La Discothèque Idéale Qobuz sélectionne des albums originaux non compilés pour en respecter la saveur et le geste artistique, qui ont marqué l'histoire du disque ou qui constituent des enregistrements essentiels de chaque genre musical. En téléchargeant ces albums, ou en les écoutant avec votre abonnement, vous choisirez le meilleur de l'histoire du disque.

Les albums

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R&B - Paru le 3 mars 2017 | Sony Music UK

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Soul - Paru le 18 novembre 2016 | Stax

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Avec la bande originale d'une série B apparemment sans grand avenir, le nom d'Isaac Hayes entre dans l'histoire. Une pédale wah-wah qui racle les fonds de casserole (Charles « Skip » Pitts), des violons jouant à cache-cache avec un bon vieux groove funky et un nom : John Shaft ! En 1971, Hayes signe la bande originale du film de Gordon Parks, Shaft, qu'il place d'entrée à la première place des charts R&B et pop. Encore aujourd'hui, le son du générique de Shaft symbolise ce groove propre au funk. Isaac Hayes inscrit peut être davantage son œuvre dans l'histoire du rhythm'n'blues et de la soul music, il lègue pourtant ici au funk un secret de cuisine incontournable. © MZ/Qobuz
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Funk - Paru le 1 janvier 2003 | Casablanca Records

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R&B - Paru le 1 janvier 1991 | Island Def Jam

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R&B - Paru le 1 janvier 1965 | Motown

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Smokey Robinson, enfant de Detroit et de sa Motown, fut LA machine à tubes du label de Berry Gordy. Mieux : pour Bob Dylan, il est « le plus grand poète vivant de l'Amérique ». La recette du leader des Miracles ? L'amour d'une écriture (plus de 4000 chansons à son crédit !), vénérée tant par les Fab Four que par Michaeeeeeeeel. Car Smokey écrit comme il respire. « J'essaie toujours d'écrire une chanson, je n'ai pas seulement la volonté d'écrire une chanson. » Pourtant, Smokey Robinson luttera contre une violente addiction à la cocaïne. « Vous savez, la vie est pleine de tentations », répètera le nordiste… Comme il répétera : « Quand vous êtes un artiste Motown, vous l'êtes pour toujours ». Pour toujours... Paru en novembre 1965, Going To A Go-Go sera le premier album des Miracles crédité Smokey Robinson & The Miracles, histoire de mettre un brin en exergue le génie du bonhomme qui signe ou co-signe les douze titres de ce chef d’œuvre de soul mâtinée de pop. L'un des plus grands albums estampillés Motown. © MZ/Qobuz
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R&B - Paru le 1 janvier 2015 | Stax

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Ce Faith And Grace: A Family Journey 1953-1976 est le premier coffret consacré aux Staples Singers. Un bon moyen de découvrir en 4CD l’ensemble de leur carrière. Le groupe formé par Pop Staples avec ses enfants Mavis, Cleotha, Pervis et Yvonne étaient un ovni. Les Staple Singers avaient créé leur propre style en mêlant blues, gospel, folk et soul. Figures emblématiques du mouvement pour les droits civiques des années 60, ils connaîtront le succès dans les années 70, notamment avec Respect Yourself repris entre autres par Joe Cocker, les Temptations et Aaron Neville. Un groupe faisant partie intégrante du patrimoine musical américain au même titre qu’Elvis, Dylan et Ray Charles. © CM/Qobuz
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3+3

Funk - Paru le 21 août 2015 | Epic - Legacy

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En 1973, les Isley Brothers embarquent leur label T-Neck chez Epic et bénéficient du savoir-faire inégalable du label dans la distribution et le marketing de la musique noire en général et du funk en particulier. Grâce à Ernie, guitariste intenable jusqu’ici bridé par ses aînés, les Isley sautent pieds joints dans le funk explosif avec ce fabuleux 3 + 3 et son single That Lady. N°2 des charts R&B et n°6 des charts pop, c’est un feu d’artifice où les solos fous furieux d’Ernie enveloppent un groove digne des premiers Kool & The Gang. Aides de camp de Stevie Wonder, Robert Margouleff et Malcolm Cecil sont derrière la console pour donner à 3 + 3 un son en phase avec l’avènement du tout électronique. © MZ/Qobuz
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Soul/Funk/R&B - Paru le 21 août 2015 | Epic - Legacy

