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Cowell Stanley

Né à Toledo (Ohio) le 5 mai 1941, Stanley Cowell fait son apprentissage au piano dès l'âge de quatre ans et côtoie Art Tatum avant d'étudier à l'Oberlin College, puis à l'Université du Michigan, où il fait la rencontre du multi-instrumentiste Roland Kirk et obtient son diplôme de piano classique. Installé à New York, le musicien accompagne Marion Brown, Bobby Hutcherson, Jack DeJohnette, Harold Land, Sonny Rollins et Stan Getz. Engagé dans le Max Roach Quintet, il y fait la connaissance du trompettiste Charles Tolliver et se produit au Newport Jazz Festival (1967). Partagé entre son amour pour le be bop et son désir d'émancipation à travers le free jazz et l'avant-garde, Stanley Cowell séjourne en Europe durant l'année 1969 : il joue avec Jean-Luc Ponty, Jean-François Jenny-Clark et Bernard Lubat à Paris puis enregistre à Londres trois albums : un premier pour le label BYG resté inédit, Blues for the Viet Cong (1969) en leader et, avec Charles Tolliver sous l'intitulé Music Inc., The Ringer (1969). Après l'enregistrement à New York de Brilliant Circles, Cowell et Tolliver fondent en 1971 le label Strata-East, l'une des plus importantes et influentes compagnies afro-américaines indépendantes, dont les deux premières références paraissent sous la forme d'un big band crédité au nom de Music Inc. S'il enregistre pour son compte les albums Handscapes (1972) et Handscapes 2 (1974), Musa: Ancestral Streams (1972) et Regeneration (1975), le label Strata-East ouvre ses portes à Clifford Jordan, le collectif Jazz Contemporaries, Pharoah Sanders, Billy Harper, Cecil McBee, Gil Scott-Heron et Brian Jackson, Sonny Fortune, Weldon Irvine, Cecil Payne, The Heath Brothers et nombre d'autres artistes. Le Stanley Cowell Trio, qu'il forme alors pour l'album Illusion Suite (1973), renaîtra dans les années 1990. Entre temps, que ce soit au piano, au synthétiseur, au clavinet ou au piano à pouces, Cowell enregistre en solo ou en groupe pour les labels Galaxy et Concord Jazz. Il accompagne Art Pepper, Arthur Blythe, J.J. Johnson, enseigne à l'Université de Rutgers et réunit Billy Harper, Reggie Workman et Billy Hart sur Such Great Friends (1983). Parallèlement aux séances réalisées en trio pour le label danois SteepleChase, il développe des standards du jazz sur des volumes en solo et participe au Charles Tolliver Big Band. Sa fille, l'altiste Sunny Cowell, joue sur Prayer for Peace (2010) et en 2015, l'album solo Juneteenth célèbre le 150e anniversaire de l'abolition de l'esclavage aux États-Unis. Victime d'un choc hypovolémique, Stanley Cowell décède à Dover (Delaware), le 17 décembre 2020 à l'âge de 79 ans.


©Copyright Music Story Loïc Picaud 2021
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