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Les albums

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Janky Star

Grace Ives

Pop - Paru le 10 juin 2022 | True Panther Records - Harvest Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
"The themes Ives touches on are as complex as her compositions, as she discusses sobriety, overdoses, escapism, attempting to slow down, and trying to find solid ground in a world that never stops spinning." © TiVo
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Nothing To Declare

700 Bliss

Électronique - Paru le 27 mai 2022 | Hyperdub

Distinctions Pitchfork: Best New Music
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A Light for Attracting Attention

The Smile

Alternatif et Indé - Paru le 13 mai 2022 | XL Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Depuis leur dernier album en 2016, A Moon Shaped Pool, les membres de Radiohead vaquaient chacun tranquillement à leurs affaires en solo entre deux rééditions, O’Brien sur son premier album, Philip Selway sur une BO… Et puis, en mai 2021, à l’occasion d’un livestream du fameux festival anglais Glastonbury, Thom Yorke et Jonny Greenwood dévoilaient le plus substantiel de tous ces side projets avec The Smile, supergroupe fondé avec Tom Skinner, le batteur des Sons Of Kemet de Shabaka Hutchings, la formation la plus courue du London Jazz. Dans l’attelage, on trouve également l’inamovible producteur Nigel Godrich, la section cordes du London Contemporary Orchestra et une section cuivres constituée des plus fines lames du jazz anglais contemporain comme Chelsea Carmichael et Byron Wallen. Pas mal pour un disque composé pour passer le temps durant les confinements !Passionnante sur le papier, la confrontation des styles penche logiquement vers un style… à la Radiohead, comme l’annonce d’entrée le lancinant The Same, même si Tom Skinner parvient à remporter quelques manches sur The Opposite et surtout Pana-vision, probablement le titre le plus archétypal du disque, avec la superposition des ânonnements yorkiens sur les cordes du London Contemporary et les rythmes percussifs de Skinner. Tout est réuni et tout est twisté dans un juste milieu. Parmi les autres bons moments, notons The Smoke, avec une belle perf de Yorke, We Don't Know What Tomorrow Brings avec ce côté new wave plutôt cool, et puis Waving a White Flag, qui brouille l’espace-temps à l’aide du synthé Waldorf STVC de Thom Yorke. Une collaboration pas révolutionnaire mais très productive. Et pour les fans impatients, c’est presque comme un nouvel album. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Un Verano Sin Ti

Bad Bunny

Musiques du monde - Paru le 6 mai 2022 | Rimas Entertainment LLC

Distinctions Pitchfork: Best New Music
En 2022, c'est couronné de succès depuis plusieurs années et évoluant à la pointe d'un mouvement reggaeton en expansion permanente depuis la fin des années 2010 que le rappeur-chanteur portoricain Bad Bunny revient avec Un verano sin ti, cinquième album studio évoluant entre peine amoureuse et célébration tous azimuts de la musique latine sous le signe du soleil estival. Traversé de reflets afrobeat ("Enséñame a bailar"), trap ("Dos mil 16"), merengue ("Después de la playa") ou pop ("Otro atardecer"), l'album impose encore un peu plus la versatilité du chanteur, faisant se rejoindre genres et générations au fil d'un recueil s'imposant dans les charts internationaux avec,notamment, une première place dans les charts espagnols. © TiVo
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Boat Songs

