Les albums

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Rock - Paru le 2 novembre 2018 | Columbia - Legacy

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Best New Reissue
Ce volume 14 des Bootleg Series de Bob Dylan est sans doute le plus attendu puisqu’il concerne l’album que beaucoup de ses fans considèrent comme son plus grand : Blood on the Tracks. Dans son autobiographie, le Zim citera Tchekhov comme inspiration majeure de ce disque publié en janvier 1975. Mais c’est évidemment la séparation d’avec sa femme Sara qui hante ce chef-d’œuvre. Sa prose touche au sublime, et chaque mot est un paysage de l’âme, juste, sans aucune faute de goût. Son folk-rock est orné d’une rythmique présente mais jamais en surpoids, d’une instrumentation de goût et de chapelets de guitares juste là pour chanter la mélodie. Toutes ses saynètes introspectives, à l’écriture pure et sobre, montre un Dylan plus humain que jamais, artistiquement revitalisé par cette période personnellement douloureuse. Bref, un Dylan magistral qui alterne entre chansons mélancoliques, coups de gueule et, comme à son habitude, pièces mystérieuses. Ce coffret de plus de 80 titres propose chronologiquement les séances new-yorkaises ainsi que celles de Minneapolis. Dylan avait réalisé une première version de son disque, décidant de tout réenregistrer sur les conseils de son frère David Zimmerman. L’album officiel mélangera des prises des deux sessions. Faux départs, tâtonnements, prises alternatives, changements de tempo ou d’instrumentation, c’est l’élaboration de A à Z de Blood on the Tracks qui traverse les oreilles tout au long de ce dantesque More Blood, More Tracks: The Bootleg Series Vol. 14 (Deluxe Edition). Indispensable. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 octobre 2018 | Communion Group Ltd

