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Soul - Paru le 18 octobre 2019 | Motown

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En 2001, les fans de Marvin Gaye découvrent un live inédit de leur idole, enregistré le 1er mai 1972 au Kennedy Center de Washington, inclus dans les bonus de la version deluxe de What’s Going On paru un an plus tôt, en mai 1971. En octobre 2019, ce concert magique bénéficie d’une publication autonome et surtout d’une remasterisation et du traitement 24 bits. A l’époque, le chanteur est à un tournant de sa carrière. Terrassé de chagrin suite à la mort de sa complice Tammi Terrell, emportée par un cancer en 1970 à seulement 24 ans, Marvin Gaye se retire du business, sombrant dans la dépression. Il revient pourtant vite à la musique. Alors que l'Amérique se bat avec ses propres démons, intérieurs (la ségrégation) et extérieurs (le Vietnam), il sort un chef-d'œuvre de soul consciente. Avec sa prose engagée, What's Going On, paru sur le label Motown, confronte le gentil rêve américain aux réalités de son temps.Mais Marvin Gaye, poète entertainer avant tout, fait groover son serment politique comme nul autre. Une magistrale symphonie, savamment dosée, où les cordes hypnotisent le rythme et les chœurs. La pierre angulaire de la musique noire américaine, qui ne fut pourtant guère aisée à poser tant Berry Gordy, le patron de Motown, craignait que cette œuvre très politisée ne casse l'image toujours très positive de son label et de son poulain. Avec What's Going On, Marvin Gaye oblige Gordy à regarder en face le conflit vietnamien, les tensions interraciales et la dégradation des grandes métropoles américaines. Malgré les réticences du patron, le succès du disque est immédiat. Surtout, pour la première fois, un album Motown est conçu différemment, sans le contrôle total de Gordy. Ce live enregistré dans la ville natale de Gaye orchestre sa transition artistique en débutant par un savoureux medley de ses tubes 60's, parmi lesquels le dantesque I Heard It Through the Grapevine. Marvin Gaye transpose ensuite à la scène les merveilles de What’s Going On, disque pourtant très travaillé en studio. Tout au long d’un peu plus d’une heure de concert, il étire certains thèmes, improvise et communique avec son public béat comme jamais. © Marc Zisman/Qobuz
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R&B - Paru le 17 mai 2019 | Motown

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Soul - Paru le 29 mars 2019 | Motown

Accoler le mot « inédit » au nom de Marvin Gaye fait toujours son petit effet. Déjà, lors de la publication en édition deluxe de What’s Going On, Let’s Get It On et autres Hear, My Dear , les fans du maître de la soul disparu en 1984 en avaient eu pour leur argent avec de nombreuses alternative takes et autres inédits. You’re the Man, qui paraît en 2019, est une sorte de Graal enfin déterré.Lorsqu’il publie What’s Going On en mai 1971, Marvin Gaye chamboule la soul music et Motown mais aussi l’histoire de la musique populaire tout court. Avec son chef-d’œuvre conscient, il oblige Berry Gordy, le boss du label, à regarder en face le conflit vietnamien, les tensions interraciales et la dégradation des métropoles américaines. Pour la première fois, un disque Motown est conçu différemment, sans le contrôle total de Gordy, et aborde des sujets de société et non de gentilles love songs. Marvin Gaye l’entertainer devient une voix politique et sociale. Dans la foulée de What’s Going On, la star commence à travailler sur un nouvel album intitulé You’re the Man, annoncé par le single éponyme, une charge contre le président d'alors, Richard Nixon. Une attaque pas du goût de Gordy qui, après avoir accepté de publier le single, refuse d’enchaîner avec l’album. Il convainc même le chanteur de changer ses plans.Certaines chansons prévues pour You’re the Man se retrouveront dispersées sur certains de ses enregistrements futurs. La version 2019 propose enfin l’album que Marvin Gaye rêvait de publier dans sa globalité. Une résurrection d’autant plus jouissive qu'elle permet de déguster, en plein mandat de Donald Trump, des paroles comme « We don’t want to hear more lies / About how you plan to economise » soulignant la modernité de l’œuvre. Être Noir sous Nixon ou sous Trump, même combat ! Et avec We Can Make It Baby, la séquence féministe est aussi présente ! Côté production, le Marvin Gaye de You’re the Man alterne entre ce qu’il a proposé sur What’s Going On mais aussi sur la BO du film Trouble Man sorti en 1973. Sa voix glisse à la perfection sur une instrumentation entre soul groovy et funk light. A noter que pour homogénéiser tout ça, Motown a fait appel à Salaam Remi, connu pour ses collaborations avec Nas, Amy Winehouse, les Fugees ou bien encore Miguel. © Marc Zisman/Qobuz
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Soul - Paru le 14 décembre 2018 | Motown

