La Discothèque Idéale Qobuz sélectionne des albums originaux non compilés pour en respecter la saveur et le geste artistique, qui ont marqué l'histoire du disque ou qui constituent des enregistrements essentiels de chaque genre musical. En téléchargeant ces albums, ou en les écoutant avec votre abonnement, vous choisirez le meilleur de l'histoire du disque.

Les albums

3058 albums triés par Date : du plus récent au moins récent
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Opéra - Paru le 11 mai 2018 | Deutsche Grammophon Classics

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Difficile de rester insensible à cette célébrissime version de Cavalleria Rusticana enregistrée dans les années 1960 par un Karajan au commet de son art avec les plus grands artistes d’une époque bénie par les dieux du grand art lyrique. Karajan dirige Mascagni d’une telle manière qu’il le fait passer pour un génie comme Mozart ou Verdi. Sous sa baguette, l’Orchestre de la Scala de Milan sonne avec une opulence quasi berlinoise et un art du legato moelleux. On admirera une fois de plus la beauté du timbre de Carlo Bergonzi, son délicieux accent parmesan et, surtout, l’intensité à la fois tragique, poétique et pleine de feu qu’il donne au personnage de Turridu. Sa personnalité et sa voix radieuse laisse ses partenaires loin derrière, malgré la présence volcanique et la voix énorme de Fiorenza Cossotto. La qualité sonore fait partie intégrante du plaisir éprouvé à chaque nouvelle audition de ce enregistrement archi-connu et multi-célébré grâce à une technique stéréophonique quasi parfaite dans la balance des voix et de l’orchestre. Un tel « classique du disque » ne peut pas vieillir. Inséparable de son jumeau Cavalleria Rusticana de Mascagni, le drame de Leoncavallo trouve dans ce fameux enregistrement, réalisé en 1965 à la Scala de Milan, une interprétation qui, pour avoir marqué plusieurs générations, s’écoute aujourd’hui encore avec admiration et respect. Tout d’abord grâce à l’extraordinaire incarnation de Carlo Bergonzi donnant au rôle de Canio l’image d’une humanité bafouée, d’une intense émotion. On ne peut écouter son grand air « Vesti la giubba » sans frémir et sans avoir pitié de cet homme blessé qui doit pourtant faire le clown (« pagliaccio » en italien) malgré sa douleur. C’est la démonstration moderne du thème de Diderot sur le sort du comédien qui fait rire tout en pleurant sa triste réalité sous son masque : « Ridi, Pagliaccio ! » (« Ris, Paillasse de ton amour brisé ! »). Karajan est ici au sommet de son art et fait sonner l’Orchestre de la Scala en technicolor, magnifié par une prise de son typique des années 1960 qui réalise une balance quasi idéale entre le chœur, les chanteurs et l’orchestre. Karajan donne une intensité presque wagnérienne au célèbre Intermezzo orchestral précédant le dénouement d’un drame encore exacerbé par l’intense soleil de la Calabre. © François Hudry/Qobuz
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Pop - Paru le 13 avril 2018 | Sony Music CG

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Deux accords de synthés et tout est dit ! Il n’en faut pas plus pour reconnaître le son si singulier d’Eurythmics, groupe emblématique des années 80. Le tandem constitué d’Annie Lennox et de Dave Stewart symbolise parfaitement cette new wave synthétique (pop dans son fond, futuriste dans sa forme) propre à cette décennie où les guitares étaient presque devenues persona non grata… Le duo britannique squattera le sommet des charts durant toutes ces années 80 mais leurs Sweet Dreams resteront leur œuvre phare. A la partition, Dave Stewart se lance dans une new wave sombre à la Bowie (Love Is A Stranger) ou ose le krautrock light (Sweet Dreams). Il peut aussi être funky (I’ve Got An Angel) voire même disco (Wrap It Up). Au micro, Annie Lennox impressionne en optant pour une voix soul ou, au contraire, carrément austère. Un classique du genre. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Afrique - Paru le 23 mars 2018 | World Circuit

