Votre panier est vide

Catégories :

Les albums

A partir de :
HI-RES19,99 €
CD17,49 €

Hip-Hop/Rap - Paru le 25 juin 2021 | Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Donner suite à un album aussi réussi que Igor n’est pas chose aisée. Sauf si l’on se nomme Tyler, The Creator et que l’on a dans sa besace une source infinie d’inspirations et d’audace. Depuis 2019, l’Américain a acquis un statut de star planétaire lui permettant toutes les folies musicales. Et ce Call Me If You Get Lost ne fait pas exception. Dans une esthétique rap plus affirmée, délaissant quelques peu l’esprit soul/funk collectif qui l’a propulsé tout en haut de l’affiche, le voici qui retrouve son côté frontal des débuts sur des titres tels que Corso ou Lemonhead. Et même lorsque les instrus se composent de samples jazz comme sur Hot Wind Blows, il y a forcément un Lil Wayne dans la forme de sa vie pour y apporter de la dureté. Tyler évolue dans son registre de prédilection, mais cela ne l’empêche pas d’innover en mobilisant ouvertement ses influences lover ou jamaïcaines sur Sweet / I Thought You Wanted To Dance, ou d’explorer des sonorités électroniques inédites avec Juggernaut en featuring avec Lil Uzi Vert et l’un de ses héros : Pharrell Williams. Toujours avec cette incroyable capacité à créer une unité sonore et une continuité fascinante tout en touchant à toutes les techniques de production, aux différents sous-genres rap ou en invitant des acolytes de tous horizons. Rien n’est impossible pour Tyler, The Creator. © Brice Miclet/Qobuz
A partir de :
HI-RES13,49 €
CD8,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 25 juin 2021 | Secretly Canadian

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Atlanta Millionaires Club fut le vrai rayon de soleil du printemps 2019. Entre ses photos des pontes de la scène rap d’Atlanta, sa passion pour l’indie folk, sa vénération des Braves, l’équipe de baseball dont elle porte souvent le maillot, sa dégaine normcore et une pochette d’album où sa bouche tartinée de chocolat fondu croquait une poignée de pièces d’or, Faye Webster alignait décalages plus improbables les uns que les autres et chansons parfaites, gorgées de soul vintage langoureuse. Et puisque c’était si bon de se prélasser dans cet Atlanta Millionaires Club comme dans un bon gros canapé de R&B moelleux, Faye Webster prolonge le plaisir sur I Know I’m Funny haha. Avec une nonchalance touchante et des histoires habitées par son sujet de prédilection, la solitude, la musicienne d’Atlanta s’abandonne à nouveau dans ses somptueuses ballades de soul vaguement country et un peu rétro (mais pas trop). Ce quatrième album devient même encore plus réconfortant lorsque Webster déballe de belles cordes comme sur In A Good Way et A Stranger qu’on jurerait échappés d’un album d’Al Green. Et comme elle s’appelle tout de même Faye Webster et que l’étiquette d’extra-terrestre lui va si bien, elle boucle son périple par un duo sensuel avec Mei Ehara, artiste japonaise qu’elle cite comme l’une de ses plus grosses influences. Vraiment moelleux. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES14,49 €
CD9,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 25 juin 2021 | Mexican Summer

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
A partir de :
HI-RES17,49 €
CD13,99 €

Rock - Paru le 21 mai 2021 | Matador

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Les Touaregs ne manquent pas d’excellents guitaristes et le Nigérien Mdou Moctar n’a rien a envier à son compatriote Bombino ni à ses voisins basés au Mali Tinariwen. Son sixième album, Afrique Victime qui revient sur les méfaits de la colonisation, démarre et se termine sur des sons de pas et l’on imagine la poussière voleter dans la lueur du soleil levant sur l’introductif Chismiten et retomber après l’enthousiasme des danseurs nocturnes sur le Bismilahi Atagah de clôture. Entre les deux, la guitare de Mdou Moctar luit, brille et provoque d’électriques étincelles ou prodigue des caresses boisées. Son chant clair, souvent rejoint par des chœurs enthousiastes, s’appuie sur la chaloupe des rythmiques familières de ce coin de terre désertique pour délivrer son message. Mais ces propos critiques se nuancent de l’esprit bienveillant et festif de sa poétique musicale. Un disque fort, un témoignage convaincant de la bonne santé de cette musique nourricière des terres arides. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
A partir de :
CD9,99 €