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Dommage de réduire Tamino-Amir Moharam Fouad à un simple héritier de Jeff Buckley entouré du Radiohead des débuts. Surtout que le songwriter belge âgé de seulement 21 ans offre plus que cela sur son premier album ; et ce même si Colin Greenwood, bassiste du groupe britannique, participe au disque… Tamino, natif d’Anvers fasciné par John Lennon, a toujours gardé dans un coin de sa tête, sous sa crinière noire de jais, ses origines égyptiennes. Et la musique arabe que sa mère passait à la maison avait même encore plus d’intensité lorsqu’elle était l’œuvre de Muharram Fouad, son grand-père chanteur-acteur, star dans Le Caire des sixties… Cet éclectisme est au cœur de la musique de Tamino qui doit tant au folk de Buckley, qu’à la pop des Beatles voire à la mélancolie nonchalante de Leonard Cohen, une autre de ses idoles. Mais pour souder ces influences disparates, le jeune ténébreux possède une arme fatale : sa voix. Un organe lui aussi pluriel, capable de s’étirer dans la lenteur comme de se transformer en falsetto renversant, technique impressionnante dont il n’abuse d’ailleurs jamais. C’est ce chant qui transforme Amir en un long roman poignant. Un récit d’apprentissage alternant entre le rêveur (le folk épuré de Verses) et le lyrique comme sur So It Goes, Each Time et Intervals conçus autour d’une section de cordes arabisantes. Un disque Qobuzissime qui, au fil des écoutes, impose sa poésie originale et touchante. © Marc Zisman/Qobuz
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Rock - Paru le 12 octobre 2018 | Concord Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Dès son premier album publié en 1977, My Aim Is True, Elvis Costello affichait sa gloutonnerie musicale en mêlant déflagrations pub rock, bifurcations reggae, ballades quasi country et pop songs sculptées avec arpèges cristallins. Un éclectisme qui le fera travailler avec des gens aussi divers que le pape de la country George Jones, le maître de la pop lounge Burt Bacharach, la mezzo-soprano Anne Sofie von Otter, le guitariste de jazz Bill Frisell ou bien encore les rappeurs de The Roots, pour n’en citer que quelques-uns. Quarante ans plus tard, l’insaisissable Britannique binoclard, friand d’albums-concepts, signe Look Now avec les Imposters, composés de Steve Nieve aux claviers, Davey Faragher à la basse et Pete Thomas, déjà batteur de ses Attractions. Ce groupe avec lequel il avait enregistré Momofuku en 2008 lui permet de mettre une fois de plus en exergue sa plume, aiguisée comme jamais. Plume qu’il partage avec la grande Carole King sur Burnt Sugar Is So Bitter, coécrit un quart de siècle plus tôt, et avec Bacharach sur Photographs Can Lie et Don’t Look Now. On sent surtout un Costello visant une fois de plus la pop song parfaite. Une démarche faisant résonner une approche 60's. Mais l’intemporalité de l’exercice ancre bien le songwriter dans son temps, en 2018. Et Costello réussit à implanter dans le cerveau des mélodies et des paroles faites pour durer. Une bonne chanson, c’est bien connu, n’a pas d’âge et Elvis Costello le rappelle ici brillamment… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 5 octobre 2018 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Un manche de guitare tenu par la main d’un corps contre lequel est adossé un enfant dont on ne voit que le haut de la tête. Sur la pochette de son dixième album, Cat Power dit pas mal de choses. L’Américaine agrippe à nouveau son art – même si elle ne peut s’empêcher d’immiscer une reprise, celle de Stay de Rihanna – et indique qu’elle est désormais mère. A 46 ans, Chan Marshall semble aller… mieux ? Bien ? Non pas que sa vie jalonnée de chaos intérieur, escapades, déménagements, dépressions et addictions soit désormais un long fleuve tranquille, mais Wanderer renferme certaines de ses plus belles chansons. Des compositions avançant souvent nues. Un simple piano. Quelques notes de guitares. Une batterie famélique. Le credo less is more brille de mille feux. L’envie peut-être de revenir à la source des anciens maîtres du folk et du blues. Comme le laisse à penser la chanson d’ouverture a cappella qui donne son titre au disque. Avoir mis au monde sous l’ère Trump l’a sans doute fait beaucoup cogiter… Et puis Cat Power n’avait pas chanté aussi bien depuis des lustres. Cette tonalité aux cambrures soul, reconnaissable dès la première syllabe, touche ici au sublime. Après la parenthèse un brin électronique de Sun qu’avait mixé Zdar de Cassius, elle n’étonne pas tant que ça par la forme, finalement assez classique, mais plutôt par le niveau et la teneur de ses compositions. Et lorsqu’elle invite l’une de ses grandes fans, Lana Del Rey, dans les chœurs de Woman, Cat Power conserve la sobriété qui prédomine tout au long d’un disque viscéralement honnête et beau… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 14 septembre 2018 | Naive

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
En 2015, Be Sensational avait propulsé Jeanne Added sur les devants d’une scène qu’elle foulait depuis déjà pas mal d’années. A 35 ans, la Rémoise, dont le nom avait jusqu’ici hanté la planète jazz, hypnotisait par son organe martial mais élastique au possible, par son rock électro anguleux et anthracite. Conçue avec Dan Levy de The Dø, ce premier album magnifique et glacial tendait à l’expédier sur la planète des dandys lettrés, patrie hétéroclite des Nick Cave, PJ Harvey, Sinéad O’Connor et autres Nico… Trois ans plus tard, le charisme et la voix sont intacts mais les complices ont changé. Pour Radiate, Jeanne Added a travaillé avec Maestro (le Français Frédéric Soulard et l’Ecossais Mark Kerr), un binôme électro porteur d’une chaleur inédite à son univers. Armée de synthés et boîtes à rythme vintage en tous genres, elle accouche ici d’un deuxième album plus charnel. Un disque qui conserve les valeurs du précédent pour les embarquer sur des sentiers plus intimes (Years Have Passed) et envoûtants voire carrément éthérés. Et si Be Sensational fleurait bon l’électronique des 80’s, Radiate se nourrit aussi de celle des 70’s (Harmless). Une fois de plus, Added est surtout singulière dans sa façon de se servir des sons et des ambiances utilisés par d’autres musiciens. Elle confirme aussi la classe de sa plume versatile et joliment aiguisée qui en font une musicienne ne ressemblant à aucune autre… © Marc Zisman/Qobuz
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Rock - Paru le 14 septembre 2018 | Parlophone UK

