Ernest Ansermet autrefois, et son intégrale Decca en porte la trace, en dépit d'une esthétique générale naturellement différente (Decca, 1958-1963, à redécouvrir). Ici, la 4è crie son audace – c’est finalement peut-être la plus grande des premières œuvres du genre dans le catalogue beethovénien. Jordi Savall réussit un très bel ensemble, qui se distingue très nettement dans cette année Beethoven 2020, où pleuvent les propositions artistiques, plutôt peu convaincantes. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz
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Classique - Paru le 22 novembre 2019 | Alia Vox

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Inlassable chercheur de musique ancienne et baroque sur tous les continents, Jordi Savall n’avait jamais abordé Le Messie de Haendel avant une série de cinq concerts donnés à Dôle, Besançon, Paris, Barcelone et Versailles en décembre 2017. C’est ce dernier qui est présenté sur ce nouvel album. On y retrouve bien sûr Le Concert des Nations avec Manfredo Kraemer en concertmeister et le noyau de quelques fidèles instrumentistes et de La Capella Reial de Catalunya. Savall a réuni une équipe de solistes avec Rachel Redmond, soprano, Damien Guillon, contre-ténor (qui chante les parties écrites pourtant originellement pour une voix de femme), Nicholas Mulroy, ténor et Matthias Winckler, basse. Ce projet a été rendu possible grâce à une coproduction entre la France et l’Espagne. C’est dans le beau cadre historique et patrimonial de la saline royale d’Arc-et-Senans que le projet a mûri avant de s’étendre pour une tournée dans les deux pays et d’être présenté en guise de cadeau de Noël aux nombreux admirateurs du musicien catalan. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 25 octobre 2019 | Alia Vox

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Longtemps on a vécu avec une belle version enregistrée en concert à Berlin, en 1974, par Vittorio Negri pour le défunt label Philips. On y trouvait une direction très vivante et de grands solistes parmi lesquelles Elly Ameling (magnifique Vaghaus), Birgit Finilä et Julia Hamari. Le souvenir de cette Juditha Triumphans est encore renforcé par le visuel de cet album Alia Vox qui reprend le fameux tableau de Cristofani Allori, visible au Palazzo Pitti de Florence. Créé à Venise en 1716 à l’occasion de la victoire de la Sérénissime sur les Turcs, ce véritable opéra sacré écrit pour les orphelines de l’Ospedale della Pietà est donc exclusivement féminin. Seul oratorio de Vivaldi qui nous soit parvenu, il annonce par sa force dramatique et sa puissance expressive les grands oratorios de Georg Friedrich Haendel. Capté à la Philharmonie de Paris lors d’un concert donné en octobre 2018, c’est l’un des derniers projets de Jordi Savall – jamais à court d’idées. C’est d’ailleurs ce dernier qui nous captive en priorité dans cet enregistrement, grâce au soin apporté aux détails d’un orchestre aux instruments très variés et qui étaient utilisés dans la fameuse institution vénitienne : des flûtes droites, un chalumeau, des clarinettes, une viole et une mandoline. Parmi les solistes de cet enregistrement, signalons avant tout la vaillance vocale de Rachel Redmond qui campe un serviteur d’Holopherne très convaincant et dont l’agilité culmine dans l’air « Armatae face ». Jordi Savall donne un éclairage nouveau à cette partition, lui insufflant une énergie conjuguant idéalement charme et dramatisme. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 20 juin 2019 | Alia Vox

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Classique - Paru le 31 mai 2019 | Alia Vox

