Les albums

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Pop - Paru le 2 novembre 2018 | Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Réunir flamenco, R&B et électro ? Pas grand monde n’aurait parié sur ce mélange qui semble un poil cheesy sur le papier. Mais voilà, Rosalía Vila Tobella est passée par là. La Catalane avait reçu les louanges de la critique pour son “nouveau flamenco” développé sur l’album Los Ángeles en 2016. Et cette année, elle a grimpé les marches quatre par quatre. Depuis la sortie du premier single d’El Mal Querer en mai 2018, le contagieux Malamente, porté par le clip du collectif espagnol Canada et qui lui a valu 5 nominations aux Latin Grammy Awards, Rosalía enchaîne les coups d’éclat : featuring avec J Balvin sur l’album du Colombien, Vibras, vidéo en studio avec Pharrell Williams, coup de fil de Pedro Almodovar pour la booker dans son prochain film… Et voici donc cet album tant attendu, produit par El Guincho, un Espagnol signé sur le label anglais Young Turks, qui a pour lubie de sampler des beats tropicaux et qui se régale ici à couper-coller des claquements de main et de doigts, et parfois la voix de Rosalía comme sur De Aqui No Sales, qui rappelle le travail de Björk. Si le mix R&B et flamenco prend plutôt bien sur Bagdad, la tendance électro est un poil plus appuyée sur Que No Salga La Luna. Privilégiant la mélodie à l’expérimentation, l’Espagnole reste globalement dans le cadre sur ce disque, dévoilant tout de même dans les coins d’intrigants chemins de traverse, vers lesquels on verrait bien un guide plus aventurier mener cette voix phénoménale. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Soul - Paru le 20 juillet 2018 | Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Grâce à Ego Death, leur troisième album de 2015, The Internet a touché un public plus large… Pourtant, Purple Naked Ladies paru en 2011 et Feel Good, deux ans plus tard, avaient déjà bien mis en avant la voix soulful de la chanteuse Syd Tha Kyd et les sons assez raffinés et majoritairement minimalistes de Matt Martians, tous deux membres du collectif Odd Future. The Internet balayait différents pans de la soul music, avec une prédilection pour la nu soul 90’s, lorgnant parfois vers le R&B ou même le hip-hop. Trois ans plus tard, l’orgie de beats sensuels et surtout langoureux comme jamais est toujours au menu de leur quatrième opus, Hive Mind. Dans ses gènes, The Internet est viscéralement relax et cette philosophie chill & laid back devient même ici une marque de fabrique encore mieux maîtrisée. Un son et une attitude qui font qu’aucune des treize chansons de l’album ne saute aux oreilles dès la première écoute. Avec ses mélodies rêveuses, Hive Mind, comme toutes les œuvres profondes, s’appréhende sur la durée et la longueur. Un luxe en 2018 que de prendre son temps… © Marc Zisman/Qobuz
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Rap - Paru le 21 juillet 2017 | Columbia

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Après avoir enchaîné les sabotages et conclu avec le déceptif Cherry Bomb, le kid devenu insupportable d’Odd Future a mûri. Avec Flower Boy, un dernier album hédoniste au zénith, Tyler, The Creator couche ses trippes en douceur. Qui y croyait encore ? La chaleur de la soul donne le bain à ce qui pourrait bien être son meilleur coup. Les featurings sont triés sur le volet, Tyler maîtrise. On retrouve ainsi Kali Uchis sur See You Again, Jaden Smith sur Pothole, Estelle sur Garden Shed, la Norvégienne Anna Of The North et Corine Bailey Rae sur Boredom. Surtout, l'énergie jubilatoire du jeune prodige de 19 ans Rex Orange County s’infuse discrètement dans Foreword. Bien-sûr le rappeur californien n’en a pas fini avec ses démons adolescents. Preuve en est le frontal Who Dat Boy avec A$AP Rocky qui assène une violente piqûre de rappel. Flower Boy n'a pas tué le Goblin de Yonkers. Tyler buttine, papillonne, porté par ses premiers émois et fleurte même avec les ambiguïtés avec un Garden Shed où les allusions sur son homosexualité affleurent. Si le titre initial de ce quatrième album studio était Scum Fuck Flower Boy, Tyler a préféré les plaisirs innocents, les amours adolescents aux scandales maigres. Synthés chatoyants très seventies, cuivres solaires, Tyler retourne aux basiques, orne ses pistes et puise dans son éternelle source d'inspiration, N.E.R.D. Et ça fait du bien.  © BS/Qobuz
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Rock - Paru le 24 octobre 2016 | Columbia

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Evoquer la grande faucheuse aussi explicitement n’est pas une première pour Leonard Cohen. Sauf que cette fois, le poète du gris anthracite pour ne pas dire du noir foncé sait que la fin est potentiellement proche… Il est donc tentant de voir You Want It Darker qu’il publie à l’âge de 82 ans comme un « disque testament ». Le Canadien certes diminué physiquement est plus subtil et intelligent que ce genre d’étiquette marketing et fait de son quatorzième album une ode magnifique et bouleversante – avec sa pointe d’humour voire de causticité – à ses thèmes de prédilection mais dans un contexte neuf. Produit par son fils Adam Cohen, You Want It Darker propose ainsi un habillage musical inédit chez lui et plus ambitieux qu’à l’accoutumée. Fini les synthés à deux balles, place aux atmosphères chambristes fascinantes. La présence, par exemple, du chœur de la synagogue Shaar Hashomayim de Montréal – celle qu‘il fréquenta dès l’enfance – en plus de mettre en exergue sa judaïté à un moment fort de sa vie confère une spiritualité décuplée (mais parfaitement dosée) à sa musique. Evidement lorsque Cohen entame Leaving The Table par I'm leaving the table, I'm out of the game (Je quitte la table, je suis hors-jeu) ou sur la chanson You Want It Darker qu’il déclare I’m ready my Lord (Je suis prêt, Seigneur), on cerne très très bien son propos… Sauf qu’ici, rarement Leonard Cohen n’aura fusionné texte et musique avec autant de génie. Un grand disque ? Doux euphémisme…© MZ/Qobuz
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Rock - Paru le 21 octobre 2016 | Columbia

