La Discothèque Idéale Qobuz sélectionne des albums originaux non compilés pour en respecter la saveur et le geste artistique, qui ont marqué l'histoire du disque ou qui constituent des enregistrements essentiels de chaque genre musical. En téléchargeant ces albums, ou en les écoutant avec votre abonnement, vous choisirez le meilleur de l'histoire du disque.

Les albums

2973 albums triés par Date : du plus récent au moins récent
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Symphonies - Paru le 16 novembre 2018 | RCA Victor

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Attention, MUST. L'un des plus grands enregistrements d'André Previn réalisés au cours des années 1960 à Londres – véritable période bénie pour le chef américain ! Ici, le London Symphony Orchestra, galvanisé, dans son cœur de répertoire même, est d'une beauté inouïe ; les cuivres sont électriques (écoutez le Scherzo !), les bois toujours poétiques, les cordes d'une rythmicité implacable… Ce qui distingue encore plus cet enregistrement de tous les autres, ce sont les tempos très rapides et toujours tenus d'André Previn, qui permettent de déployer le grand sens architectural de Walton avec un naturel inédit – toute la coda de l'Allegro assai initial ; tout au long de cette interprétation, les influences de Sibelius ou d’Hindemith s’amenuisent totalement, au profit d’une vraie singularité dans l’orchestration et la gestion du temps musical qui font bel et bien de cette partition ce qu’elle est : un ovni dans le paysage anglais des années 1930. André Previn demeure d’autant plus marquant ici dans cette œuvre les 26 et 27 août 1966 – il en proposera une nouvelle version avec le RPO pour Telarc – qu’il commence à peu près au même moment, et avec les mêmes musiciens, une intégrale des symphonies de Ralph Vaughan Williams, qui manque de poésie, pâtissant probablement de cette franchise analytique qui exhausse pourtant cette Première de Walton. Il gravera également avec le LSO la Deuxième de Walton, pour EMI, quelques années plus tard. Prise de son superlative réalisée par les équipes de Decca, sous la direction en l’occurrence de James Lock. © Pierre-Yves Lascar
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Rap - Paru le 25 janvier 2007 | Tommy Boy Music, LLC

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Country - Paru le 21 septembre 2018 | Capitol Records Nashville

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Plus de huit heures et demie de musique ! Bobbie Gentry méritait bien une célébration aussi maousse, même si sa gloire dura à peine plus d’une décennie. Retirée des affaires au profit d’un anonymat total depuis le début des années 80, cette grande voix des sixties et des seventies est ici luxueusement compilée. Sur 8 disques sont répartis 177 titres : ses six albums studio pour le label Capitol (Ode to Billie Joe de 1967, The Delta Sweete et Local Gentry de 1968, Touch ‘Em With Love de 1969, Fancy de 1970 et Patchwork de 1971), son disque en duo avec Glen Campbell paru en 1968 et – les fans font s’évanouir – plus de 70 inédits mêlant prises alternatives, démos, live à la BBC et raretés en tous genres ! Derrière le mystère de sa retraite prématurée et de ce culte qui ne cessera ne grandir au fil des années, restent ces chansons qu’elle signa de sa main. Bobbie Gentry n’était pas une simple chanteuse mêlant country, folk et pop comme tant d’autres de sa génération. C’est elle seule, au début de sa vingtaine, qui écrira les tubesques Mornin' Glory, Fancy, Okolona River Bottom Band, Chickasaw County Child ou encore le plus célèbre d’entre tous, repris par la terre entière, Ode to Billie Joe, fascinante histoire du suicide mystérieux du jeune Billie Joe McAllister ayant sauté du Tallahatchie Bridge. En France, Joe Dassin chamboulera l’intrigue : Billie Joe s’appelle Marie-Jeanne et le Tallahatchie Bridge devient le pont de la Garonne… Il y a une classe, un lâcher-prise et une sensualité renversante dans la voix de Bobbie Gentry. Il y a aussi ces arrangements luxuriants et cet instrumentarium en phase avec ce chant, tantôt des cordes lounge un brin kitsch mais tellement classe, tantôt une simple guitare épousant les cambrures de sa voix. Bobbie Gentry n’est jamais totalement country, totalement pop, totalement soul ou totalement folk. Elle est Bobbie Gentry. Point. © Marc Zisman/Qobuz
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Piano solo - Paru le 17 août 2018 | Decca Music Group Ltd.