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Au milieu de l'année 1788 Mozart atteint, à ses trente-deux ans, la pleine maturité créative dominée par ses trois dernières symphonies, des chefs-d’œuvre absolus, qu’il composa durant une période très courte, à peine un mois et demi. Cet extraordinaire « massif symphonique » aux trois cimes formées par la 39e en mi bémol du 26 juin, la 40e en sol mineur du 25 juillet et la 41e en Do Majeur La Jupiter du 10 août, représente sans aucun doute son « testament symphonique ». Jordi Savall, dans de nouveaux enregistrements, s'attaque à ce massif hors normes de la musique occidentale, avec Le Concert des Nations, son ensemble avec lequel il a abordé de maniière épisodique la musiques de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle - on se souvient de ses enregistrements Arriaga ou de ses rares Beethoven. © Alia Vox/Qobuz
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Classique - Paru le 5 avril 2019 | Alia Vox

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La Passion selon Saint-Marc de Johann Sebastian Bach figure bel et bien au catalogue établi par son fils Carl Philip Emanuel. Elle a même été créée le 23 mars 1731 à Saint-Thomas de Leipzig, deux ans après la Saint-Matthieu. Tout cela est avéré et historique, sauf que si le livret de Picander pour une audition ultérieure en 1744 a été conservé, la musique, elle, a complètement disparu. Il appartient donc aux interprètes, en l’occurrence Jordi Savall qui s’est penché au plus près de l’Evangile de Marc, de l’inventer du début à la fin en reprenant des œuvres antérieures, procédé de « pasticcio » que Bach a abondamment utilisé durant toute sa vie, ce qui nous a valu des chefs-d’œuvre comme l’Oratorio de Noël ou la Messe en si mineur, sauf que Bach réalisait souvent des coutures et des transformations pour ces remplois utilisés à d’autres fins. Plusieurs reconstitutions ont été tentées et enregistrées avec plus ou moins de bonheur et d’authenticité historique, car, et quelle que soit la qualité du travail musicologique, le résultat ne sera jamais qu’une hypothèse. Ce que l’on sait, c’est que Bach a voulu donner un caractère différent des autres Passions à cette nouvelle œuvre, avec beaucoup moins de chœurs et d’airs et un nombre accru de chorals qui étaient familiers de l’assistance. Pour son travail, Jordi Savall s’est appuyé sur le livret de 1744. Pour ce faire, il a puisé dans l’Ode funèbre, les Passions selon Jean et Matthieu, et dans diverses cantates. C’est donc à la fois une nouvelle approche et un nouvel éclairage que Jordi Savall propose pour la reconstitution de cette oeuvre perdue. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 8 mars 2019 | Alia Vox

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Jordi Savall et son équipe, un ensemble de musiciens et narrateurs extraordinairement cosmopolite venus d’Afrique, de Chine, d’Espagne bien sûr, du Proche et du Moyen Orient, nous invitent ici à suivre en musique les péripéties de l’écrivain berbère Ibn Battuta, considéré comme l’un des plus grands voyageurs de tous les temps. Né au Maroc en 1304 où il s’éteignit en 1377, il se lança sur les routes dès 1325 et visita le monde connu pendant quelque trente ans, de son Maroc natal jusqu’au fin fond de la Chine en passant par l’Afrique noire, l’Inde, les steppes d’Asie centrale, l’Iran, l’Indonésie, le Bengale, l’Europe du Sud, la Mecque pour un long séjour, et tout ce qui se trouvait entre ces divers points puisqu’il les reliait à pied, à dos de chameau ou en bateau... Son impressionnant périple – véridique ou, peut-être, partiellement embelli et augmenté par ses propres soins ou ceux des scribes de son temps, puisqu’on trouve dans le récit des recyclages de textes plus anciens – en a fait le prototype du globe-trotter et surtout le maître du récit de voyage. Cet album est donc lui-même un voyage musical à travers une bonne partie de l’itinéraire d’Ibn Battuta, axé autour d’un ensemble récurrent de narrations en diverses langues et de « taqsim », cette sorte de prélude joué par un instrument solo dans la tradition arabe et turque. Mais on découvrira aussi de nombreux accents africains, chinois, indiens, ibériques, russes etc. traditionnels hérités de ce XIVe siècle planétaire, que Savall et son équipe sont allés découvrir dans le fonds folklorique le plus ancien qui soit, avant même qu’il n’existât la moindre notation pour ce genre de musique. La part improvisée, on s’en doute, est des plus considérables, mais l’on peut gager que nos musiciens, aguerris en la matière, nous offrent le plus approchant de ce qu’Ibn Battuta avait pu entendre à l’époque. Fascinant ! © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 7 décembre 2018 | Alia Vox

