Les albums

1973 albums triés par Date : du plus récent au moins récent et filtrés par Musique vocale sacrée
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Musique vocale sacrée - Paru le 2 novembre 2018 | Herald

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Musique vocale sacrée - Paru le 2 novembre 2018 | Herald

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Cantates sacrées - Paru le 21 septembre 2018 | Phi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Deux des trois cantates de Bach ici présentées par Philippe Herreweghe et son Collegium Musicum datent, certes, de la première période du pas-encore-Cantor ; certes, elles suivent le modèle luthérien d’assez près, et le langage en est délibérément un peu archaïque. Mais quelle maturité d’architecture, de conception, d’harmonie et de conduite thématique, dans le strict cahier des charges contrapuntiques que l’on imagine ! Ce n’est pas pour rien que Christ lag in Todesbanden, BWV 4 est l’une des plus célèbres cantates de nos jours. L’aria Jesus Christus, Gottes Sohn met en scène le ténor dans une extravagante peinture sonore dans laquelle le mot « nichts » (« rien ») est figuré par… rien : le discours s’arrête en plein milieu de mesure, comme si l’on avait coupé la sono. Que nenni. Bach décrit le « rien » de la manière la plus saisissante qui se puisse imaginer. Autant d’imagination dans les autres cantates, bourrées d’arias mémorables, de récitatifs ébouriffants qui n’ont rien d’ennuyeux, et de chorals de toute beauté. Décidément, les cantates de Bach sont une des plus inépuisables sources de splendeurs chez Bach, que l’on a tort de ne pas mieux connaître. © SM/Qobuz
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Chœurs sacrés - Paru le 21 septembre 2018 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Excellente idée que voilà : présenter des œuvres chorales sacrées du XXe siècle français, précédées des antiennes ou répons grégoriens qui leur ont servi de base, de près ou de loin. Duruflé et Poulenc, tous deux profondément impliqués dans la vie et/ou la musique religieuse à divers titres, ont confié quelques-unes de leurs pièces les plus émouvantes au chœur a capella ; on entendra donc les Quatre motets sur des thèmes grégoriens (1960) de Duruflé, un ouvrage qui ne peut que faire regretter que le compositeur nous ait légué si peu d’œuvres. Ce sont ensuite les Quatre motets pour un temps de pénitence de Poulenc (1939), datant du début de sa veine religieuse et sacrée – après les Litanies de la vierge noire et la Messe, un retour au « sérieux » pour ce compositeur longtemps plongé dans les orgies (sonores, s’entend) de la frénésie de l’entre-deux-guerres et qui, comme tout un chacun, sentait sans doute les noirs et bruns nuages s’amonceler sur l’Europe. L’alternance entre grégorien et XXe siècle français offre à chaque fois une sorte de « remise à zéro » de l’oreille, tout à fait bienvenue. L’album se referme avec Messiaen, en l’occurrence O sacrul convivium de 1937, une des trop rares œuvres chorales a capella du compositeur qui, après 1950, ne recourut plus jamais au format de chœur sans accompagnement. Dommage… L’ensemble estonien Vox Clamantis, formé initialement au chant grégorien, évolue désormais dans toutes les sphères chorales, avec une excellence qui se confirme d’album en album. © SM/Qobuz
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Musique vocale sacrée - Paru le 10 septembre 2018 | Channel Classics Records

Hi-Res Livret
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Musique vocale sacrée - Paru le 10 septembre 2018 | Channel Classics Records

Hi-Res Livret
« [...] c'est par la qualité et l'investissement de chaque musicien — les deux violonistes, d'une invention folle dans la moindre ritournelle, le continuo, les cinq chanteurs — que l'équipe de Jos Van Veldhoven tape dans le mille. C'est-à-dire au cœur des élans tendres du cantique des cantiques et des visions sanglantes du Christ que Buxtehude superpose, une heure durant, dans sept cantates : cycle du piétisme triomphant. » (Diapason / Gaëtan Naulleau)
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Musique vocale sacrée - Paru le 10 septembre 2018 | Channel Classics Records

