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Qobuzissime ? C’est la distinction décernée par Qobuz pour un premier ou second album.

Pop ou reggae, metal ou classique, jazz ou blues, aucun genre n’est mis de côté.

Artiste découverte, le plus souvent. Confirmé parfois, mais pour un disque ovni, un projet crossover ou décalé dans une discographie.

Seuls comptent la singularité, la sincérité et la qualité. Celle de l’enregistrement, du projet musical et de son identité.





Les albums

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Alternatif et Indé - Paru le 3 avril 2020 | Bella Union

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Dusty Springfield, Adele, Lulu, Sandie Shaw, Duffy… La tradition anglaise des expertes en soul pop ne s’est jamais démentie. Le deuxième album Qobuzissime de Ren Harvieu confirme un mouvement qui a donné de très grandes voix aux inflexions rétro, tendance 60's. Sauf que cette Mancunienne presque trentenaire a bien failli finir aux oubliettes. En mai 2011, fraîchement signée par le label Island pour lequel elle commence à enregistrer son premier disque, Harvieu se brise le dos lors d’un violent accident et passe des mois clouée sur un lit d’hôpital. L’album, Through the Night, paraîtra malgré tout mais le succès un peu mince débouchera sur des années sombres de questionnement intérieur. Un long tunnel désormais derrière elle et dont elle dessine les contours sur Spirit Me Away et You Don’t Know Me, deux temps forts de Revel in the Drama.Ce deuxième album est surtout le fruit de sa rencontre, en 2015, avec Romeo Stodart. Le leader des Magic Numbers a ressuscité l’inspiration de Ren Harvieu comme son envie d’enregistrer à nouveau. Bien mieux maîtrisé que son prédécesseur, Revel in the Drama aborde avec plus de finesse les influences de cette envoûtante torch singer. Et si les ombres de Dusty Springfield ou, plus près de nous, de Rumer, ne sont jamais très loin, on pense surtout à l’Américaine KD Lang, dont la voix épouse souvent les mêmes inflexions. Sa prose possède pourtant des formes qui lui sont propres. Et les séquences sombres voire glauques sont toujours ponctuées d’humour bien à elle, de ce léger cynisme 100 % british. Une totale liberté de ton qui la rapproche parfois de Fiona Apple, l’une de ses idoles… Revel in the Drama est surtout un recueil de grandes et belles chansons émouvantes et intemporelles. Des joyaux de pop vintage drapés dans un easy listening de bon goût et des arrangements de haute volée. Le genre de chansons qu’on fredonne jusqu’au bout de la nuit… © Marc Zisman/Qobuz
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925

Alternatif et Indé - Paru le 27 mars 2020 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Affirmer qu’un groupe ne ressemble à aucun autre est une manière de dire qu’il ressemble à tous les autres. Et comme l’époque adore flouter les frontières stylistiques et n’écouter qu’en mode aléatoire, Sorry, groupe 100 % 2020, est encore plus inétiquetable que ses contemporains… L’âme viscéralement rock, les idées aussi bien rangées qu’une chambre d’ado, Asha Lorenz et Louis O'Bryen signent l’un des premiers albums les plus étonnants et déroutants du moment. Le temps les a sans doute aidés à peaufiner ce 925 puisque les deux Londoniens se connaissent depuis le collège. Aucune grande rivalité, juste une intense complicité qui leur fait s’échanger le micro tout au long du disque. Se le partager aussi ; comme Sonic Youth au siècle passé.C’est d’ailleurs à une version soft voire moelleuse de leurs aînés new-yorkais à laquelle on pense parfois. Comme eux, Sorry ne sourit pas beaucoup et affiche une sorte de moue, une espèce de nonchalance paresseuse qui repousse plus qu’elle n’attire. Et pourtant, tout ça reste fascinant. Le quotidien The Guardian avait génialement cerné ce sentiment en titrant : “Sorry, le groupe qui rend l’ennui sexy”. Difficile de viser plus juste… Au grunge, Sorry a piqué l’attitude slacker, aux Pixies leurs guitares (Perfect), à Garbage la gouaille sexy (Snakes), aux Kills une certaine imagerie junky (More), à la no wave le saxo alcoolo et au courant post-punk la vision ombrageuse. Il faut surtout écouter et réécouter ce Qobuzissime pour en apprécier l’originalité et finir par être envoûté. Impossible de passer à côté ! Aucune excuse, Sorry. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 28 février 2020 | Heavenly Recordings