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Soul - Paru le 14 décembre 2018 | Motown

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Hip-Hop/Rap - Paru le 4 novembre 2016 | Motown

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Funk - Paru le 8 juillet 2014 | Motown

Look de mac, coke en stock et posture mégalo, Rick James fut l’électron libre de la planète funk. Dans les excès de sa vie et de sa musique, il incarnera la face barge de l’Amérique des années 80. En plus de 100 titres, ce coffret réunit tous ses enregistrements pour le label Motown, faces B de singles et autres maxis inclus, mais essentiellement neuf albums : Come Get It! (1978), Bustin' Out of L Seven et Fire It Up (1979), Garden of Love (1980), Street Songs (1981), Throwin' Down (1982), Cold Blooded (1983), Glow (1985) et The Flag (1986).Evidemment, Street Songs est le chef-d’œuvre qui surnage au-dessus du lot. Certains parleront de trait d’union entre la galaxie P-funk et le Purple Rain de Prince. Impeccable instantané de la musique noire américaine du début de cette décennie, Street Songs est la meilleure assimilation du disco par le funk. Rick James n’utilise que la substantifique moelle du disco qu’il injecte à son funk cru et sauvage. Et si le but est sûrement de remplir le dancefloor, les textes sont tous sauf décérébrés… Lâchez donc Prince deux minutes et redécouvrez ici un funkster 5 étoiles, le seul à avoir apporté à Motown la hargne funky et un son neuf dans les années 80. © Marc Zisman/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | Motown

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Cloitré durant deux ans pour accomplir ce grand œuvre (un double album accompagné d’un EP !), Stevie Wonder atteint avec Songs In The Key Of Life qui parait en 1976 un pinacle de fusion entre soul noire et pop blanche. Au cœur d’un genre qu’il a créé à lui seul, le génie déploie sa poésie unique gorgée d’harmonies. Ces chansons renferment sophistication de l’écriture, union des genres qu’ils soient soul, funk, reggae, jazz, rock ou même classique, expérimentations instrumentales et éclectisme des thèmes abordés, légers ou graves. Un arc-en-ciel de saveurs, symphonie de tubes éclectiques, qui servira plus tard à de nombreux rappeurs. © MZ/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | Motown

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Hi-Res Audio
Terrassé de chagrin suite à la mort de sa complice Tammi Terrell, emportée par un cancer le 6 mars 1970 à seulement 24 ans, Marvin Gaye se retire du business, sombrant dans une intense dépression. Il se lance dans le football et signe chez les Detroit Lions. En juin de la même année, il revient pourtant à la musique, poussé par la situation sociale et politique. Alors que l'Amérique se bat avec ses propres démons, intérieurs (la ségrégation) et extérieurs (le Vietnam), il publie un chef d'œuvre de soul consciente. Avec sa prose engagée, What's Going On qui parait le 21 mai 1971 sort le label Motown du gentil rêve américain pour le confronter aux réalités de son temps. Mais Marvin Gaye, poète entertainer avant tout, fait groover son serment politique et social comme nul autre. Une magistrale symphonie, savamment dosée, où les cordes hypnotisent le rythme et les chœurs. La pierre angulaire de la musique noire américaine qui ne fut pourtant guère aisée à poser tant Berry Gordy, le patron de Motown, craignait que cette ouvre très politisée ne casse l'image toujours très (trop ?) positive de son label et de son poulain. Avec What's Going On, Marvin Gaye oblige Gordy à regarder en face le conflit vietnamien, les tensions interraciales et la dégradation des grandes métropoles américaines. Le succès du disque est pourtant immédiat et impressionnant, What's Going On raflant des tonnes de récompenses. Pour la première fois surtout, un album Motown est conçu différemment, sans le contrôle total de Gordy. Marvin Gaye signe un nouveau contrat avec son label, cette fois d'un million de dollars, le plus important pour un artiste noir à l'époque. Quant à What's Going On, il restera comme l’’un des plus grands albums du XXe siècle. © Marc Zisman/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | Motown