Hip-Hop/Rap - Paru le 21 mai 2021 | Griselda Records

Distinctions Pitchfork: Best New Music
A partir de :
HI-RES14,49 €
CD9,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 7 mai 2021 | Mexican Summer

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
A partir de :
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Musiques du monde - Paru le 23 avril 2021 | New Amsterdam

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Arooj Aftab est une jeune prodige d’origine pakistanaise installée à Brooklyn depuis ses 18 ans. La compositrice, chanteuse (et quelle chanteuse !) présente ici son second album. Six ans après Bird Under Water, sa musique s’élève encore plus haut avec ce prince vautour (Vulture Prince). Ce bijou qu’elle espérait lumineux et cheminant vers la joie fut dévié par la perte d’êtres chers. Son jeune frère et une amie journaliste et écrivaine ont disparu pendant le processus d’écriture. La jeune femme eut à cœur de retrouver une connexion de vie après la mort et de leur rendre hommage. L’album est dédié à son frère Maher et le morceau Saans Lo est basé sur un poème de son amie Annie Ali Khan, avec laquelle elle cherchait depuis longtemps un moyen de collaborer. Arooj Aftab tire sa force et son originalité dans l’alliage ciselé de sa double culture. Sa pratique vocale est largement inspirée par la tradition indo-persane des chants d’amour terrestres et divins du ghazal et de la poésie soufie. Last Night est basé sur un poème du fondateur des derviches tourneurs Djalâl ad-Dîn Rûmî, tandis que Mohabbat est composé sur des vers du poète ourdou Hafeez Hoshiarpuri. Musicalement, Arooj Aftab emprunte avec finesse au jazz et aux musiques électroniques mystiques, habillant parfaitement son chant céleste. Plage après plage, la lumière apporte son réconfort et offre une ivresse pure et profonde. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
A partir de :
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Metal - Paru le 16 avril 2021 | Sargent House

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Plus qu’un simple groupe de hardcore, The Armed est une sorte de concept, un collectif qui aime brouiller les pistes et semer le doute. Impossible de savoir qui se cache vraiment derrière cette joyeuse bande de frapadingues qui laissent des acteurs jouer leur rôle à chaque vidéo mise en ligne sur le web et envoient des figurants répondre à leur place aux questions des journalistes lors des journées promo qui leur sont consacrées. Un jeu de piste que certains considèrent comme une autre façon de faire du marketing qui, si elle semble aller à contre-courant, possède une réelle efficacité. Pourtant, The Armed est bien plus punk que la majorité des groupes revendiquant cet état d’esprit. La preuve la plus évidente reste sans nul doute la mise à disposition gratuite de leurs albums et de leurs maxis, tous en ligne depuis les débuts de l’aventure. Des disques réalisés par Kurt Ballou, guitariste de Converge et ingé son génial admiré par toute la sphère indé (Kvelertak, Chelsea Wolfe, Torche, High on Fire…). Ballou est justement à nouveau aux commandes pour Ultrapop, premier album du combo originaire de Detroit (ou pas) pour le compte du label Sargent House (Deafheaven, And So I Watch You From Afar…). On y retrouve tout ce qui fait la particularité de la musique du collectif. Chaotic punk, hardcore expérimental, indie rock assaisonné de metal… on ne saurait dire. Une chose est sûre, des éléments plus pop ont en effet intégré l’univers du combo de manière insidieuse pour essayer d’ouvrir un peu plus son univers musical. Cela reste à la fois dense et ultra… agressif (Masunaga Vapors ou encore Big Shell et leur côté Converge), toujours saturé même quand la mélodie reprend le dessus (An Iteration). Ce qui reste totalement hallucinant, c’est la manière dont on peut ressentir le côté pop évident apporté par de nombreux synthés et certains choix de sonorités marquées sans rien perdre de ce visage totalement bruitiste qui vous accroche les tympans et vous vrille le cerveau. Car The Armed a beau s’amuser avec les instruments et la manière de les agencer, il refuse de trop vous faciliter l’écoute et cela jusqu’au dernier morceau, The Music Becomes a Skull, plus lent et aérien (doux euphémisme) sur lequel Mark Lanegan vient jouer les guests de luxe en posant sa voix quelque part derrière une rythmique martiale qui flirte avec l’indus et un synthé sans cesse menacé de disparaître face à une guitare dissonante à la disto tenace. Les plus grincheux iront jusqu’à penser qu’à trop jouer avec son image, notamment à cause de ses vidéos mises en ligne avant la sortie de l’album, The Armed risque de passer du statut d’intrigante énigme à celui de vaste blague. Mais le son suffit à prouver combien cet étrange collectif a encore beaucoup à dire, en conservant une identité forte et sans faire de compromis en dehors d’une signature avec un « vrai label » qui lui permettra de rayonner plus facilement et de répandre sa parole expérimentale avec bruit et fracas. © Chief Brody/Qobuz
A partir de :
HI-RES18,49 €
CD13,49 €