Hi-Res Livret Distinctions Hi-Res Audio
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Oratorios sacrés - Paru le 31 août 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Les parallèles ne manquent pas entre Caldara et Vivaldi : tous deux Vénitiens, tous deux à la tête d’un impressionnant répertoire de plusieurs centaines d’œuvres en tout genre, tous deux morts à Vienne (dans la même rue et dans la même déchéance !), même si Caldara a composé plus d’opéras et d’oratorios que le Prêtre roux. Voici précisément l’un de ses trente-deux oratorios connus, Maddalena ai piedi di Cristo écrit à Venise vers 1698 ; il s’agit d’un « oratorio volgare », c’est-à-dire récité en italien et non plus en latin. Conçu à l’origine pour inciter aux exercices spirituels, l’oratorio prit la place de l’opéra profane durant les périodes de fermeture des salles de spectacle, en particulier de novembre à Carême. Il en a revêtu les habits, et utilise nombre de ses artifices : nefs et autels (re)décorés, machineries, costumes. En réalité, c’est tout simplement un opéra avec argument sacré… Le texte et l’intrigue de Maddalena ai piedi di Cristo sont parfaitement adaptés à ces mois de pénitence. Il s’agit de rendre sensible la fracture morale torturant la pécheresse qui doit choisir entre l’amour profane et l’amour sacré, entre mener une vie de luxure ou bien devenir la fiancée du Christ. L’ensemble Le Banquet céleste, mené par Damien Guillon (qui chante également la partie d’alto de L’Amour céleste), se saisit de cette rareté avec ferveur et bonheur. © SM/Qobuz
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Cantates sacrées - Paru le 22 juin 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
La majorité des œuvres ici proposées par l’Ensemble Clematis et le contre-ténor Paulin Büntgen proviennent de la riche collection Düben, conservée à l’Université d’Uppsala. Ce Gustav Düben était, au XVIIe siècle, maître de chapelle de la cour de Suède ; il avait réuni ces partitions, essentiellement manuscrites, des compositions de nombreux auteurs allemands, français, italiens et baltes. C’est l’une des plus importantes sources du répertoire luthérien du XVIIe siècle, d’autant qu’elle contient de nombreuses partitions en unicum. Parmi les compositeurs présentés, certains furent disciples ou héritiers de Schütz, mais il faut rappeler que les compositeurs allemands de l’époque – en particulier Schein, Franz Tunder (qui fut le maître de Buxtehude) ou Johann Fischer – furent considérablement influencés par le baroque italien. On remarquera la présence de deux Bach sur cet album : Johann Michael (1648-1694) et Johann Christoph (1642-1703), des cousins au deuxième degré de Jean-Sébastien. Le Lamento de Johann Christoph Bach – que le cousin qualifiait de « compositeur profond » – est sans aucun doute l’une des compositions les plus célèbres du répertoire allemand sacré d’alors. Comme dans tout ce répertoire, le rôle des cordes reste primordial. Cet air sacré fait usage des nombreux effets descriptifs du texte, telle une « peinture en musique » : les termes les plus saillants (pleurer, soupirer, couler etc.) sont soulignés par des effets vocaux ou instrumentaux analogues. Ce Lamento est sans nul doute le modèle parfait de la forme de l’aria à da capo dont Johann Sebastian Bach ferait grand usage dans ses œuvres sacrées. À ce programme de musique vocale sont jointes quelques pièces instrumentales dont la fonction peut être assimilée à la musique d’église. © SM/Qobuz
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Musique vocale sacrée - Paru le 8 juin 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Preis der deutschen Schallplattenkritik
En 1668, Dietrich Buxtehude, alors âgé de trente et un ans, accéda au poste fort convoité d’organiste titulaire de l’église Sainte-Marie de Lübeck, alors une métropole hanséatique de considérable importance ; l’organiste occupait une position sociale des plus enviables. Il y fit bientôt sensation par les concerts d’église qu’il organisait en dehors du cadre des services religieux et qui avaient lieu chaque année, en fin d’après-midi, lors des cinq dimanches précédant Noël. Au cours de ces « Abendmusiken » (musiques vespérales), ainsi qu’on les appelait, étaient parfois interprétées de grandes œuvres relevant du genre de l’oratorio, mais on y jouait plus souvent un mélange de pièces instrumentales, d’airs d’église, d’arrangements de psaumes et d’œuvres apparentées à des cantates. Dès les années 1700, ces séries de concerts étaient devenues un événement culturel majeur de la ville. Déchargé du soin routinier de la musique religieuse dont s’occupait le Cantor de l’église Sainte-Marie – comme il était alors souvent habituel en Allemagne du Nord –, Buxtehude ne composa ses œuvres vocales que de sa propre initiative et parvint ainsi à leur donner un niveau de qualité sensiblement plus élevé que le Cantor, par exemple, obligé de composer des œuvres à la chaîne, d’un dimanche à l’autre. Les cantates enregistrées ici témoignent des hautes ambitions artistiques de ces œuvres vocales : elles s’éloignent souvent des conventions stylistiques et génériques de leur temps et répondent aux tâches qu’imposent les textes par des solutions musicales hardies, aventureuses et tout à fait splendides. Les sonates de Buxtehude qui complètent le programme vocal de ce disque se caractérisent elles aussi par leur caractère expérimental nettement marqué. L’Ensemble Masques d’Olivier Fortin – flûte à bec, cordes, orgue positif – et Vox Luminis de Lionel Meunier rassemblent leurs forces pour nous offrir ces beautés du tournant du XVIIIe siècle nord-allemand, des beautés telles que le jeune Bach n’hésita pas, en 1705, à faire le voyage à pied d’Arnstadt – 100 lieues par trajet – pour venir écouter Buxtehude, son jeu d’orgue et sans doute ses célèbres Abendmusiken. © SM/Qobuz
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 25 mai 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Editor's Choice
Au XVIIe siècle, les églises romaines rivalisaient de faste pour les célébrations de leurs saints patrons. En ces occasions, on donnait trois services extraordinaires où il était d’usage de réunir de nombreux musiciens, chanteurs et instrumentistes, venant se joindre aux musiciens ordinaires, pour de somptueux offices souvent exécutés par plusieurs chœurs vocaux et instrumentaux. Une description d’époque en donne une idée : dix chœurs et ensembles se répondent, deux dans les tribunes fixes, et huit autres répartis symétriquement le long de la nef sur des praticables construits pour l’occasion. Chaque tribune supplémentaire était pourvue d’un orgue positif, tandis que divers instruments venaient ajouter au faste sonore. Pour que tous ces musiciens jouent bien ensemble malgré la distance, on faisait appel à des « capi di coro », des « batteurs de mesure » dont les gestes étaient synchronisés. Orazio Benevolo (1605-1672) fut l’un des plus remarquables créateurs de ces extravagants monuments polychoraux. Benevolo fut enfant de chœur à l’église Saint-Louis-des-Français de Rome, avant d’en gravir les échelons hiérarchiques jusqu’à la charge de Maestro di Cappella en 1638. Le compositeur nous a laissé une œuvre abondante, ne comprenant pas moins de trente-quatre motets pour divers effectifs, dont Regna terrae conçu pour douze parties de soprano réparties en six chœurs de deux voix, chacune pourvue de sa propre basse continue. On lui doit également douze versions du Magnificat, de huit à vingt-quatre voix, dont une à seize voix, en quadruple chœur, ici proposée. Hervé Niquet et son Concert spirituel ont investi l’ample acoustique de l’église Notre-Dame-du-Liban à Paris, parfaitement architecturée pour accueillir les mises en espace des nombreux chœurs et ensembles disposés de toutes parts de l’édifice, pour créer la sensation d’enveloppe et de plénitude spatiale désirée par le compositeur. © SM/Qobuz « [...] Au grand spectacle d'une Missa Azzolina, qu'il exhumait en 1996 pour Naxos, Hervé Niquet ajoute cette Missa Si Deus pro nobis [...]. Il y a de l'ivresse dans cette musique née de la Contre-Réforme, de la surabondance, parfois du grandiloquent (l'Amen extravagant du Credo). Elle est tellement "trop" qu'elle en devient souvent poignante, comme ce triptyque du Kyrie passant de l'intime à une progression monumentale dont Wagner aurait pu se féliciter. [...] Au disque, une telle musique risque d'épuiser, une fois passé la surprise de l'effet "pièce montée". Problème résolu en insérant des pauses de plain-chant ou des pages instrumentales, pour mieux reprendre ensuite l'escalade.» (Diapason, juillet/août 2018 / Maximilien Hondermarck)
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Cantates sacrées - Paru le 25 mai 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Les « cantates en dialogue » de Bach mettent généralement en scène le personnage de Jésus dialoguant avec l’âme de l’humain, tourmentée puis finalement rassérénée. Les trois cantates choisies par l’Akademie für Alte Musik de Berlin, qui rassemble depuis 1982 (et depuis plus d’un million de disques vendus !) des musiciens de divers orchestres de la ville – initialement ceux de la zone sous dictature soviétique, puis de tous les orchestres depuis la chute du Mur –, appartiennent à ce genre ; toutes datent de la grande époque lipsienne, en l’occurrence le troisième cycle composé par Bach pour Leipzig en 1726. On ne s’étonnera guère, considérant l’argument de ces cantates, que les premières arias soient d’essence éperdue, déchirantes ; et qu’au fur et à mesure de l’évolution, on s’oriente vers toujours plus d’apaisement et de joie. C’est dans les premiers moments que l’on découvre le Bach le plus intense, douloureux, chromatique, terriblement moderne aussi dans sa vision à la fois romantique, profondément lyrique et pourtant rigoureuse du discours musical. La plus superbement originale est sans doute la Cantate BWV 49, qui commence avec une Sinfonia avec orgue obligé – dans laquelle l’auditeur reconnaîtra le dernier mouvement du Concerto pour clavier en mi majeur, que Bach recycla une dizaine d’années plus tard –, et se poursuit avec une aria dans laquelle figure encore l’orgue solo, puis une seconde aria avec violoncelle et hautbois, tous deux solistes s’enveloppant autour de la joyeuse voix de soprano ; pour s’achever sur un magnifique choral avec aria – l’aria étant confiée à la basse enrubannée de l’orgue solo, tandis que la soprano énonce, du haut des cieux, le thème du choral : un effet d’une modernité ébouriffante. © SM/Qobuz
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Musique vocale sacrée - Paru le 18 mai 2018 | DUX