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
De "trois weirdo" du Yorkshire, les sœurs Esmé et Sidonie Hand Halford (basse et batterie) et leur ami d'enfance Henry Carlyle Wade (guitare) sont devenus le groupe indé à suivre. "C'est un album échappatoire, si j'allais dans l'espace, je ne reviendrais sans doute pas", confesse Esmé, voix fluette et basse solide de The Orielles. Après un narcotique Silver Dollar Moment sous influence Stone Roses paru en 2018, ce second opus ovniesque va du psyché turc façon Altin Gün au cinéma expérimental italien pour mieux s'éloigner du rock 90's à guitares. Deux ans, c'est long quand on est à l'aube de sa vingtaine, qu'on sort de l'ennuyeuse Halifax pour tourner en Europe. Entre-temps, il y a eu l'arrivée d'Alex au clavier, la cover de It Makes You Forget (Itgehane) de Peggy Gou, “très instructive”, qui les a ouverts à la dance, ou encore le remix de leur single Sugar Taste Like Salt par le regretté Andrew Weatherall. Enregistré au Eve Studio de Stockport, avec leur productrice Marta Salogni (Liars, Temples, Björk ou The Moonlandingz), Disco Volador place la mélodie au centre, fait neuf avec du vieux. “Toutes les influences que nous avons eues lors de l'écriture de ce disque étaient présentes lorsque nous l'avons enregistré, nous savions comment l'album devait sonner et comment y parvenir", poursuit la batteuse. Pop cinétique aérienne 60's (Come Down on Jupiter), disco expérimental (Space Samba (Disco Volador Theme)), funk des 70's (Bobbie's Second World, Euro Borealis), psyché uptempo (Rapid i, 7th Dynamic Goo) ou planant à la Khruangbin (A Material Mistake), rien n'est à jeter. Solaire, addictif, Qobuzissime. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Pop - Paru le 20 septembre 2019 | Verve Forecast

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
L’American dream est un sujet inépuisable. On l’aborde frontalement, de biais, par-derrière, dessus ou dessous, c’est le carburant ultime de hordes de songwriters ; même lorsqu’ils ne sont pas nés là-bas, aux Amériques. Comme J.S. Ondara. Ce jeune Kenyan que son label qualifie de « trait d'union entre Tracy Chapman et Michael Kiwanuka » (facile mais pas faux) y va donc de son petit essai personnel. En 2013, Ondara jette l’ancre chez sa tante à Minneapolis. Les bars, les clubs et même la rue, celui qui n’avait jusqu’ici connu que son Nairobi natal promène ses chansons portées par une simple guitare acoustique dans l’espoir de devenir un Bob Dylan du troisième millénaire peut-être. Le Dylan de  The Freewheelin’, son disque fétiche ; avec Nebraska de Springsteen… Mais se limiter à cloner de tels géants n’aurait pas grand intérêt. Et Tales of America évite cela. Déjà, J.S. Ondara a sa propre voix. Ce ton plaintif un brin androgyne qui marque sa différence. Côté instrumentarium, il ose quelques ajouts de goût avec l’aide notamment du grand Andrew Bird, de Griffin Goldsmith de Dawes ou encore de Joey Ryan du duo Milk Carton Kids. Dans une Amérique divisée et un monde secoué comme jamais, les chansons de J.S. Ondara sont plus que de simples pansements. Plutôt de puissants baumes qui pénètrent la peau et réchauffent le cœur. Un Qobuzissime nécessaire en quelque sorte… © Marc Zisman/Qobuz
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Pop - Paru le 20 septembre 2019 | Columbia

