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Dans chaque genre, les experts de Qobuz rassemblent tous les indispensables. Ces albums qui ont marqué l’histoire de la musique et constituent des dates majeures.

Avec la Discothèque Idéale, vous (re)découvrez des enregistrements mythiques, tout en construisant votre culture musicale.

Les albums

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Allemagne - Paru le 8 novembre 2019 | Polydor

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Flamenco - Paru le 25 novembre 2016 | Universal Music Spain S.L.

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Publié en 1996, Omega est non seulement un album primordial dans la discographie du cantaor Enrique Morente, mais il a aussi été décisif pour le flamenco contemporain. Au départ, il s’agissait pour le chanteur de Grenade d’adapter au flamenco quelques chansons de Leonard Cohen, à l’occasion des 60 ans du poète canadien. Cohen, qui a d’ailleurs adapté le poème Pequeño Vals Vienes en Take This Waltz, ici repris, attribuait sa vocation d’écrivain à Federico García Lorca. L’apprentissage de la guitare auprès d’un musicien flamenco égaré à Montréal fut décisif pour Leonard Cohen et l’influence de García Lorca fut déterminante pour l’évolution du flamenco. Morente a finalement décidé de mêler des œuvres des deux hommes. A côté de ses reprises d’Hallelujah (Aleluya), Priest (Sacerdotes) ou First We Take Manhattan (Manhattan), il a travaillé de nouvelles compositions basées sur des poèmes extraits du recueil Poeta en Nueva York, écrit par Lorca lors d’un exil new-yorkais, à la charnière des années 20 et 30 et publié de façon posthume.Pour célébrer le rapprochement des deux légendes éprises de flamenco, Morente n’a rien laissé au hasard et retrace sa vision de l’histoire de cet art. Avec Omega, titre de l’album et premier morceau du disque, Morente ouvre une nouvelle voie. La dernière lettre de l’alphabet grec peut précéder une nouvelle histoire. Pour cette adaptation du Poema para los Muertos, il invoque, via des samples, les esprits des grands pionniers que furent Antonio Chacón, Manuel Torre, Manolo Caracol, Manuel Vallejo ou La Niña de los Peines. Une fois l’hommage rendu, Morente va de l’avant, entraînant avec lui sa famille, sa fille Estrella, sa femme Aurora et les frères de cette dernière, le guitariste Montoyita et le chanteur Antonio, membres de la dynastie flamenca madrilène Carbonell. On retrouve aussi Tomatito, le dernier guitariste de son ancien confrère, ami et rival, Camaron de la Isla. Aux figures du passé récent, s’ajoutent des musiciens plus contemporains : les guitaristes et compositeurs Vicente Amigo, Juan Antonio Salazar ou Isidro Muñoz et surtout le groupe, Lagartija Nick, dont le rock abrasif apporte l’ambiance générale à ce disque et aux concerts qui suivront. Aux morceaux purement flamencos, alternent des créations lors desquelles l’art andalou est assailli par des déluges de guitares, des voix fantomatiques et des martellements rythmiques appuyés. La douceur répond à la violence, le folklore est terrassé, l’art libre s’exprime. Les puristes du flamenco s’offusquent, dénigrent et sortent bruyamment des salles où le projet est présenté, mais les progressistes acclament le manifeste.Vingt ans après sort une édition augmentée d’un disque d’inédits et de prises alternatives. II y a deux adaptations de Cohen, inconnus du public : Oye, Esta No Es Manera De Decir Adiós (Hey That’s No Way To Say Goodbye), Un Cantaor Debe Morir (A Singer Must Die) et aussi un enregistrement d’une rencontre publique entre Enrique Morente et le groupe bruitiste new-yorkais Sonic Youth en 2005. Cet anniversaire a aussi été l’occasion de la sortie d’un documentaire lié à la genèse de cette œuvre, devenue un jalon pour de jeunes créateurs espagnols désireux de mettre à jour les frontières de leurs racines, comme le chorégraphe Israel Galván ou les chanteurs Arcangel, Rocío Márquez ou Sílvia Pérez Cruz. © BM/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 18 mai 2015 | Soul Jazz Records