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C’était le temps où la France était regardée comme le modèle européen en matière d’art et de culture. Ce symbole de raffinement et de sophistication est ici brillamment représenté par le Concert des Nations dirigé par Jordi Savall dans un accord franco-allemand de rêve unissant les musiques de Jean-Fery Rebel et de Georg Philipp Telemann, qui s’expriment dans un langage musical supranational formant une sorte d’apothéose de la danse baroque. Savall donne la pleine mesure des fastes insouciants du règne de Louis XV avec ces suites de ballets rococos dans lesquelles on imagine sans peine des pas de danse étourdissants représentés dans les peintures de Watteau, Lancret ou Hallé. L’interprétation de Jordi Savall est à la fois opulente, savante et d’un rare raffinement. Tout le vocabulaire de la danse et des convenances est contenu dans ces partitions utilisant les rythmes à la mode du temps : menuet, gigue, rigaudon, passepied ou gavotte sans exclure parfois une certaine nostalgie héritée du siècle précédent dans le souvenir de la fin du règne du grand roi. C’est une plongée dans une fastueuse société de nantis vivant dans une bulle idéale que la Révolution allait brutalement réveiller à la fin de ce Siècle des lumières ; qui fut aussi celui de la réflexion politique et de l’émergence de l’idée de tolérance avant de se terminer en un bain de sang dans lequel allait naître le monde moderne. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 7 décembre 2018 | Alia Vox

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Cet album inspecte et restitue la première musique finlandaise jamais imprimée, aux alentours de 1582. Publié par un étudiant finlandais particulièrement savant du nom de Theodoricus Petri Rutha, ce recueil contient des textes religieux et un répertoire particulièrement varié. C’est grâce à une seconde édition de 1625 due à deux érudits que cette musique est parvenue jusqu’à nous grâce à une édition moderne publiée à Helsinki en 1967. Ces chants, parus en partie en Angleterre au XIXe siècle, sont devenus très populaires revêtus de textes anglais et publiés sous la forme de chants de Noël et de Pâques chantés par toutes les fameuses chorales britanniques comme Cambridge ou Oxford. Cette musique venue de Finlande mais qui s’exprime selon le style international de l’époque a essaimé non seulement en Angleterre, mais dans toute l’Europe, inspirant la musique d’un Praetorius en Allemagne. C’est un itinéraire fascinant qui montre combien la musique et les arts circulaient dans l’Europe, de la fin de la Renaissance jusqu’au début de l’ère baroque. C’est tout un réseau d’érudits qui a permis au recueil des Piae Cantiones de voir le jour. Si certaines sources sont spécifiquement finlandaises ou nordiques et célèbrent la fin de l’hiver, d’autres textes et mélodies proviennent de l’Europe entière, soulignant ainsi l’importance de l’Université de Turku à cette époque. On y trouve aussi bien des traces du Paris médiéval que des expériences des styles nouveaux de la polyphonie naissance ou du théâtre liturgique. Essentiellement vocale, cette musique est soulignée par la percussion, la harpe, le psaltérion ou l’orgue. Cette célébration intemporelle, simple et joyeuse de Noël ne cesse pas d’intriguer les chercheurs modernes qui y trouvent sans doute une curieuse « mondialisation » avant l’heure dont la propagation nous pose encore de nombreuses questions. Andrew Lawrence-King a tenté de retrouver les modes de jeu et la technique de la harpe ancienne qu’il a patiemment travaillée. C’est à ce titre qu’il collabore régulièrement avec Jordi Savall et qu’il travaille avec d’autres ensembles spécialisés comme le Utopia Chamber Choir fondé en 2001 et qui est un des principaux ensembles vocaux de Finlande. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 5 octobre 2018 | Alia Vox