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Troisième album, enregistré en 1993, par Ali Farka Touré pour les Anglais de World Circuit, The Source marque un moment charnière dans la carrière du légendaire guitariste malien. Pour la première fois il y est entouré par sa garde rapprochée, le groupe Asco, qui comprend Afel Bocoum au chant ainsi qu’Hama Sankare et Oumar Touré aux chœurs et percussions.  Mais ces musiciens qui resteront à ses côtés jusqu’à la fin de sa vie (2006) ne sont pas les seuls à mettre en relief le chant et les riffs précieux du chef de file de ce qu’on nomme, bien malgré lui, le blues du désert. Cette musique, qui pour partie électrifie des traditions du Nord Mali, rayonne d’authenticité et sonne comme la mère de celle qui jaillit dans le delta du Mississippi. Dès que ses disques se sont propagés en Occident, Ali Farka Touré a attiré de nombreux artistes curieux de rafraîchir leurs pratiques à cette source limpide. Ici, les tablas de l’Indo–Britannique Nitin Sawhney dialoguent respectueusement avec les frappes de calebasse sur Inchana Massina et six ans avant son album commun avec le joueur de kora Toumani Diabaté, le bluesman américain Taj Mahal improvise sur Roucky et Mahini Me. Dans sa discographie, The Source précède sa rencontre fructueuse un an plus tard avec Ry Cooder pour Talking Timbuktu, disque récompensé d’un Grammy Award qui entérinera aux yeux du monde l’immense talent d’Ali Farka Touré. Cette version superbement remasterisée de The Source est augmentée de Takamba, un instrumental inédit tiré des mêmes sessions qui clôt en douceur ce classique de la musique malienne. © Benjamin MiNiMuM/ Qobuz
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Classique - Paru le 1 janvier 1962 | Deutsche Grammophon (DG)

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Cette belle réédition fait coup double en rendant hommage à la fois à Claude Debussy mort en 1918 et à Gérard Souzay né la même année à Angers. Le baryton français a beaucoup souffert du jugement négatif et sans appel de Roland Barthes dans son fameux essai Mythologies, paru en 1957. Pour le sémiologue, l’art de Gérard Souzay était « signalétique » et représentait l’art bourgeois par excellence, accusant le chanteur de souligner les signes de l’émotion et non l’émotion elle-même. On pourrait bien sûr gloser longtemps à propos des interprètes sur-expressifs qui déplaisent à l’esprit français épris de mesure et de retenue, mais accordons à Gérard Souzay la gratitude d’avoir été un des meilleurs interprètes de la mélodie française, qu’il a interprétée avec passion tout au long de sa carrière. En 1962, il enregistrait cet album et venait de faire ses débuts dans le rôle de Golaud, à l’Opéra de Rome, pour les cinquante ans de Pelléas et Mélisande de Debussy, sous la direction d’Ernest Ansermet, avant de le chanter à Paris avec le succès que l’on sait. Le répertoire de Gérard Souzay ne s’arrêtait toutefois pas à la mélodie française, c’était également un interprète du lied, vivement apprécié en Allemagne et en Autriche, notamment au Festival de Salzbourg. Ses enregistrements des Lieder de Schubert ont fait le tour du monde. En 1956, Gérard Souzay avait créé le Canticum Sacrum de Stravinsky, sous la direction du compositeur, à la basilique Saint-Marc de Venise. De la première mélodie de Debussy, Beau soir, jusqu’aux Fêtes galantes et au Promenoir des deux amants, c’est toute la carte du tendre que nous suivons sous la conduite de Gérard Souzay et Dalton Baldwin. Sensible aux moindres inflexions de cet univers fascinant et avec une diction intelligible, Souzay oscille entre rigueur et ce rien de préciosité qui sied parfaitement à l’art suprême de l’artifice et de l’harmonie complexe. © François Hudry/Qobuz
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Jazz - Paru le 27 janvier 2017 | Contemporary