MJ Lenderman

Alternatif et Indé - Paru le 29 avril 2022 | Dear Life Records

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Air

SAULT

Électronique - Paru le 13 avril 2022 | Forever Living Originals

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GOLD

Alabaster DePlume

Alternatif et Indé - Paru le 1 avril 2022 | International Anthem

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Warm Chris

Aldous Harding

Alternatif et Indé - Paru le 25 mars 2022 | 4AD

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Comme sa presque voisine l'Australienne Courtney Barnett, la Néo-Zélandaise Aldous Harding est une princesse de la coolitude. Elle ne révolutionne pas l'histoire, elle s'inspire des décennies précédentes (le folk, le rock indé, le punk), mais elle joue sa musique avec un style, une personnalité et des nuances qui n'appartiennent qu'à elle. Comme certains fabriquent des monuments en allumettes ou font entrer des bateaux dans des bouteilles, Aldous Harding fait des chansons. Elle est cataloguée folk pour la dominante acoustique de sa musique, mais le genre importe finalement peu. Son truc, c'est la miniaturisation de l'histoire de la musique, faire entrer dans ses propres chansons des souvenirs tout frais du Velvet Underground, de Kate Bush ou d'obscures chanteuses folk des années 60-70. Et c'est encore plus flagrant sur son quatrième album, Warm Chris, bon comme un grand ménage de printemps. Elle a débarrassé ses chansons de tout ce qui pouvait les encombrer, pour ne garder que l'essentiel. Du chant, de la guitare, un peu de piano ou de cuivres, le tout joué à l'économie. Le résultat n'est ni austère ni misérabiliste, plutôt élégant autant qu'équilibré. Aldous Harding a toujours de bonnes idées de petits gimmicks ou d'arrangements pour éviter de sombrer dans la banalité. L'album a été enregistré en studio au pays de Galles, avec John Parish. Mais il garde le goût du fait maison, sans stress ni contraintes. Le premier morceau s'appelle Ennui (en français), et ce titre n'est pas du tout annonciateur de la suite de l'album. © Stéphane Deschamps/Qobuz
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LABYRINTHITIS

Destroyer

Alternatif et Indé - Paru le 25 mars 2022 | Bella Union

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Labyrinthitis is a medical condition (inflammation in the inner ear which results in hearing loss, a sense of dizziness and vertigo) that seems to result in an unsettling state of being. In the opening moments of Destroyer's latest album of the same name, a crackling drum loop and orchestra tune-up are swept into an eerily similar abstraction of space and sound that cocoons the listener from all sides. This panoramic dizzying state is constant throughout LABYRINTHITIS, but inside that envelope are dotted pockets of cynical lyrical subversion, insoluble anxious questioning, and restful acceptance.  It’s a sonic bath so thick and luscious with the hypnotic, woozy wistfulness of frontman and maestro Dan Bejar's voice guiding us through the fog. LABYRINTHITIS' lyrical and sonic statements appear as non-sequitur. Still, when lifted out of line-by-line analysis, their meanings extend an invitation to get lost in their arcane maze. Because no matter where you end up, Bejar and his band have got your back. Mainly written in 2020 and pieced together through early 2021 with frequent-collaborator and fellow-New Pornographer John Collins, LABYRINTHITIS is a continuation of Destroyer's cerebral, life-is-messy-so-embrace-it revelation. Bejar has said that his lyricism has a "hermetic” and "unconscious" stream of consciousness, which is highlighted in "June." Muted bass bounces and synthesizer glimmers open to Bejar proclaiming "Fancy language dies, and everyone's happy to see it go" into decisive reflections that wage workers are "Happy to strike for more pay." While seemingly unrelated, Bejar's wandering slurs weave the different ideas together (Consider a title like "Eat the Wine, Drink the Bread"). Shrouded in a misty sheen, the instrumental soundscapes of LABYRINTHITIS are another striking high point. Crashing keyboards, driving drum patterns, muted horn honks, and pulsating synthesizers speckle the vistas of each track. "Tintoretto, It's for You" (yes, like the Italian painter) and "The States" are serpentine with no predictable structure, but imbue a sense of meditation amidst swirling destruction their very lyrics are describing. Destroyer’s hazy, scalable labyrinth is anchored by the distinctive paradox of feeling lost and self-assured, all in the same swing. A fitting illustration for the world at the time this record arrives. © William Card/Qobuz
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Topical Dancer

Charlotte Adigéry

Électronique - Paru le 4 mars 2022 | DEEWEE

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Révélée via le film Belgica (2016) avec cette fantastique BO signée des frères Dewaele, et après deux premiers EP qui ont séduit un peu partout (notamment Zandoli en 2019 avec le tube Paténipat), la chanteuse Charlotte Adigéry se lance dans son premier long format avec Bolis Pupul, son “partenaire musical” de chez Deewee, le label de Soulwax. Les deux artistes belges partagent un métissage caribéen (elle est d’ascendance yoruba/martiniquaise, et lui chinois/martiniquais) et ont décidé de taquiner tous les intolérants sur ce Topical Dancer en abordant des sujets comme l’appropriation culturelle, le racisme, le sexisme ou le postcolonialisme. Taquiner, parce que tout ça est fait de manière extrêmement drôle avec une Charlotte Adigéry au top de sa créativité de parolière. Sur Esperanto, elle gronde les isolationnistes (“Dont say we need to build a wall. Say : I’m a world citizen, I don’t believe in borders”) avec une scansion aussi raffinée que stylée. Sur le funky Blenda, ce sont les racistes qui en prennent pour leur grade, puis les misogynes sur Ich Mwen, Reappropriate ou le savoureux Thank You, qui envoie balader avec ironie les avis non sollicités des hommes sur le look des femmes. Musicalement, ce disque suinte du son à la fois lourd et froid de Deewee, la maison/studio des Soulwax à Gand, avec comme toujours un mélange des genres (électro, pop, no (new) wave…) entre synthés qui hypnotisent, basses qui gigotent et riffs de guitare groovy. Pas facile de dégager des highlights de cet album surréaliste qui s’écoute autant qu’il se danse, même s’il ne faut pas rater HAHA, un titre concept entre rires et larmes (le plus surréaliste de tous) ou Making Sense Stop, qui met une claque à toute la french pop. Un album total, funky, caustique, engagé. Un Qobuzissime sans hésiter. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Painless