Jazz - Paru le 9 avril 2021 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
Depuis le début des années 2000, Vijay Iyer entretient une relation privilégiée avec Tyshawn Sorey. Le pianiste et le batteur américains accueillent au cœur de cette indéfectible complicité la bassiste australienne Linda May Han Oh, déjà saluée pour ses propres enregistrements comme ses nombreuses piges de sidewoman notamment chez Dave Douglas ou Joe Lovano. L’énergie et la variété des couleurs proposées par ce trio inédit confèrent à cet Uneasy qui paraît sur le label ECM une intensité rare. Une sorte de créativité nucléaire. Car derrière l’exigence et la virtuosité de ces trois-là, il y a surtout de la musique. De la musique et des idées. Iyer et ses amis célèbrent des disparus (McCoy Tyner sur le Night and Day de Cole Porter et Geri Allen sur Drummer's Song) et s’engagent (pour le mouvement Black Lives Matter sur Combat Breathing, ou en évoquant la fameuse crise sanitaire de Flint en 2014 sur Children of Flint). Dans le torrent de notes qu’ils font ici couler la méditation laisse la place au swing, la fulgurance s’écarte pour laisser entrer du jus de cerveau et ainsi de suite, à 360°. Vijay Iyer, Tyshawn Sorey et Linda May Han Oh racontent tant de choses qu’on peut aisément mettre leur conversation en mode repeat sans jamais se lasser… © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES17,49 €
CD13,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 2 avril 2021 | 4AD

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Peu de groupes du revival post punk entamé durant les années 2010 sont pilotés par des femmes. Florence Shaw vient brillamment rectifier le tir. La Londonienne à la tête de Dry Cleaning a surtout la singularité de posséder un organe grave, chaud et presque sensuel qui contrebalance à la perfection avec la rugosité du rock’n’roll abrasif et sombre conçu par le guitariste Tom Dowse, le bassiste Lewis Maynard et le batteur Nick Buxton. Un chant parfois aux frontières du spoken-word (on pense à Grace Jones, Annette Peacock ou la version féminine de Baxter Dury) qui joue à cache-cache avec une B.O. qui connait ses classiques (Joy Division, Magazine, Gang of Four, Feelies, Wire) sans jamais en abuser. Tout ça pour habiller beaucoup de collages à la William Burroughs, le fameux style cut-up assez extrême, aussi bien vénéré que détesté… Derrière la console, John Parrish, incontournable complice de PJ Harvey, a coupé un impeccable costard sonore à ce New Long Leg regorgeant de compos entêtantes. Surtout, des compos se démarquant de celles de leurs confrères Shame, Fontaines D.C., Girl Band, Idles et Murder Capital. Il y a une vraie originalité Dry Cleaning. À découvrir d’urgence. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES13,49 €
CD8,99 €

