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Beastie Boys

Quand on est blanc et pas trop pauvre, difficile de se frayer une place dans la communauté rap naissante à l’aube des années 80. Pourtant, Michael "Mike D" Diamond, Adam "MCA" Yauch et Adam "Ad-Rock" Horovitz ont non seulement réussi cet exploit mais ils ont surtout été rapidement adoubés par cette raposphère sélective et sur le qui-vive pour démasquer les imposteurs opportunistes. La force des Beastie Boys fut d’abord de proposer une lecture très très très personnelle de l’idiome rap qu’il connaisse sur le bout de leurs ongles (en deuil). Punks dans l’âme et autant passionnés de hardcore que de hip hop, le trio new-yorkais fondé en 1981 eut d’abord la chance de s’installer au sommet des charts avec un single jouissif porté par un clip tout aussi dément (nous sommes en 1986 et MTV, alors en plein essor, fait la pluie et le beau temps via les vidéos qu’elle diffuse 24 heures sur 24) et qui deviendra un hymne pour beaucoup : (You Gotta) Fight for Your Right (To Party!). Signés par le label Def Jam qui abrite déjà Public Enemy et L.L. Cool J, les Beastie jouent aux bad boys, lâchent des rimes crades mais toujours justes et imposent leur attitude de pieds nickelés rap. Leur premier album, License To Ill, produit par Rick Rubin, est un franc succès aux quatre coins du monde.




Adieu la Grosse Pomme, welcome L.A. ! Lorsque les Beastie Boys quittent New York pour la Californie en 1989, ils laissent également derrière eux leur esprit affreux, sale et méchant. Avec Paul’s Boutique, produit par les Dust Brothers et Mario Caldato Jr., un des albums les plus influents de l’histoire du rap (et pas seulement sur la production rap), c’est le grand huit des citations folles, des collages improbables tissant des liens entre Grandmaster Flash et Bob Dylan, Run DMC et les Beatles ! Leur culture pop rock percute leur passion rap, leur fanatisme funk s’encastre dans leur phobie hardcore, et ainsi de suite tout au long d’un disque patchwork délirant ! Avec Check Your Head (1992) puis Ill Communication (1994), le trio peaufine son art et truffe ses enregistrements d’instants inattendus (des instrumentaux jazzy et funky, des séquences de hardcore pur…), de featurings parfaits (Q-Tip, Lee "Scratch" Perry, Biz Markie…) et de samples toujours aussi éclectiques.




Cinquième album qui parait en 1998, Hello Nasty réussit à maintenir leur aura (ils resteront comme l’un des groupes les plus adulés par l’underground – rap comme rock – durant les années 90). Il faudra patienter six ans avant que Mike D, MCA et Ad-Rock retournent en studio. To The 5 Boroughs qui sort en 2004 possède certes ses instants de grâce mais n’a plus la même originalité. Rien de réchauffé dans ce disque, juste un opus en roue libre. En 2007, The Mix-Up surprend son monde avec douze instrumentaux (dans la ligné de The In Sound From Way Out!, sorti en 1996). On sait les Beastie grands fans de jazz et soul vintage devant l’éternel, aussi leurs escapades instrumentales naviguent toujours dans ce territoire groovy assez jouissif. La saga sera bouclée en avril 2011 avec Hot Sauce Committee Part Two, leur dernier album studio. Initialement prévu pour 2009, ce chant du cygne a été repoussé en raison des graves soucis de santé d’Adam Yauch, un cancer qui l’emportera, trois ans plus tard, à seulement 47 ans, le 4 mai 2012. Avec cette disparition, le groupe n’a plus aucune raison d’être, Mike D et Ad-Rock confirmeront d’ailleurs deux ans plus tard que les Beastie Boys ne referont jamais de musique…




© MD/Qobuz
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