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Les albums

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Free jazz & Avant-garde - Paru le 15 juin 2018 | Big Dada

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Le chaos. Le relief. L’instabilité. La violence. Le cri. Le débat. Il y a tout ça, et bien plus, dans le jazz d’Onyx Collective qui n’est pas celui des cartes postales et des clubs de fumeurs de cigares. Ce collectif new-yorkais souffle un vent de révolte sur le genre comme certains de leurs aînés le faisaient au siècle dernier. De l'Art Ensemble Of Chicago aux Lounge Lizards de John Lurie, on cerne vite dans quel terreau la graine Onyx Collective a poussé. Proches de Nick Hakim, Princess Nokia et Dev Hynes alias Blood Orange, repérés aux côtés d'Ibeyi ou en tournée avec le saxophoniste Kamasi Washington, les membres de cette insaisissable formation (elle peut se produire dans un sous-sol, sur le toit d’un hôtel pour un cocktail lounge ou devant une boutique dans la rue) sont l’un des secrets les mieux gardés de la scène jazz américaine contemporaine.Après une série de maxis étonnants, ils publient un véritable premier album intitulé Lower East Suite Part Three. Un disque en forme d’hommage à la Grosse Pomme et au défi permanent de vivre dans la métropole face à la gentrification et la hausse sans fin des loyers. C’est dans ce contexte que le leader d’Onyx Collective, le saxophoniste et parfois chanteur Isaiah Barr, a conçu ce trip agité, en compagnie de ses complices Austin Williamson à la batterie, Walter Stinson à la contrebasse, Spencer Murphy à la basse et, invité sur quatre titres, le saxophoniste Roy Nathanson qui fut justement un Lounge Lizards durant quatre ans… Un jazz aux frontières du free rappelant fortement l’esprit no wave/postpunk du New York des années 80. Certains quartiers de la ville offraient alors un danger et une instabilité qu’Onyx Collective ressuscite avec intelligence. Le peintre Julian Schnabel était l’un des acteurs de ce New York oublié et éradiqué par les Apple Stores et les magasins/lofts de grands couturiers. C’est justement lui qui signe la pochette de cet album. La boucle est bouclée ? © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 8 juin 2018 | Philophon

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Jazz - Paru le 25 mai 2018 | Alobar

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En 2008, Stefano Bollani criait son amour pour la musique brésilienne avec l’album Carioca. Dix ans plus tard, il insiste avec cette fois sous le bras ses propres compositions. Aux côtés du pianiste milanais, de grands représentants de la musique brésilienne comme Jorge Helder à la contrebasse, Jurim Moreira à la batterie, Armando Marçal et Thiago da Serrinha aux percussions. Enfin, côté invités de marque, Caetano Veloso, João Bosco, Jaques Morelenbaum et Hamilton de Holanda. Bref, un casting savoureux pour une musique qui l’est tout autant. Magique surtout car Bollani réussit le grand écart entre sa botte natale et la terre brésilienne. Tout au long de Que Bom, il crée avec ses complices une sémantique originale qui fait tout le charme d’une musique devant tant à l’héritage subtil de Veloso qu’à celui, empreint de nostalgie, d’un Nino Rota. © Max Dembo/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 25 mai 2018 | Vision Fugitive

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Jazz - Paru le 18 mai 2018 | Nonesuch

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Avec sa fidèle rythmique composée du batteur Jeff Ballard et du contrebassiste Larry Grenadier, Brad Mehldau mêle ici trois nouvelles compositions à des reprises de classiques de la pop (Paul McCartney, Brian Wilson), du jazz (Elmo Hope, Sam Rivers) et du Great American Songbook (Almost Like Being in Love). Sans chambouler les valeurs de cette grandiose formation, Seymour Reads the Constitution! est un disque soulignant une fois de plus la forte complicité entre ces protagonistes toujours inspirés dans leurs improvisations comme leurs échanges. Le Blues and Ballads que ces trois-là avaient publié en 2016 était déjà une sorte de sommet, mais cette cuvée 2018 enivre encore plus tant le piano du maître de maison est ici d’une incroyable versatilité et fait résonner mille couleurs. Que le virtuose américain puisse tout jouer, on le savait déjà. Sauf qu’avec Seymour Reads the Constitution!, Mehldau enchaîne les contrepieds, multiplie les clins d’œil, déambule dans l’histoire du piano jazz et trouve toujours la note juste, l’accord parfait pour rendre sa musique attachante, touchante et renversante. Dans sa déjà vaste discographie (certes pas encore aussi étoffée que celle de Keith Jarrett, une de ses grandes influences), cet album occupera, à l’heure des bilans, une place de choix… © Max Dembo/Qobuz
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Jazz - Paru le 11 mai 2018 | Onze Heures Onze