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Réédité et remastérisé avec soin à l’occasion des concerts que Jordi Savall propose au Château de Versailles et dans divers endroits prestigieux en automne 2018, cet enregistrement des Nations de François Couperin reste une référence. Il a été réalisé au Château de Fléville, près de Nancy, en 1983 par le célèbre gambiste dirigeant un ensemble qui réunissait la fine fleur des musiciens baroques de l’époque : Monica Huggett et Chiara Banchini, aux violons, Ton Koopman au clavecin, Hopkinson Smith au théorbe, Stephen Preston à la flûte, Michel Henry et Ku Ebbinge aux hautbois et Claude Wassmer au basson. C’est en 1726 que François Couperin publie Les Nations, véritable manifeste décrivant les styles musicaux européens de quatre grandes nations : la France, l’Espagne, l’Italie et l’Empire britannique. Constituées de quatre « Ordres », Les Nations évoquent, en les unissant toutefois sous le drapeau et le goût de la nation française, ces différentes musiques à travers des titres évocateurs : La Françoise, L’Espagnole, L’Impériale et La Piémontoise. Chaque recueil est divisé en deux parties avec une « Sonade », proche d’une sonate en trio à l’italienne, puis d’une suite de danses plus française. © François Hudry/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 24 août 2018 | Alia Vox

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Les vingt pièces qui forment la collection musicale du Codex Trujillo du Pérou (compilé aux alentours de 1780 par Baltasar Jaime Martínez Compañón, chantre à Lima puis évêque à Trujillo), représentent un cas exceptionnel dans l’histoire des musiques autochtones du Nouveau Monde. Cet ensemble de Tonadas, Cachuas, Tonadillas, Bayles, Cachuytas et Lanchas, nous permet de connaître le répertoire propre aux traditions du pays, comme l’indique le texte d’une des Cachuas, « al uso de nuestra tierra » (« selon les usages de notre terre ») et très spécifiquement aux chants et danses qu’affectionnaient les habitants de la Vice-royauté du Pérou à la fin du XVIIIe siècle. Ces chants sont conçus pour être dansés en chantant, d’où le titre de l’album Para baylar cantando. La plupart des textes sont en langue castillane, avec des déformations typiques des autochtones péruviens, mais on y trouve aussi des textes en Quechua. Tous ces éléments expliquent le style très particulier de ces chansons, très différentes des musiques d’Espagne mais aussi de celles d’autres régions du Nouveau Monde de la même époque. Le sous-titre « Fiesta Mestiza en el Perú », « Fête métisse au Pérou », marque la symbiose entre Naturels et Hispaniques. Dans la fête symbolique ici célébrée avec ce merveilleux Codex, participent toutes les variantes de peuplades et de castes vivant ensemble dans la société très riche et très stratifiée. Lorsque les Espagnols arrivèrent au Pérou dans le sillage de Francisco Pizarro, à partir de 1532, la société indigène originale avait déjà connu, depuis plus de 2000 ans, des cultures très riches. Par conséquent, les pratiques musicales en cette seconde moitié du XVIIe siècle représentent une fusion entre les traditions locales et l’influence étrangère, ibérique mais aussi africaine. Aux commandes, Jordi Savall menant le Tembembe Ensamble Continuo avec moult instruments natifs andins, auquel se mêlent l’Ensemble Hespèrion XXI et les voix de La Capella Reial de Catalunya. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 11 mai 2018 | Alia Vox