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Intégrales d'opéra - Paru le 3 novembre 1971 | Decca Music Group Ltd.

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Enregistrée à Vienne en 1970 dans une prise de son superlative, c’est la première version vraiment complète de la version parisienne de Tannhäuser. Si elle n’est pas parfaite (aucun enregistrement d’opéra de l’est vraiment) elle est néanmoins indispensable grâce à sa beauté orchestrale aussi entêtante qu’un parfum capiteux et à la présence de chanteurs wagnériens exceptionnels. Christa Ludwig est l’incarnation même de Vénus avec sa voix crémeuse alors captée au sommet de ses moyens. René Kollo campe un Tannhäuser impétueux et jeune, il est alors au sommet de ses capacités vocales. Elisabeth quasi idéale, Helga Dernesch donne tous les raisons par son timbre si singulier de faire tourner la tête au héros. C’est un vrai garçon (provenant des Petits Chanteurs de Vienne) qui incarne le jeune pâtre d’une manière très touchante. Hans Sotin, au début de sa carrière, est un Landgrave à la voix d’airain. Avec ses solistes de grande classe et un Philharmonique de Vienne somptueux dirigé par un grand chef wagnérien, c’est une des meilleures réalisations de la version parisienne et un classique révéré depuis longtemps par les wagnériens. © François Hudry/Qobuz
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Opéra - Paru le 11 mai 2018 | Deutsche Grammophon Classics

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Difficile de rester insensible à cette célébrissime version de Cavalleria Rusticana enregistrée dans les années 1960 par un Karajan au commet de son art avec les plus grands artistes d’une époque bénie par les dieux du grand art lyrique. Karajan dirige Mascagni d’une telle manière qu’il le fait passer pour un génie comme Mozart ou Verdi. Sous sa baguette, l’Orchestre de la Scala de Milan sonne avec une opulence quasi berlinoise et un art du legato moelleux. On admirera une fois de plus la beauté du timbre de Carlo Bergonzi, son délicieux accent parmesan et, surtout, l’intensité à la fois tragique, poétique et pleine de feu qu’il donne au personnage de Turridu. Sa personnalité et sa voix radieuse laisse ses partenaires loin derrière, malgré la présence volcanique et la voix énorme de Fiorenza Cossotto. La qualité sonore fait partie intégrante du plaisir éprouvé à chaque nouvelle audition de ce enregistrement archi-connu et multi-célébré grâce à une technique stéréophonique quasi parfaite dans la balance des voix et de l’orchestre. Un tel « classique du disque » ne peut pas vieillir. Inséparable de son jumeau Cavalleria Rusticana de Mascagni, le drame de Leoncavallo trouve dans ce fameux enregistrement, réalisé en 1965 à la Scala de Milan, une interprétation qui, pour avoir marqué plusieurs générations, s’écoute aujourd’hui encore avec admiration et respect. Tout d’abord grâce à l’extraordinaire incarnation de Carlo Bergonzi donnant au rôle de Canio l’image d’une humanité bafouée, d’une intense émotion. On ne peut écouter son grand air « Vesti la giubba » sans frémir et sans avoir pitié de cet homme blessé qui doit pourtant faire le clown (« pagliaccio » en italien) malgré sa douleur. C’est la démonstration moderne du thème de Diderot sur le sort du comédien qui fait rire tout en pleurant sa triste réalité sous son masque : « Ridi, Pagliaccio ! » (« Ris, Paillasse de ton amour brisé ! »). Karajan est ici au sommet de son art et fait sonner l’Orchestre de la Scala en technicolor, magnifié par une prise de son typique des années 1960 qui réalise une balance quasi idéale entre le chœur, les chanteurs et l’orchestre. Karajan donne une intensité presque wagnérienne au célèbre Intermezzo orchestral précédant le dénouement d’un drame encore exacerbé par l’intense soleil de la Calabre. © François Hudry/Qobuz
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Pop - Paru le 13 avril 2018 | Sony Music CG