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Tout le monde aime la soul et le funk vintage ! Si des héritiers de Curtis Mayfield, Al Green, Prince et autre Sly Stone naissent chaque jour, souvent, l’intérêt reste limité… Mais en seulement deux albums, le groupe Alabama Shakes a imposé son originale et torride version d’un funk garage sudiste. Sa botte secrète ? Brittany Howard, chanteuse au charisme XXL. Tellement charismatique qu’elle se lance déjà en solitaire avec ce premier opus choc. Un disque qui conserve les valeurs d’Alabama Shakes pour les embarquer sur des sentiers bien plus atypiques et bien moins sages. Howard signe ici un trip funk et psyché assez délirant, aux frontières de l’expérimental, comme sur le History Repeats d’ouverture avec une guitare à vif, une rythmique ivre et une voix chahutée.La native d’Athens s’est entourée d’un gang restreint composé de Zac Cockrell, bassiste d’Alabama Shakes, et de deux jazzmen prisés et eux-mêmes singuliers, le pianiste/clavier Robert Glasper et le batteur Nate Smith. Sur leur impeccable bande-son, riche dans le fond, minimaliste dans la forme, elle mêle autoportrait et étude de ses contemporains. Tout y passe ! L’homosexualité (Georgia), la mort (le titre de l’album, Jaime, est le nom de sa sœur aînée emportée par un cancer à 13 ans, quand elle n’en avait que 8), la religion (He Loves Me) et le racisme qu’elle-même, fille d’une mère blanche et d’un père noir, a souvent côtoyé (Goat Head relate ce matin où sa mère retrouva sa voiture avec les quatre pneus crevés et une tête de chèvre déposée sur la banquette arrière). On sort chamboulé de ce disque solo jamais lisse et très personnel. Ses valeurs, ses références et ses influences (Prince, Curtis et Sly, donc) sont connues – ou semblent l’être – mais le résultat, lui, est d’une très grande originalité. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 16 août 2019 | Human Season Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Dublin, épicentre d’un nouveau séisme post-punk. Après Fontaines D.C.  et Girl Band, avec qui ils ont partagé un espace de répétition, voici les cinq Irlandais de The Murder Capital et leurs angoisses claustro-urbaines. Ils sont postapocalyptiques, 80’s, tendres, furieux, émus et émouvants. Reprenant les codes de Joy Division, The Cure ou encore Fugazi, leur premier album s’intitule When I Have Fears d’après un poème de John Keats. Choix éloquent que le frontman James McGovern résume ainsi : « Ce serait trop facile d’écrire un album de 10 chansons de punk à 170 BPM […], ça doit être une réflexion de ce qui est dans nos têtes et il est impossible de rester énervé aussi longtemps ». À la source de ce manifeste de la nuance, partagé entre romantisme sulfureux et sursauts de rage déchaînée, les revendications sociopolitiques du chanteur, qui attribue l’origine de son projet à un évènement traumatique, le suicide d’un ami proche. « Nous voulions refléter la négligence à l’égard de la santé mentale en Irlande », affirme-t-il. La plume du baryton ténébreux puise dans l’héritage littéraire de l’île d’Emeraude pour dresser le tableau cinglant d’une jeunesse en pleine errance, dont les communautés fracturées sont marquées par l’alcoolisme et les drogues dures. Ses propos sont soulignés par des arrangements aiguisés, dépouillés au maximum pour communiquer un sentiment d’urgence des plus sinistres. Néanmoins, la batterie fracassante de Diarmuid Brennan – quel jeu de charley ! – dans Don’t Cling to Life, ainsi que le piano et les murmures fantomatiques de How the Streets Adore Me Now, démontrent que l’ensemble est capable de s’affranchir du cadre formel du post-punk des années 2000, en ce qu’il avait de binaire et de restrictif. When I Have Fears est 100 % dublinois, sublimant la misère et le froid sans jamais céder en sincérité et en puissance. Un Qobuzissime aussi fulgurant que sensible. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 juillet 2019 | Mr Bongo

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
De la samba lo-fi d’Anatolie chantée en anglais, en français et en turc ! Avec un tel programme ovni, Mantra Moderne a tout du disque culte de l’été 2019. Derrière cette BO d’indie world se cache le duo Kit Sebastian. Homme-orchestre de la maison, Kit Martin vit entre Londres et Paris, compose et interprète les pépites de ce premier album pour la voix de sa complice Merve Erdem, chanteuse stambouliote ayant jeté l’ancre dans la capitale britannique. L’époque adore les fusions stylistiques improbables et Mantra Moderne en est la preuve flamboyante. Du tropicalisme brésilien à la pop anglaise 60's, du psychédélisme turc à l’électro analogique, Kit Sebastian fait son petit marché dans ces musiques du XXe siècle comme avant eux Stereolab, Broadcast et Khruangbin… Avec une vaste quincaillerie entassant des instruments acoustiques, analogiques, des tablas, de la darbouka, une balalaïka, un oud, un Korg MS-20 et un orgue Farfisa, le tandem déroule une délicieuse symphonie minimaliste espiègle et typée 60's. Le Qobuzissime le plus dépaysant de l’année ! © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 14 juin 2019 | Heavenly Recordings