Nilüfer Yanya

Alternatif et Indé - Paru le 4 mars 2022 | ATO Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Presque comme un anachronisme, Nilüfer Yanya utilise la guitare effrénée comme base de ses compositions, quelque part entre les riffs new wave et les enchevêtrements d’harmonies pour créer un album unique. Ce Painless est une très belle surprise pop, parvient à explorer un grand nombre d’idées mélodiques et rythmiques tout en conservant une unité sonore bluffante. Derrière la console, on retrouve le producteur William Archer, à qui l’on doit notamment ces basses profondes, mises en avant, conférant à ce deuxième album un esprit rock bienvenu. La voix de Nilüfer Yanya, ténébreuse, n’a rien d’un instrument de démonstration : elle transmet plutôt un goût pour la nonchalance, pour le lâcher-prise. Savamment arrangés, les titres anotherlife, L/R ou encore try figurent parmi les nombreux points d’orgue d’un album fascinant, et qui marque déjà l’année musicale 2022 de son empreinte. © Brice Miclet/Qobuz
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LIFE ON EARTH

Hurray For The Riff Raff

Alternatif et Indé - Paru le 18 février 2022 | Nonesuch

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Heaux Tales, Mo' Tales: The Deluxe

Jazmine Sullivan

R&B - Paru le 11 février 2022 | RCA Records Label

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Reality Show fut une étape majeure de la carrière de Jazmine Sullivan. Avec ce troisième album de 2015, la chanteuse de Philadelphie prenait de la hauteur, dans son chant comme dans son rapport à la mélodie et au groove. La grâce de son R&B aux effluves old school se mêlait même à des textes plutôt travaillés. Cinq ans plus tard, et après d’impeccables featurings notamment pour GoldLink (Meditation avec Kaytranada), Frank Ocean (Solo et quatre titres sur Endless), Kindness (Hard to Believe), Mali Music (Loved By You), Niia (Sideline) et Robert Glasper (You're My Everything sur Black Radio 2), Sullivan bombe encore plus le torse avec Heaux Tales, opus viscéralement engagé et au titre cash (un jeu de mots entre Hotels et Hoe Tales pour Contes de pute).« Cet album, c’est mon observation des femmes d’aujourd’hui qui assument leur pouvoir et qui elles sont. Le patriarcat ne dicte plus ce que signifie être une “gentille fille”. La vérité, c’est que les femmes de tous âges ont été qualifiées de « putes » (hoes) à un moment de leur vie, qu'elles le méritent ou non, par un homme essayant de nous remettre à notre place, un endroit conçu pour nous garder sous contrôle, à l'écart et généralement sous eux. Les femmes ont trop honte de la décision qu’elles ont prise, ou choisi de prendre, concernant leur corps. Nous avons de multiples facettes et nous ne devons pas être définies par une seule chose. Nous avons toutes un voyage à faire et c’est notre choix seul de savoir comment y arriver. »Des intentions impeccablement mises en son comme sur le tubesque Girl Like Me qui clôt l’album, un duo dément avec la Californienne Gabriella Wilson alias H.E.R., classieuse love story qui tourne en tromperie. Deux autres featurings viennent enrichir Heaux Tales (Anderson .Paak sur Pricetags et Ari Lennox sur On It). Sa voix juste rauque au timbre nu soul (Lauryn Hill/Brandy) s’amuse parfois à lorgner le flow de Kendrick Lamar (Put It Down) ou à flirter avec le gospel (Bodies, Lost One). Surtout, Jazmine Sullivan ne se contente pas de balancer ici un brûlot féministe en phase avec l’air du temps. C’est un quatrième album total. Une œuvre belle et profonde qui s’inscrit dans la durée. © Marc Zisman/Qobuz
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Ants From Up There