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Reissue
Coffret monumental de 23 disques, le bien nommé The RCA Victor and T-Neck Album Masters (1959-1983) retrace l’évolution musicale du gang Isley. De leurs débuts dans le doo-wop et le gospel dans les années 1950 jusqu’à leurs tubes funky à souhait, ce coffret met en valeur les titres composés (à l’exception des reprises), arrangés, interprétés et produits par le groupe. Une anthologie définitive, masterisée à partir des bandes analogiques originales. La plupart des albums ici réunis contiennent des bonus (plus de 80 titres rares et inédits !). The RCA Victor and T-Neck Album Masters (1959-1983) propose également, pour la première fois dans son intégralité, le célèbre et introuvable album du groupe : Wild In Woodstock: The Isley Brothers Live At Bearsville Sound Studio 1980. Conçu dans un premier temps comme un double live (avec des cris du public ajoutés au mixage final), cette performance récemment restaurée offre un regard immersif et inédit sur un chapitre crucial de l’histoire des Isley Brothers, un moment charnière de la fusion du rock et du funk dans une époque rythmée par le son de leurs chansons. © CM/Qobuz
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Soul - Paru le 27 octobre 2006 | Universal-Island Records Ltd.

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Avec sa disparition tragique et prématurée, finalement peu surprenante au regard du train de vie d’Amy Winehouse, c’est une voix à part de la soul contemporaine qui s’éteint le 23 juillet 2011. Une voix qui ne doit guère être zappée d’un revers de manche ni par cette vie chaotique d’étoile filante faisant la fortune des tabloïds britanniques, ni par les torrents d’alcool et de stupéfiants et encore moins par ces centaines de vidéos trainant sur YouTube de concerts ratés voire pathétiques… Lorsque le phénomène Winehouse explose réellement avec ce deuxième album, le sublime Back To Black bien supérieur à son premier disque Frank, la soul music n’est pas au mieux, offrant déesses R&B creuses et sirupeuses sur productions aseptisées. Ils sont alors peu nombreux à tenter de faire véritablement évoluer l’idiome sculpté par les Aretha Franklin, Ann Peebles, Nina Simone, Tina Turner, Dinah Washington et autres Marlena Shaw. Amy Winehouse offre alors une voix de panthère, de vraies chansons (qu’elle écrit, contrairement à 90% de ses consœurs), une production aux accents vintage (mais jamais passéistes) et un instrumentarium cuivré à souhait. Pour couronner le tout, même l’image est unique : choucroute 50’s, tatouages de bikeuse et attitude gouailleuse! Back To Black a beau avoir trusté le sommet des charts aux quatre coins du monde durant des mois et des mois, il n’en reste pas moins un vrai chef d’œuvre de soul music et de rhythm’n’blues. Quand l’avis critique rencontre l’avis populaire – phénomène assez rare pour être souligné – le plaisir n’est que décuplé… © Marc Zisman/Qobuz
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Soul - Paru le 1 juin 2015 | Rhino Atlantic

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Tout est dans le titre de ce coffret magique : The Complete Studio Albums Collection. Tout ce que le plus grand chanteur de soul de tous les temps a capté en studio pour le compte du label Atlantic durant sa malheureusement très courte carrière. Et plus précisément dix albums (dont certains sont posthumes) : Pain In My Heart (1964), The Great Otis Redding Sings Soul Ballads (1965), Otis Blue: Otis Redding Sings Soul (1965), The Soul Album (1966), Complete & Unbelievable: The Otis Redding Dictionary Of Soul (1966), King And Queen (1967, avec Carla Thomas), The Dock Of The Bay (1968), The Immortal Otis Redding (1968), Love Man (1969) et Tell The Truth (1970). La voix d’Otis Redding n’aura résonné que 26 années… Lorsque l’avion personnel du chanteur s’écrase dans un lac du Wisconsin le 10 décembre 1967, il n’aura guère eu le temps d’enregistrer des tonnes de pépites. Juste assez cela dit pour graver son nom au sommet du panthéon du genre. Quelle voix ! Quelle énergie ! Quelle palette de sensations ! Un coffret de 115 titres enfin disponible en Hi-Res et que chaque discothèque idéale digne de ce nom doit posséder. © MD/Qobuz
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R&B - Paru le 1 janvier 1977 | UNI - MOTOWN

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Après s’être bâti une forte réputation à l’aide de titres énergiques riches en funk et en soul fortement inspirés par la Motown, les Commodores entament un léger virage en 1977 avec ce cinquième album éponyme qui les voit prendrer une direction pop avec des chansons plus légères mettant grandement en valeur les voix de Lionel Richie et de Walter Orange. Brick House contient tout ce que le funk peut offrir de meilleur et la ballade Easy retentit comme les prémices de la carrière solo de Lionel Richie. L’album de la consécration pour les Commodores. © LG/Qobuz
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Funk - Paru le 2 juin 2014 | Rhino Atlantic