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Les années 70 furent, pour New York, des années de révolution permanente. Le punk rock, le disco, la musique minimaliste, le rap et la salsa s’y inventèrent en l’espace de quelques années, apportant les ingrédients de toutes les évolutions musicales de la fin du millénaire. Que ces mouvements soient le fruit de clashs entre plusieurs cultures est particulièrement vrai pour les musiques latines. Dominée par des ressortissants portoricains, la population latino new-yorkaise a pris ses quartiers à l’est d’Harlem, une zone rebaptisée El Barrio. C’est là que le terme de salsa a été inventé pour désigner l’ensemble des musiques hispanophones qui s’y sont perpétuées en se mélangeant et en incorporant l’influence des musiques afro-américaines telles qu’elles se sont définies à l’ouest de leurs parcelles. Nu Yorica ! présente les grands acteurs de cet âge d’or et surprend par la variété des expressions que l’on y retrouve. La clave des tambours sacrés bata mène souvent le tempo, parfois sans autre apport, comme sur le Amigos de Stone Alliance qui transite de Cuba à Rio. Les cuivres vont toujours bon train, quand ils n’ont pas le premier rôle, comme sur La Trompeta y la Flauta de Cachao. Le jazz n’est jamais très loin et le funk a inséminé les morceaux flamboyants de Ricardo Marrero, Cortijo Y Su Maquina Del Tiempo ou Joe Bataan. Enfin, l’inventivité contenue dans les longues suites avant-gardistes Un Dia Bonita d’Eddie Palmieri et Macho de Machito And His Orchestra, qui terminent chaque section de ce double programme, restituent bien le vent de liberté, chaud et fiévreux qui soufflait alors dans les rues de Spanish Harlem. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Afrique - Paru le 8 décembre 2014 | Analog Africa

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Durant les années 60, l’amour de l’Afrique pour la musique latine fut tel que le Congo, en particulier, créera un genre à part entière sur les bases de la rumba, pris entre un chant plutôt doux, des mélodies sinueuses et des guitares dansantes assez frénétiques. Vénéré chez lui à Kinshasa, l’Orchestre Vévé emmené par son charismatique leader Verckys ajoutera même à cette recette une guitare rythmique digne de celle qu’on peut alors entendre sur les disques de James Brown. Cette superbe compilation (comme l’excellent label allemand Analog Africa a l’habitude d’en concevoir) propose de redécouvrir la beauté de ce funk congolais unique moucheté d’afrobeat et de rumba presque psychédélique conçu entre 1969 et 1978. Chaud ! © MD/Qobuz
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Afrique - Paru le 21 juillet 2014 | Luaka Bop

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Cet album est une collection de pépites comme tous les diggers qui arpentent les marchés et les arrière-boutiques du continent africain, en quête de sons rares et excitants, rêvent de dénicher. Lorsque sort cette compilation en 2013, le musicien chanteur et producteur nigérian William Onyeabor a depuis longtemps tourné le dos à toute activité musicale pour se consacrer pleinement à ses convictions religieuses et refuse de commenter son passé d’entertainer. Grâce au travail des limiers du label Luaka Bop, le monde entier découvre et se passionne alors pour l’œuvre iconoclaste de cet adepte des claviers électroniques et des pistes de danse. Entre 1977 et 1985, William Onyeabor publie une série d’albums à usage local qui dessine une explosive et inédite hybridation sonore entre disco psychédélique, funk futuriste et musiques nigérianes (juju, afrobeat). Un peu comme si l’esprit de Fela Kuti dansait avec ceux de Sly Stone et de George Clinton. Les synthés analogiques crachotent des bleeps audacieux, les guitares raccordées à des pédales wah-wah étourdissent, alors que les boîtes à rythme respectent un pacte métronomique avec une basse sensuelle. Le chant caressant de William Onyeabor, escorté par un chœur flamboyant, survole l’ensemble, en commentant l’état du monde comme sur Why Go to War,  Atomic Bomb ou celui des amours pas encore entièrement spirituelles  Body and Soul, Let’s Fall in Love. Héros malgré lui des discothèques internationales du XXIe siècle, William Onyeabor ne prendra pas la peine de répondre à la question posée par le titre de cet album, avant de disparaître le 16 janvier 2017. ©Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 2 juin 2014 | world village