Hi-Res Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Jazzwise Five-star review
Aussi essentiel que l’est la photo de la pochette de William Claxton, Way Out West réunit plusieurs premières pour Sonny Rollins. Enregistré le 7 mars 1957 à Los Angeles (à l’Ouest du pays, d’où le clin d’œil de cette tenue 100% western), cet album réunit le contrebassiste Ray Brown et le batteur Shelly Manne, deux géants auxquels le saxophoniste ne s’était jusqu’ici jamais frottés. Pour la première fois aussi, Rollins se passe de pianiste et inaugure ses envolées puissantes surfant sur une simple rythmique basse/batterie. Une mise en exergue inédite de son ténor (ce son !) mais qui ne fait pas pour autant passer Brown et Manne pour de simples passe-plats, bien au contraire. Le trio avance d’un seul homme, subtil dans ses échanges et les improvisations qu’il distille, surpuissant dans ses instants rythmiquement plus soutenus. A la sortie de Way Out West (la révolution Coltrane n’a pas commencé), Sonny Rollins est plus que jamais le roi de l’olympe sax. © Marc Zisman/Qobuz
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Rock - Paru le 1 décembre 2017 | Rhino - Warner Bros.

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz - Best New Reissue
Après un premier opus assez magique de country alternative bien pêchue (A.M.) mais conçu au moment de la séparation turbulente de son groupe Uncle Tupelo, Jeff Tweedy prend cette fois son temps pour accoucher du second album de Wilco. Déjà, l’œuvre est ambitieuse car double. Un format qui, mêlé à ses ressemblances musicales, fera écrire à pas mal de journalistes au moment de la sortie du disque en octobre 1996 que Tweedy signe ici son Exile On Main Street. Comme pour le chef d’œuvre des Rolling Stones, l’éclectisme est de mise avec du rock’n’roll basic, du bluegrass, du country rock, du psychédélisme, du folk et de la soul moite. Avec des guitares lâchées en liberté, de la pedal steel, des cuivres et tout un instrumentarium illimité, le Wilco de Being There tisse une impressionnante toile entre les Stones de l’âge d’or, les Replacements, les Beatles et le Big Star de l’album Third. Alternant ballades et tempêtes électriques, Tweedy montre surtout qu’avec une base finalement assez classique et intemporelle, il rafle la mise avec ses chansons grandioses et ses compositions à l’architecture renversante…Cette Deluxe Edition remastérisée propose, en plus de l’album original, quinze bonus inédits incluant notamment des versions alternatives d’I Got You et Say You Miss Me ainsi qu’un live enregistré le 12 novembre 1996 au Troubadour de Los Angeles et une session pour la station de radio de Santa Monica KCRW captée le lendemain. © MZ/Qobuz
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Rock - Paru le 24 novembre 2017 | Rhino - Elektra

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Paru en décembre 1976, ce cinquième album des Eagles restera comme leur plus grand succès. Emmené par son tubesque single éponyme, Hotel California marque un tournant dans la carrière du groupe américain. Bernie Leadon, le plus country de la bande, a quitté le navire et Joe Walsh entre ici en jeu. De son côté, Don Henley semble lui aussi prendre davantage le contrôle des affaires. En résulte un disque plus mainstream que ses prédécesseurs et qui trouve surtout un son en cinémascope à la hauteur de ses chansons. Tout est XXL ici ! La production, les solos, les mélodies, tout ! Chef d’œuvre de classic rock aux cambrures FM, voilà surtout un opus qui traverse les décennies et fait toujours autant lever les foules. Glenn Frey, Don Felder, Joe Walsh, Randy Meisner et Don Henley ne retrouveront jamais une complicité et une efficacité aussi impressionnantes… Publiée en novembre 2017, cette édition du 40e anniversaire propose l’album original remasterisé ainsi qu’un énergique live californien enregistré au Forum d’Inglewood en octobre 1976. © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 20 octobre 2017 | Rhino

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Pour leur troisième album, les Smiths sont au sommet de leur art : voix de crooner torturé, arpèges cristallins suintant d’une guitare limpide, paroles romantiques et cyniques, tout est là pour faire une pop 100% britannique, comme les Kinks, les Who et les Jam surent en engendrer en leur temps… The Queen Is Dead, Bigmouth Strikes Again, The Boy With The Thorn In His Side, There Is A Light That Never Goes Out ou Some Girls Are Bigger Than Others sont autant de perles introspectives que le chant du charismatique Morrissey transforme en poésie pure. Tracas adolescents, peintures sociales, caricatures subtiles, la plume du Moz trempe ici dans l’encre de la perfection. © MD/Qobuz
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Classique - Paru le 3 août 1988 | Deutsche Grammophon (DG)