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Icône d’une génération, star incontestable depuis ses premiers pas avec les Jam, le Modfather a toujours inspiré et fasciné jusqu’à sa coupe de cheveux ! Et l’année de ses 60 ans, Paul Weller ne lâche rien. Comme toujours, d’ailleurs… Principalement composé de chansons acoustiques, True Meanings, son 26e album (le 14e de sa carrière solo), est loin de Saturns Pattern paru en 2015. Weller semble ici faire le point. Revenir à quelque chose de très simple, sans fioritures, sur un album floral et poétique. A se demander si l’enregistrement n’a pas eu lieu dans un champ fleuri, un soir d’été pour un public d’insomniaques romantiques. Une introspection est en cours. Le Britannique étudie les éléments qui l’entourent, ressasse les souvenirs, chante un hommage lunaire à Bowie, le tout sans oublier ses altérations entre jazz et soul… True Meanings est en soi un éloge wellerien de la ballade. Début tout en douceur sur un thème à la guitare avant d’être enrobé par l’harmonie des violons et des chœurs. Une joie d’entendre le Modfather toujours à la hauteur de ses chefs-d’œuvre des années 70 comme English Rose ou Liza Radley. Et si dans le studio, ce ne sont plus Bruce Foxton et Rick Buckler à ses côtés, Paul Weller a toujours su bien s’entourer, à en voir la liste d'invités: Rod Argent des Zombies (The Soul Searchers), Lucy Rose (Books), Tom Doyle (Movin On) et même une petite apparition de Noel Gallagher sur White Horses… Une voix calme et posée qui s’applique parfaitement sur les quelques compositions du songwriter Erland Cooper du groupe Erland and the Carnival. Un album à deux paroliers qui puise dans les genres de façon discrète et subtile comme cette invention d’une ballade en picking glam-rock : Mayfly. Une superbe référence au Get It On de T. Rex, les paillettes en moins. Pas de toute, Paul Weller est bien un changingman, mais qui ne connaît pas les fautes de goût. © Clara Bismuth/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 31 août 2018 | Jazz Village

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Mourir aujourd’hui. En créole, mo jodi. Tout est dit dans le titre du premier album de Delgres, impeccable trio qu’on pourrait vite réduire à des Black Keys ayant jeté l’ancre aux Antilles… Delgres pour Louis Delgrès, colonel d’infanterie abolitionniste né à Saint-Pierre, célèbre pour sa proclamation antiesclavagiste, haut fait de la résistance de la Guadeloupe aux troupes napoléoniennes qui voulaient rétablir la traite des Noirs. Ce Delgrès et ses 300 hommes se voyant perdus face aux soldats de Bonaparte préfèrera se suicider à l'explosif en vertu de la devise révolutionnaire “vivre libre ou mourir”… Ce nom chargé d’histoire n’enferme pourtant jamais Pascal Danaë, Baptiste Brondy et Rafgee dans le pesant trip du groupe « à message ». Delgres brandit fièrement son blase et les idéaux qui vont avec, mais fait avant tout du rock aux contours garage, biberonné au blues primitif, à la soul crue et aux sonorités venues de La Nouvelle-Orléans. En associant guitare dobro, batterie et surtout sousaphone, ce tuba atypique croisé dans les fanfares de carnavals aux Antilles ou à La Nouvelle-Orléans justement, le trio impose son originalité. Dans sa plume aussi, Danaë alterne, avec beaucoup de naturel, entre créole et anglais, histoire de brouiller davantage les frontières entre ses influences qu’il a toujours traitées avec goût dans son parcours de vieux routier (Rivière Noire, meilleur album de Musiques du monde aux Victoires de la Musique 2015, c’était lui notamment). Un kaléidoscope stylistique à l’image de la ballade Séré Mwen Pli Fo, chanté en duo avec Skye Edwards de Morcheeba. Dans ses instants nerveux comme ses séquences nostalgiques et touchantes, Mo Jodi parle d’histoire mais aussi d’espoir, tend des ponts entre les continents et les siècles et s’avère un périple jouissif de rock’n’blues’n’soul aux effluves de rhum arrangé qui prend aux tripes. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 27 juillet 2018 | Last Gang