Black Country, New Road

Alternatif et Indé - Paru le 4 février 2022 | Ninja Tune

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Un an après For the First Time, leur premier album acclamé par la critique, les classant parmi les meilleurs groupes britanniques de 2021, Black Country, New Road passe de sept à six, juste avant la sortie de son second LP. À peine né, Ants From Up There laisse ainsi une saveur étrange à l’écoute, lorsque l’on sait que la voix hors d’âge d’Isaac Wood, qui a tout juste quitté le groupe, ne se posera plus sur le chaos savant de ses comparses. Il est un peu moins question de spoken word mais plus de chant vibrant, habité, presque grave. Les élans bruitistes à rallonge et les déflagrations à la guitare ont aussi laissé place à des tentures mélodiques, plus proches de Track X que de l’angoissant Science Fair. Plus accessible sans jamais verser dans le consensuel, c’est à la longue qu’Ants From Up There se révèle et s’apprécie. Si les dissonances presque théâtrales de l’amorce Chaos Space Marine peuvent sembler imposantes, les progressions poétiques de Concorde, Haldern ou le sinueux épilogue rock de 12 minutes (Basketball Shoes) offrent à l’ensemble un relief expérimental grandiose, quand Bread Song ou l’hommage Mark’s Theme apportent des accalmies. Mieux vaut prendre le temps d’effeuiller ses fragmentations comme ses langueurs mélancoliques pour bien saisir la profondeur instrumentale de ce futur classique. Renversant. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Time Skiffs

Animal Collective

Alternatif et Indé - Paru le 4 février 2022 | Domino Recording Co

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Le groupe de Baltimore est de retour avec son 11e album studio, six ans après le conceptuel Painting With (2016). Les quatre membres du collectif qui a redéfini l’indie pop/rock du XXIe siècle n’étaient pas restés les bras ballants pour autant, avec cinq albums solos sortis dans le même laps de temps par Avey Tare, Deakin, Geologist et Panda Bear. Les revoici donc tous les quatre pour ce Time Skiffs qui semble rempli de nostalgie pour les 60’s, quelque part entre les Beach Boys, le Grateful Dead et Frank Zappa. Le disque, dont la composition et le ton ont été façonnés à l’occasion d’un concert en 2018 au Music Box Village (l’incroyable fort musical de La Nouvelle-Orléans), contient un des titres les plus pop de leur discographie (Car Keys), tandis que Strung with Everything sonne comme un hommage à la bande de Brian Wilson. Plus pop que d’habitude, Animal Collective n’en oublie pas pour autant ses bases psychédéliques (Cherokee et ses guitares “aquatiques”, le double single hippiesque Prester John), avec des trips qui se prolongent durant de longues minutes. Un disque à laisser infuser pour en découvrir toutes les saveurs. © Smaël Bouaici/Qobuz 
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Pompeii

Cate le Bon

Alternatif et Indé - Paru le 4 février 2022 | Mexican Summer

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À première vue, la musique de Cate Le Bon, qui semble froide et immersive, ressemble à quelque chose que l'on pourrait mettre en fond sonore pour se relaxer. En réalité, elle ne vous laisse pas tranquille. Elle vous pousse et vous oblige à vous engager, à vous émerveiller devant ses fioritures bizarres, ses parties de guitare faussement compliquées et ses arrangements sournois. Le Bon a déclaré que Pompeii, son sixième album, avait été « écrit et enregistré dans le malaise ». Avec les restrictions liées à la pandémie et le brouillard qui la laissait livrée à elle-même, la musicienne a eu tout le temps de « se débattre avec l'existence, la résignation et la foi ». Sa conclusion est pragmatique, à défaut d'être réconfortante : « J'ai mis un groove derrière [le malaise] pour m'y accrocher. Le chagrin s’entend dans les saxophones ».En fait, le saxophone d'Euan Hinshelwood en est la co-star, un acteur de second plan mais avec une présence majeure. Il peut suggérer l'agitation sur Dirt on the Bed, et venir comme du miel sur Moderation, qui sonne plein et chaud avec sa basse groovy et enjouée. Mais ne prenez pas trop vos aises. C'est de l'art rock et c'est provocateur. Les paroles font référence à un essai de 1958, The Moon – sur le fait d'être moins impressionné par la technologie que par l'art – de l'architecte moderniste brésilienne Lina Bo Bardi, qui a magiquement trouvé le moyen de rendre les lignes dures et les matériaux "froids" extrêmement conviviaux pour l'homme. « Je ne peux pas l'avoir/ Je ne le veux pas/ Je veux le toucher », chante Le Bon, en glissant magnifiquement sur la contradiction entre l'appétit dévorant et le décorum. C'est un tiraillement qui semble ancré en elle : l’artiste est originaire du pays de Galles et vit à Joshua Tree en Californie, deux lieux mythiques, éloignés et étranges, où être étranger est porté comme un badge d'honneur. Pompeii se déploie comme une musique de carnaval déformée, avec un carrousel désaccordé, inquiétant en arrière-plan même si la mélodie vocale est rassurante : la voix de Le Bon y glisse sans effort sur des gammes, un changement de forme rapide dans la veine de Bowie. En fait, French Boys aurait pu être un morceau de sa période Let's Dance. Harbour, quant à lui, a une autre vibration des années 80, sa pop synthétique et son caractère éthéré rappelant Kate Bush ou Tracey Thorn. © Shelly Ridenour/Qobuz
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KicK iii