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C’est un des enregistrements légendaires du Concerto en si mineur d’Antonín Dvořák. Pierre Fournier y fait montre d’une grande autorité musicale. Sa technique d’archet fait ici merveille, sa large sonorité traduit avec bonheur le lyrisme à fleur de peau d’une partition qui faisait l’admiration de Brahms. Heureusement que les micros de Deutsche Grammophon étaient là pour rétablir un équilibre difficilement conciliable en concert entre le frêle son du violoncelle et l’énormité de l’orchestration. En maître absolu de l’orchestre, en l’occurrence la Philharmonie de Berlin à son meilleur, George Szell donne une dimension symphonique au chef-d’œuvre du compositeur tchèque. Le Concerto de Sir Edward Elgar avait lui aussi les faveurs de Pierre Fournier qui en donne ici une interprétation vraiment chaleureuse, trop souvent éclipsée par celle, géniale au demeurant, de Jacqueline Du Pré qui semble avoir effacé toutes les autres. Un grand disque à écouter sans modération sur votre Qobuz. © François Hudry/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 1 janvier 1951 | Decca

Distinctions Diapason d'or - Discothèque Idéale Qobuz
« [...] Clemens Krauss est l'un des plus hauts représentants de la direction d'orchestre viennoise. Lui-même se définissait comme "musicien viennois". Il fonda en 1939, après l'Anschluss, le Concert du Nouvel An qu'il dirigea une dernière fois en 1954, quelques mois avant sa mort prématurée à Mexico-City. [...] Très bien rééditée, cette anthologie réunit les Wiener Philharmoniker (l'excellente édition Preiser de 1990 omettait les polkas Ohne Sorgen ! et Feurfest). Juste après sa Chauve-Souris, les concerts du nouvel an du fondateur Clemens Krauss sont réunis dans une publication exemplaire. [...] La première chose qui séduit est le classicisme épuré du geste. Krauss inscrit la musique dans le prolongement direct des menuets, danses et contredanses de Haydn, Mozart, Beethoven ou Schubert. Le soin et la clarté absolus avec lesquels il la détaille sont sans équivalent, joie et nostalgie mêlées. Une telle maîtrise de la respiration du trois temps viennois, de ses contrechants et contretemps, défie toute description. Ecoutez la subtilité des attaques et des nuances, le moelleux et la souplesse du rebond rythmique (Moulinet !) [...] Le génie de l'accent et de l'articulation, la variété de la longueur des traits et de la pression des archets sur les cordes donnent le sentiment que nombre de ses successeurs ont enfilé un costume de scaphandrier. Les phrasés des valses sont d'un lyrisme irrésisitible, porté par un art superlatif du crescendo-diminuendo. [...] Krauss ajoute au style propre de la musique son style personnel tout en élégance et en charme aristocratique. Un idéal. [...] Clemens Krauss délivre ici une prodigieuse leçon de direction. Il a été le premier chef du Concert du Nouvel An. Il en est resté le plus grand, et le demeurera.» (Diapason, mars 2018 / Rémy Louis)
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Musiques du monde - Paru le 29 septembre 2017 | tôt Ou tard

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Lorsqu’en 1997 paraît l’album La Llorona, il dévoile un univers singulier, porté par une voix d’une extrême expressivité. A 25 ans, Lhasa de Sela sort son premier album en langue espagnole. La genèse de ce disque doit beaucoup à sa rencontre avec le multi-instrumentiste Yves Desrosiers, qui signe avec elle la majorité des compositions, les arrangements et la direction artistique. Mais La Llorona témoigne déjà d’une maturité artistique époustouflante, que la suite de la carrière de Lhasa confirmera. La LLorona, c’est la pleureuse des légendes mexicaines, une femme fantôme qui, au cœur de la nuit, vient hanter les villageois au son de ses pleurs. A cette dimension mythique s’ajoute des accents tziganes, une imagerie du voyage, du cirque intimiste. A mi-chemin entre le rêve et la réalité, Lhasa nous entraîne dans une quête fertile de l’émotion. Son chant est à fleur de peau, bouillonne et caresse, fulmine et exulte. Chanson après chanson, Lhasa nous accroche pour ne plus nous lâcher. Son extrême sincérité, la qualité des chansons, la complicité subtile des musiciens et sa voix unique et inoubliable font de cet album un classique indémodable. © BM/Qobuz
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Rap - Paru le 8 septembre 2017 | Melee - Wild Pitch