Électronique - Paru le 26 mars 2021 | Luaka Bop

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
« Pharoah est un homme à la spiritualité infinie, cherchant sans cesse à atteindre la vérité. J'aime tant la puissance de son jeu. C'est un grand innovateur, et c'est un plaisir et un privilège qu'il accepte de m'aider et d'être membre du groupe. Il a la volonté et l'esprit, deux qualités que j'aime le plus chez les gens. » Ainsi parlait John Coltrane de Pharoah Sanders qui est un cri, un ouragan que Trane sut capter et aux côtés duquel il souffla de septembre 1965 à sa mort durant l’été 1967. Le jazz de ces sixties se conjugue alors à l'envers et les vumètres du free s’agitent comme jamais. Heureusement pour lui, Pharoah existera seul et gravera des disques solos forts bardés de riffs hirsutes balisant un flot toujours empreint d'une méditation à toute épreuve. Même quand ce cri se fait chuchotement, il demeure puissant et spirituel à la fois… C’est sans doute cette spiritualité d’un Pharoah Sanders désormais octogénaire qui fascine Sam Shepherd alias Floating Points. Ce surdoué de l’électro britannique qui a étudié la composition à la Chetham’s School of Music concocte une musique hybride aussi bien faite d’electronica que d’ambient voire de jazz ou de néo-classique. Et comme ses amis Kieran Hebden (Four Tet) et Dan Snaith (Caribou), ce fan de Debussy, Messiaen, Bill Evans, Gil Scott-Heron et du groupe krautrock Harmonia a toujours revendiqué des influences vraiment plurielles. Une vision ample qui a sans doute nourri Promises, le présent projet réunissant ces deux hommes que 46 années et un océan séparent. Océan comblé par les cordes du London Symphony Orchestra (LSO), le troisième acteur clef de ce disque génial.Le premier chapitre s’écrit en 2019 à Los Angeles où réside le saxophoniste. Une semaine durant avec Sam Shepherd, ils croisent le fer et expérimentent à tout-va. De retour sur le Vieux Continent, le Mancunien travaille ces bandes et y ajoute même les violons du LSO enregistrés à Londres. Le résultat est un miracle de sérénité. Une longue variation spirituelle totalement habitée en neuf mouvements. De grandes tentures sonores, les paysages d’un rêve, proches de l’ambient et que d’homéopathiques modulations rendent encore plus envoûtantes. Une première partie intimiste et centrée sur la conversation entre Sanders et Shepherd. Une seconde, plus lyrique, et portée à bout de bras par les violons savamment dosés de la mythique phalange… On pense parfois à la musique chamanique d’Alice Coltrane (avec qui Pharoah joua), à certains enregistrements de Claus Ogerman, au Brian Eno de la période Ambient 1978/1983. Mais Promises possède avant tout sa propre originalité, comme porté par les valeurs trans-générationnelles et viscéralement éclectiques qu’il véhicule. Une merveille. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES13,49 €
CD8,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 26 mars 2021 | Smalltown Supersound

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Jenny Hval est une artiste expérimentale sans limite. Un peu à l’image de son album Blood Bitch (2016) sur lequel la Norvégienne utilisait sa pop mouchetée d’électro et son chant vaporeux, chloroformé et onirique pour ne parler que de sang ! Menstruation et vampirisme venaient nourrir ce sixième album troublant aux accents new wave… Conçu en duo avec son compatriote Håvard Volden avec qui elle travaille régulièrement depuis 2008, Lost Girls est encore une autre histoire. Un duo dont le trip semble être une grosse envie de liberté. Comme une sorte d’improvisation totale mêlant électro, new age, spoken word, mille-feuille de percussions, drone, etc. En cela, Menneskekollektivet a des allures de performance live même s’il a été mis en boite dans en studio, aux Øra Studios de Trondheim en Norvège pour être précis. Dans ce flot de 45 minutes, Hval et Volden slaloment entre clubbing, ambient, krautrock et avant-garde sans jamais trop marquer les frontières. Une fluidité qui rend cet album empreint d’une vraie poésie assez captivant. On pense souvent aux travaux du compositeur contemporain américain Robert Ashley, comme à sa version dance. Il y a aussi du Laurie Anderson dans l’ADN de ces Lost Girls qui signent le plus fascinant ovni discographique du moment. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
CD9,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 5 février 2021 | Fat Possum

