Les albums

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Chanson française - Paru le 9 novembre 2018 | Initial Artist Services

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Outre la référence à un groupe qui jouait lui-même avec les codes du genre, le titre du premier album d’Eddy de Pretto peut recouvrir d'autres significations. La musique est-elle pour lui une manière de se désintoxiquer des excès qu’il évoque dans certaines chansons (Fête de trop) ? Ou bien la cure est-elle celle qu’il souhaite pour une société malade d’homophobie et autres violences envers ceux et celles qui refusent de rentrer dans le moule ? Ou bien est-ce tout simplement la sonorité cassante du mot qui a attiré l’auteur-compositeur-interprète ? Car Cure est un album dur. Eddy de Pretto est l’auteur (ou coauteur) des paroles, lesquelles sont parfois d’une évidence déconcertante, comme dans ces passages de Kid où il prend la voix d’un père homophobe : « Tu seras viril mon kid, je ne veux voir aucune once féminine. » La dénonciation a le mérite d'être claire, à défaut d’être subtile. Même langage cash lorsqu’il évoque son penchant pour certaines pratiques sexuelles, en particulier « la feuille de rose » : « J’ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses/Dans de tout petits angles où l’on voit qu’les muqueuses ». Dans d’autres cas, les images sont plus poétiques et malignes, comme dans Jimmy, chant d’amour à la Jean Genet en hommage à son dealer. On l’aura compris, Eddy de Pretto parle sans ambages de son homosexualité dans son art. Mais c’est finalement moins l’évocation de son orientation sexuelle que la déconstruction radicale des codes sociaux masculins/féminins qui est la plus intéressante à observer dans ses chansons, en particulier dans celles qui évoquent les injonctions à se construire tel ou tel corps suivant le genre auquel on appartient (Genre). Il revendique clairement une « normalité » (Normal), qui s’exprime chez lui par une neutralité de genre. Et il faut admettre que ce discours est assez novateur dans la pop. Entre les maquillages bariolés de Boy George et le smoking de Marlene Dietrich, il existe donc une troisième voie à explorer, une autre manière de brouiller les pistes. La neutralité de genre est encore un vaste chantier, et qu’on aime ou non son style, Eddy de Pretto a au moins le courage d’essuyer les plâtres. Le petit paradoxe qui fait le piment de son personnage, c’est qu’il crie haut et fort sa colère avec une voix puissante (oserons-nous le terme « masculine » ?) à l’articulation parfaite, un timbre décoiffant qui fait de lui une sorte de « Claude Nougaro de Créteil » (l’accent en moins, donc). Autre petite provocation : musicalement, il se tourne vers des rythmiques d'une musique – le rap – connue pour cultiver parfois le terreau de la binarité des genres. Mais il est aussi visiblement très attiré par la chanson française, dans tout ce qu’elle a de plus classique (certains le comparent même à Jacques Brel). En résumé, en mettant un coup de pied dans la fourmilière d’une pop française souvent frileuse à l’idée de jouer avec les genres (musicaux ou sexuels), Eddy de Pretto s’est construit un personnage impossible à cerner avec précision. Et c’est pour cela qu’il est intéressant. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Chanson française - Paru le 2 novembre 2018 | Universal Music Division Polydor

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Avec ce premier album au titre lynchien, les Parisiens de Hollydays (Sébastien Delage et Élise Preys) se situent dans la lignée électro-mélancolique d’une Fishbach – ce qui n’est guère surprenant puisqu’ils travaillent avec le même producteur (Antoine Gaillet). Entre la chanson pop et le trip hop, ce dernier sublime leurs compositions en mode mineur, lesquelles sont portées par la voix triste et brûlante d’Élise. En matière d’arrangements, on retiendra notamment les boucles de piano d'On a déjà, les arpèges synthétiques de Folle, ou bien la basse menaçante du Démon. Mais à vrai dire, malgré cette production musicale impeccable, ce sont les paroles qui font de cet album un objet particulièrement fort, audacieux et contemporain. Le tandem ne fait pas dans la facilité au niveau des thèmes abordés et le style d’écriture a le mérite d’être à la fois direct et plein de tact. Ainsi, dans Léo, ils évoquent l’adultère (« Les garçons c'est pas toi/Ce ne sont que des mains sans tes doigts ») et ils ont conçu la chanson Minuit (La Baie noire) comme un pendant musical du film Shortbus. Cette vision libertaire de la vie caractérise profondément Hollydays, comme le prouve le morceau L’Odeur des joints, ainsi que celui qui clôt l’album (Monsieur Papa), plaidoyer cinglant contre l’homophobie. ©Nicolas Magenham/Qobuz
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Rock - Paru le 2 novembre 2018 | Columbia - Legacy

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Best New Reissue
Ce volume 14 des Bootleg Series de Bob Dylan est sans doute le plus attendu puisqu’il concerne l’album que beaucoup de ses fans considèrent comme son plus grand : Blood on the Tracks. Dans son autobiographie, le Zim citera Tchekhov comme inspiration majeure de ce disque publié en janvier 1975. Mais c’est évidemment la séparation d’avec sa femme Sara qui hante ce chef-d’œuvre. Sa prose touche au sublime, et chaque mot est un paysage de l’âme, juste, sans aucune faute de goût. Son folk-rock est orné d’une rythmique présente mais jamais en surpoids, d’une instrumentation de goût et de chapelets de guitares juste là pour chanter la mélodie. Toutes ses saynètes introspectives, à l’écriture pure et sobre, montre un Dylan plus humain que jamais, artistiquement revitalisé par cette période personnellement douloureuse. Bref, un Dylan magistral qui alterne entre chansons mélancoliques, coups de gueule et, comme à son habitude, pièces mystérieuses. Ce coffret de plus de 80 titres propose chronologiquement les séances new-yorkaises ainsi que celles de Minneapolis. Dylan avait réalisé une première version de son disque, décidant de tout réenregistrer sur les conseils de son frère David Zimmerman. L’album officiel mélangera des prises des deux sessions. Faux départs, tâtonnements, prises alternatives, changements de tempo ou d’instrumentation, c’est l’élaboration de A à Z de Blood on the Tracks qui traverse les oreilles tout au long de ce dantesque More Blood, More Tracks: The Bootleg Series Vol. 14 (Deluxe Edition). Indispensable. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 octobre 2018 | Communion Group Ltd