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Intégrales d'opéra - Paru le 16 juin 2017 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Discothèque Idéale Qobuz
Soutenue par la direction puissante et ardente de Carlo Maria Giulini dans la flamme de sa jeunesse (Ouverture, scène du Commandore), cette interprétation de Don Giovanni demeure l'une des plus passionnantes de la discographie. Le chant et l'intelligence d'Elisabeth Schwarzkopf sont à leur zénith, le Leporello de Taddei est un équilibre entre raffinement et bouffonnerie, le Don Giovanni de Wächter est aussi nonchalant qu'ardent. Bref, une version ... incontournable ! © Qobuz « Carlo Maria Giulini flamboie, l'orchestre sachant scintiller le giocoso, ombrer le dramma, courir vers l'abîme avec une sorte de vertige emporté, suspendre le mouvement pour soutenir l'interrogation : il est partenaire de l'action, dans le détail comme dans le geste ouvert d'un bout à l'autre, dans l'arche de l'œuvre parcourue. Et la distribution est sensationnelle, accordant à chaque personnage sa caractérisation la plus subtile, de l'Elvire calcinée d'Elisabeth Schwarzkopf, poussée au bout d'elle-même, corps et âme emportés, à l'Anna virtuose de Joan Sutherland coulée dans une fureur presque limpide, en passant par le Don Giovanni d'Eberhard Waechter, qui, avec la tranquille évidence de l'Ange dans le fameux film de Pasolini, Théorème, vient bouleverser l'Ordre sans éclat superflu, mais avec un chic admirable. Tous, ils sont tous à leur place, exactement, dans ce tableau sans cesse recolorée par Giulini, maître d'œuvre qui veille à tout, à l'intensité expressive des sentiments affrontés autant qu'à la tendresse qui passe, l'inquiétude humaine, le trouble — le tout maintenu sans répit dans cette avancée, cette progression, cette chevauchée dramatique qui, à elle seule, inscrit la vérité passionnante et passionnée de ce Don Giovanni exemplaire. » (Alain Duault, Le Guide du disque compact classique, Belfond, Le Pré aux Clercs, 1991) « Totem lyrique, version studio de référence, le Don Giovanni de Mozart enregistré en 1959 par Carlo Maria Giulini pour EMI est un plébiscite, qui valut au chef d'orchestre la rare consécration d'un Disque d'or reçu en 1992 et qui dépasse aujourd'hui les 150 000 exemplaires vendus en France (plus de 1,5 millions dans le monde). D'autres Don Giovanni ont vécu, bu, mangé et aimé, mais celui qui fut réalisé dans les studios londoniens d'Abbey Road reste insurpassable par la qualité d'une distribution somptueuse et équilibrée (Elisabeth Schwarzkopf, qui fut la grande Elvira de son temps) et par la direction incandescente et raffinée de Giulini à la tête du Philharmonia Orchestra. Aux côtés des versions de Fritz Busch (1936), Bruno Walter (1942), Wilhelm Furtwängler (1954), Josef Krips (1955), Dimitri Mitropoulos (1956) et, plus près de nous, Bernard Haitink (1984), Nikolaus Harnoncourt (1989) ou Roger Norrington (2003), la verve de Giulini, sa vitalité, sa noblesse, son sens inné du théâtre et sa frondeuse élégance font de cette version un must inégalé. » (Le Monde, 25 mars 2004, "Don Giovanni, un classique inégalé") « On ne discute pas une réalisation Legge aussi mythique que celle-ci : on l'écoute en osant à peine émettre quelques menues réserves. Giulini est au meilleur de son art, non encore statufié, pondéré mais alerte, ferme, nerveux, précis. Et puis un Italien, enfin, attentif à la pertinence du récitatif comme à la transparence orchestrale. Il faut que la magie musicale de cette direction soit enivrante pour nous faire accepter un plateau plutôt inégal. Wächter, en macho mal dégrossi, Taddei capable du meilleur comme de la charge, Alva moins mauvais qu'ailleurs, Cappuccilli maladroit et Frick exotique : il en fallait moins pour tout gâcher. Leurs conquêtes heureusement nous aguichent. Schwarzkopf encore et toujours, en Elvira, irrésistible, Sutherland seule à rendre justice à la coloratura de "Non mi dir", Scutti adorable. Et surtout l'état de grâce comme rarement dans un studio... » (Jean Cabourg, Avant-Scène Opéra N° 172, 1996) "La plus humaine, la plus émouvante, la plus complexe, la plus achevée des versions de Don Giovanni." (Diapason)
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Classique - Paru le 1 novembre 1966 | Decca