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Perdue au milieu d’une usine beige, Mademoiselle Brown pose. C’est graphique, bien pensé. Normal, la jeune femme est illustratrice chez MailChimp le jour. « C’est comme si j’avais deux emplois à temps plein : designer et musicienne », dit-elle. On la préfère musicienne la nuit. Sous son bleu de travail, Mattiel Brown planque une voix au timbre sauvage et impoli. Les vastes campagnes de la Géorgie – d’où vient cette rudesse sans doute –, Mattiel y a grandi avant de les quitter pour l’urbaine Atlanta. Elle y rencontre Randy Michael et Jonah Swilley avec qui elle commence à écrire ce qui sera la base de Satis Factory. Ils gèrent les compositions instrumentales, elle les paroles.L’alchimie fonctionne à merveille. Les riffs accrochent (Je ne me connais pas), les mélodies sont entêtantes, et puis il y a cette personnalité de caractère comme l’écurie Burger Records a l’habitude de flairer. Avec elle, Mattiel réhausse un folk 60's aux accents de surf pop, un blues hors d’âge jouxtant une soul vintage. Un mélange équilibré pétri d’influences, au rang desquelles elle cite pêle-mêle Screamin’ Jay Hawkins, Andre 3000, Marc Bolan, les Staple Singers ou encore Jack White. Très prometteur. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 avril 2019 | Partisan Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
A peine remis de Songs of Praise, premier album Qobuzissime des Londoniens de Shame, l’œil du cyclone rock’n’roll se déplace cette fois plus au nord, à Dublin. Là, un gang tout aussi teigneux baptisé Fontaines D.C. serre les dents très fort pour montrer comment le revival postpunk actuel a encore quelques gifles, mandales, coups de genou et autres uppercuts à distribuer. Si le premier album de ces Fontaines D.C., Dogrel, prend racine dans un terreau connu (The Fall, Joy Division, Gang Of Four, Public Image Ltd.), l’engrais est différent. Il y a d’abord cette singularité irlandaise qui transpire de ce disque pleurant un Dublin de carte postale éradiqué par la mondialisation et la gentrification. Dogrel se termine d’ailleurs par Dublin City Sky, ballade acoustique qui fleure bon le vieux pub, la Guinness fraîchement tirée, et qu’on jurerait échappée d’un disque des Pogues, leur groupe préféré. La bande de Grian Chatten a aussi la particularité de vénérer la littérature et la poésie autant que le rock’n’roll et la folk music. D’où cette sensation permanente d’entendre un brûlot de pur postpunk revendicatif jamais bas du front. C’est la force de Dogrel. Être lettré sans la ramener. Enervé et toujours audible. Sur le tubesque Big, Chatten hurle « my childhood was small, but I'm gonna be big » (mon enfance a été petite, mais je vais devenir grand). Big, Fontaines D.C. risque de l’être très très très vite… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 22 mars 2019 | ATO Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Grosse claque ! Une toute jeune Londonienne qui dit avoir appris à gratouiller en rejouant les plans des Libertines. A la maison résonnaient le folklore turc qu’écoutait papa et la musique classique, Simon & Garfunkel et Cat Stevens que passait maman. On murmure enfin que sa sainte trinité personnelle réunirait Nina Simone, Amy Winehouse et les Pixies. Décor planté ! Seule certitude, le rock, la soul et l’énergie, pour ne pas dire la gouaille, la musique de Nilüfer Yanya les magnifie tous ! Miss Universe, son premier album, est surtout l’impeccable digestion de ces références, ces disques et ces époques. Sa construction est même parfaite avec tubes nerveux aux refrains imparables (In Your Head), ballades sensibles mais pas mièvres (Monsters Under the Bed), pop décalée (Paradise), R&B minimaliste (Safety Net) et mille autres délices. Il y a surtout chez Nilüfer Yanya une fraîcheur qui ne court pas les rues de la pop et du rock actuels. Autant de charisme musical, de couleurs vocales et de maturité de plume à seulement 23 ans valaient bien un Qobuzissime ! © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 22 mars 2019 | Sub Pop Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
L’emballage intrigue. Stetson sur la tête, masque sur les yeux et voile à franges sur la bouche, Orville Peck avance comme un énième vengeur masqué, camouflé, casqué, caché, prêt à rejoindre Daft Punk, Cascadeur, les Residents, MF Doom et autres SBTRKT. De plain-pied, le bonhomme a surtout l’allure d’un cow-boy échappé d’un rêve imaginé par David Lynch. Une sorte de version improbable du Lone Ranger, ce personnage de fiction apparu en 1933 dans un feuilleton radiophonique, puis dans une série télévisée quinze ans plus tard, véritable icône de la culture pop américaine… Lorsqu’il ouvre enfin la bouche, son chant est celui d’un crooner intemporel. Il y a du Elvis, du Roy Orbison, du Chris Isaak, du Lloyd Cole voire du Marlon Williams dans cette voix de lover invétéré dont Orville Peck n’abuse jamais des effets. Avec Pony, son premier album Qobuzissime qui paraît sur l’excellent label Sub Pop, ce mystérieux natif d’on ne sait où, âgé d’on ne sait combien d’années, enchaîne les ballades romantiques décalées et les complaintes oniriques. Des chansons grandioses qu’il drape dans une production où règnent la réverbération, les guitares twang, les batteries cotonneuses et la steel-guitar impressionniste. Comme si country et shoegaze pactisaient le temps d’une torride nuit d’amour. Cœurs brisés, motels désertés, autoroutes infinies et paysages de western délavés, voilà un beau disque qui laisse entrevoir toute une imagerie fascinante dont Orville Peck est le peintre doué. Reste à fermer les yeux et rêver avec lui. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 8 mars 2019 | Alice Phoebe Lou