Distinctions Pitchfork: Best New Music
A partir de :
HI-RES16,99 €
CD11,49 €

R&B - Paru le 8 janvier 2021 | RCA Records Label

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Reality Show fut une étape majeure de la carrière de Jazmine Sullivan. Avec ce troisième album de 2015, la chanteuse de Philadelphie prenait de la hauteur, dans son chant comme dans son rapport à la mélodie et au groove. La grâce de son R&B aux effluves old school se mêlait même à des textes plutôt travaillés. Cinq ans plus tard, et après d’impeccables featurings notamment pour GoldLink (Meditation avec Kaytranada), Frank Ocean (Solo et quatre titres sur Endless), Kindness (Hard to Believe), Mali Music (Loved By You), Niia (Sideline) et Robert Glasper (You're My Everything sur Black Radio 2), Sullivan bombe encore plus le torse avec Heaux Tales, opus viscéralement engagé et au titre cash (un jeu de mots entre Hotels et Hoe Tales pour Contes de pute).« Cet album, c’est mon observation des femmes d’aujourd’hui qui assument leur pouvoir et qui elles sont. Le patriarcat ne dicte plus ce que signifie être une “gentille fille”. La vérité, c’est que les femmes de tous âges ont été qualifiées de « putes » (hoes) à un moment de leur vie, qu'elles le méritent ou non, par un homme essayant de nous remettre à notre place, un endroit conçu pour nous garder sous contrôle, à l'écart et généralement sous eux. Les femmes ont trop honte de la décision qu’elles ont prise, ou choisi de prendre, concernant leur corps. Nous avons de multiples facettes et nous ne devons pas être définies par une seule chose. Nous avons toutes un voyage à faire et c’est notre choix seul de savoir comment y arriver. »Des intentions impeccablement mises en son comme sur le tubesque Girl Like Me qui clôt l’album, un duo dément avec la Californienne Gabriella Wilson alias H.E.R., classieuse love story qui tourne en tromperie. Deux autres featurings viennent enrichir Heaux Tales (Anderson .Paak sur Pricetags et Ari Lennox sur On It). Sa voix juste rauque au timbre nu soul (Lauryn Hill/Brandy) s’amuse parfois à lorgner le flow de Kendrick Lamar (Put It Down) ou à flirter avec le gospel (Bodies, Lost One). Surtout, Jazmine Sullivan ne se contente pas de balancer ici un brûlot féministe en phase avec l’air du temps. C’est un quatrième album total. Une œuvre belle et profonde qui s’inscrit dans la durée. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
CD18,99 €

Hip-Hop/Rap - Paru le 25 décembre 2020 | AWGE - Interscope Records

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Pour Playboi Carti, le rouge signifie beaucoup de choses : la couleur des Bloods, gang auquel il est affilié ; celle de la lean, dont il s’abreuve et s’insipre ; et celle du sang. Car sur Whole Lotta Red, son second album, le rappeur d’Atlanta se transforme en vampire. Cet effort paru au crépuscule de 2020 alors qu’on ne l’attendait plus, réveille les morts à grands coups de trap saturée et de basses pénétrantes, et vient clore l’année de la plus belle des manières. Tout le son d’Atlanta est là, condensé dans ses vingt-quatre titres, entre odes à la codéine telles que Sky ou Teen X (en featuring avec l’inévitable Future), et cris de monstres dévergondés, parfois si assourdissants qu’on se croirait plongé dans l’antre de l’enfer sur King Vamp, F1lthy, ou l’imparable No Sl33p. « When I go to sleep I dream about murder », scande-t-il sur ce dernier, comme pour rappeler que les monstres ne peuplent pas seulement cet album, mais également les rues arpentées par Playboi Carti durant son adolescence. Au titre de producteur exécutif de l’album, on retrouve un certain Kanye West, invité sur le morceau Go2DaMoon, qui introduit un banger absolument monstrueux dénommé Strop Breathing. Whole Lotta Red, c’est aussi l’art du contraste. Car malgré l’unité des productions basées sur la TR-808, Playboi Carti maîtrise tout : la lenteur du groove de New N3on (énorme coup de cœur pour la prod du grand Maaly Raw), les basses qui rendent fou de Punk Monk, les productions les plus mélodiques du beatmaker Art Dealer, ou la sensibilité à fleur de peau de F33l Lik3 Dyin, qui clôt cet album fantastique. Les rumeurs disaient donc vrai : Atlanta abrite bien le seul et unique vampire du rap. © Brice Miclet/Qobuz
A partir de :
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Musiques du monde - Paru le 12 novembre 2020 | Golden Child Entertainment Ltd

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
A partir de :
CD8,99 €

Jazz - Paru le 31 octobre 2020 | International Anthem

Distinctions Pitchfork: Best New Music
A partir de :
HI-RES17,49 €
CD13,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 23 octobre 2020 | 4AD