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Dans ce nouvel opus discographique, le propos de Jordi Savall est de faire une sorte de grand tour d’Europe entre 1500 et 1700. On part des danses vénitiennes du XVIe siècle, anonymes et d’essence populaire ; on reste à Venise mais du côté des musiciens connus, à savoir Grillo (un disciple de Monteverdi et de Gabrieli) et Gabrieli, précisément, aux alentours de la fin du XVIe siècle. Quelques 375 lieues et trente ans plus tard au Nord-ouest, nos musiciens explorent ensuite le monde élisabéthain et jacobéen de Londres aux alentours de 1610, Dowland et Gibbons en vedette. Deux jours de brick plus à l’est – ou une heure d’avion, mais on est en vers 1640… – Samuel Scheidt émerveillait ses contemporains avec ses Ludi Musici, dont Savall et ses comparses ont choisi quelques numéros les plus saillants. La France, bien sûr, n’est pas oubliée, avec le grand Charpentier des années 1680. Et après ce périple, c’est le retour dans la sphère ibérique du tournant du XVIIIe siècle avec Cabanilles et consort. Jordi Savall, Philippe Pierlot, Sergi Casademunt et Lorenz Duftschmid se partagent les quatre parties de gambes, et sont accompagnés au continuo par l’archiluth, le théorbe ou la guitare baroque, avec quelques discrètes percussions dans certains numéros, dont un adorable jeu de cloches dans un rare exemplaire de Musica nova signée Hieronimus Parabosco en 1640. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 30 mars 2018 | Alia Vox

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Classique - Paru le 26 janvier 2018 | Alia Vox

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
700-1797, voilà la durée de vie de la Sérénissime indépendante, de ses débuts dans le flou jusqu’au traité de Campo-Formio en 1797 qui rattachait la République de Venise à l’Italie. C’est ce millénaire qu’a choisi d’illustrer Jordi Savall, entouré bien sûr de ses propres troupes de Hespèrion XXI, de la Capella Reial de Catalunya et du Concert des Nations, mais aussi de nombreuses guest stars venues des confins du monde méditerranéen – car on sait que Venise rayonna tour à tour commercialement, politiquement et militairement, ou se retrouva encerclée de forces hostiles allant de l’Empire ottoman, la France, l’Espagne à la Maison d’Autriche. On entendra donc aussi l’Ensemble vocal orthodoxe de Thessalonique, le chantre juif Lior Elmaleh pour l’apport judaïque, les Musiciens d'Orient pour toutes les influences arabes, maures, ottomanes, Haïg Sarikouyoumdjian pour l’Arménie entre autres, pour un tour d’horizon d’une ampleur réellement extraordinaire. Les œuvres vont donc des chants byzantins jusqu’à une assez cocasse adaptation signée Luigi Bordese pour chœur d’hommes à quatre voix et orgue sur un texte d’Adolphe Joly, d’après la musique de Beethoven. En passant par Mozart dont La Marche turque est délicieusement réécrite par Savall, ou encore Monteverdi, Vivaldi, les musiques classiques ottomanes, Rosenmüller qui travailla longtemps à Venise (après avoir fui Leipzig pour une sombre histoire de jeunes garçons… on était un brin moins regardant à Venise à ce sujet, semble-t-il), Janequin illustrant Marignan, Dufay et sa Prise de Constantinople, les Croisades et leurs âpres chants, bref, tout ce qui peut s’imaginer. Un somptueux livret explique les tenants et les aboutissants de toute l’affaire. © SM/Qobuz
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 1 décembre 2017 | Alia Vox