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Cet album irrésistible est l'une des pierres angulaires de la musique moderne arabo-andalouse. On s'y promène entre rumba algéroise et chaâbi, flamenco et tango, sans oublier les senteurs des marchés aux épices et les parfums de Méditerranée… Lili Boniche interprète comme nul autre ces chansons éternelles qui riment avec bonheur et restent étonnamment modernes. Il y autant de nostalgie que de passion, d’humour que de tendresse dans ce répertoire. © CM/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 26 mai 2014 | Soul Jazz Records

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Expert en rééditions de qualité, Soul Jazz Records se penche ici sur un genre souvent négligé, pour ne pas dire oublié : le calypso. Le label britannique a surtout l’intelligence d’en montrer la largeur stylistique en incluant logiquement la musique de sa terre natale (l’île de Trinidad) mais aussi celle d’autres îles des caraïbes (dont la Jamaïque et les Bahamas) sans oublier de pays plus lointains (l’Angleterre, Panama et les États-Unis). Une splendide sélection captée entre 1955 et 1969 soulignant le swing, le rythme insistant, les mélodies très expressives et les paroles souvent très drôles et d’un grand esprit. Mêlant influences des rythmes africains et des musiques européennes, le calypso sera même intégré par certains jazzmen comme Sonny Rollins. © CM/Qobuz
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Asie - Paru le 12 mai 2014 | Inedit - maison Des Cultures Du Monde

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C’est un enregistrement original que cet album d’ Iran : musique de l'époque Qajare paru sous le label Inedit, lui- même consacré aux musiques traditionnelles menacées ou méconnues. Dans ce disque, l’ensemble Delgosha redonne vie à l'âge d'or de l’art musical persan à travers deux suites de pièces vocales et instrumentales. Soutenu par la flûte ney, la vièle Kamancheh, les luths oud et tar ainsi que le tambour tombak, le compositeur et musicien Siamak Jahangiry revisite le patrimoine classique persan qui a vu naître outre la démocratisation de la culture, un art vocal féminin d’un exceptionnel raffinement sous le règne des Qajars au XIXème siècle. Pantea Alvandipour magnifie la poétique musicale de Qamar-ol-Moluk Vaziri, la reine de la musique persane du début du siècle, qui avec ses stupéfiantes fêlures vocales pleines de passion véhémente, modulée par une délicatesse tout en souplesse, glorifiait l’expression dramatique du chant. La virtuosité rarissime de la chanteuse est une belle occasion de découvrir cet art particulièrement insolite ! ©TDB/QOBUZ
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Bossa Nova & Brésil - Paru le 1 janvier 2014 | EMI Music Brasil Ltda

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Musiques du monde - Paru le 27 juin 2013 | Accords Croisés

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La ferveur mystique des soufis du Pakistan rencontre la fièvre païenne des chanteurs de flamenco andalou et le résultat est éblouissant. Cet ambitieux projet du producteur parisien d’origine iranienne Saïd Assadi, directeur du label Accords Croisés, voit le jour en 2002. Il met en présence le chanteur de qawwalî Faiz Ali Faiz et son groupe, constitué de deuxième, troisième voix et choristes, de joueurs de tabla et d’harmonium avec un trio de musiciens espagnols flamboyants : le gitan, héritier de Camaron de la Isla, Juan Rafael Cortés Santiago dit Duquende, le chanteur surdoué et payo (non gitan) Miguel Poveda ainsi que le guitariste catalan Chicuelo. Au long de ces onze morceaux, totalisant plus de deux heures vingt de musique, les traditions cohabitent le plus souvent en alternance, mais se rejoignent aussi au début, au milieu et à la fin de cette suite enivrante et puissante. Les amateurs de qawwalî comme ceux de flamenco ne seront pas déboussolés par cette réunion, inattendue, mais ô combien pertinente. © BM/Qobuz
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Afrique - Paru le 29 mars 2013 | Nonesuch