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Deux accords de synthés et tout est dit ! Il n’en faut pas plus pour reconnaître le son si singulier d’Eurythmics, groupe emblématique des années 80. Le tandem constitué d’Annie Lennox et de Dave Stewart symbolise parfaitement cette new wave synthétique (pop dans son fond, futuriste dans sa forme) propre à cette décennie où les guitares étaient presque devenues persona non grata… Le duo britannique squattera le sommet des charts durant toutes ces années 80 mais leurs Sweet Dreams resteront leur œuvre phare. A la partition, Dave Stewart se lance dans une new wave sombre à la Bowie (Love Is A Stranger) ou ose le krautrock light (Sweet Dreams). Il peut aussi être funky (I’ve Got An Angel) voire même disco (Wrap It Up). Au micro, Annie Lennox impressionne en optant pour une voix soul ou, au contraire, carrément austère. Un classique du genre. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Afrique - Paru le 23 mars 2018 | World Circuit

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Troisième album, enregistré en 1993, par Ali Farka Touré pour les Anglais de World Circuit, The Source marque un moment charnière dans la carrière du légendaire guitariste malien. Pour la première fois il y est entouré par sa garde rapprochée, le groupe Asco, qui comprend Afel Bocoum au chant ainsi qu’Hama Sankare et Oumar Touré aux chœurs et percussions.  Mais ces musiciens qui resteront à ses côtés jusqu’à la fin de sa vie (2006) ne sont pas les seuls à mettre en relief le chant et les riffs précieux du chef de file de ce qu’on nomme, bien malgré lui, le blues du désert. Cette musique, qui pour partie électrifie des traditions du Nord Mali, rayonne d’authenticité et sonne comme la mère de celle qui jaillit dans le delta du Mississippi. Dès que ses disques se sont propagés en Occident, Ali Farka Touré a attiré de nombreux artistes curieux de rafraîchir leurs pratiques à cette source limpide. Ici, les tablas de l’Indo–Britannique Nitin Sawhney dialoguent respectueusement avec les frappes de calebasse sur Inchana Massina et six ans avant son album commun avec le joueur de kora Toumani Diabaté, le bluesman américain Taj Mahal improvise sur Roucky et Mahini Me. Dans sa discographie, The Source précède sa rencontre fructueuse un an plus tard avec Ry Cooder pour Talking Timbuktu, disque récompensé d’un Grammy Award qui entérinera aux yeux du monde l’immense talent d’Ali Farka Touré. Cette version superbement remasterisée de The Source est augmentée de Takamba, un instrumental inédit tiré des mêmes sessions qui clôt en douceur ce classique de la musique malienne. © Benjamin MiNiMuM/ Qobuz
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Classique - Paru le 1 janvier 1962 | Deutsche Grammophon (DG)