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Attention, enregistrement de légende, bien que très rarement édité. Il est enfin de retour! Ces oeuvres si envoûtantes de Benjamin Britten ont-elles été d'ailleurs un jour aussi bien défendues qu'en ces jours des 14-15 décembre 1964 au St. John’s College, Cambridge? Pour A Ceremony of Carols, George Guest dut s'y reprendre à deux fois, le compositeur, n'étant pas très satisfait de certains passages, avait demandé explicitement à ce qu'ils soient corrigés... Plus généralement, la prise de son signée Kenneth Wilkinson, la harpe aérienne de Marisa Robles concourent à la magie de ces interprétations, au cours desquelles les "boys" dispensent des trésors de clarté polyphonique et d'inventivité. Ces jeux vocaux ne pourront plus vous quitter. Pour une fois - cela n'arrive peut-être plus très souvent : on aimerait remercier sincèrement nos amis anglais de Decca. (c) PYL
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Rock - Paru le 29 août 1977 | CAPITOL

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Cinq mois seulement après le génial The Idiot, Iggy Pop remet le couvert avec ce Lust For Life qui parait en août 1977... Après la séparation des Stooges et un séjour en hôpital psychiatrique, l'Iguane avait bénéficié de la bienveillance d'un ange-gardien pas comme les autres : David Bowie. Le Thin White Duke l'a donc embarqué avec lui à Berlin au moment où il s’engageait dans ce qui sera sa trilogie berlinoise. De cette escapade européenne qui passera également par Paris, Iggy Pop donne naissance à ses deux plus grands disques solo : The Idiot et ce Lust For Life. Ce dernier est un nouveau festin sombre, un brin plus consensuel et éclectique que son prédécesseur. Mitonné lui aussi avec Bowie, ce disque enchaine les furibardes embardées rock’n’roll (l’hymne Lust For Life qui trouvera une seconde jeunesse en 1996 lorsque le cinéaste britannique Danny Boyle l’utilisera en ouverture de son film Trainspotting), les séquences paillettes (Tonight) et les ballades crooneuses (Turn Blue). L’Iguane roi des punks se transforme ici en entertainer total, prouvant qu’il peut aussi roucouler comme nul autre... © MZ/Qobuz
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Rock - Paru le 18 mars 1977 | CAPITOL

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Après la séparation des Stooges et un séjour en hôpital psychiatrique, Iggy Pop bénéficie de la bienveillance d'un ange-gardien pas comme les autres : David Bowie. Le Thin White Duke l'embarque en effet avec lui à Berlin au moment où il s’engage dans ce qui sera sa trilogie berlinoise. De cette escapade européenne qui passera également par Paris, l’Iguane donnera naissance à ses deux plus grands disques solo : The Idiot et Lust For Life. Dans la décadence froide et la folie schizophrène de la cité allemande alors encore bicéphale, les deux hommes se nourrissent des sonorités neuves de Kraftwerk, Neu !, Can et tous les groupes de la scène Krautrock. Ensembles, Ziggy et Iggy écrivent et réalisent ce chef d’œuvre déroutant qu’est The Idiot, bardé de synthés presque cheap (l’hypnotique Nightclubbing), de basses fantomatiques et de guitares minimalistes violentes passablement torturées. Et Iggy joue même les Sinatra imbibé sur Tiny Girls. Urbain comme jamais, anguleux et malsain, cet album à des années lumières de la sémantique stoogienne et assez proche des travaux de Bowie, est une sublime résurrection pour Iggy Pop. Un disque qui influencera surtout de nombreux groupes new-wave dans les années qui suivront sa sortie… © MZ/Qobuz
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Rock - Paru le 18 mars 1977 | CAPITOL