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Jazz - Paru le 4 mai 2018 | Blue Note

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Après un sublime Book of Intuition publié en 2016 avec le contrebassiste Kiyoshi Kitagawa et le batteur Johnathan Blake, Kenny Barron étoffe son trio avec le saxophoniste ténor Dayna Stephens et la trompettiste Mike Rodriguez. On connaît l’élégance, l’intelligence, le raffinement et le swing plus que parfait du pianiste originaire de Philadelphie basé à New York qui, pour son entrée sur le label Blue Note, trouve dans la fougue de ses complices souffleurs une inspiration supplémentaire. Pour ces Concentric Circles, Barron a opté pour un répertoire principalement axé sur ses propres compositions auquel il a ajouté Aquele Frevo Axe de Caetano Veloso, L's Bop du batteur Lenny White et Reflections de Thelonious Monk. Son quintet croque à pleines dents dans un hard-bop parfois ponctué de rythmes latinos. Mais c’est surtout la spontanéité des interventions comme la fluidité des échanges entre les cinq hommes qui rend le disque assez jouissif. Personne n’est venu pour réinventer la roue mais plutôt pour faire du jazz de haute voltige, sans esbrouffe, ni superflu. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz fusion & Jazz rock - Paru le 4 mai 2018 | Brownswood Recordings

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Sorte de jeune savant fou des claviers qui connaît son Herbie Hancock sur le bout des doigts, Joe Armon-Jones est une énième preuve de la bonne santé de la jeune scène jazz britannique. Repéré notamment sur la compilation We Out Here (un disque Qobuzissime !) publiée en février 2018 par le label de Gilles Peterson, Brownswood Recordings, ce cofondateur d'Ezra Collective signe ici son premier album en tant que leader. Comme chez tous ses congénères issus de cette même scène, Armon-Jones a été biberonné à mille sons. Jazz donc mais aussi fusion, musique de club, afrobeat, hip-hop, neo-soul, acid jazz, dub et funk, tout traverse son Starting Today sur lequel il a notamment convié Nubya Garcia, Moses Boyd, Ras Asheber, Oscar Jerome, Big Sharer, Kwake Bass… Jamais viscéralement jazz au sens classique du terme, son disque fait écho à la fin des seventies et le début des eighties, lorsque la soul et le funk infiltraient le genre, pour le meilleur comme pour le pire. Les anciens penseront ainsi en vrac à Roy Ayers, Bernard Wright, Ramsey Lewis, Ronnie Laws, Ronnie Foster, les Blackbirds, les Headhunters, Alphonse Mouzon et quelques autres. Mais Joe Armon-Jones n’oublie jamais de rappeler çà et là qu’il vit bien en 2018 et pas en 1978, histoire que son premier album ne sente jamais la naphtaline et soit aussi festif qu’un grand zapping furieux et groovy. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 27 avril 2018 | ECM

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Après deux albums à la tête d’un quartet plutôt estampillé jazz, Elina Duni signe juste sous son nom un recueil de chansons évoquant aussi bien l’amour que la perte et le départ. Enregistré aux studios La Buissonne dans le Sud de la France en juillet 2017 sous la direction artistique de Manfred Eicher d’ECM, ce Partir est sans doute son opus le plus personnel. Le plus intime aussi. Entièrement conçu et réalisé en solo, la chanteuse de Tirana interprète au piano, à la guitare ou derrière ses percussions, des pièces picorées à de multiples sources, du folklore à la variété : airs traditionnels d’Albanie, du Kosovo, d’Arménie, de Macédoine, de Suisse ou de l’héritage arabo-andalou, mais aussi Je ne sais pas de Jacques Brel, Meu Amor d’Alain Oulman, Amara Terra Mia de Domenico Modugno, ou encore Let Us Dive In composé par Duni elle-même. Pour mettre en valeur l’expressivité de sa voix, elle a logiquement opté pour des arrangements épurés. Dans ce contexte, ce chant mis de la sorte en exergue devient le solide fil rouge du répertoire éclectique qu’elle a choisi. Un organe souvent bouleversant, notamment lorsqu’elle chante la souffrance et propose ainsi une sorte de fado des Balkans, comme un blues européen marchant sur les brisées de Billie Holiday, ultime ambassadrice des failles humaines qu’elle admire plus que tout au monde. On sort sonné par la beauté jamais pesante de ce qui s’avère le plus beau disque d’Elina Duni à ce jour… © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 27 avril 2018 | Heavenly Sweetness