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Onze chansons pétaradantes qui subliment le blues. C’est un peu ce à quoi ressemble la rencontre entre le touareg prodige Bombino et Dan Auerbach des Black Keys. Intitulé Nomad, le dernier album du guitariste, auteur-compositeur et interprète touareg Omara Moctar alias Bombino, natif du Niger, a été conçu à Nashville, sous la houlette d’Auerbach dans son studio Easy Eye Sound. Une mise en lumière différente des précédents albums de l’idole de la jeunesse touarègue qui trouve ici une nouvelle source d’inspiration sans pour autant diluer l'essence et l’âme de sa musique.
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Afrique - Paru le 19 mars 2013 | Radio France

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Une anthologie de référence sur la musique centrafricaine des pygmés Aka. Plus qu'un document d'ethnologie, retraçant l'aspect rituel et fonctionnel de ces musiques aux textures polyrythmiques et polyphoniques inouïes , cette anthologie apporte surtout une preuve supplémentaire ( à ceux qui en douteraient encore), que cette musique soutient parfaitement une écoute défonctionnalisée et pour ainsi dire décontextualisée. Ou plutôt faudrait-il parler d'une écoute décentrée, et recontextualisée ; une musique ne peut faire autrement que de s'ancrer dans un contexte, ne serait-ce que celui de l'auditeur. À la différence du mythe d'un art individuel, longtemps véhiculé par le romantisme occidental et toujours largement en vigueur, les polyphonies Akas témoignent de la vivacité et de la splendeur d'un art anonyme et collectif s'inscrivant dans le patrimoine spirituel et culturel de l'humanité.© René Obe/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 4 mars 2013 | Knitting Factory Records

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Afrodisiac est, et cela peut sembler facile, mais c'est pourtant l'inéluctable vérité, l'album idéal pour faire l'amour. L'instrumentation est un modèle de tension et de fébrilité, toujours haletante et sur le point d'exploser en un épanchement d'extases, assaillie par le saxophone baryton de Lekan Animashaun et les trompettes d'Eddie Faychum, et de Tunde Williams. Mais les percussions, la voix et les accords électriques de Féla Kuti gardent les sens sous contrôle, retardant pour le plus grand plaisir de l'auditeur l'échéance dionysiaque. L'album idéal pour faire l'amour certes, mais l'album idéal pour aimer tout simplement, d'un amour incandescent, excessif et flamboyant ; d'un amour byzantin. Amour fourmillant d'ivresses, que l'empereur de l'afrobeat dévore ici avec une lascivité incomparable.© René Obe/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 4 mars 2013 | Knitting Factory Records

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Un bon cru pour Fela, composé comme toujours de peu de chansons (quatre), la longueur de chacune (vingt-cinq minutes pour « Confusion », quatorze pour « Gentleman ») faisant tout de même de cet album un plat assez copieux. Avatar de Funk à la limite du psychédélisme, le style Afrobeat est ici à son apogée, grâce notamment à un remarquable travail des guitares et des percussions (l’inévitable Tony Allen, compère habituel de Fela). Eclatant de vie et plutôt accessible, ce disque peut constituer pour les novices une bonne introduction à l’Afrobeat. © ©Copyright Music Story Nikita Malliarakis 2016
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Musiques du monde - Paru le 19 novembre 2012 | world village