Distinctions 4F de Télérama
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Metal - Paru le 8 juin 2018 | Relapse Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
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Alternatif et Indé - Paru le 18 mai 2018 | Marathon Artists

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Le deuxième album studio de Courtney Barnett est aussi génial que simple. Pas simpliste, non. Simple. Le rock’n’roll conçu par la jeune Australienne est même d’une pureté et d’une limpidité presque désarmantes. Pour la bonne raison qu’il y a ici de grandes chansons. Des chansons oui. Cette « chose » qui fait qu’un disque sera bon ; ou pas… Comme sur la compilation de ses deux premiers EP (A Sea of Split Peas), sur son premier album (Sometimes I Sit and Think, and Sometimes I Just Sit) et son disque en duo avec Kurt Vile (Lotta Sea Lice), ce Tell Me How You Really Feel aligne dix trips agençant, à la perfection, humour grinçant et confession sincère. Surtout, Courtney Barnett s’avère bien plus introspective que par le passé. Et comme tout roule pour elle, à la scène (un succès international public et critique impressionnant) comme à la ville (sa love story qui dure avec sa consœur Jen Cloher), on sent que l’Australienne a pris le temps de fignoler chacune de ces dix compositions. D’autant plus impressionnant qu’elle brasse ici d’éternelles thématiques éculées (ses amours, ses angoisses, ses frustrations, ses opinions) sans jamais tomber dans le cliché. Comme à son habitude, Courtney Barnett habille sa prose d’un impeccable indie rock à guitares, jamais surproduit, influencé par ses marottes habituelles (Lou Reed, Kurt Cobain, Neil Young, Jonathan Richman…) et pour lequel elle a invité, sur deux titres, les sœurs Deal, Kim et Kelley des Breeders. Comment Neil Young disait déjà sur son fameux Hey Hey, My My ? Rock’n’roll can never die ? © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 11 mai 2018 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Impossible de reprocher à Alex Turner de se reposer sur ses lauriers : avec ce sixième album, les Arctic Monkeys jouent le contre-pied total ! L’uppercut AM de 2013 semble en effet à des années-lumière des mélodies soul, sensuelles et sublimes de Tranquility Base Hotel + Casino. Et dès les premières mesures de ce disque aux cambrures late sixties, on comprend pourquoi le cerveau du quartet de Sheffield cite l’incontournable Melody Nelson de Serge Gainsbourg, le démentiel et trop sous-estimé Born yo Be With You de Dion produit par Phil Spector, mais aussi la BO de François de Roubaix pour Le Samouraï de Jean-Pierre Melville, comme de fortes influences de cette cuvée 2018. Dans cet esprit, le piano prend logiquement le pouvoir et relègue les guitares énervées sur le banc des remplaçants. Mais les Monkeys restent un groupe à l’âme rock’n’roll et manipulent donc ses influences à la manière de certains de leurs illustres aînés comme David Bowie (auquel on pense souvent) ou Pulp. Et si Tranquility Base Hotel + Casino s’écoute davantage vautré dans un canapé de cuir que dans le pit d’une salle de concert sans clim’, c’est aussi pour mieux mesurer la teneur et le niveau des chansons de leur auteur. Des compositions là pour s’inscrire dans la durée et confirmer que les Arctic Monkeys ne sont vraiment pas un énième groupe de rock anglais comme les autres… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 27 avril 2018 | ATO Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Derrière ses carreaux ronds et épais, sur lesquels on trouve à boire et à manger, la tête pensante d'Okkervil River a emmené son groupe fleuve dans d'autres lits. Pour Away (2016), Will Sheff avait ouvert avec l'élégie Okkervil River R.I.P, pour mieux annoncer le renouveau. Celui d'un groupe dont il s'était séparé pour faire peau neuve. Pour ce neuvième opus, étrangement optimiste, le songwriter n'a pas mis longtemps à trouver l'inspiration. En tournant à travers l'Amérique pour Away, la période électorale aidant, Sheff gratte des titres à mi-chemin entre folk précieux (How It Is) et verbeux (External Actor), indie pop brillante (Pulled Up the Ribbon) et sombre comme ce Famous Tracheotomy évoquant sa trachéo, celle de Mary Wells ou d'autres stars éteintes, tressant ainsi des récits aussi douloureux que frontaux. Mixé par Shawn Everett (The War On Drugs, Julian Casablancas), In the Rainbow Rain semble être finalement le film positif d'Away. Et l'un des chapitres les plus lumineux de leur discographie. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Rock - Paru le 24 avril 2018 | Reprise