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Cette belle réédition fait coup double en rendant hommage à la fois à Claude Debussy mort en 1918 et à Gérard Souzay né la même année à Angers. Le baryton français a beaucoup souffert du jugement négatif et sans appel de Roland Barthes dans son fameux essai Mythologies, paru en 1957. Pour le sémiologue, l’art de Gérard Souzay était « signalétique » et représentait l’art bourgeois par excellence, accusant le chanteur de souligner les signes de l’émotion et non l’émotion elle-même. On pourrait bien sûr gloser longtemps à propos des interprètes sur-expressifs qui déplaisent à l’esprit français épris de mesure et de retenue, mais accordons à Gérard Souzay la gratitude d’avoir été un des meilleurs interprètes de la mélodie française, qu’il a interprétée avec passion tout au long de sa carrière. En 1962, il enregistrait cet album et venait de faire ses débuts dans le rôle de Golaud, à l’Opéra de Rome, pour les cinquante ans de Pelléas et Mélisande de Debussy, sous la direction d’Ernest Ansermet, avant de le chanter à Paris avec le succès que l’on sait. Le répertoire de Gérard Souzay ne s’arrêtait toutefois pas à la mélodie française, c’était également un interprète du lied, vivement apprécié en Allemagne et en Autriche, notamment au Festival de Salzbourg. Ses enregistrements des Lieder de Schubert ont fait le tour du monde. En 1956, Gérard Souzay avait créé le Canticum Sacrum de Stravinsky, sous la direction du compositeur, à la basilique Saint-Marc de Venise. De la première mélodie de Debussy, Beau soir, jusqu’aux Fêtes galantes et au Promenoir des deux amants, c’est toute la carte du tendre que nous suivons sous la conduite de Gérard Souzay et Dalton Baldwin. Sensible aux moindres inflexions de cet univers fascinant et avec une diction intelligible, Souzay oscille entre rigueur et ce rien de préciosité qui sied parfaitement à l’art suprême de l’artifice et de l’harmonie complexe. © François Hudry/Qobuz
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Jazz - Paru le 27 janvier 2017 | Contemporary

Hi-Res Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Jazzwise Five-star review
Aussi essentiel que l’est la photo de la pochette de William Claxton, Way Out West réunit plusieurs premières pour Sonny Rollins. Enregistré le 7 mars 1957 à Los Angeles (à l’Ouest du pays, d’où le clin d’œil de cette tenue 100% western), cet album réunit le contrebassiste Ray Brown et le batteur Shelly Manne, deux géants auxquels le saxophoniste ne s’était jusqu’ici jamais frottés. Pour la première fois aussi, Rollins se passe de pianiste et inaugure ses envolées puissantes surfant sur une simple rythmique basse/batterie. Une mise en exergue inédite de son ténor (ce son !) mais qui ne fait pas pour autant passer Brown et Manne pour de simples passe-plats, bien au contraire. Le trio avance d’un seul homme, subtil dans ses échanges et les improvisations qu’il distille, surpuissant dans ses instants rythmiquement plus soutenus. A la sortie de Way Out West (la révolution Coltrane n’a pas commencé), Sonny Rollins est plus que jamais le roi de l’olympe sax. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 27 janvier 2017 | Contemporary

Hi-Res Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Aussi essentiel que l’est la photo de la pochette de William Claxton, Way Out West réunit plusieurs premières pour Sonny Rollins. Enregistré le 7 mars 1957 à Los Angeles (à l’Ouest du pays, d’où le clin d’œil de cette tenue 100% western), cet album réunit le contrebassiste Ray Brown et le batteur Shelly Manne, deux géants auxquels le saxophoniste ne s’était jusqu’ici jamais frottés. Pour la première fois aussi, Rollins se passe de pianiste et inaugure ses envolées puissantes surfant sur une simple rythmique basse/batterie. Une mise en exergue inédite de son ténor (ce son !) mais qui ne fait pas pour autant passer Brown et Manne pour de simples passe-plats, bien au contraire. Le trio avance d’un seul homme, subtil dans ses échanges et les improvisations qu’il distille, surpuissant dans ses instants rythmiquement plus soutenus. A la sortie de Way Out West (la révolution Coltrane n’a pas commencé), Sonny Rollins est plus que jamais le roi de l’olympe sax. © Marc Zisman/Qobuz
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Country - Paru le 4 novembre 1997 | Mercury Nashville