Livret Distinctions 5 de Diapason
On pourrait se dire : encore un n-ième enregistrement des Vêpres de Rachmaninov. Si dans l’absolu, la chose est vraie, on dispose ici d’une lecture fort différente de ce qui se fait d’habitude – l’habitude en question étant de noyer le discours dans une intense réverbération, naturelle ou artificielle, et d’enregistrer un peu de loin, pour faire « église ». Point de ça ici : le chœur – exemplaire, superbe – de l’Opéra et de la Philharmonie de Podlachie en Pologne, une institution basée à Białystok, est ici enregistré d’assez près, presque dans l’intimité, sans réverbération rajoutée et dans un lieu à l’acoustique confortable, en l’occurrence le Centre artistique européen de Białystok. De la sorte, l’auditeur entend chaque mot, et surtout perçoit chaque ligne contrapuntique – et Rachmaninov s’en est donné à cœur joie, allant jusqu’à onze voix réelles dans les passages harmoniquement les plus intenses. Gageons que pour nombre d’entre nous, ce sera là une véritable redécouverte de cet immense chef-d’œuvre de la musique sacrée slave. Notons également que les solistes sont de première qualité, et que les basses profondes exigées par moment dans le chœur sont de vraies basses profondes, pas de malheureux barytons-basses à la limite de l’asphyxie. Chapeau. © SM/Qobuz
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Musique vocale sacrée - Paru le 11 mai 2018 | Signum Records