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Les Ohio Players évidemment mais aussi Slave, Lakeside, Sun, Heatwave, Roger Troutman de Zapp : à Dayton dans l’Ohio, on connait le funk sur le bout des ongles. La preuve avec les cultissimes Faze-O dont l’éphémère carrière ne doit pas pour autant expédier aux oubliettes le premier album, Riding High publié en 1978 sur She Records. Des petits protégés de Clarence Satchell des Ohio Players… Riding High est un vrai sommet de l’idiome funk avec basse maousse, cuivres ardents, guitare wah wah jouissive et groove implacable. Le claviériste Keith "Chop Chop" Harrison, le guitariste Ralph "Love" Aikens, le bassiste Tyrone "Flye" Crum, le batteur Roger "Dodger" Parker et le percussionniste Robert "Bip" Neal, Jr. livrent ici un funk encore totalement gorgé de soul music et pas encore noyé dans la mélasse disco. La sensuelle chanson d’ouverture qui donne son titre à l’album est un vrai sommet smooth qui sera joliment samplé par EPMD en 1989 sur leur single Please Listen To My Demo. C’est d’ailleurs dans les ballades que Faze-O impose sa vraie classe, à l’image de You And I, slow imparable. Un opus 100% funk à déguster en peignoir de soie, chaine en or autour du cou, coupe de champ’ à la main et boule à facettes au-dessus de la tête… © MZ/Qobuz
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R&B - Paru le 1 janvier 1997 | Universal Records

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Dès son premier album, Erykah Badu accumule les comparaisons flatteuses : Lauryn Hill texane, Billie Holiday nu soul, Diana Ross sous tranquillisants ou Gil Scott-Heron féminin, l’affaire est sérieuse sous ses airs désinvoltes et langoureux. Cette soul d’inspiration jazz – smooth de préférence – avance sur des rythmes à peine hip-hop qui épousent les contours d’une voix magnifique. Treize ans plus tôt, Sade livra une sensualité similaire, que Badu rend plus captivante dans la forme. Chuchoté d’un bout à l’autre, Baduizm est le vent de fraicheur que la soul attendait à la fin des 90’s. © MZ/Qobuz
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R&B - Paru le 1 janvier 1995 | Geffen* Records

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En 1992, Mary J. Blige devenait la diva du ghetto avec son premier album What's the 411?, produit par Puff Daddy. Première place dans les charts R&B et hip-hop et triple disque de platine : carton plein ! Un titre comme celui-ci, ça ne se lâche pas. Une fois devenu diva, on le reste ! Quoi de mieux qu’un second opus pour le prouver ? My Life est certainement la sortie la plus brillante et convaincante de cette femme du Bronx. Avec Sean Combs (Puff Daddy) et Chucky Thompson à la production, pas d’inquiétude. Ça touche. Les deux hommes épaulent Blige dans la composition des titres mais mettent aussi la chanteuse en lumière. My Life est une fusion accomplie des valeurs hip-hop et R&B. Assez morne et douloureux, exposant les peines de cœur, les moments de up and down, la solitude, le mensonge et la séparation, Mary J. Blige parvient cependant à créer une harmonie rayonnante. Aidée par une voix chaude et puissante, elle cache également d’autres armes redoutables. Le groove. Un esprit gorgé de ces sons souful. Les onomatopées : sa langue maternelle. Puis le choix judicieux de ses samples. Barry White pour You Bring Me Joy, Curtis Mayfield, Marvin Gaye, Isaac Hayes ou encore Al Green (No One Else)… Un débordement de soul, de gospel et de R&B qui donne de l’ampleur à ce patchwork d’émotions. © Clara Bismuth/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | UNI - MOTOWN

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R&B - Paru le 1 janvier 2002 | Motown (Capitol)

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Plus de trente ans après, la pochette de Street Songs fait sourire : Rick le macho, emballé dans une combinaison de cuire noire, chaussé de santiags vernies rouges fluo piquées au chat botté, s’appuie contre le réverbère d’une rue sombre de New York, sa basse Rickenbacker blanche en bandoulière… Un sommet kitch de l’exubérance en plastique des 80’s. Mais surtout, la version 81 des tables de la loi funk de Sly Stone, George Clinton et Jaaaaames Brown. La rythmique louche vers des sonorités new wave, les guitares abordent les rives du metal, Street Songs est l’anti Celebration de Kool & The Gang ou du Fantasy d’Earth, Wind & Fire. New funk, naked funk, punk funk, toutes les étiquettes y passent. Pour Motown, Street Songs est surtout un don (financier) du ciel. Ayant atteint le sommet, le funkster Rick James peut commencer sa descente aux enfers qui se terminera le 6 août 2004, à son domicile de Los Angeles, où il est retrouvé mort, emporté par une overdose... © MZ/Qobuz
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R&B - Paru le 1 janvier 1981 | Motown