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En 1995, le second album de Shania Twain, The Woman in Me, annonçait déjà l’arrivée de ce grand talent. Bye Bye les honky tonk girls aux looks extravagants, les robes longues pailletées et les brushings XXL démodés. 1997 a sa nouvelle diva de country-pop ! Avec son profil de mannequin américain, Shania Twain touche aussi bien les frontières de la country music qu’une honky tonk girl travaillant au ranch. Certes, Dolly Parton et Tammy Wynette furent, comme pour beaucoup, ses idoles de jeunesse, mais cela ne veut pas dire qu’il faut les imiter. Cette troisième sortie, Come On Over vient donc bousculer l’image quelque peu puritaine de Nashville et ouvre les portes à une country nouvelle. Rock this country ! comme elle le dit. Mais si Come On Over devient rapidement la plus grosse vente d’un album enregistré par une femme, il ne faut pas en oublier l’homme et le mari qui se cache derrière : Robert John Mutt Lange, producteur qui a toujours su s’entourer convenablement et travailler avec des artistes de renom à l'instar d'AC/DC, Britney Spears, Bryan Adams, Maroon 5, Lady Gaga ou encore Muse. Logique évidente que d’accompagner sa femme dans sa carrière et notamment d’écrire certaines de ses chansons, combinaison parfaite qui réussit à la Canadienne. Lange a su réveiller le côté sexy et punchy de cette country moderne. Shania Twain incarne la femme forte, séduisante et autonome qui s’épanouit dans un monde moderne sans en oublier ses valeurs traditionnelles. Sur ce thème assumé, elle engage une performance vocale de taille sur Man I Feel Like a Woman. A la fois sensuelle et romantique (You’re Still the One ou From this Moment on), elle met aussi le feu avec des morceaux un peu plus pop-rock sans oublier les riffs de fiddles (Don’t Be Stupid (You Know I Love You)). Elle s’aventure même jusqu’aux beats dansants pour un ensemble pop-électro et ose dire That Don’t Impress Me Much. Come On Over peut à la première écoute passer pour un album lambda des années 90 mais il s’avère bien plus riche et construit. Shania Twain a bouleversé bien des codes mais a aussi permis à d’autres artistes de s’épanouir sur cette country moderne. Il ne faut pas oublier de mentionner que même les grands acteurs politiques ont usé du charme de la chanteuse, comme Hilary Clinton en 2008, qui faisait campagne pour les présidentielles sur le titre Rock this Country !… © Clara Bismuth/Qobuz
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Country - Paru le 4 novembre 1997 | Mercury Nashville

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En 1995, le second album de Shania Twain, The Woman in Me, annonçait déjà l’arrivée de ce grand talent. Bye Bye les honky tonk girls aux looks extravagants, les robes longues pailletées et les brushings XXL démodés. 1997 a sa nouvelle diva de country-pop ! Avec son profil de mannequin américain, Shania Twain touche aussi bien les frontières de la country music qu’une honky tonk girl travaillant au ranch. Certes, Dolly Parton et Tammy Wynette furent, comme pour beaucoup, ses idoles de jeunesse, mais cela ne veut pas dire qu’il faut les imiter. Cette troisième sortie, Come On Over vient donc bousculer l’image quelque peu puritaine de Nashville et ouvre les portes à une country nouvelle. Rock this country ! comme elle le dit. Mais si Come On Over devient rapidement la plus grosse vente d’un album enregistré par une femme, il ne faut pas en oublier l’homme et le mari qui se cache derrière : Robert John Mutt Lange, producteur qui a toujours su s’entourer convenablement et travailler avec des artistes de renom à l'instar d'AC/DC, Britney Spears, Bryan Adams, Maroon 5, Lady Gaga ou encore Muse. Logique évidente que d’accompagner sa femme dans sa carrière et notamment d’écrire certaines de ses chansons, combinaison parfaite qui réussit à la Canadienne. Lange a su réveiller le côté sexy et punchy de cette country moderne. Shania Twain incarne la femme forte, séduisante et autonome qui s’épanouit dans un monde moderne sans en oublier ses valeurs traditionnelles. Sur ce thème assumé, elle engage une performance vocale de taille sur Man I Feel Like a Woman. A la fois sensuelle et romantique (You’re Still the One ou From this Moment on), elle met aussi le feu avec des morceaux un peu plus pop-rock sans oublier les riffs de fiddles (Don’t Be Stupid (You Know I Love You)). Elle s’aventure même jusqu’aux beats dansants pour un ensemble pop-électro et ose dire That Don’t Impress Me Much. Come On Over peut à la première écoute passer pour un album lambda des années 90 mais il s’avère bien plus riche et construit. Shania Twain a bouleversé bien des codes mais a aussi permis à d’autres artistes de s’épanouir sur cette country moderne. Il ne faut pas oublier de mentionner que même les grands acteurs politiques ont usé du charme de la chanteuse, comme Hilary Clinton en 2008, qui faisait campagne pour les présidentielles sur le titre Rock this Country !… © Clara Bismuth/Qobuz
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Rock - Paru le 1 décembre 2017 | Rhino - Warner Bros.