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Editor's Choice
Fasciné par le culte marial dont il se plait à souligner les contradictions, Paul McCreesh propose un itinéraire purement choral, délaissant pour ce nouvel enregistrement les sortilèges des instruments et de l’orchestre. À la fois vierge et mère, symbole de chasteté et de fertilité, la figure de Marie recèle en fait un fort potentiel érotique qui n’a pas échappé à Paul McCreesh, lequel a conçu cet album en choisissant des compositeurs anglais de la Renaissance à nos jours, sans qu’une disparité de style se fasse réellement sentir, prouvant par là la force et la continuité de la musique chorale britannique. Le grand mouvement anglais de redécouverte de la polyphonie aux XXe et XXIe siècles ne se contente pas d’explorer la musique de la Renaissance, mais aussi de redécouvrir, en les réutilisant de dans de nouvelles compositions, les beaux textes médiévaux mis en musique sans modification au cours des siècles. En retournant aux sources de la musique occidentale, Paul McCreesh se demande si la soudaine popularité de la musique sacrée ne provient pas d’un désir subliminal de recréer un monde où presque tout le monde croyait au divin. Luttant contre une certaine approche éthérée et angélique de la musique sacrée chorale, MacCreesh compare la grande polyphonie à l’architecture d’une vaste cathédrale en avouant vouloir en faire ressortir le côté viscéral, tout au moins dans certaines pièces. On notera dans cet album le premier enregistrement mondial d’une nouvelle œuvre commandée par Paul McCreesh et le Gabriel Consort au jeune compositeur britannique Matthew Martin. A Rose Magnificat (qui donne d’ailleurs son nom à tout l’album) est écrit pour double chœur et propose des interpolations avec un texte médiéval. Le compositeur a composé sa pièce de manière « quasi stravinskienne » comme il l’avoue lui-même, tout en recherchant des saveurs orientales ou byzantines. © François Hudry/Qobuz
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Oratorios sacrés - Paru le 27 avril 2018 | deutsche harmonia mundi

