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Les albums

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Alternatif et Indé - Paru le 15 mai 2020 | Matador

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Au début, Mike Hadreas alias Perfume Genius a été taxé de cousin/cousine d’Anohni/Antony Hegarty (Antony & The Johnsons). Mais au fil de ses albums, on a vite compris que l’univers de l’Américain était bien plus complexe que cette parenté balancée à la va-vite… En 2014, Too Bright (coproduit par Adrian Utley de Portishead) proposait un kaléidoscope avec séquence minimaliste électro sombre à la Suicide, grandiloquence luxuriante et ballade à la R.E.M.. Trois ans plus tard, No Shape renfermait aussi cet éclectisme très personnel, androgynie musicale façon Bowie 2.0. Avec Set My Heart on Fire Immediately, Perfume Genius dit avoir été influencé par son travail avec la chorégraphe Kate Wallich. Une réflexion dans laquelle son corps était en conflit avec la danse. « Au point que la danse a fait exploser cette séparation entre mon travail et le monde. » Des questionnements qui lui ont surtout fait repenser son écriture, désormais plus ancrée dans la réalité et le quotidien des vraies gens, et influencée par des artistes aussi divers que Townes Van Zandt, Enya et les Cocteau Twins ! Divers comme ce cinquième album qui alterne, sans prévenir, entre ballade quasi baroque et séquence noise. Sa voix aussi passe par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, du falsetto angélique au gémissement guttural. Violoncelle, glockenspiel, Wurlitzer, saxophone et harmonium étoffent la palette sonore d’un disque assez insaisissable mais très riche. © Max Dembo/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 15 mai 2020 | Jagjaguwar

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Beck lui a prêté sa plume. Sufjan Stevens a repris ses chansons. James Blake, Bon Iver, Flume et Andrew Bird l’ont invité sur leurs albums. Et Solange Knowles, St. Vincent et Erykah Badu traînent avec lui : Moses Sumney est un aimant puissant qui fascine. L’aura du soulman futuriste s’est confirmée en 2017 sur son premier album Aromanticism, impeccable traité de R&B lascif et intelligent porté par un organe lové dans des sonorités gospel et par une personnalité forte et troublante. Pour souligner la dualité de son quotidien et surtout sa schizophrénie perso, Moses Sumney voit double avec Græ. Cet ambitieux deuxième album en deux parties publiées à trois mois d’intervalle, il l’a conçu en trempant son pinceau dans une palette XL : soul, pop, jazz, rock, R&B, folk. Même ce titre – ni noir, ni blanc – amplifie cette position d’entre-deux…Désormais installé à Asheville en Caroline du Nord, le Californien, qui a vécu à Accra au Ghana entre 10 et 16 ans, déroule des idées comme des sonorités bicéphales. Sa sexualité comme ses origines, sa virilité comme sa fragilité, son falsetto comme sa voix rauque, le luxe comme l’épure, la guitare acoustique comme les synthés, tout y passe. Une première partie lyrique, grandiloquente et habitée, aux frontières de la soul baroque. Une seconde plus apaisée, comme en apesanteur. Et toujours cette facilité à zapper sans dérouter, ni écœurer. Comme Sumney le dit en interview, la culture pop a fait vaciller le patriarcat au point de faire oublier que la masculinité n'est pas nécessairement négative : Græ le prouve dans un tourbillon d’éclectisme où sa voix sert de solide fil rouge. Éclectisme comme sur Gagarin, où il revisite From Gagarins Point of View d’E.S.T., le trio du défunt pianiste de jazz suédois Esbjörn Svensson. Ou lorsqu’il invite Jill Scott à chanter (réciter) l’intro de jill/jack. James Blake et Daniel Lopatin alias Oneohtrix Point Never sont deux autres apparitions dans cette vaste symphonie qui livre de nouveaux secrets à chaque écoute. Car Græ n’est pas l’album d’un Prince 2.0 tant il se nourrit de mille sons. Dans cette zone grise, Moses Sumney possède déjà sa propre couronne. Et son règne ne fait que commencer… © Marc Zisman/Qobuz
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Pop - Paru le 8 mai 2020 | Blake Mills Artist JV 2017