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz - Best New Reissue
Après un premier opus assez magique de country alternative bien pêchue (A.M.) mais conçu au moment de la séparation turbulente de son groupe Uncle Tupelo, Jeff Tweedy prend cette fois son temps pour accoucher du second album de Wilco. Déjà, l’œuvre est ambitieuse car double. Un format qui, mêlé à ses ressemblances musicales, fera écrire à pas mal de journalistes au moment de la sortie du disque en octobre 1996 que Tweedy signe ici son Exile On Main Street. Comme pour le chef d’œuvre des Rolling Stones, l’éclectisme est de mise avec du rock’n’roll basic, du bluegrass, du country rock, du psychédélisme, du folk et de la soul moite. Avec des guitares lâchées en liberté, de la pedal steel, des cuivres et tout un instrumentarium illimité, le Wilco de Being There tisse une impressionnante toile entre les Stones de l’âge d’or, les Replacements, les Beatles et le Big Star de l’album Third. Alternant ballades et tempêtes électriques, Tweedy montre surtout qu’avec une base finalement assez classique et intemporelle, il rafle la mise avec ses chansons grandioses et ses compositions à l’architecture renversante…Cette Deluxe Edition remastérisée propose, en plus de l’album original, quinze bonus inédits incluant notamment des versions alternatives d’I Got You et Say You Miss Me ainsi qu’un live enregistré le 12 novembre 1996 au Troubadour de Los Angeles et une session pour la station de radio de Santa Monica KCRW captée le lendemain. © MZ/Qobuz
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Classique - Paru le 24 novembre 2017 | Sony Classical

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Ce célèbre album monographique consacré à Aaron Copland est aussi le joyeux symbole d’une longue amitié qui lia à vie le jeune Bernstein de dix-neuf ans avec un des plus grands compositeurs américains. Les deux hommes, séparés par une différence de dix-huit ans, s’étaient rencontrés sur le campus d’Harvard lors d’un spectacle de danse contemporaine. Si Copland était déjà un compositeur respecté, Leonard Bernstein était un glorieux inconnu bourré de talents et de projets. L’aîné va épauler le jeune musicien en le recommandant entre autre au Curtis Institute, puis au Festival de Tanglewood. Reconnaissant, Bernstein jouera toute sa vie la musique de Copland par affection mais aussi par véritable passion. Paru en 1962, ce LP regroupe trois ballets. Appalachian Spring (Printemps dans les Appalaches), composé en 1944 pour Martha Graham, raconte l’histoire des pionniers américains en citant de nombreuses chansons populaires de l’époque, dont la Shaker Dance qui sert de lien entre les huit mouvements de la pièce. El Salón Mexico, purement orchestrale à l’origine, est une représentation idéalisée d’une salle de danse populaire du Mexique, même si on y perçoit l’influence assez nette de Stravinski. Basée sur des partitions achetées sur place par le compositeur, on y entend plusieurs styles de musique, de la plus populaire à la plus savante. Music for the Theater, composé en 1925, est une suite de petites pièces inspirées par le jazz qui provoqua un joli scandale dans les salles de concerts conservatrices des années vingt. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 24 novembre 2017 | Sony Classical

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
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Punk - New Wave - Paru le 24 novembre 2017 | Rhino - Warner Bros.