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Avec sa longue crinière blonde et son minois boudeur, Alice Phoebe Lou rayonne. Mais ce qui illumine encore plus chez elle, c'est cette voix cristalline qu'elle balade partout, des aigus aux graves légers, avec une facilité déconcertante. Blondie à Cape Town sur la côte sud-ouest de l'Afrique du Sud, la belle file dès sa majorité vers la grisaille berlinoise. C'est l'exotisme qui se dégage de la capitale allemande et un précédent voyage à Paris et Amsterdam qui attirent la jeune Alice, décidée à vivre de musique et d'eau fraîche. Avant de sortir son premier album Orbit (2016), dépouillement de jazz et folk, la vagabonde a parcouru son bout de chemin. Pour la suivre, elle et sa guitare, il suffisait d'aller de rue en rue, de bar à bar, à Mauerpark ou sur la Warschauer Strasse.« No rules, no rules », souffle-t-elle dans Something Holy. Son credo vaut aussi en musique. Dans la droite lignée d'Orbit, ce second effort nous emmène dans une autre galaxie, celle des rêveries folk, blues et jazz haut perchées d'Alice. Laissant respirer la voix, dix pistes dessinent un Paper Castles compact mais léger, travaillé à la force de synthés chatoyants. Basse et guitare discrètes ou xylophone (Ocean), envolées vocales ou notes expirées (Fynbos), production éthérée et tempos lents (Galaxies), tout semble touché par la grâce d'Alice. Merveilleux. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Pop - Paru le 15 février 2019 | Verve Forecast

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
L’American dream est un sujet inépuisable. On l’aborde frontalement, de biais, par-derrière, dessus ou dessous, c’est le carburant ultime de hordes de songwriters ; même lorsqu’ils ne sont pas nés là-bas, aux Amériques. Comme J.S. Ondara. Ce jeune Kenyan que son label qualifie de « trait d'union entre Tracy Chapman et Michael Kiwanuka » (facile mais pas faux) y va donc de son petit essai personnel. En 2013, Ondara jette l’ancre chez sa tante à Minneapolis. Les bars, les clubs et même la rue, celui qui n’avait jusqu’ici connu que son Nairobi natal promène ses chansons portées par une simple guitare acoustique dans l’espoir de devenir un Bob Dylan du troisième millénaire peut-être. Le Dylan de The Freewheelin’, son disque fétiche ; avec Nebraska de Springsteen… Mais se limiter à cloner de tels géants n’aurait pas grand intérêt. Et Tales of America évite cela. Déjà, J.S. Ondara a sa propre voix. Ce ton plaintif un brin androgyne qui marque sa différence. Côté instrumentarium, il ose quelques ajouts de goût avec l’aide notamment du grand Andrew Bird, de Griffin Goldsmith de Dawes ou encore de Joey Ryan du duo Milk Carton Kids. Dans une Amérique divisée et un monde secoué comme jamais, les chansons de J.S. Ondara sont plus que de simples pansements. Plutôt de puissants baumes qui pénètrent la peau et réchauffent le cœur. Un Qobuzissime nécessaire en quelque sorte… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 26 octobre 2018 | [PIAS] Le Label