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Cet album « In excelcis Deo », avec deux œuvres sacrées écrites au temps de la Guerre de Succession d’Espagne, présente « en miroir » la Missa Scala Aretina à quatre chœurs du compositeur catalan Francesc Valls (1671-1747) d’une part, et la Messe à deux chœurs et deux orchestres du compositeur français Henry Desmarest (1661-1741). Ces deux chefs-d’œuvre exceptionnels sont étroitement connectés dans le temps, puisque l’un date de 1701, l’autre de 1704. Pour mémoire, la Guerre de Succession d’Espagne sévit de 1701 à 1714, et ce fut l’ultime guerre d’ampleur que mena Louis XIV ; cet effroyable conflit européen avait pour enjeu la succession au trône d'Espagne à la suite de la mort sans descendance du dernier Habsbourg espagnol Charles II (épileptique, syphilitique de naissance par sa mère [si, si, ça existe…], stérile) et, à travers lui, la domination politique et commerciale en Europe. En fin de compte, l’Espagne y perdra plus ou moins toutes ses possessions européennes – en Italie, aux Pays-Bas, en Sardaigne, et même chez elle puisque Gibraltar passera sous contrôle britannique –, les Bourbon seront installés sur le trône espagnol (et y sont encore) tandis que Barcelone est « reprise » – la Catalogne avait précédemment embrassé la cause de l’Autriche et ses Habsbourg… Un sac de nœuds dont certaines retombées ne sont pas encore retombées ! Le présent album, musicalement très œcuménique grâce au talent de Jordi Savall, juxtapose des œuvres de musiciens de pays alors ennemis, dont les messes furent données l’une à Barcelone, l’autre à Versailles. À l’auditeur de se faire sa propre opinion quant à savoir si entre les très catholiques Français et les très catholiques Catalans, la musique est si différente ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 13 octobre 2017 | Alia Vox

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Lorsque cet album a été publié en 1993, il a fait aussitôt sensation dans la presse et les médias. Il faut dire qu’il arrivait dans le sillage de l’immense succès obtenu par Jordi Savall à la suite de Tous les matins du monde, le film d’Alain Corneau, d’après le roman-scénario de Pascal Quignard, qui mettait en scène Monsieur de Sainte-Colombe (Jean-Pierre Marielle) et Marin Marais (Gérard Depardieu), deux grands violistes du XVIIe siècle. Les musiques additionnelles, fort bien troussées par Jordi Savall, grand violiste du XXème siècle, ont valu à ce dernier le César de la meilleure musique de film, le Grand Prix de l’Académie Charles Cros et le titre de Soliste de l’année aux Victoires de la Musique. Ce fut un succès sans précédent qui a vu l’austère et confidentiel répertoire de viole de gambe arriver aux cimes du Top 50 ! Le recueil des Cantigas de Santa Maria constitue une des plus vastes compilations du XIIIe siècle parvenue jusqu’à nous. Composées en partie par le roi de Castille Alphonse le Sage (Alfonso el Sabio) à la tête d’un atelier d’artistes, entre 1250 et 1280, ces cantigas (chansons monodiques espagnoles) mystiques, mais non destinées à la liturgie, ont été très populaires dans toute la péninsule hispanique jusqu’au XVème siècle. Cette musique d’inspiration vernaculaire, à la naïve ferveur mariale, est inspirée par de nombreuses mélodies d’origine ou d’influence arabe ou juive, par leur mode ou leur rythmique. C’est un vaste corpus de plus de 400 chansons, existant sous la forme de 4 manuscrits qui se recoupent plus ou moins. Bien sûr, quelques pionniers avaient ouvert la voie, parmi lesquels René Clemencic, Thomas Binkley (déjà avec Montserrat Figueras), Esther Lamandier ou encore Joel Cohen, mais le travail quasi scientifique de Jordi Savall a rendu populaire du jour au lendemain cette musique joyeuse et fervente, grâce à une instrumentation colorée imaginée par Jordi Savall, ses chanteurs (magnifique Montserrat Figueras) et ses musiciens, donnant une vitalité exceptionnelle à une musique située aux confins des styles et des peuples et qui participe à la naissance de notre musique savante occidentale. Ecrite sur des textes glorifiant les miracles et la bonté de la Vierge, cette musique vise à plaire autant qu’à émouvoir, atteignant parfois une grande densité poétique et mystique. La démarche de Jordi Savall, les programmes de ses concerts et de ses disques font de la musique un instrument de médiation pour l’entente entre les peuples et les cultures. Son travail ne cesse d’être récompensé sur toute la planète, comme par exemple à Louvain, où l’Université Catholique lui décerne le titre de Docteur honoris causa ou encore l’UNESCO qui l’a nommé Artiste pour la Paix. La réédition de cet enregistrement célèbre a été réalisée avec soin, grâce à un nouveau montage et à une mastérisation multi-canal qui rend parfaitement justice aux sonorités des instruments anciens et à la spatialisation de l’ensemble. © FH/Qobuz
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Classique - Paru le 5 mai 2017 | Alia Vox