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​Formidable Lili Boniche qui a émergé du néant en 1991 pour se rappeler au bon souvenir de ses fans qui gardaient précieusement dans leurs coeurs ses chansons, comme autant de souvenirs d'une Algérie heureuse et fraternelle. Le titi de la Casbah s'était éclipsé en pleine gloire pour gérer des cinémas et se consacrer à sa famille, puis une fois « rapatrié » en France il était resté un modeste commerçant avant de devenir un retraité débonnaire. Mais c'est le jeune homme plein d'allant qui est ressorti de sa boîte comme monté sur ressorts lorsque Francis Falceto vient le solliciter pour remonter sur scène.Sa deuxième carrière lui a enfin permis de graver ses classiques pour l'éternité, de voir sa musique triturée façon dub par Bill Laswell, et de recevoir l'hommage de ses fans sur Lili Live et Il N'y A Qu'un Seul Dieu, Live à l'Olympia. Tout cela avant de s'éteindre de sa belle mort en 2008, avec pour seul regret de laisser son style judéo-arabo-andalou sans héritiers dans les nouvelles générations. Reste cette Anthologie en quinze titres pour apprécier un musicien qui vaut mieux qu'un simple folklore « pied-noir ».« Amir le gheram » résonne comme un cri au coucher de soleil sur Alger la Blanche et ses quartiers cosmopolites, « Alleche tu ne m'aimes pas » et son piano prend des airs de tango algérois, « Alger, Alger » parle de cette ville que tous aimaient comme une fascinante maîtresse. Lili Boniche livre une version séfarade de la chanson napolitaine « Bambino », popularisée ensuite par l’Égyptienne Dalida. « N'oublie jamais tes parents » fait acte de piété filiale sur fond de variété orientale.« La Bohème » devient dans la bouche de Lili Boniche « Ya Yemma » dans une version exceptionnelle où l'on comprend que la voix d'Elie Boniche ai fait chavirer les coeurs. Mais le plus grand legs de Lili Boniche reste « Il N'y A Qu'un Seul Dieu » avec son message de tolérance, de clairvoyance, d'humanisme, qu'il faut sans cesse répéter en ces temps où montent de partout les fanatismes. Lili Boniche était l'un des derniers troubadours d'une Algérie où Juifs, Chrétiens, et Musulmans vivaient en paix et en harmonie comme au temps bénis du califat de Cordoue. Ses magnifiques chansons nous le rappellent pour l'éternité et permettent de transmettre un message qui devrait être universel. © ©Copyright Music Story Francois Alvarez 2015
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Bossa Nova & Brésil - Paru le 20 août 2012 | Frémeaux & associés

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Dans la lignée du coffret Bossa nova 1958-1961, la Sainte Trinité qui rend compte de l'éclosion de la bossa nova au travers de la génération de poètes et musiciens cariocas de la fin des années 1950, Frémeaux & Associés vous propose de découvrir maintenant, l'une des plus grandes figures musicales brésiliennes du XXe siècle, João Gilberto. Ses trois premiers albums légendaires, ici réunis, sont à la fois les joyaux bruts et la charpente de ce que va devenir la bossa nova. Les douces mélopées chantées et son jeu de guitare si particulier ont fait la notoriété internationale de la musique brésilienne.
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Musiques du monde - Paru le 1 janvier 2012 | Accords Croisés

Livret Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz - Sélection Les Inrocks
Fairouz, Oum Kalsoum et Asmahan, les trois grandes dames de la musique orientale chantées par une voix unique. Dorsaf chante la sophistication et la virtuosité d'Oum Kalsoum, l'incroyable tessiture et les goûts révolutionnaires de Fairouz, la profondeur sentimentale et le tropisme dramatique d'Asmahan.
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Afrique - Paru le 8 novembre 2011 | SINETONE AMR