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Alternatif et Indé - Paru le 17 avril 2020 | Epic

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Soul - Paru le 27 mars 2020 | KEIYA

Distinctions Pitchfork: Best New Music

Électronique - Paru le 20 mars 2020 | Bedroom Community

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Alternatif et Indé - Paru le 13 mars 2020 | Secretly Canadian

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Rap - Paru le 13 mars 2020 | Roc Nation, LLC

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Elpadaro F. Thedford alias Jay Electronica, c’est la légende sans album ! Sans véritable album. A 43 ans, le mythique producteur de La Nouvelle-Orléans, ayant croisé le fer avec toute la raposphère (Jay-Z, Nas, Kendrick Lamar, Mos Def, J. Cole, Mac Miller, J Dilla, Big Sean, Chance The Rapper, Talib Kweli, Vince Staples, Common, DJ Premier…), se décide à publier le premier opus estampillé de son illustre pseudo. Blaze qu’il aurait même pu associer à celui de Jay-Z en featuring non crédité sur huit des dix titres d’A Written Testimony ! Un complice poids lourd pour un disque poids lourd ; mais d’une grande finesse. Celui d’un rappeur ultradoué qui cuisine ici un copieux mille-feuille très mystique de sons et d’obsessions. Même si l’ambiance générale est souvent laid back, tout est pensé, calculé, millimétré. Qu’il s’agisse de ses idées (notamment celles de la Nation of Islam du controversé Louis Farrakhan dont on entend la voix dès le premier titre), de ses valeurs (clins d’œil à la tradition hip-hop lorsqu’il construit Shiny Suit Theory avec les mêmes samples que Pete Rock & C.L. Smooth sur leur tubesque I Got a Love), du choix de ses featurings (Travis Scott sur The Blinding et The-Dream sur Shiny Suit Theory) et de son potentiel créatif (incroyable trip expérimental ambient sur Ezekiel's Wheel samplant Evensong de Robert Fripp et Brian Eno). L’ex d'Erykah Badu a surtout trouvé une vraie complémentarité avec Jay-Z (qui prend parfois le contrôle des opérations) pour accoucher d’un opus sonnant presque plus début des années 2000 que 2020… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 6 mars 2020 | 4AD

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Rap - Paru le 6 mars 2020 | Generation Now - Atlantic

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Reggae - Paru le 28 février 2020 | Rimas Entertainment LLC

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Électronique - Paru le 21 février 2020 | 4AD

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Sortie de la pénombre des raves canadiennes au début des années 2010, Grimes est vite montée en grade. Son hit synthétique Vanessa lui a permis de conquérir une base de fans épris de sa voix de post-ado et de son look de petit elfe, et pour conclure les années 2010, Pitchfork a élu Oblivion (écrit à la suite d’une agression sexuelle et extrait de son album Vision en 2012) meilleur morceau de la décennie. Le genre de distinction qui rappelle qu’avant d’être la petite amie du milliardaire mégalo Elon Musk, Grimes est une artiste qui sait parfaitement retranscrire ses émotions en chansons.Sur Miss Anthropocene, poussée par les haters de Twitter, elle se mue en superméchante du climat et incarne “une déesse du plastique” censée rendre le changement climatique un peu moins culpabilisant. Musicalement, Grimes n’a pas tellement changé, proposant une synth-pop ouverte à tous les vents, au rock sur My Name Is Dark, à la drum’n’bass sur l’excellent 4ÆM, ou au trip hop sur So Heavy (I Fell Through the Earth), qui convoque Massive Attack et Transglobal Underground. Bien inspirée, Grimes continue de toucher juste. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Jazz - Paru le 7 février 2020 | XL Recordings

Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Un an avant de passer l’arme à gauche, au printemps 2011, Gil Scott-Heron signait un album ovni, l’un des plus beaux de sa discographie, sorte de blues futuriste et testamentaire, alors que même ses fans les plus hardcore n’attendaient plus vraiment grand-chose de leur idole usée par la vie, la dope et la paranoïa. Surtout, avec I’m New Here, le poète, chanteur, écrivain et jazzman le plus extraterrestre de sa génération, celui que beaucoup considèrent comme le parrain du hip-hop, promenait comme jamais sa prose engagée sur une instrumentation dépouillée produite par Richard Russell, patron du label XL Recordings, venu le chercher dans la prison de Rickers Island à New York pour travailler avec lui. Un an plus tard, avec We’re New Here, Jamie xx du groupe The xx remixait avec intelligence l’intégralité du disque qui devenait un fascinant traité d’électro minimaliste…Pour fêter les 10 ans d’I’m New Here, Russell a proposé cette fois à l’un des jazzmen les plus hype du moment, le batteur Makaya McCraven, de le « réimaginer » à sa manière. Le résultat, assez étonnant, apporte encore un nouvel éclairage à l’œuvre. Ciao la nudité d’origine ! Place à l’orgie improvisée purement jazz, adossée contre un groove maousse. Makaya trouve le jeu juste pour coller au flow crépusculaire de Gil Scott-Heron. Avec respect tout en affirmant sa voix, il s’est sans doute rappelé le rapport que le défunt soul brother entretenait avec les percussions. Small Talk at 125th and Lenox, son tout premier album publié en 1970, n’était en effet composé que de sa voix et de quelques percussions. Reste à espérer que ce beau projet We’re New Again incitera les plus jeunes à redécouvrir l’œuvre de Gil Scott-Heron, sans doute l’une des plus sous-estimées du XXe siècle. © Marc Zisman/Qobuz
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Électronique - Paru le 7 février 2020 | PAN

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Repérée avec son album Folkways en 2012, qui plongeait dans les archives du label affilié au fameux Smithsonian Institute, la productrice britannique Beatrice Dillon a intégré le circuit électronique “classique” en signant un titre de dance music mutante sur Hessle Audio avec Call Super (Inkjet en 2017) et en côtoyant sur scène des figures comme Ben UFO et Lena Willikens. Toujours aussi audacieuse, Beatrice Dillon propose ici un exercice de style à 150 BPM qui met en valeur ses talents en design sonore. Parce que c’est bien de ça dont il s’agit sur un disque qui ne collera dans aucun format. Le premier Workaround est un travail entre tomes et percussions, qui rappelle un peu le Blimey de Ramadanman alias Pearson Sound, cofondateur de Hessle Audio. Le Two mixe UK garage et footwork, Clouds Strum invoque tablas et ghetto tech, tandis que Square Fifths est un clin d’œil aux synthés techno des 90’s, avec cette basse qui dérape sur la fin. Ex-vendeuse au magasin de disques londonien Sounds of the Universe, affilé au label Soul Jazz, Beatrice Dillon a ce chic pour connecter les détails et démontre toute l’étendue de sa culture sur un vrai disque de musicologue de club. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 31 janvier 2020 | Dead Oceans

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Ce qui frappe le plus dans ce treizième album de Destroyer, c'est sa transfiguration. Étrangement, dès ses premières notes, Crimson Tide semble évoquer Suicide Demo for Kara Walker de l'album Kaputt, voire The Laziest River que l'on retrouve sur la version vinyle. Il y a ces notes tenues, cette progression lumineuse et des synthés désormais plus pop qu'ambient. Pas étonnant puisqu'à la production, John Collins, bassiste maison mais aussi membre des New Pornographers, en a travaillé et ajouté des éléments, comme un collage, après avoir reçu les démos que Dan Bejar, l'homme derrière Destroyer, avait enregistré seul sur GarageBand. On y retrouve ainsi le saxophone de Kaputt. Si cette ambition pop atteint un pic sur les décadences métalliques de Cue Synthesizer, la ballade très 80's The Man in Black's Blues ou le piano très kitch de The Raven, la mélancolie post-punk caractéristique du Canadien nimbe le reste des pistes. Toujours présente, sa voix nasillarde, empesée et empruntée, dont la prose poétique raille un monde décharné, ses mélodies intimistes et nébuleuses, gorgées de nappes aqueuses (The Television Music Supervisor, Foolssong). On pourrait s’en lasser mais non, Dan Bejar parvient toujours à se rafraîchir sans se trahir. Joli. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Pop - Paru le 22 novembre 2019 | Columbia