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Avant que Big Thief ne devienne le groupe fétiche des fans de folk rock indie, sa chanteuse Adrianne Lenker avait publié trois albums solo : Stages of the Sun (2006), Hours Were the Birds (2014) et Abysskiss (2018). Cette fois, la fée folk fait du encore plus grand avec encore moins de moyens. Seule avec sa guitare acoustique, elle a enregistré cet album bicéphale (disponible séparément sous les explicites titres Songs et Instrumentals) dans une cabane d’une forêt des Berkshires dans le Massachussetts. On entend le bois craquer. Les oiseaux et les insectes aussi. Et même ses doigts glisser sur ses cordes. A chaque seconde, le monde réel s’éclipse un peu plus. Et sa voix fragile devient un aimant redoutable… Réussir à hypnotiser dans un tel dénuement sur des thèmes aussi classiques que la solitude, la rupture et les regrets est un tour de force incroyable qu’on croyait réservé à Vashti Bunyan, Judee Sill, Elliott Smith ou Joni Mitchell, des influences évidentes de la chanteuse de Big Thief. Le répétitif aide souvent Adrianne Lenker (bouleversant Come où on entend la pluie dehors). Parfois c’est l’espace (My Angel). Et toujours cette volonté intangible de se lover dans le creux de ses mélodies de l’intime. Les deux très longues pièces instrumentales (21 et 16 minutes) qui composent le second volet demandent plus d’attention mais s’avèrent au final en totale harmonie avec les chansons du premier. On sort renversé par l’expérience épurée à l’extrême de Songs et Instrumentals, une œuvre qui traversera aisément les modes comme l’épreuve du temps. Sublime. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
CD13,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 23 octobre 2020 | 4AD

Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Avant que Big Thief ne devienne le groupe fétiche des fans de folk rock indie, sa chanteuse Adrianne Lenker avait publié trois albums solo : Stages of the Sun (2006), Hours Were the Birds (2014) et Abysskiss (2018). Cette fois, la fée folk fait du encore plus grand avec encore moins de moyens. Seule avec sa guitare acoustique, elle a enregistré cet album bicéphale (disponible séparément sous les explicites titres Songs et Instrumentals) dans une cabane d’une forêt des Berkshires dans le Massachussetts. On entend le bois craquer. Les oiseaux et les insectes aussi. Et même ses doigts glisser sur ses cordes. A chaque seconde, le monde réel s’éclipse un peu plus. Et sa voix fragile devient un aimant redoutable… Réussir à hypnotiser dans un tel dénuement sur des thèmes aussi classiques que la solitude, la rupture et les regrets est un tour de force incroyable qu’on croyait réservé à Vashti Bunyan, Judee Sill, Elliott Smith ou Joni Mitchell, des influences évidentes de la chanteuse de Big Thief. Le répétitif aide souvent Adrianne Lenker (bouleversant Come où on entend la pluie dehors). Parfois c’est l’espace (My Angel). Et toujours cette volonté intangible de se lover dans le creux de ses mélodies de l’intime. Les deux très longues pièces instrumentales (21 et 16 minutes) qui composent le second volet demandent plus d’attention mais s’avèrent au final en totale harmonie avec les chansons du premier. On sort renversé par l’expérience épurée à l’extrême de Songs et Instrumentals, une œuvre qui traversera aisément les modes comme l’épreuve du temps. Sublime. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES14,49 €
CD11,49 €

Alternatif et Indé - Paru le 22 octobre 2020 | 4AD

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Avant que Big Thief ne devienne le groupe fétiche des fans de folk rock indie, sa chanteuse Adrianne Lenker avait publié trois albums solo : Stages of the Sun (2006), Hours Were the Birds (2014) et Abysskiss (2018). Cette fois, la fée folk fait du encore plus grand avec encore moins de moyens. Seule avec sa guitare acoustique, elle a enregistré cet album bicéphale (disponible séparément sous les titres explicites Songs et Instrumentals) dans une cabane d’une forêt des monts Berkshire dans le Massachussetts. On entend le bois craquer. Les oiseaux et les insectes aussi. Et même ses doigts glisser sur ses cordes. A chaque seconde, le monde réel s’éclipse un peu plus. Et sa voix fragile devient un aimant redoutable… Réussir à hypnotiser dans un tel dénuement sur des thèmes aussi classiques que la solitude, la rupture et les regrets est un tour de force incroyable qu’on croyait réservé à Vashti Bunyan, Judee Sill, Elliott Smith ou Joni Mitchell, des influences évidentes de la chanteuse de Big Thief. Le répétitif aide souvent Adrianne Lenker (bouleversant Come où l'on entend la pluie dehors). Parfois c’est l’espace (My Angel). Et toujours cette volonté intangible de se lover dans le creux de ses mélodies de l’intime. Les deux très longues pièces instrumentales (21 et 16 minutes) qui composent le second volet demandent plus d’attention mais s’avèrent en totale harmonie avec les chansons du premier. On sort renversé par l’expérience épurée à l’extrême de Songs et Instrumentals, une œuvre qui traversera aisément les modes comme l’épreuve du temps. Sublime. © Marc Zisman/Qobuz