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Hi-Res Audio
Seulement sept mois après Music of My Mind, Stevie Wonder enchaîne avec Talking Book, un quinzième album qui sort le 28 octobre 1972. Il accentue ce qu’il a mis en place sur son précédent enregistrement. Comme un certain Paul McCartney, l’Américain est obsédé par les mélodies. Des constructions qu’il pense avant tout vocalement. Non pas que l’instrumentation soit anecdotique, mais la mélodie doit pouvoir tenir avec la force d’un simple chant. A l’image du tubesque You Are the Sunshine of My Life qui ouvre les hostilités et sur lequel il joute vocalement avec Jim Gilstrap et Lani Groves. Mais sa fascination pour les machines découvertes avec Margouleff et Cecil prend encore plus d’ampleur sur Talking Book. Sur Maybe Your Baby et surtout son chef-d’œuvre Superstition, le TONTO fait sauter les codes du genre. Le TONTO ? Cinq lettres qui cachent un immense orchestre de synthétiseurs conçu par les deux ingénieurs du son. Acronyme de The Original New Timbral Orchestra, le TONTO mélange des Moog, des SEM de chez Oberheim, des ARP 2600, des Clavinet de chez Hohner et d’autres machines fabriquées par Roland et Yamaha. Boostées par ce clavier polyphonique, les compositions de pop sucrée ou de funk percussif font des étincelles inédites. © Marc Zisman/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | Motown

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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | Motown

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Mélodiste démentiel, musicien virtuose, chanteur acrobate, Stevie Wonder sait tout faire. Sélectionner ses chansons les plus essentielles n’est pas chose aisée. Publié en mars 1982, Stevie Wonder's Original Musiquarium I réussit pourtant à réunir seize tubes enregistrés entre 1972 et 1980. Et pour combler ses fans, quatre inédits viennent se glisser dans le tracklisting : Front Line, Ribbon In The Sky, That Girl et Do I Do dont le solo de trompette est interprété par le grand Dizzy Gillespie ! Ces mêmes fans auront aussi noté que les versions proposées de Living For The City et Boogie On Reggae Woman sont légèrement différentes de celles des albums studio. Pour le reste, tout n’est que magie funk, uppercuts soul et fiesta groovy. Et d’Higher Ground à Master Blaster (Jammin') en passant par Isn't She Lovely, Superstition, You Are The Sunshine Of My Life, You Haven't Done Nothin', I Wish et autres Sir Duke, chacune de ses chansons de Stevie Wonder est un chef d’oeuvre à part entière. © MD/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | Motown

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Avec What's Going On, Marvin Gaye avait plongé la Motown dans l'âge adulte doté d'une conscience. Avec Let's Get It On qui parait deux ans plus tard en 1973, il revient à des considérations nettement plus sensuelles, charnelles et ouvertement sexuelles ! Sa voix sublime d'amant redoutable atteint ici des sommets d'érotisme. Entre un voile de cuivres bouillants et une accolade de violons discrets, sa soul originelle se déhanche dans un groove langoureux qui ne peut que mener l'auditeur dans un kingsize bed aux draps de soie. Magique. © MZ/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | Motown