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Un dandy anglais à la voix nonchalante, un pionnier de la French Touch, et une riot girl, c’est la collaboration surprise de l’automne entre Baxter Dury, Étienne de Crécy et Delilah Holliday. L’histoire a démarré fin 2017 par le SMS d’un Baxter Dury désœuvré à Paris demandant à la moitié de Motorbass s’il n’avait pas quelques instrus qui traînaient. S’ensuivit un ballet entre Gare du Nord et Saint-Pancras avec l’ajout dans la boucle de la chanteuse du combo punk londonien Skinny Girl Diet, qui a démontré une vraie aptitude pour la soul/R&B sur sa première mixtape Lady Luck Vol.1 au printemps 2018. A chaque moment de libre, le trio se retrouve dans le studio de De Crécy avec comme mantra la simplicité de Sleaford Mods, créant finalement “un enfant mutant des 80’s qui ne se serait pas complètement développé”, selon les termes de Dury.Etienne de Crécy a ainsi enlevé toutes les fioritures, servant quasiment des démos à ses partenaires, des productions synth-pop pour la plupart réduites à une basse qui gigote, une boîte à rythme mixée bien au fond et un piano. Et ça fonctionne : le single White Coats prouve qu’il ne faut pas grand-chose pour faire une bonne chanson, tant qu’on a de bons chanteurs. Tout au long du disque, ce sont les voix qui créent l’ambiance, le timbre grave et indolent de Baxter Dury répondant aux refrains soulful de Delilah Holliday, sans laquelle ce disque aurait semblé un peu terne. “Etienne a créé un fond musical pour cette histoire confessionnelle et Delilah l’a poussée vers quelque chose de plus émotionnel, raconte Dury. C’est un mélange improbable qui marche parce qu’il est court, simple et honnête.” © Smaël Bouaici/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 26 octobre 2018 | CRYBABY

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Francis Mallari, Elliot Berthault, Maxime Gendre, Simon Dubourg, Guillaume Rottier : cinq garçons pour un postpunk beau et violent made in France. Rendez Vous, c'est de la galanterie patinée à la froideur des 80's avec une saveur fraîche, à peine déballée. Qui ne sonne pas français. De Fad Gadget à Soft Moon, le quintet brasse foule d'influences sans jamais tomber dans la copie pâle. Après deux EP, Rendez Vous en 2014 et The Distance en 2016, les Parisiens ont creusé la noirceur d'un punk froid mais doux comme le carrelage, élégant et élimé, jamais graveleux ou vomiteux. C'est un rendez-vous romantique en noir et blanc, qui a la classe, qui claque. La voix rauque et déglinguée de Francis, sa guitare découpée et ses synthés défoncés, surtout cette ligne de basse appuyée (Sentimental Animal, Paralyzed) et bien déroulée pour assurer un rythme martial mais loin d'être poussé à bout, Rendez Vous a su articuler sa colonne vertébrale pour se tenir droit, passer au Superior State. Déjà, dès le premier rencard. Et ceci, pour mieux tout faire gicler sur scène. Excellent. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 octobre 2018 | Communion Group Ltd