Arca

Électronique - Paru le 1 décembre 2021 | XL Recordings

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Un an et demi après Kick i, Arca boucle sa série avec quatre nouveaux albums (!) sortis quasi simultanément, qui dévoilent chacun une facette du travail de la productrice vénézuélienne, devenue un des noms les plus recherchés de l’industrie musicale (avec à son CV Kanye West, Björk ou FKA twigs). Le premier, KICK ii, est peut-être le plus accrocheur en présentant la “version Arca” du reggaeton, genre très en vogue au Venezuela devenu un phénomène mondial ces dernières années. Arca revisite le rythme dembow dans tous les sens sur les trois quarts du disque, avec Boys Noize en mode épileptique sur Tiro, en mode vapor sur Luna Llena avec les jumeaux allemands Cubeatz, ou façon IDM/electronica avec Clark sur Confianza. Le disque est complété par le single pop/EDM Born Yesterday avec l’ex de Zero Seven, l’Australienne Sia.Sur KicK iii, Arca nous ramène dans un club sombre et crade doté d’un sound-system surpuissant, mis en route avec Bruja, du hip-hop indus avec ce beat incroyable qui rappelle le talent unique de la productrice en termes de sound design. Pour le peak time, ce sera Incendio, sorti en single également et qui porte parfaitement son nom, Morbo, un dancehall/dubstep mutant que même les Anglais n’auraient pas osé, Electra Rex, avec son bass kick étourdissant, et le featuring avec Machinedrum, un Señorita bien métallique. Comme toujours, la musique d’Arca est très mentale, et les fans vont s’en donner à cœur joie, les yeux fermés allongés dans leur lit, avec Intimate Flesh et Joya en clôture.Sur le suivant, Kick iiii, Arca nous ramène dans des ambiances plus downtempo, avec une tonne de claviers éthérés et des passages cosmiques limite musique concrète. Le featuring avec Planningtorock sur le langoureux Queer est au diapason, et on trouve même une ballade synthétique, Hija, à faire pleurer un androïde. tandis que les emos devraient trouver leur compte avec Lost Woman Found et Paw.Enfin, Kick iiii incarne le cycle de la renaissance dans cette saga bâtie par Arca, avec une série de berceuses, dont une conçue spécialement pour les nostalgiques des raves, Amrep, qui reprend tous les codes de la techno des 90’s avant de les fondre dans le chaos. Un disque qui se poursuit quasi sans batterie, avec un monologue de Ryuichi Sakamoto, sur une instru chamanique (Sanctuary), jusqu’à l’émouvant final Crown où l’on retrouve le kick indus signature d’Arca, plus inspirée que jamais. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Red (Taylor's Version)