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Après une premier album en forme de mise en condition, Lionel Richie atteint indéniablement le sommet de son art avec Can’t Slow Down. Si les points de comparaison avec Thriller (1982) restent ténus, le succès planétaire de Michael Jackson semble avoir bien inspiré un Lionel Richie s’apprêtant à composer et enregistrer ce disque (entre mars et septembre 1983). A l’instar de son ami, cadet de dix ans et ex-camarade de label, Lionel Richie fait le pas qui le sépare d’une grande notoriété dans son milieu au statut de méga-star tout public, Can’t Slow Down se vendant à dix millions d’exemplaires lors de sa sortie. Autre similitude dans le contenu, la quasi-totalité de l’album se retrouve dans les meilleures places des classements, avec en l’occurrence, cinq titres sur les huit compositions que totalise cet opus. La comparaison peut s’arrêter là. Autant Thriller est doté d’une dynamique époustouflante, l’album de l’ex-Commodores reste dans un tempo plus sage, conforme à la personnalité de son auteur. Le plus enlevé des titres, le funky « All Night Long (All Night) »  – qui en est le plus grand succès – est célèbre pour son pont calypso, comme « Wanna Be Startin’ Something » de Jackson empruntait au standard de Manu Dibango, « Soul Makossa ». Le clip mis en scène par Mike Nesmith (ex-Monkees) est aussi connu pour sa chorégraphie à la manière de. « Running With The Night », l’autre chanson au tempo enlevé mise à part, Richie ne peut ralentir le rythme. « Love Will Find A Way » et « Stuck On You » groovent à minima, le reste du disque est donc composé de ballades langoureuses, notamment avec son précédent n°1 « Truly » inclus pour capitaliser, et le slow suprême « Hello » (…is it me you’re looking for ?), pilier des boums de l’époque. Numéro un toutes catégories confondues, Can’t Slow Down est certifié Disque de diamant en 1984, remportant le Grammy Award « Album de l’année », et plaçant cinq titres au sommet des charts. L’impressionnant casting de musiciens réuni à cette occasion sembla donc un excellent choix, avec David Cochran et Greg Phillinganes (partenaires réguliers aux arrangements et claviers), David Foster (production), Darryl Jones (guitares), Paulinho Da Costa et Abraham Laboriel (percussions), et les Toto Steve Lukather et Jeff Porcaro. Françoise Bachmann & Loïc Picaud © ©Copyright Music Story Loïc Picaud 2015
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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | Motown

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L’enfance, l’Afrique, la route, les Grammy Awards, l’au-delà et un piano à perte de vue…la pochette résume la vie et les préoccupations de Stevie Wonder, musicien béni qui a goûté aux pires difficultés comme aux plus grands honneurs. C’est dans un état d’esprit apaisé, après le brûlant Innervisions, qu’il aborde sa nouvelle œuvre. Un disque de transition, qui revient à ses thèmes de prédilection et réunit sa famille musicale habituelle : les choristes Jim Gilstrap, Deniece Williams, les sœurs Syreeta et Yvonne Wright, la grande Minnie Riperton, les éminences Cecil et Margouleff…et Paul Anka, les Jackson 5, le bassiste James Jamerson et le guitariste pedal-steel « Sneaky » Pete Kleinow en invités-surprise. Ces deux derniers sur « To Shy To Say ». Fullfillingness First Finale paraît en plein été 1974 au sortir d’un grave accident de voiture qui l’a plongé dans le coma. Il dut son salut à la perspicacité de son ami Ira Tucker le réveillant au son de ses mélodies. Un événement qui a conditionné l’enregistrement de ce disque plus intimiste, privilégiant toujours les nappes de piano électrique mais écartant les contrastes et effets des albums précédents. Seul « You Haven’t Done Nothin’ » et son riff familier sort de la réserve pour énoncer un bilan politique désastreux. L’autre hit « Boogie On Reggae Woman » balance entre un groove synthétique et le retour de l’harmonica et du piano boogie. Rien de révolutionnaire donc, mais il possède à son avantage une atmosphère entêtante qui en fait un parfait disque de soul easy listening réhaussé de précieuses mélodies telles « Please Don’t Go ». Les amateurs de sensations fortes ne seront pas déçus par la suite. © ©Copyright Music Story Loïc Picaud 2016
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Soul - Paru le 1 janvier 2013 | Motown

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Rock - Paru le 1 janvier 2013 | Motown

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Hip-Hop/Rap - Paru le 6 août 2012 | Motown

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Pop/Rock - Paru le 30 juillet 2012 | Motown

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Soul - Paru le 1 janvier 2012 | Motown