Livret
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Cantates sacrées - Paru le 20 avril 2018 | Audax

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Poursuivant leurs recherches dans le vaste domaine de la cantate allemande du premier baroque, Johannes Pramsohler et les musiciens de son excellent Ensemble Diderot s’investissent ici dans l’austère et étrange musique de Biber, mais aussi celle, moins connue, de Johann Christoph Bach, grand oncle de Johann Sebastian et de musiciens comme Pachelbel, Bruhns ou Eberlin. Johannes Pramsohler donne une flamme particulière et une sensualité mystique (croix et délices ne sont jamais éloignés) à ce nouvel album en dirigeant de son violon d’où s’élèvent des volutes célestes d’une intense expression. Distribution de chanteurs internationaux qui délaissent tous l’opéra pour se lancer avec une aisance confondante dans un répertoire totalement opposé. Artisans de cette réussite, la voix souple et aérienne de la mezzo canadienne Andrea Hill, le timbre si propre à l’expression doloriste du ténor espagnol Jorge Navarro Colorado et la couleur noire de la basse argentine Nahuel di Pierro qui sonde les profondeurs d’une musique portée par l’expression d’une grande piété. © François Hudry/Qobuz
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Musique vocale sacrée - Paru le 20 avril 2018 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
À en croire les archives de l’Inquisition – qui s’y connaissait en réjouissances –, la musique occupait une place bien trop considérable dans nombre de couvents au début de la Renaissance. Certes, le plain-chant faisait partie de la liturgie de tous les jours, mais il semble que les religieuses outrepassaient ces attributions et s’intéressaient à jouer toutes sortes de musiques contemporaines. On ne s’en étonnera guère, sachant que ces filles de bonne famille possédaient une fort large culture d’une part, et que leurs devoirs religieux ne leur prenaient pas tellement de temps, leur laissant loisir de s’adonner à bien d’autres activités moins sacrées. Ces concerts se donnaient dans le cadre des églises des couvents, mais attiraient un public considérable. Une limite à leurs possibilités musicales : l’absence de voix d’hommes, bien sûr, de sorte que les religieuses n’avaient d’autre choix que de donner les parties de ténor et de basse aux instruments plus graves – quelles devaient jouer elles-mêmes, parmi lesquels bassons et trombones. Le présent album fait entendra les mouvements composant la messe ordinaire, puisés pour la plupart chez Tomás Luis de Victoria (1548-1611). Toutefois, il n’a pas été tenté ici de reproduire une messe donnée, la documentation de l’époque n’étant pas assez précise : c’est donc une messe « imaginaire » de la Renaissance espagnole que voilà, avec les répons et plains-chants venant s’intercaler dans des mouvements de riche polyphonie. Naturellement, on n’y entend que des voix de femmes, ainsi que quelques morceaux purement instrumentaux. L’album se referme sur un Adorámoste Señor de Francisco de la Torre (1483-1507), presque un siècle encore plus ancien que les pièces de Victoria – de la Torre dont la Capella a pris le nom. © SM/Qobuz « [...] la réalisation musicale s’avère remarquable : l’association des voix aux instruments à vent ainsi qu’à l’orgue confère une profondeur incomparable à l’édifice polyphonique. Et la variété des timbres est un gage de lisibilité quand un contrepoint dense se déploie à six parties. L’intelligence des choix d’instrumentation – confiant certaines sections à une voix seule accompagnée par l’orgue, d’autres uniquement aux instruments, au tutti, ou bien à différentes configurations vocales et instrumentales – apporte une grande richesse dynamique et expressive à la polyphonie. [...] » (Diapason, novembre 20181 / Guillaume Bunel)
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Musique vocale sacrée - Paru le 30 mars 2018 | Ligia