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Metal - Paru le 22 novembre 2019 | Century Media

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Électronique - Paru le 8 novembre 2019 | Young Turks Recordings

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Retour en campagne pour FKA twigs, partie dans sa vallée natale du Gloucestershire pour ce second long format “écrit avec le cœur”. “Quand je doute, je suis mon instinct et j’essaye de revenir à la nature, dans les Cotswolds.” C’est d’ailleurs la trame du clip de Home With You, où l’ancienne danseuse quitte un club surchauffé de phéromones pour se ressourcer dans un cottage, mettant en opposition la pureté de sa campagne et le Gomorrhe que constitue Londres. Cette séquence d’introspection l’a poussée à s’intéresser au personnage de Marie Madeleine (Magdalene en anglais, donnant son nom à l’album), et notamment à la façon dont l’histoire de la compagne du Christ a été manipulée.Musicalement, FKA twigs garde sa ligne “post-R&B”, et sa voix reste la fascination principale d’un album où l’on retrouve Skrillex, Nicolas Jaar et Noah Goldstein (Drake, Teyena Taylor, Bon Iver…) à la production, et le rappeur Future en featuring sur Holly Holy. Dans sa nef électronique, FKA twigs, de plus en plus björkienne, continue de défier les codes de la pop music (notamment sur le déstructuré Fallen Alien, le plus audacieux de l’album) et de soupirer dans nos oreilles comme un concert privé depuis le confessionnal. Amen. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Électronique - Paru le 18 octobre 2019 | Ninja Tune

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Adoubé comme l’un des producteurs les plus doués de la nouvelle génération britannique après son album Elaenia en 2015, Sam Shepherd avait pas mal erré en groupe sur scène ces derniers temps, à taquiner le jazz. Il s’est ensuite retrouvé, assez brutalement, tout seul en live chaque soir de la tournée de The xx, pour lesquels il ouvrait en 2017. Se retrouver solo en impro avec un synthé Buchla devant 20.000 personnes pendant une heure et demie, ça vous fait repenser les choses. “Je pensais que je sortirais des choses mélodiques qui mettraient du temps à se développer, mais je me suis retrouvé avec la musique la plus obtuse et agressive que j’aie jamais composé. C’était libérateur.”Et ça se ressent sur ce disque, où le surdoué de l’électronique anglaise fait une démonstration d’inventivité, d’hybridation, bref, d’ouverture d’esprit, entremêlant 2 step jazz et electronica sur l’orgasmique Last Bloom, zombifiant la drum’n’bass sur Anasickmodular entre un requiem électronique ou une trop courte bombinette de dancefloor façon UK bass (LesAlpx). La concurrence a du travail. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 11 octobre 2019 | 4AD

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Moins de six mois après la sortie de leur troisième album acclamé par la critique, U.F.O.F., le group indie-folk de Brooklyn est de retour avec Two Hands. Tandis que le son de ce grand frère soit très contrôlé et travaillé, la majorité des pistes de Two Hands ont été enregistrées en une prise (en direct au milieu d’un désert au Texas) sans overdubs, captant la beauté envoûtante de leurs performances en directs. Le premier extrait Not est la chanson la plus intense et sonore à leur actif. La voix de crooneuse de la chanteuse principale Adrianne Lenker devient un souffle râpeux pendant le climax titubant de la piste, et la deuxième moitié est éclipsée par un solo de guitare étiré qui se décompose de façon inélégante en bourdonnements. La batterie explosive au début de l’album est l’unique diversion marquante au sein des atmosphères paisibles dont le groupe est habituellement coutumier. La différence principale de cet album est à chercher dans sa dimension expérimentale : les Big Thief paraissent plus détendus et moins préoccupés par la poursuite de la joliesse. Ils ont laissé les micros ouverts pour voir ce que ça donne. La magie de cet album, allégé des ruses de l’enregistrement, est certainement son aspect le plus louable. © Eli Enis/Qobuz