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Avec l’édition de ce nouvel enregistrement dédié à Heinrich Isaac en mémoire de sa mort voici un demi-millénaire, Alia Vox rend hommage à l’un des plus grands compositeurs de la Renaissance. Isaac est certes né dans le Brabant, mais il a passé la plupart de sa vie à voyager en Europe, à la cour de Bourgogne d’abord, puis en Autriche, en Italie et en Allemagne. Invité par Laurent le Magnifique, il s’installe à Florence en 1485, ville qu’il ne quittera que pour quelques voyages et où il deviendra un membre très admiré de la cour des Médicis. Après la mort de Laurent le Magnifique en 1492 il deviendra aussi le principal compositeur de l’empereur Maximilien I de Habsbourg jusqu’à sa mort, tout en continuant à voyager librement et séjournant la plupart du temps dans sa maison de Florence. Le programme de cet album a été conçu comme une vraie « vie en musique », permettant dans le bref espace d’un enregistrement de souligner la grande richesse et la diversité créative de ce grand compositeur. En même temps, il est proposé à l’auditeur une évocation résumée et chronologique de quelques événements clés de la vie du maître, ainsi que les principaux moments de l’histoire pour lesquels sa musique a été composée ou interprétée ; ainsi A la battaglia illustre la bataille entre Gênes et Florence autour du château de Sarzanello, Quis dabit capiti meo aquam fait office de lamentation à l’occasion de la mort de Laurent de Médicis etc. Le voyage musical à la naissance d’Isaac, ce qui oblige Savall et ses musiciens de La Capella Reial de Catalunya et de Hespèrion XXI à quelques entorses à la relation chronologico-musicale, puisque les premières années de la vie d’Isaac sont illustrées avec quelques-unes de ses compositions les plus belles mais créées bien des années plus tard. On notera la très belle chanson Innsbruck, ich muss dich lassen de 1484, reprise par la Réforme sous la forme du choral O welt, ich muss dich lassen que l’on retrouve jusque dans ses deux passions ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 14 avril 2017 | Alia Vox

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Imaginé en 2016 comme célébration symbolique de l’anniversaire des cent quarante ans de la naissance de Manuel de Falla (né à Cadix en 1876), ce nouvel enregistrement nous plonge dans les essences mêmes de cet envoûtant Amor brujo (L’Amour sorcier), qui a tant inspiré le compositeur au point qu’il a ainsi appelé l’une de ses œuvres majeures – ici présentée, en de larges extraits, dans un format quelque peu inhabituel. En effet, ce sont des musiciens baroques et populaires qui se saisissent de la partition de Falla, gardant toutes les notes du compositeur, mais dans des sonorités retrouvant les sources qui les ont inspirées. On y découvrira aussi quelques musiques anciennes et populaires qui le complètent musicalement dans une proposition originale et révélatrice, réalisée avec la « cantaora » María José Pérez. C’est ce même principe qui a fait que Enrike Solinís et son Euskal Barrokensemble se saisissent du Concierto de Aranjuez de Rodrigo et le « rendent » à ses origines, chantées (en particulier la déchirante phrase du cor anglais dans le mouvement lent, « restituée » à la voix), improvisées, jouées sur divers instrument dont la guitare n’est plus qu’un support et non pas le soliste. Remarque identique pour deux Sonates de Scarlatti. Le principe peut étonner, mais l’on ne peut que constater son absolue validité musicale et ethnomusicologique. De la sorte, les sources qui ont servi à De Falla, Rodrigo, Scarlatti, permettent soudain de concevoir ce que cette musique a de libre, d’inventif, et peut-être certains interprètes « classiques » un peu trop coincés dans leurs lectures auraient-ils avantage à écouter ce singulier album et en cueillir la fraîcheur native, quand bien même Solinis flirte parfois avec une certaine forme de « variété folklorique ». © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 17 février 2017 | Alia Vox