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Jazz contemporain - Paru le 27 avril 2018 | Ilona Records

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Jazz - Paru le 27 avril 2018 | 2018 Membran

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Jazz fusion & Jazz rock - Paru le 30 mars 2018 | The Headbangers

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Aux commandes du sextet musclé Headbangers, Nicolas Gardel embarque le jazz sur les terres de la soul, du funk, de la world, de la pop et de l’électro. Un éclectisme guère étonnant quand on sait que le trompettiste a aussi bien grandi au son de Wynton Marsalis et Roy Hargrove que Muse, Radiohead ou Alicia Keys… Grâce à son phrasé limpide et virtuose, il a jusqu’ici croisé le fer avec des pointures nommées Henri Texier, David Sanborn, Nicholas Payton, Pierrick Pédron, Electro Deluxe, Rémi Panossian et Zebda… Après The Dark Side of a Love Affair, premier album qu’il signait à la tête de ses Headbangers, il enfonce un peu plus le clou de son éclectisme assumé voire revendiqué avec The Iron Age. En compagnie de Ferdinand Doumerc (sax et flûte), Thibaud Dufoy (claviers), Dorian Dutech (guitare), Philippe Burneau (basse) et Jérôme Martineau-Ricotti (batterie), Nicolas Gardel propose un trip à 360°, tantôt planant, tantôt psychédélique, parfois furibard, parfois en apesanteur. Mais sa musique indomptable fonctionne surtout grâce à ses compositions d’excellente tenue. © Max Dembo/Qobuz
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Jazz - Paru le 23 mars 2018 | Columbia - Legacy

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS - Pitchfork: Best New Reissue - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Lorsque les noms de Miles Davis et John Coltrane se retrouvent à la même affiche, le frison est déjà à portée de main. Avec ce sixième épisode des Bootleg Series du trompettiste, il se transforme même – doux euphémisme – en extase. The Final Tour se concentre sur le dernier chapitre de la collaboration entre Miles et Coltrane. Sur quatre CD, il comprend des performances enregistrées dans le cadre de leur tournée européenne de 1960 – la dernière ensemble – avant la mort du saxophoniste en juillet 1967. On y retrouve les deux concerts de l’Olympia à Paris le 21 mars 1960, les deux du 22 mars à Stockholm et celui du 24 mars à Copenhague, le tout disponible pour la première fois à partir des bandes analogues ¼ pouces. Ces cinq concerts se déroulent un an à peine après la sortie du chef-d’œuvre Kind of Blue qui a violemment secoué la jazzosphère. La puissance nucléaire créative des protagonistes est ici telle que le quintet est à chaque seconde au bord de l’implosion. Avec le pianiste Wynton Kelly, le contrebassiste Paul Chambers et le batteur Jimmy Cobb, Miles comme Trane livrent des improvisations torrentielles dans lesquels la fusion comme l’opposition sautent aux oreilles. Mais miraculeusement, tout tient, rien ne s’effondre. Au contraire ! C’est la magie de ces cinq concerts : entendre à la fois l’individualisme de cinq géants et leur capacité à se tenir par la main pour rugir à l’unisson. Côté répertoire, ce coffret est une sorte de nirvana davisien avec les plus grands thèmes (pas toujours de lui) qui ont fait le succès du trompettiste : ’Round Midnight, Bye Bye Blackbird, On Green Dolphin Street, Walkin’, All of You, Oleo, So What ou bien encore All Blues… Enfin, The Final Tour se conclut par une étonnante interview donnée par Coltrane au DJ radio suédois Carl-Erik Lindgren. « Vous sentez-vous en colère ? », lui demande celui-ci. « Non, répond Trane. J’expliquais récemment à un ami que la raison pour laquelle je jouais tant de sons – et c’est pour ça que ça peut ressembler à de la colère –, c’est que j’essaie de dire beaucoup de choses en même temps. Et je ne les ai pas triées. » A l’écoute de ces concerts de 1960, on ne peut que crier : non au tri sélectif ! © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 9 février 2018 | Brownswood Recordings