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Plus de trente ans après, la pochette de Street Songs fait sourire : Rick le macho, emballé dans une combinaison de cuire noire, chaussé de santiags vernies rouges fluo piquées au chat botté, s’appuie contre le réverbère d’une rue sombre de New York, sa basse Rickenbacker blanche en bandoulière… Un sommet kitch de l’exubérance en plastique des 80’s. Mais surtout, la version 81 des tables de la loi funk de Sly Stone, George Clinton et Jaaaaames Brown. La rythmique louche vers des sonorités new wave, les guitares abordent les rives du metal, Street Songs est l’anti Celebration de Kool & The Gang ou du Fantasy d’Earth, Wind & Fire. New funk, naked funk, punk funk, toutes les étiquettes y passent. Pour Motown, Street Songs est surtout un don (financier) du ciel. Ayant atteint le sommet, le funkster Rick James peut commencer sa descente aux enfers qui se terminera le 6 août 2004, à son domicile de Los Angeles, où il est retrouvé mort, emporté par une overdose... Cette Deluxe Edition propose un second disque comprenant un live pétaradant, enregistré en 1981 en Californie à Long Beach. © MZ/Qobuz
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Soul/Funk/R&B - Paru le 12 septembre 2014 | Buddah - Legacy

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Chaussez des platform boots, rentrez dans un jean pattes d’éph’, sortez la chemise satinée col pelle à tarte et enfilez une perruque coupe afro ! Pour le son, Thomas ‘Tommy’ Stewart et ses requins de studio s’occupent du reste. Sous ce nom de Spirit Of Atlanta se cache donc un vrai faux groupe emmené par ce compositeur, producteur, arrangeur et trompettiste qui travaillait à l’époque avec Gladys Knight & The Pips, Johnnie Taylor, Loletta Holloway et les Stylistics, et qui signe ici avec The Burning Of Atlanta la vraie-fausse B.O. d’un vrai-faux film de blaxploitation, entre Shaft et Superfly… Tout est là : la wah wah funky, les cuivres bouillants, les chœurs surpuissants et les mélodies gorgées de soul. Une pépite de 1973 à écouter sous une boule à facettes de préférence. © CM/Qobuz
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Soul/Funk/R&B - Paru le 12 septembre 2014 | Epic

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Culte et ressuscité ! Ce premier album éponyme impose le charisme de Nona Hendryx, blouson de cuir sur les épaules, couteau affuté en main et moue rageuse. Mais en cette année 1977, sa maison de disque ne sait guère dans quelle case faire entrer celle qui alterne entre rock’n’roll quasi hard, funk furieux et soul agitée ! Aussi, cette cousine de Jimi Hendrix et tiers du trio Labelle ne réussira jamais à percer en solo malgré tous les points forts de ce disque à redécouvrir d’urgence si l'on aime les tigresses comme Betty Davis ou Chaka Khan. © CM/Qobuz
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Funk - Paru le 12 septembre 2014 | Epic - Legacy