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Après la séparation des Stooges et un séjour en hôpital psychiatrique, Iggy Pop bénéficie de la bienveillance d'un ange-gardien pas comme les autres : David Bowie. Le Thin White Duke l'embarque en effet avec lui à Berlin au moment où il s’engage dans ce qui sera sa trilogie berlinoise. De cette escapade européenne qui passera également par Paris, l’Iguane donnera naissance à ses deux plus grands disques solo : The Idiot et Lust For Life. Dans la décadence froide et la folie schizophrène de la cité allemande alors encore bicéphale, les deux hommes se nourrissent des sonorités neuves de Kraftwerk, Neu !, Can et tous les groupes de la scène Krautrock. Ensembles, Ziggy et Iggy écrivent et réalisent ce chef d’œuvre déroutant qu’est The Idiot, bardé de synthés presque cheap (l’hypnotique Nightclubbing), de basses fantomatiques et de guitares minimalistes violentes passablement torturées. Et Iggy joue même les Sinatra imbibé sur Tiny Girls. Urbain comme jamais, anguleux et malsain, cet album à des années lumières de la sémantique stoogienne et assez proche des travaux de Bowie, est une sublime résurrection pour Iggy Pop. Un disque qui influencera surtout de nombreux groupes new-wave dans les années qui suivront sa sortie… © MZ/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 janvier 1964 | Verve

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Stan Getz ne fut pas le premier a enregistrer un mélange entre jazz et bossa nova. Mais cette séance qui produisit les tubesques Girl From Ipanema et Corcovado marqua le début d'une vogue sans précédent de la musique brésilienne jazzée. Publié en mars 1964 par le label Verve, ce disque est un chef d'oeuvre de douceur, de musicalité, de mélodies somptueuses (majoritairement signées Antonio Carlos Jobim) ; les voix de João et Astrud Gilberto contraste subtilement avec le jeu inspiré, lyrique et virtuose de Getz. Indispensable dans toute collection sérieuse ! © JMP/Qobuz
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Ska & Rocksteady - Paru le 26 mai 2017 | Soul Jazz Records

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On ne vantera jamais assez le splendide travail de réédition qu’effectue le label londonien Soul Jazz avec le catalogue de Studio One, le label le plus important de l’histoire du reggae, légué par son fondateur Coxsone Dodd. Remarqué dans les sphères du genre via les excellentes compiles 100 % Dynamite à la fin des 90’s, Soul Jazz a hérité des droits du label jamaïcain au tournant du millénaire, peu avant la mort de Coxsone en 2004. Pour la petite histoire, Coxsone, notoirement intraitable dès qu’il était question de business (il employait des avocats pour surveiller les violations de ses droits d’auteur – de l’argent perdu puisque toute la Jamaïque considère Studio One comme du domaine public), a été convaincu en écoutant les compilations jazz de Soul Jazz Records… Après une cinquantaine de références, la série se penche sur le groupe fondateur de la musique jamaïcaine moderne, les Skatalites, le house band de Studio One. Mené par le génial  tromboniste Don Drummond, la bande a backé les plus grands chanteurs de l'époque et comptait dans ses rangs les instrumentistes les plus doués du pays (Tommy McCook, Jackie Mittoo, Ernest Ranglin, Johnny “Dizzy” Moore, Lloyd Knibbs, Lloyd Brevett, Roland Alphonso…) et donnait le tempo des tendances musicales. Après avoir mis le ska sur le devant de la scène de 1963 à 1965, les Skatalites sont rentrées de tournée avec l'idée de ralentir le tempo, ce qui engendra le rocksteady. En 1965, le groupe se sépare après l’incarcération de Don Drummond pour le meurtre de sa femme. Les Skatalites s’éparpilleront par la suite mais l’essentiel était fait. Il est regroupé dans cette compilation avec les grands tubes du groupe, du Guns of Navarone à El Pussy Cat, ainsi que le Tell Them Lord des Wailers, trio vocal novice mené par le jeune Robert Marley, qui squattait souvent le canapé de Coxsone quand il ne savait pas où dormir… © Smaël Bouaici/Qobuz
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Pop - Paru le 8 avril 2003 | Believe

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