Hi-Res Livret Distinctions Indispensable JAZZ NEWS - Qobuzissime
Et c’est reparti : London Calling ! Mais cette fois l’appel ne vient pas des entrailles affamées du rock’n’roll mais plutôt de celles du jazz. Un jazz aux basques duquel on ne peut que coller un S tant la jeune scène londonienne compilée sur ce We Out Here s’est construite sur des influences bigarrées, aussi bien soul qu’afrobeat, fusion ou électro. Pour zoomer sur cette nouvelle génération, Brownswood Recordings, le label de Gilles Peterson, a confié la direction artistique de l’album au plus médiatisé d’entre eux : le saxophoniste Shabaka Hutchings. Enregistrés sur trois jours, les musiciens et les groupes sélectionnés offrent un esprit jazz plus qu’une forme jazz. Ainsi, le batteur Jake Long et sa formation Maisha jouent aux maîtres vaudou à la manière d’un Pharoah Sanders. L’afrobeat de Fela sert de terreau à l’Ezra Collective du batteur Femi Koleoso mais aussi au collectif Kokoroko. Tandis qu’un autre as des baguettes, le charismatique Moses Boyd, emmitoufle sa rythmique dans une boucle électro savamment hypnotique avant de revenir sur les sentiers d’un jazz libertaire vivifiant. Ce Qobuzissime coloré comme jamais, c’est aussi Theon Cross, impressionnant marathonien du tuba (et par ailleurs complice de Shabaka Hutchings au sein des Sons Of Kemet), Nubya Garcia, une saxophoniste habitée par le lyrisme de Charles Lloyd, ou bien encore Joe Armon-Jones, un savant fou des claviers qui connaît son Herbie Hancock sur le bout des doigts… Avec We Out Here, la nouvelle scène jazz londonienne signe un manifeste aussi dynamique qu’éclectique. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 9 février 2018 | Stunt Records

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Jazz - Paru le 2 février 2018 | Motema

Hi-Res Distinctions Indispensable JAZZ NEWS - Preis der deutschen Schallplattenkritik
L’un est une figure emblématique du jazz libertaire, souffleur plus poétique que radical, qui ne baisse pas la garde depuis le milieu des années 70. L’autre est un charismatique poète, slameur et acteur qui se gausse des étiquettes. David Murray et Saul Williams croisent ensemble le fer avec un discours politique commun sur ce Blues for Memo, hommage au manager turc Mehmet “Memo” Uluğ, inspiré par le compositeur d’avant-garde Butch Morris et par le poète et militant Amiri Baraka, tous trois proches du duo et décédés depuis peu. Enregistré à Istanbul, leur album réunit également le pianiste Orrin Evans, le bassiste Jaribu Shahid, le batteur Nasheet Waits, le tromboniste Craig Harris, le pianiste Jason Moran, le guitariste (et fils de David) Mingus Murray, le joueur de kanoun Aytac Dogan et le chanteur Pervis Evans. Avec son frère Ahmet, Memo Uluğ avait fondé Pozitif Music et créé l’incontournable club Babylon d’Istanbul. Pozitif est connu pour avoir ouvert les portes de la Turquie à un jazz expérimental et engagé, avec des artistes comme Murray justement mais aussi Butch Morris, Sun Ra ou Pharoah Sanders. De son côté, Saul Williams a rencontré Uluğ au Babylon à la fin des années 90, avec le projet Wax Poetics du saxophoniste Ilhan Ersahin. L’enregistrement de Blues for Memo fut aussi l’occasion de rendre hommage à un autre proche de Murray : l’innovant chef d’orchestre et cornettiste Butch Morris, qui vécut et enseigna quelques années à Istanbul à la fin des années 90. Mais cette collaboration entre Saul Williams et David Murray est surtout l’une des plus symboliques de leurs carrières respectives car elle perpétue aussi la vision singulière du grand Amiri Baraka. « Ayant grandi et m’étant formé grâce à l’inspiration de ses travaux, j’ai été réellement honoré lorsque David m’a proposé de participer à ce projet avec lui, raconte Saul Williams. Je me suis engagé là-dedans en connaissance de cause, en sachant que je travaillais avec quelqu’un qui connaissait très bien Amiri. » Ce projet, Saul Williams l’ancre dans son temps. Red Summer évoque la tuerie de 2015 dans l’église de Charleston, Citizens (The River Runs Red) parle des aspirations des femmes, Cycles and Seasons met en parallèle l’extraction de coltan – métal précieux utilisé notamment dans les smartphones et autres appareils – et les méthodes de minage plus traditionnelles, etc.. Comme le dit David Murray, Saul Williams est « un visionnaire, qui regarde loin devant. J’ai toujours cherché à me mettre au service de poètes et de leur vision de ce qu’est le monde ; et c’est ce que je cherche ici : rendre plus claire et plus palpable cette vision à travers la musique. » Engagement, militantisme, spiritualité, tradition et projection : voilà un album musicalement aussi important que le message qu’il véhicule. © CM/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 2 février 2018 | Tricollectif