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Musique vocale sacrée - Paru le 30 mars 2018 | Mirare

Hi-Res Livret
Il nous reste aujourd’hui trois Leçons de ténèbres de François Couperin sur les neuf qu’il aurait vraisemblablement écrites. Composées pour les « Dames religieuses » qui appartenaient à l’ordre des clarisses de l’abbaye de Longchamp, près de Paris, qui fut entièrement détruite lors de la Révolution française, ces Leçons représentent le sommet du piétisme baroque de la fin du règne de Louis XIV, encore tout imprégné du jansénisme du siècle précédent. L’abbaye étant ouverte au public, on prit l’habitude de donner les Leçons de ténèbres non pas la nuit, mais l’après-midi des mercredi, jeudi et vendredi. C’était un évènement mondain que venaient suivre les Parisiens. Très populaires dans la seconde moitié du XVIIe siècle, les "leçons de ténèbres" devinrent un genre prisé par de nombreux compositeurs, dont Marc-Antoine Charpentier qui en composa au moins une trentaine dont peu nous sont parvenues. Si François Couperin reprend ce genre un peu archaïque au début du XVIIIe siècle, il a su leur insuffler une forme nouvelle en mélangeant l’austérité de mise à une expression de la douleur très italianisante qui donnent à ses pièces une troublante sensualité. La Troisième Leçon, à deux voix, est particulièrement ornée de vocalises riches en affects. Grâce au génie de François Couperin, cette expression exacerbée de la douleur n’est jamais très loin de l’opéra dont les représentations étaient interdites en temps de Carême. On pouvait ainsi suivre le délicieux spectacle des passions humaines les plus fiévreuses et les plus subtiles sous couvert de religion. L’ensemble Les Ombres, co-dirigé par Margaux Blanchard et Sylvain Sartre, nous offre dans ce nouvel album les Leçons de ténèbres et des extraits de messes et motets de Couperin, dans une atmosphère de clair-obscur qui mêle habilement l’esprit de rigueur français à la douce théâtralité italienne. © François Hudry/Qobuz
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 23 mars 2018 | Pan Classics

Livret Distinctions 5 de Diapason
Absolument toutes les notes de cette stupéfiante messe de la Sainte-Vierge de Ghiselin Danckerts (1510-1567) est de la main du compositeur. La remarque n’est pas anodine, car à cette époque une bonne partie du répertoire grégorien faisait l’objet de mille improvisations, par définitions non notées. Or, Danckerts les a notées, avec un luxe de détails, de sorte que nous savons précisément ce que chantaient et improvisaient alors les chœurs et solistes sur les passages grégoriens de sa messe (l’introït, le l’alléluia…), une grande rareté donc, d’autant que le compositeur n’hésite pas à reproduire quelques singulières dissonances issues d’implacables logiques mélodiques. On lui connaît d’ailleurs quelques écrits dans lesquels il précise avec exactitude l’art et la manière de chanter les dièses et les bémols, de dérouler les mélismes, etc. Naturellement, les numéros polyphoniques eux-mêmes – Kyrie, Credo etc. – font eux aussi l’objet d’un extravagant foisonnement harmonique et mélodique. On a peine à croire que cette musique affiche bientôt un demi-millénaire d’âge. Danckerts fut admis comme chanteur à la chapelle papale en 1538 et ne la quitta qu’en 1565, pas exactement de son propre choix puisque selon sa lettre de licenciement, on l’accusait de n’avoir plus de voix, de s’adonner aux plaisirs des dames, d’être riche à craquer et d’être trop malade pour continuer. Bon, il ne fut pas entièrement abandonné par l’Eglise puisque, tout affreux pécheur qu’il était, il continua à toucher son salaire jusqu’à sa mort deux ans plus tard. Le magnifique ensemble Cantar Lontano a enregistré cette merveille dans l’envoûtante acoustique de deux églises baroques italiennes, à Pesaro et Castelbellino, ni trop sonores, ni trop sèches. © SM/Qobuz

Le genre

Musique vocale sacrée dans le magazine