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Dommage de réduire Tamino-Amir Moharam Fouad à un simple héritier de Jeff Buckley entouré du Radiohead des débuts. Surtout que le songwriter belge âgé de seulement 21 ans offre plus que cela sur son premier album ; et ce même si Colin Greenwood, bassiste du groupe britannique, participe au disque… Tamino, natif d’Anvers fasciné par John Lennon, a toujours gardé dans un coin de sa tête, sous sa crinière noire de jais, ses origines égyptiennes. Et la musique arabe que sa mère passait à la maison avait même encore plus d’intensité lorsqu’elle était l’œuvre de Muharram Fouad, son grand-père chanteur-acteur, star dans Le Caire des sixties… Cet éclectisme est au cœur de la musique de Tamino qui doit tant au folk de Buckley, qu’à la pop des Beatles voire à la mélancolie nonchalante de Leonard Cohen, une autre de ses idoles. Mais pour souder ces influences disparates, le jeune ténébreux possède une arme fatale : sa voix. Un organe lui aussi pluriel, capable de s’étirer dans la lenteur comme de se transformer en falsetto renversant, technique impressionnante dont il n’abuse d’ailleurs jamais. C’est ce chant qui transforme Amir en un long roman poignant. Un récit d’apprentissage alternant entre le rêveur (le folk épuré de Verses) et le lyrique comme sur So It Goes, Each Time et Intervals conçus autour d’une section de cordes arabisantes. Un disque Qobuzissime qui, au fil des écoutes, impose sa poésie originale et touchante. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 octobre 2018 | Kitsune Musique

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
L’histoire de Parcels est à la fois un vrai rêve de gosse et une belle aventure humaine. Fondé il y a seulement quatre ans, pour ce qui est “le premier vrai groupe” de chacun des membres, le quintet, gavé de musique et accro à Steely Dan, a vite affiché complet lors de ses premiers concerts du côté de Byron Bay, un spot de surf situé tout à l’est de l’Australie. Mais même à l’autre bout du monde, le parfum des nuits berlinoises les pousse à venir tenter leur chance en Europe. Bonne pioche : le hub de la musique internationale que constitue la capitale allemande les place sur le chemin du label parisien Kitsuné. Après deux maxis où ils démontrent toute leur osmose, Thomas Bangalter vient les féliciter et leur filer quelques conseils après un concert à Paris, produisant quelques mois plus tard leur single Overnight.Désormais affublés d’un totem “protégés de Daft Punk”, les Australiens présentent leur premier album en insistant sur le collectif – symbolisé par le titre du disque, Parcels –, une vague pop-funk qui ressemble à un album des Beatles avec Nile Rodgers à la gratte. Et au bout des douze pistes (dont trois singles ont déjà fait tourner les têtes, Tieduprightnow, Bemyself et Lightenup), on se rend compte que ce groupe est vraiment un groupe, et que ces types n’aiment rien d’autre que jammer. Les paroles de Lightenup ont ainsi été écrites collectivement, preuve que les Parcels ont envie de faire de la route ensemble (ou au moins que leur chanteur n’est pas trop mégalo). Et tant qu’ils garderont cet état d’esprit, on ne voit pas bien ce qui pourrait les faire dévier de leur autoroute du soleil. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 31 août 2018 | Jazz Village

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Mourir aujourd’hui. En créole, mo jodi. Tout est dit dans le titre du premier album de Delgres, impeccable trio qu’on pourrait vite réduire à des Black Keys ayant jeté l’ancre aux Antilles… Delgres pour Louis Delgrès, colonel d’infanterie abolitionniste né à Saint-Pierre, célèbre pour sa proclamation antiesclavagiste, haut fait de la résistance de la Guadeloupe aux troupes napoléoniennes qui voulaient rétablir la traite des Noirs. Ce Delgrès et ses 300 hommes se voyant perdus face aux soldats de Bonaparte préfèrera se suicider à l'explosif en vertu de la devise révolutionnaire “vivre libre ou mourir”… Ce nom chargé d’histoire n’enferme pourtant jamais Pascal Danaë, Baptiste Brondy et Rafgee dans le pesant trip du groupe « à message ». Delgres brandit fièrement son blase et les idéaux qui vont avec, mais fait avant tout du rock aux contours garage, biberonné au blues primitif, à la soul crue et aux sonorités venues de La Nouvelle-Orléans.En associant guitare dobro, batterie et surtout sousaphone, ce tuba atypique croisé dans les fanfares de carnavals aux Antilles ou à La Nouvelle-Orléans justement, le trio impose son originalité. Dans sa plume aussi, Danaë alterne, avec beaucoup de naturel, entre créole et anglais, histoire de brouiller davantage les frontières entre ses influences qu’il a toujours traitées avec goût dans son parcours de vieux routier (Rivière Noire, meilleur album de Musiques du monde aux Victoires de la Musique 2015, c’était lui notamment). Un kaléidoscope stylistique à l’image de la ballade Séré Mwen Pli Fo, chanté en duo avec Skye Edwards de Morcheeba. Dans ses instants nerveux comme ses séquences nostalgiques et touchantes, Mo Jodi parle d’histoire mais aussi d’espoir, tend des ponts entre les continents et les siècles et s’avère un périple jouissif de rock’n’blues’n’soul aux effluves de rhum arrangé qui prend aux tripes. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 8 juin 2018 | Easy Eye Sound