Taylor Swift

Pop - Paru le 12 novembre 2021 | Taylor Swift

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Deuxième volet de la série de ré-enregistrements d'albums de son catalogue dans le cadre de son contentieux avec Scooter Braun, Red (Taylor's Version) voit l'autrice-compositrice-interprète américaine Taylor Swift revisiter son Red de 2012, livrant neuf ans après ce dernier une nouvelle itération par essence la plus proche possible de l'originale, mais portant les signes de la maturation ayant eu lieu entre temps, la voyant notamment mettre un peu plus en sourdine les titres les plus pop comme "I Knew You Were Trouble", "22" ou "We Are Never Ever Getting Back Together". Mais c'est dans sa seconde partie que Red (Taylor's Version) devient le plus intéressant, proposant une série d'inédits parmi lesquels "Better Man", des duos avec Phoebe Bridgers ("Nothing New"), Chris Stapleton ("I Bet You Think About Me") et Ed Sheeran ("Run") ou encore une remarquable version longue de "All Too Well" venant clôturer l'ensemble, offrant aux fans un contenu substantiel. © TiVo
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Valentine

Snail Mail

Alternatif et Indé - Paru le 5 novembre 2021 | Matador

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Lorsqu’elle a surgi durant l’été 2018 avec son premier album Lush, Lindsey Jordan alias Snail Mail faisait figure de digne héritière de Liz Phair, Fiona Apple, Courtney Love, Shirley Manson, Aimee Mann, Ani DiFranco, bref de ces (plus ou moins) riot girrrls des 90’s qui avaient conjugué, chacune à leur manière, le syndrome de la postado révoltée, seule dans sa chambre, guitare électrique en guise de doudou, et fait exploser au passage tous les clichés liés à ce type de profil. Des années 90 vécues par procuration pour Snail Mail puisque née en 1999. Mais si l’ADN de la musique de la chanteuse originaire de la banlieue de Baltimore est essentiellement composé de ce rock indie typiquement 90's, Lush sonnait bien comme un disque de 2018, non comme une archive exhumée. Contemporanéité qui se confirme trois ans plus tard avec ce Valentine. Un deuxième album bien plus apaisé, plus pop aussi, avec un brin moins de guitares, plus de synthés et même quelques cordes. La rage de Snail Mail se fait ici plus intérieure. Mieux canalisée dans des compositions solides où elle parle peine de cœur, cure de désintox et envie de changement. Sur Light Blue ou c. et al., elle lorgne même vers un folk rêveur pour porter ses introspections. Comme sa consœur Julien Baker, Snail Mail a dû gérer un succès précoce. Mais elle utilise impeccablement ce statut qu’elle décrit comme « un bébé dans un boulot d’adulte » pour nourrir Valentine, un peu plus addictif à chaque nouvelle écoute. © Marc Zisman/Qobuz
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I Don’t Live Here Anymore

The War On Drugs

Alternatif et Indé - Paru le 29 octobre 2021 | Atlantic Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Adam Granduciel est un magicien. Il a réussi à faire passer son groupe The War On Drugs pour d’intouchables pontes du rock indé américain en jonglant pourtant avec des valeurs sûres du classic rock. Avec Lost In The Dream, album qui terminera en pole position de nombreux palmarès de fin d’année en 2014, il canalise à la perfection ses obsessions : Springsteen surtout, Dylan pas mal, Tom Petty aussi, voire Mark Knopfler période Dire Straits dans certaines parties de guitare. Le cerveau de The War On Drugs emballe certes ses chansons dans un halo sonore chloroformé, un brin shoegaze, mais avance sur un chemin assez dégagé et sans aspérité arty. En 2017, A Deeper Understanding enfonce le clou. Une pandémie plus tard, Granduciel ne déballe aucune révolution mais peaufine cet art qu’il déleste de ses rêveries sans doute propres à la jeunesse. Plus dylanien que jamais, et ce dès le Living Proof d’ouverture, il fait d’I Don’t Live Here Anymore un sommet d’efficacité. À l’image de la chanson titre, une mélodie entêtante ponctuée par une rythmique de déménageur. Ou Harmonia’s Dream et son entrelacs de guitares claires et de synthés 80’s… Ce cinquième album est surtout une belle ode à la détermination. Même dans ses interrogations métaphysiques, Adam Granduciel fait dans la maturité. J’ai grandi, j’ai mûri, j’avance : tous ces poncifs ont une saveur étonnamment singulière dans sa voix. Tout parait cliché mais ne l’est jamais. On imagine déjà les chansons d’I Don’t Live Here Anymore résonner dans des stades sold out mais elles peuvent aussi être l’attachante BO d’une soirée en solitaire barricadé chez soi. Bref, comme ses illustres aînés cités plus haut, le leader de The War On Drugs touche tout le monde et cette cuvée 2021 pourrait bien être son plus grand cru. © Marc Zisman/Qobuz