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Reissue
Tonight’s the Night fait partie des grands disques anthracites de l’histoire du rock’n’roll. En six mois, Neil Young a perdu deux proches, morts d'overdose : son guitariste Danny Whitten et son roadie Bruce Berry. Logique que l’album qu’il enregistrera dans la foulée en août et septembre 1973 (mais qui ne paraîtra qu’en juin 1975, après On the Beach) soit d’une rare noirceur… Le trip introspectif de Tonight’s the Night se nourrit de ces drames personnels qu’il mêle à l’ambiance oppressante qui règne alors en Amérique. Violences urbaines, consommation croissante de drogue, guerre du Vietnam et utopie hippie chahutée alimentent sa partition sombre mais sublime et poignante. Même l’instrumentarium déballé sur Tonight’s the Night est chancelant, entre un piano vacillant et une pedal steel à l’économie. Du dépouillé pour mieux souligner la beauté des mélodies comme sur les bouleversantes ballades Tired Eyes, New Mama et Borrowed Tune…  Les 20, 21 et 22 septembre 1973, Neil Young et ses musiciens, baptisés les Santa Monica Flyers (en fait, Ben Keith à la pedal steel, Nils Lofgren à la guitare et au piano, Billy Talbot à la basse et Ralph Molina à la batterie), montent sur la scène du Roxy, un tout nouveau club de Los Angeles sur West Hollywood. Dans leurs mains, ce nouveau répertoire qui sent la mort et le souffre mais dont les versions qu’ils livrent ici au public californien sont empreintes d’une force émotive, d’une réelle chaleur et parfois même d’une joie sincère et communicative logiquement absente sur les versions studio. Là réside la magie de cette archive ressuscitée et restaurée. Si les fans de Neil Young écouteront sans doute en boucle ce Roxy - Tonight’s the Night Live, les novices peuvent aussi prendre ce superbe train en marche pour découvrir et appréhender l’univers d’un musicien unique alors au sommet de son art et de son écriture. © Marc Zisman/Qobuz
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Metal - Paru le 20 avril 2018 | Century Media

Distinctions 4F de Télérama
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Alternatif et Indé - Paru le 6 avril 2018 | Rough Trade

Distinctions 4F de Télérama
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Alternatif et Indé - Paru le 23 mars 2018 | Bella Union

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Sept ans après Kinshasa Succursale, le rappeur belgo-congolais Baloji reste fidèle à son approche singulière. Il conjugue avec toujours plus d’adresse et de maturité les traditions musicales africaines du XXe siècle, rumba, highlife ou bikutsi, à un flow cru et poétique et des arrangements électro, funky, afro-trap ou hip-hop, ancrés dans notre époque. Sincère et fidèle à ses racines, il a conçu ce nouvel album comme un film contemporain d’art et d’essai qui mêle réalité sociale, lyrisme poétique et sentiments contrastés. Le verbe haut comme un Jacques Brel ébène, il s’appuie sur un vécu, parfois douloureux. Le titre de l’album évoque l’adresse de sa mère en RDC, dont il fut séparé pendant vingt-cinq ans et avec qui les retrouvailles difficiles sont décrites dans La Dernière Pluie – Inconnu à cette adresse".< La douleur est aussi présente dans le morceau final dédié au lac Tanganyika, théâtre de sanglants conflits entre Bantous et Pygmées. Mais tout n’est pas sombre au 137 Avenue Kaniama, il y a aussi de la bonne humeur dans les tirades vocales de Klody Ndongala, Bwanga Pilipili ou Charlotte Adigery, de la joie dans les guitares du vétéran Dizzy Mandjeku et Tom Ntale et de l’euphorie dans les grooves irrésistibles qui surgissent à intervalles réguliers. Qu’elle soit douce, amère ou sucrée, partout, il y a de la vie. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz>
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Alternatif et Indé - Paru le 9 mars 2018 | Ninja Tune