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Evoquer la grande faucheuse aussi explicitement n’est pas une première pour Leonard Cohen. Sauf que cette fois, le poète du gris anthracite pour ne pas dire du noir foncé sait que la fin est potentiellement proche… Il est donc tentant de voir You Want It Darker qu’il publie à l’âge de 82 ans comme un « disque testament ». Le Canadien certes diminué physiquement est plus subtil et intelligent que ce genre d’étiquette marketing et fait de son quatorzième album une ode magnifique et bouleversante – avec sa pointe d’humour voire de causticité – à ses thèmes de prédilection mais dans un contexte neuf. Produit par son fils Adam Cohen, You Want It Darker propose ainsi un habillage musical inédit chez lui et plus ambitieux qu’à l’accoutumée. Fini les synthés à deux balles, place aux atmosphères chambristes fascinantes. La présence, par exemple, du chœur de la synagogue Shaar Hashomayim de Montréal – celle qu‘il fréquenta dès l’enfance – en plus de mettre en exergue sa judaïté à un moment fort de sa vie confère une spiritualité décuplée (mais parfaitement dosée) à sa musique. Evidement lorsque Cohen entame Leaving The Table par I'm leaving the table, I'm out of the game (Je quitte la table, je suis hors-jeu) ou sur la chanson You Want It Darker qu’il déclare I’m ready my Lord (Je suis prêt, Seigneur), on cerne très très bien son propos… Sauf qu’ici, rarement Leonard Cohen n’aura fusionné texte et musique avec autant de génie. Un grand disque ? Doux euphémisme…© MZ/Qobuz
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Soul - Paru le 1 juillet 2016 | Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
En 1996, grâce au puissant Urban Hang Suite, Maxwell s’imposait comme l’un des leaders de la scène nu soul aux côtés de D’Angelo et Erykah Badu. Avec ce BlackSUMMERS'night, le New-yorkais signe le second volet d’une trilogie commencée en 2009. Un album sur lequel sa voix de crooner soul atteint des sommets de sensualité. Maxwell a fait évoluer son son sans dénaturer son groove si personnel. De quoi conforter son potentiel statut de Marvin Gaye du troisième millénaire… © MD/Qobuz
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Rock - Paru le 8 janvier 2016 | Columbia

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
Les rumeurs allaient bon train : hibernation définitive voire même maladie incurable et puis non, David Bowie a fait un flamboyant comeback, en 2013, avec l’album The Next Day. A peine le temps de totalement digérer ce disque que Ziggy remet déjà le couvert avec ce fascinant Blackstar, son 25e album studio qu'il publie le jour même de son 69e anniversaire ! 48 heures plus tard, le choc est total et on apprend la mort de l'artiste, emporté par un cancer contre lequel il luttait depuis 18 mois... Avec ce testament Blackstar, une fois de plus est-on tenté de dire, Bowie surprend et épate avec une œuvre expérimentale des plus audacieuses et assez protéiforme (on pense parfois à l’époque Station To Station/Low). Un bel ovni musical qu'il a conçu avec de brillants jazzmen new-yorkais (notamment Maria Schneider et son orchestre mais aussi le guitariste Ben Monder et le saxophoniste Donny McCaslin) sans oublier son fidèle Tony Visconti, derrière la console pour produire cette belle étoile noire. L'étoile c'est aujourd'hui lui. Là-haut. Eternelle et évidemment immortelle... © CM/Qobuz
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Electro - Paru le 17 mai 2013 | Columbia

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 étoiles Rock and Folk - Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Music - Prise de son d'exception - Hi-Res Audio
Virage à 180° pour Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo ! Avec leur quatrième album, les Daft semblent boucler l'ère de la musique électronique faite sur un simple laptop dans une chambre de 10m² pour revenir à la bonne vieille méthode à l'ancienne. Célébration du beau son et hymne grandiose au mythe du studio d'enregistrement perçu comme une Mecque de la musique, ce Random Access Memories semble avoir été conçu à la fin des années 70, avec les moyens et l'hédonisme de cette époque où régnaient notamment le disco et le rock californien. Les influences on ne peut plus éclectiques s'entrecroisent comme par magie sur ce nouveau Daft : Chic, Steely Dan, Alan Parsons Project, Todd Rundgren, Pink Floyd, etc. Pour épauler le tandem francilien dans sa démarche rétro-futuriste, un impressionnant casting de stars, lui aussi éclectique, a fait le déplacement : du pape de l'italo-disco Giorgio Moroder (dont la B.O. du film Midnight Express est entrée dans la légende) à Nile Rodgers (cerveau guitariste du groupe Chic) en passant par Paul Williams (Monsieur Phantom of the Paradise en personne !), Pharrell Williams, Todd Edwards, DJ Falcon, Gonzales, Panda Bear d'Animal Collective et Julian Casablancas des Strokes, difficile de rivaliser. Au final, Random Access Memories ne lorgne pas uniquement dans le rétroviseur car le travail des deux musiciens français les plus populaires à l'étranger est bel et bien ancré dans son temps. Entre disco-futuriste et pop ovni, le résultat est impressionnant. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 20 juillet 2012 | Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music