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Oubliez les clichés sur le jazz ! Oubliez le violon ! Faites simple et oubliez même tout ! Avec son Amanda Dakota, Théo Ceccaldi donne un bon coup de pied dans la fourmilière pour y planter son étendard bariolé. Le jeune violoniste atypique, membre fondateur du collectif orléanais Tricollectif, n’est évidemment pas seul dans sa fascinante entreprise de déstabilisation. Avec Benjamin Dousteyssier (saxophone alto et baryton), Quentin Biardeau (saxophone ténor et claviers), Giani Caserotto (guitare électrique), Valentin Ceccaldi (violoncelle et horizoncelle) et Etienne Ziemniak (batterie), il lance un gang explicitement baptisé Freaks. Clin d’œil au Frank Zappa de Freak Out ! ? Ou au caractère insaisissable d’un jazz-rock tendance punk ? Son disque ovni a toutes les caractéristiques de l’attentat sonore mais s’avère en réalité une invitation au voyage. A moins qu’il n’ait en fait signé un remake du Freaks de Tod Browning dans lequel on croiserait les fantômes de John Zorn, Meshuggah, Charles Mingus, Igor Stravinsky, Carla Bley (Escalator Over the Bill), Henry Threadgill (Henry m’a tuer), les Lounge Lizards, David Lynch et Gil Scott Heron. Jouissif. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 24 novembre 2017 | Resonance Records

Distinctions Indispensable JAZZ NEWS - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Théâtre des Champs-Elysées, samedi 27 mars 1965. Celui qui prend d’assaut la scène de la salle parisienne le fait avec délicatesse et cool. Son jeu a pourtant révolutionné son instrument. Et violemment même… Depuis Charlie Christian et Django Reinhardt, la guitare n’avait pas été chahutée de la sorte. D'autant plus qu’ici, l’instigateur de ce tsunami tant stylistique que formel se produit dans une configuration qui lui ressemble, sans enluminures ni ornementation commerciale. Le Wes Montgomery de ce live inédit est affolant et surtout génial ; d’une finesse rare, aussi… Entouré du pianiste Harold Mabern, du contrebassiste Arthur Harper et du batteur Jimmy Lovelace, le guitariste d’Indianapolis trouve le parfait équilibre entre sa technique hors du commun (à tomber sur To Wane, un thème signé Mabern en hommage à Wayne Shorter) et la grande originalité de son approche mélodique. Sur Full House, ‘Round Midnight et Blue 'N Boogie/West Coast Blues, Wes accueille même le saxophoniste ténor Johnny Griffin, histoire de rendre la soirée encore plus mémorable. Côté répertoire, il revisite des thèmes gravés sur ses albums studio pour le label Riverside (Jingles, Round Midnight, Twisted Blues…) mais dont il donne ici des lectures souvent plus profondes. Un enregistrement aussi bien destiné aux aficionados du bonhomme qu’aux novices désireux d’appréhender l’art d’un grand coloriste parti trop tôt, en 1968, à 45 ans seulement… © MZ/Qobuz
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Jazz - Paru le 24 novembre 2017 | Onze Heures Onze

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