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
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Alternatif et Indé - Paru le 2 mars 2018 | 4AD

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Les querelles intestines et l'héroïne au creux du bras de sa jumelle n'auront pas ébranlé la plus détendue des rockeuses : Kim Deal. Nirvana à tétons et au grunge couillu, les Breeders avivaient le rock indépendant, rappelant que s'il n'y en avait pas pour les accueillir, il existait bien une scène féminine. Implosant en 1993 après le bien nommé Last Splash, le quatuor voyait Kim retourner aux Pixies quand Kelley rentrait en désintox. Deux autres albums, Title TK en 2002 et Mountain Battles en 2008, rappelaient que la bête pouvait encore bouger… Depuis un concert en 2013 nourrissant des espoirs de reformation, les deux sœurs, la bassiste Josephine Wiggs et le batteur Jim MacPherson ont repris le chemin des studios pour All Nerve. Démêlé de grunge ressuscitant des 90's destroy, cet opus éclair (33 minutes) claque un savoir-faire éprouvé. Si la recette guitare-basse-batterie sales et distorsions vocales ne provoquent pas l'effet Cannonball qui aura fait leur gloire, All Nerve porte les stigmates des décennies douloureuses qui l'ont suivi. En témoignent les ballades distordues Space Woman, Dawn: Making an Effort, Blues at the Acropolis. Sombre et nerveux. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 2 mars 2018 | Bella Union

Distinctions 4F de Télérama
L'oiseau rare, c'est lui. En tournée avec Roger Waters à qui il a prêté main-forte pour son dernier album, en arrangeant beaucoup, en refusant bien plus, aux côtés d'Erykah Badu, Elvis Costello ou encore Bonnie “Prince” Billy, Jonathan Wilson semble partout. Et il fait des miracles. Avec Rare Birds, Wilson signe peut-être l'un de ses meilleurs disques. Vers surréalistes, légères divagations psychédéliques, tempo ouaté, ces treize morceaux versés sur une plage de 80 minutes émoussent de longues vagues rock euphorisantes. Des saintes progressions de Trafalgar Square semblant taillées dans les nappes du Mystic Queen de Camel à la classieuse ballade au piano Mulholland Queen, en passant par les cordes country folk de Hi Ho the Righteous, Wilson étire les nuances aquarelles d'un classic rock vissé sur Vénus, béni par les vents de dieux californiens éminemment favorables. Comme toujours avec le griot moderne de Laurel Canyon, c'est sophistiqué sans être plastique, artisanal tout en étant profondément actuel, mélodique, luxuriant et tout en élégance. Trois oiseaux d'autres paradis viennent compléter le tableau : Lana Del Rey sur Living With Myself sur le premier, Father John Misty sur 49 Hairflips et Laraaji sur Loving You. Transpirant des rayons positifs de son gourou, ce troisième album pourra se lover entre les constellations formées par Fleetwood Mac, Jethro Tull, Neil Young et J.J. Cale. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 16 février 2018 | Dead Oceans

Distinctions 4F de Télérama
La première impression est celle d’un coup de téléphone de l’au-delà. “Allo Elvis ? C’est toi ?” A moins qu’il ne s’agisse de Roy Orbison à l’autre bout du fil. Ou même, plus près de nous et toujours en vie, Chris Isaak ou Richard Hawley… Marlon Williams est de cette race de chanteurs à la voix surnaturelle. Comme un crooner intemporel jonglant avec finesse entre rock, country, folk voire soul, le Néo-Zélandais ne se contente pas d’écrire des paroles touchantes, très personnelles ou pas. Il les emmitoufle dans cet organe stupéfiant qui alterne entre l’intimité d’une confidence au creux de l’oreille et le lyrisme d’une déclaration clamée à la face du monde. Trois ans après un premier disque déjà stupéfiant, Williams monte d’un cran dans la grâce. Et sur Nobody Gets What They Want Anymore, il retrouve même son ex, la elle aussi très douée Aldous Harding, le temps d’un duo venu d’une autre planète. © Marc Zisman/Qobuz