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Après avoir écumé la côte ouest avec ses Clams, Shannon Shaw est partie à Nashville comme Dusty Springfield en 1968. Clin d’œil assuré à Dusty in Memphis, ce premier chapitre en solitaire marque le début d’une émancipation. Shannon & The Clams, c’est ce groupe d’Oakland, Californie, autant influencé par Primus que Devo, Missing Person ou Roy Orbison, maîtrisant l’art du déguisement, tournant des courts-métrages absurdes, invitant des journalistes dans leurs piaules exiguës et signés chez Burger Records. C’est une poésie écrite de punk, rockabilly, doo-wop et garage. Plus punk, plus débraillé, elle a aussi rejoint Hunx and His Punx à la demande de Seth Bogart. Seule, Shannon s’offre un autre décor. Sa voix éraillée épouse la soul doo-wop des grands girl bands, Ronettes, Shirelles ou Shangri-Las, déjà en germe dans Onion des Clams produit par Dan Auerbach. Et si Shannon tient encore la basse, elle prend la place centrale. Fan des Clams, le chanteur des Black Keys a invité Shannon en un coup de fil dans son studio Easy Eye Sound. La blonde plantureuse s’est envolée, six morceaux en poche, rejoindre une clique de musiciens surdiplômés, histoire de réaliser le destin qui lui était promis. Les vieux ont enregistré avec Aretha, Elvis ou Dusty... De quoi la faire rougir. De quoi, surtout, rugir ses amours brisées et mélancoliques, faire péter les coutures de sa voix féline et son charisme de grande chanteuse. Mélodies scintillantes des sixties, arrangements cinétiques d’un bon James Bond, Auerbach a sculpté un album sur mesure. Classe et classique. Avec des touches légères de glockenspiel, vibraphones, carillons et une odeur douce de renfermé rétro. Dan a fait son Phil Spector, mis à profit le génie de Shaw et révélé la diva. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 18 mai 2018 | Marathon Artists

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Le deuxième album studio de Courtney Barnett est aussi génial que simple. Pas simpliste, non. Simple. Le rock’n’roll conçu par la jeune Australienne est même d’une pureté et d’une limpidité presque désarmantes. Pour la bonne raison qu’il y a ici de grandes chansons. Des chansons oui. Cette « chose » qui fait qu’un disque sera bon ; ou pas… Comme sur la compilation de ses deux premiers EP (A Sea of Split Peas), sur son premier album (Sometimes I Sit and Think, and Sometimes I Just Sit) et son disque en duo avec Kurt Vile (Lotta Sea Lice), ce Tell Me How You Really Feel aligne dix trips agençant, à la perfection, humour grinçant et confession sincère. Surtout, Courtney Barnett s’avère bien plus introspective que par le passé. Et comme tout roule pour elle, à la scène (un succès international public et critique impressionnant) comme à la ville (sa love story qui dure avec sa consœur Jen Cloher), on sent que l’Australienne a pris le temps de fignoler chacune de ces dix compositions. D’autant plus impressionnant qu’elle brasse ici d’éternelles thématiques éculées (ses amours, ses angoisses, ses frustrations, ses opinions) sans jamais tomber dans le cliché. Comme à son habitude, Courtney Barnett habille sa prose d’un impeccable indie rock à guitares, jamais surproduit, influencé par ses marottes habituelles (Lou Reed, Kurt Cobain, Neil Young, Jonathan Richman…) et pour lequel elle a invité, sur deux titres, les sœurs Deal, Kim et Kelley des Breeders. Comment Neil Young disait déjà sur son fameux Hey Hey, My My ? Rock’n’roll can never die ? © Marc Zisman/Qobuz