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Miriam Makeba fut comme Nelson Mandela une légende de la nation « Arc-en-ciel », l'Afrique du sud. Cet album, qui fut l'un de ses premiers (elle avait 28 ans) est marqué par une nette influence du chant choral méthodiste tel qu'il se pratiquait dans de nombreuses églises du pays, et que Miriam Makeba avait abondamment fréquenté durant son enfance. L'on est tout de même agréablement surpris, que dans un contexte d’oppression et de désespoir aussi intense (l’étau de l'apartheid), elle ait pu composer des chansons qui soient à ce point des modèles de légèreté, de détachement, et pour le dire encore plus simplement, de joie. À quelques exceptions près bien entendu,.. mais même lorsque la tristesse pointe le bout de son nez,.. elle est toujours aussitôt rattrapée par un cortège de malices, de sortilèges gracieux, et plus que tout,.. d'espérances.© René Obe/Qobuz
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Afrobeat - Paru le 12 avril 2011 | Strut

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Au début du XXe siècle, s’inspirant du jazz, les musiciens de Côte-de-l'Or (l’ancien nom du Ghana) ont largement dominé la musique urbaine africaine avec un cocktail détonant nommé highlife. Mais leur suprématie s’est peu à peu estompée avec l’invention de l’afrobeat dans les années 70 par le Nigérian Fela Kuti, qui démarra sa carrière au son du highlife. Dès lors, ce rythme fougueusement funky et afrocentré a peu à peu envahi l’ambiance de toute l’Afrique de l’Ouest. Le chanteur-guitariste ghanéen Ebo Taylor, ami du « Black President », a consacré sa carrière au style d’origine nigériane.Tardivement découvert en Europe via l’album Love and Death sorti en 2009, Ebo Taylor a connu dès lors une reconnaissance internationale qui est naturellement passée par une remise à jour des œuvres de son glorieux mais continental passé. En 2011, le label anglais Strut Records remet la pendule Ebo Taylor à l’heure avec cette flamboyante compilation qui rassemble les joyaux que le Ghanéen a disséminés sur son chemin entre 1973 et 1980. Rythmiques implacables, cuivres rutilants, solos de guitare vifs et colorés et chants engageants étaient présents dans sa musique dès ses débuts. L’écoute de ses morceaux prouve qu’au sein de ses diverses formations (Uhuru-Yenzu, Asaase Ase, The Apagya Showband ou Super Sounds Namba, aux côtés des ses compatriotes chanteurs Pat Thomas ou C. K. Mann), comme en œuvrant pour son propre compte, Ebo Taylor a toujours su faire naître la magie. © Benjamin MiNiMuM/ Qobuz
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Afrique - Paru le 28 mars 2011 | HCGN-DJN-BOL

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Tout comme en occident, les troubadours, les trouvères, ou les madrigalistes du XVIe siècle, les griots en Afrique de l'Ouest poursuivirent,et poursuivent encore, un but analogue ; l'union en une intrication autant sublime que métaphysique, du langage, ou pour le dire autrement de la poésie dans sa quintessence, et de la musique, cette dernière apportant le complément d'immanence et de superflu nécessaire à toute poésie. L'épopée du mandingue, conte les exploits de Soundiata Kéïta, exploits relevant du mythe, du rêve, et de la réalité, et dont l'un, non des moindres, fut d'ériger au XIIIe siècle l'empire du Mali. Transmise oralement, chevauchant les siècles et les multiples variations dues aux traditions locales, cette épopée sera enregistrée dans les années 1970 par le griot guinéen Sory Kandia Kouyaté, dans ce que l'on peut considérer comme l'un des plus bels enregistrement de « musique de chambre » du XXème siècle. Outre le fait que la voix de Kandia Kouyaté est l'une des plus belles à avoir jamais creusé un microsillon (voix d'une époustouflante beauté, d'une époustouflante drôlerie , et alliage étonnant des deux, d'une spectrale mélancolie) le trio que forme Kandia Kouyaté, qui s'accompagne également au n'goni sorte de luth, avec Sidiki Diabaté virtuose de la kora (harpe africaine), et El Hadj Djéli Sory Kouyaté virtuose du balafon, révèle la grande maitrise de la musique africaine pour l'un des paramètres les plus mystérieux, hypnotique, et étrange du son ; le timbre. C'est-à-dire, fondamentalement, pour l'harmonie.© René Obe/Qobuz