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Entre ces deux énormes chefs d’œuvres que sont What’s Going On (1971) et Let’s Get It On (1973), il existe une autre petite perle qui n’a sûrement jamais été appréciée à sa juste valeur. Et pourtant, quelle merveille que ce disque. Marvin Gaye touche ici à la perfection, non seulement dans l’écriture des morceaux à proprement parler, mais aussi dans sa performance vocale. Nous sommes en 1972 et alors que Marvin Gaye refuse de monter sur scène afin de défendre son What’s Going On, apeuré par la simple idée de devoir repartir en tournée, il pense un temps poser ses valises à Hollywood et y faire carrière. La mode est aux blaxploitation movies, (polars afro-américains mélangeant violence et érotisme, où le blanc a souvent le mauvais rôle) et Marvin Gaye se retrouve à composer la bande originale du film Trouble Man, espérant par la suite décrocher un rôle dans une autre production. Il parviendra en effet à obtenir quelques seconds rôles dans des films tels que The Ballad Of Andy Crocker ou Chrome And Hot Leather au moment où il s’installera à Los Angeles, mais ce subit intérêt pour le cinéma disparaîtra aussi vite qu’il était apparu.   Il est vrai qu’après une bombe telle que What’s Going On, on aurait pu s’attendre à ce que Marvin Gaye s’attaque à l’écriture d’un nouvel album et non d’une simple bande originale de film d’un obscure metteur en scène nommé Ivan Dixon. Mais c’était sans connaître le caractère imprévisible de Marvin Gaye qui allait réussir là où bon nombre d'artistes soul ont échoué : faire de cette bande originale une véritable pièce maîtresse dans sa collection. A l’écoute de Trouble Man, c’est avant tout ce mélange détonnant de morceaux jazzy tel que « Main Theme From Trouble Man (2) » ou beaucoup plus funky comme «T Plays It Cool », laissant apparaître des ambiances nouvelles dans la musique de Marvin Gaye, qui donnent à cet album toute sa cohérence. Marvin Gaye passe ici en revue toute les influences qui l’ont amenées à faire cette musique si personnelle désormais. On ressent toujours à l’écoute de ce disque ce sentiment de profonde liberté qui habite désormais sa musique. En composant une bande originale de film, il peut ainsi laisser libre cours à son imagination et incorporer de nouveaux ingrédients à sa cuisine musicale. Il est important de noter que la voix de Marvin Gaye n’arrive que sur le 3ème morceau « Poor Abbey Walsh », étrange morceau qui débute par un long solo de sax, très « soul », suivi par plusieurs ambiances, toutes différentes, passant tour à tour d’une atmosphère feutrée et voluptueuse à une vision plus noire et plus urbaine. La place qu’il réserve pour sa voix est infiniment plus restreinte que dans What’s Going On et le message qu’il voudra faire passer sera ici beaucoup plus implicite. Car c'est avant tout son immense talent d’arrangeur, de producteur mais aussi de musicien qui ressort de l’écoute de ce disque où l’instrumentation prend une dimension encore plus grande. Il laissera d’ailleurs une place très importante au saxophone, joué à la perfection par Trevor Lawrence. Quant à Marvin Gaye, lorsqu’il ne joue pas du Moog et qu’il se met à chanter, alors la fluidité de sa voix fait littéralement des merveilles. On reste subjugué par la finesse de son timbre qui vient se poser comme un voile de velours sur ses compositions imagées. Tout comme Isaac Hayes avec Shaft (1971),  Melvin Van Peebles  avec Sweet Sweetack’s Baadasssss Song (1971) ou bien Curtis Mayfield avec Superfly (1972), Marvin Gaye réussit un véritable coup de maître, malheureusement éclipsé par les deux chefs d’œuvres qui ont précédés et succédés ce disque. Alors, est-ce pour cela que Trouble Man n’a pas obtenu toute l’attention qu’il méritait auprès du public ? Ce qui est sûr, c’est que l’implication personnelle de Marvin Gaye dans la composition de ce disque fut totale et reflète à nouveau le questionnement d’un homme sur la place de son peuple dans la société américaine. En composant Trouble Man, il prend part à ce besoin d’indépendance et de liberté prôné par le peuple afro-américain qui, par l’intermédiaire des blaxploitation movies, veut lancer un message fort aux dirigeant de ce pays. Devant l’énorme succès populaire de certains de ces films, Marvin Gaye y a sûrement vu un bon moyen de réaffirmer devant la communauté afro-américaine son attachement et sa fierté d’être noir. Il est vrai que Marvin Gaye était plus souvent réputé par ses discours contre les inégalités, qu’il tenait chez lui dans sa belle maison, que par son action sociale sur le terrain. Mais c’est par le biais de la musique que Marvin Gaye faisait passer ses messages et Trouble Man en est à nouveau la preuve. A la manière d’un Malcolm X de l’ombre, il confirmait son honneur d'appartenir au peuple noir, en posant, tel un roi sur son trône, au beau milieu de la page intérieure du disque. © ©Copyright Music Story David Loquier 2016

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