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
La règle du jeu était certes claire dès leur premier album, les Ramones réussissent, avec le troisième épisode de leur saga binaire, à se surpasser. Et même à affiner leur art ! Une fois de plus, avec cette Rocket To Russia tirée le 4 novembre 1977 en pleine guerre froide, tout est question de symphonie en trois accords, d'histoires jouissivement crétines 100% ado et surtout de ramener fièrement le rock'n'roll là où il vit le jour : dans un garage ! Mais les refrains de Sheena Is A Punk Rocker ou Teenage Lobotomy sont imparables d'efficacité dans leur relecture du patrimoine rock’n’roll, pop bubblegum et surf. Et même lorsqu’ils revisitent le cultissime Surfin’ Bird des Trashmen ou Do You Wanna Dance? popularisé par Cliff Richard, les Beach Boys et même Bette Midler, nos délinquants punk du Queens font du rock sauvage et poil à gratter comme personne ! Cette édition célébrant les quarante ans de ce sublime attentat sonore propose deux mixes de l’album : celui de l’album original et un nouveau baptisé Tracking Mix signé Ed Stasium, ingénieur du son de la version de départ. Elle comprend également 24 titres rares ou inédits, des démos, des versions alternatives et des faces B. Enfin, cerise sur le gâteau, un pétaradant live inédit des (faux) frères Ramones enregistré le 19 décembre 1977 à l’Apollo Centre de Glasgow en Ecosse. © MZ/Qobuz
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Rock - Paru le 24 novembre 2017 | Rhino - Elektra

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Paru en décembre 1976, ce cinquième album des Eagles restera comme leur plus grand succès. Emmené par son tubesque single éponyme, Hotel California marque un tournant dans la carrière du groupe américain. Bernie Leadon, le plus country de la bande, a quitté le navire et Joe Walsh entre ici en jeu. De son côté, Don Henley semble lui aussi prendre davantage le contrôle des affaires. En résulte un disque plus mainstream que ses prédécesseurs et qui trouve surtout un son en cinémascope à la hauteur de ses chansons. Tout est XXL ici ! La production, les solos, les mélodies, tout ! Chef d’œuvre de classic rock aux cambrures FM, voilà surtout un opus qui traverse les décennies et fait toujours autant lever les foules. Glenn Frey, Don Felder, Joe Walsh, Randy Meisner et Don Henley ne retrouveront jamais une complicité et une efficacité aussi impressionnantes… Publiée en novembre 2017, cette édition du 40e anniversaire propose l’album original remasterisé ainsi qu’un énergique live californien enregistré au Forum d’Inglewood en octobre 1976. © CM/Qobuz
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Classique - Paru le 10 novembre 2017 | Sony Classical

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Alternatif et Indé - Paru le 20 octobre 2017 | Rhino

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Pour leur troisième album, les Smiths sont au sommet de leur art : voix de crooner torturé, arpèges cristallins suintant d’une guitare limpide, paroles romantiques et cyniques, tout est là pour faire une pop 100% britannique, comme les Kinks, les Who et les Jam surent en engendrer en leur temps… The Queen Is Dead, Bigmouth Strikes Again, The Boy With The Thorn In His Side, There Is A Light That Never Goes Out ou Some Girls Are Bigger Than Others sont autant de perles introspectives que le chant du charismatique Morrissey transforme en poésie pure. Tracas adolescents, peintures sociales, caricatures subtiles, la plume du Moz trempe ici dans l’encre de la perfection. © MD/Qobuz