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En 1970, face au succès grandissant et à la demande du public, Sly Stone répond par… le silence ! Un silence qui coïncide avec un déménagement de sa Family pour Los Angeles. Les fleurs, l’herbe et la paix font place à la coke, aux flingues et à un esprit caillera d’avant l’heure… Adieu sourires et paillettes ! Bonjour stress et décente aux enfers ! Et bienvenue dans les limbes de There’s A Riot Going On ! Le funk, comme tout l’entertainment de l’époque, ne pouvait évoluer sans la consommation de plus en plus massive de drogues en tous genres. Un chef d’œuvre comme There’s A Riot Going On est l’exemple parfait de l’accouchement dans la douleur... Au printemps 70, Sly Stone jette donc l’encre dans une immense maison de Coldwater Canyon à L.A. et trouve des bureaux à sa Stone Flower Production sur Vine Street. Pour la modique somme de 12.000 dollars par mois, il loue à John Phillips des Mama’s & The Papa’s une immense villa au 783 Bel Air Road. Coke à gogo, concerts annulés à la pelle (26 sur 80 en 1970 et 12 sur 40 en 1971), sa maison de disque, Epic, s’impatiente et attend les improbables bandes d’un nouveau disque. Les fans auront passé 1970 avec un simple Greatest Hits à se mettre sous la dent. Pendant ce temps, Sly le prophète s’enlise. Les rumeurs de voix cassée s’amplifie. Il passerait même ses journées enfermé dans sa nouvelle villa à jouer seul d’interminables lignes de basse. Larry Graham est de plus en plus sur la sellette, lui qui n’a d’ailleurs pas fait le voyage pour Bel Air, préférant rester à Oakland, la banlieue de Sans Francisco. Et puis Sly sombre dans le catalogue des mauvais plans du junk de base, slalomant entre les cadavres de centaines bouteilles d’alcool jonchant le sol de son bunker de Bel Air Road. Un soir, déterminé à toucher les loyers impayés, Phillips débarque avec une escadrille de chicanos armée jusqu’aux dents et une horde de chiens aux crocs luisants ! Dans sa parano grandissante, Sly ne se sépare désormais plus d’un personnage glauque, un certain Hamp « Bubba » Banks, ex-taulard adoubé garde du corps… There’s A Riot Going On est enregistré sur une console 16 pistes installée au premier étage de la maison. Les musiciens défilent. Les groupies (sélectionnées par Bubba) aussi. Sly s’isole. La Family n’a plus de Family que le nom. Leur leader commence d’abord par éloigner Larry, son bassiste cinq étoile, charmeur à la voix de baryton. Celui-ci jouera d’ailleurs toutes ses parties de Riot en overdub sans être présent avec le reste du groupe à Bel Air. Pire, Sly efface des bandes certaines parties de Larry, et joue lui-même la basse comme sur You Caught Me Smilin’. Le batteur Greg Errico subit le même sort : c’est Sly en personne qui contrôle la boite à rythmes Rhythm King de Family Affair. Bref, Errico est le premier à quitter le navire... La folie de Riot est en fait la B.O. d’un Sly qui doute. Un Sly apparemment très minimaliste, baignant dans les overdubs. Avec l’enregistrement de Thank You For Talking To Me Africa, Sly, incapable de chanter, ralentit la bande et s’enregistre marmonnant d’incompréhensibles charabias. Retranché dans son bunker, il accueille entre autres Bobby Womack, témoin de l’apocalypse : une Family blindée à la coke, des filles chargées elles-aussi et prêtes à servir d’amuse-bouche à un Sly Stone en orbite... Comme tous les grands albums maudits, Riot accumule les anecdotes, vraies ou fausses. Des piles et des piles de boites de bandes perdues ou volées, la visite prophétique d’un certain Miles Davis s’amusant aux claviers mais jamais crédité, la villa de Bel Air n’a pas fini de livrer tous ses secrets. La crème de la crème des stars black auraient elles-aussi fait escale au 783 Bel Air Road (Ike Turner, les comiques Richard Pryor et Redd Foxx, etc.). Quelques infos tout de même certifiées : Billy Preston au Fender Rhodes, des boites à rythmes naissantes, Rose et Bobby Womack (qui enregistrera là son génial album solo « Communication »), peu de cuivres et peu de Larry Graham, des guitares martiennes de Freddie et Sly. Mais Epic, voyant sa star partir en vrille, lui coupe les vivres ! La légende veut qu’à l’annonce de la nouvelle, Sly aurait débarqué en pyjama de soie rouge dans un palace de Beverly Hills pour prier Clive Davis, grand timonier d’Epic et de CBS/Columbia, de sortir son chéquier au plus vite… L’entourage de Sly n’en peut plus. Au management, Ken Roberts prend la suite d’un David Kapralik lessivé, et booke le groupe pour trois soirs de septembre 1971 au Madison Square Garden de New York. Un mois plus tard, la bombe There’s A Riot Going On éclate enfin à la face du monde : sombre, drogué, désespéré, le disque impressionne la galerie. Pour le critique Dave Marsh, il s’agit du Festin Nu de Burroughs façon Sly Stone ! Le funk clintonien affublé d’un nez de clown est à des années lumières de la ténébreuse vision proposée ici par Sly. Imaginer qu’un tel ovni aussi paranoïaque a pu naître d’une aventure aussi sombre et décousue est l’un des mystères non résolus de l’histoire du funk. Car c’est bien de funk dont il s’agit ici. De ce funk sale et enfumé, libre comme l’air, indompté comme l’électricité et vénéneux comme l’héro qui tapisse les ghettos américains. Il est amusant de constater qu’à l’autre bout du monde, sur la Côte d’Azur, précisément durant ce même été 71, un autre chef d’œuvre confectionné lui-aussi sous la forte emprise de stupéfiants sortira de l’esprit dérangé du tandem Jagger/Richards : Exile On Main Street. © Le Funk, de James Brown à Prince (Marc Zisman – Librio – Flammarion – 2003)