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica - Songlines Five-star review
Enregistré en concert le 17 juillet 2015 à l’abbaye de Fontfroide près de Narbonne, ce nouvel opus discographique de Jordi Savall explore, musicalement et textuellement, plus de quatre siècles de musiques, de chants et de danses nées de l’une des plus affreuses abominations inventées par l’esprit humain : l’esclavage. Non pas que l’esclavage n’ait pas existé avant 1444 et se soit arrêté comme par enchantement en 1888 – Grecs, Romains, Egyptiens, et toutes les civilisations qui les ont précédés s’y adonnaient à tout va – mais 1444 est la date du premier document décrivant par le menu une expédition de capture en masse. Autour de son ensemble Hespèrion XXI et La Capella Reial de Catalunya, Savall a rassemblé des musiciens et narrateurs de tous les horizons dans lesquels perdurent les traces des peuples déracinés concernés, originaires d’Afrique occidentales, et que l’on retrouve au Brésil, au Mexique, dans les Caraïbes, en Colombie ; ainsi que quelques traditions conservées au Mali. Les musiciens et narrateurs invités brésiliens, colombiens, mexicains, marocains, malgaches, seront en dialogue avec les formes musicales hispaniques inspirées elles-mêmes des chants et danses des esclaves, basées sur des traditions africaines ou métisses : ce sont les pièces de l’espace liturgique catholique dans lequel ont été plus ou moins forcés les esclaves, qui ont apporté leur propre conception de la divinité. Europe, Afrique et Amérique Latine, la grande triangulation est de retour, mais sans que personne ne soit dorénavant déraciné, enfermé en fond de cale et vendu à deux mille lieues de chez lui... © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 2 décembre 2016 | Alia Vox

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Qu’on se le dise : il ne s’agit PAS ici d’une n-ième réédition de l’enregistrement (certes « mythique ») par le même Jordi Savall du Livre Vermeil de Montserrat de 1979, mais d’une captation toute neuve réalisée en concert le 25 novembre 2013 en l’église Santa Maria del Pi de Barcelone. La série de concerts rendait hommage à Montserrat Figueras, disparue en 2011 ; on y entend les chanteurs solistes de La Capella Reial de Catalunya et des musiciens d’Hespèrion XXI, qui renouvellent leur lecture des splendides pièces de ce manuscrit du XIVe siècle. Pour mémoire, il s’agit de dix cantiques – rescapés de l’incendie du monastère de Montserrat par les troupes napoléoniennes en 1811 – compilés en 1399 et dont l’objectif est clairement inscrit : « Parce que les pèlerins souhaitent chanter et danser pour rester vigilants la nuit dans l'église de la bienheureuse Marie de Montserrat, mais également à la lumière du jour. De plus, les chants ne sont autorisés dans l'église que s'ils demeurent chastes et pieux. C'est pour ces raisons plus ou moins bonnes, que ces chants ont été composés. Ils doivent donc être utilisés avec modestie, en prenant garde de ne pas perturber ceux qui sont plongés dans la prière ou dans la dévotion contemplative. » Savall et ses musiciens lui restituent toute sa splendeur, quitte à détourner certains de leurs prières et de leurs dévotes contemplations, car la joie est communicative dans cette musique ! En plus desdits cantiques, on pourra entendre quelques improvisations sur des chansons de l’époque, dans le style de l’époque, par l’ensemble des solistes. Superbe ! © SM/Qobuz

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