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Dommage de réduire Tamino-Amir Moharam Fouad à un simple héritier de Jeff Buckley entouré du Radiohead des débuts. Surtout que le songwriter belge âgé de seulement 21 ans offre plus que cela sur son premier album ; et ce même si Colin Greenwood, bassiste du groupe britannique, participe au disque… Tamino, natif d’Anvers fasciné par John Lennon, a toujours gardé dans un coin de sa tête, sous sa crinière noire de jais, ses origines égyptiennes. Et la musique arabe que sa mère passait à la maison avait même encore plus d’intensité lorsqu’elle était l’œuvre de Muharram Fouad, son grand-père chanteur-acteur, star dans Le Caire des sixties… Cet éclectisme est au cœur de la musique de Tamino qui doit tant au folk de Buckley, qu’à la pop des Beatles voire à la mélancolie nonchalante de Leonard Cohen, une autre de ses idoles. Mais pour souder ces influences disparates, le jeune ténébreux possède une arme fatale : sa voix. Un organe lui aussi pluriel, capable de s’étirer dans la lenteur comme de se transformer en falsetto renversant, technique impressionnante dont il n’abuse d’ailleurs jamais. C’est ce chant qui transforme Amir en un long roman poignant. Un récit d’apprentissage alternant entre le rêveur (le folk épuré de Verses) et le lyrique comme sur So It Goes, Each Time et Intervals conçus autour d’une section de cordes arabisantes. Un disque Qobuzissime qui, au fil des écoutes, impose sa poésie originale et touchante. © Marc Zisman/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 19 octobre 2018 | Molpé Music

Livret Distinctions 4F de Télérama
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Dub - Paru le 19 octobre 2018 | Jarring Effects

Distinctions 4F de Télérama
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Electro - Paru le 19 octobre 2018 | Neneh Cherry

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Elle a vécu le punk, le hip-hop, le trip hop, l’électro… Dès qu’il y a baston, Neneh Cherry est toujours là. Au cœur de l’action ! En 2014, avec son album Blank Project, on ne pouvait pas lui reprocher de jouer la carte du come-back opportuniste. La belle-fille suédoise du grand trompettiste de jazz Don Cherry soufflait ses 50 bougies en offrant ses chansons au maître du bidouillage électro-jazz-barge Kieran Hebden, alias Four Tet, qui lui tissait un étonnant manteau sonore. D’entrée, on reconnaissait cette voix sensuelle qui savait aussi griffer si nécessaire. Un chant qui se lovait dans les textures étranges et fascinantes de Four Tet, sortes de soul tribale et futuriste osant des incartades vers le trip hop, la musique ethnique voire l’expérimental pur… Quatre ans plus tard, le cerveau du Britannique est encore de la partie sur certains titres de Broken Politics, cinquième album de Neneh Cherry. Il est même rejoint par 3D de Massive Attack avec qui elle avait travaillé sur l’album Blue Lines en 1991. Mais sa cuvée 2018 offre surtout des saveurs bien plus soul que son prédécesseur. Soul et assez mélancolique. Pourtant, dans ses mots, Neneh Cherry lève le poing. Crise des migrants, condition des femmes et extrémisme en tous genres, elle signe ses chansons les plus engagées que ses metteurs en son habillent d’une sorte de blues électro-soul entêtant. Langoureux à l’extérieur et énervé à l’intérieur, Broken Politics est surtout l’œuvre d’une artiste passionnante, pas près d’être encagée de sitôt. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 19 octobre 2018 | Gazebo

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Comme un retour aux sources pour Eric Le Lann et Paul Lay. Á LA source même. Avec Thanks a Million, le trompettiste et le pianiste font un pèlerinage sur la planète Louis Armstrong. Ils ne sont évidemment pas les premiers à venir célébrer cette musique géniale mais leur approche tout en finesse et d’une grande pureté mélodique force le respect. Mais avant même l’élégance des relectures qu’ils proposent, Le Lann et Lay signent ici un pacte de complicité fascinant. Une profonde connivence qui donne à ces standards maintes fois entendus des teintes originales. Et puis les duos piano/trompette, surtout lorsqu’ils ont cette tenue, ne courent pas/plus les rues… Un superbe paso-doble qui se referme par Farewell to Louis, une composition originale gorgée de mélancolie. © Marc Zisman/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 12 octobre 2018 | Glitterbeat Records

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Ce puzzle (Quebra Cabeça), patiemment construit par le big band Bixiga 70 prouve, tout au long des onze pièces qui le constituent, que la scène musicale de leur ville de São Paulo est l’une des plus chaudes de la planète. Les racines africaines des dix instrumentistes sont très présentes, l’afrobeat nigérian, le highlife ghanéen, les grands guitaristes maliens ou les rythmes malinkés les ont de toute évidence nourris. Mais comme souvent avec les Brésiliens et leur incroyable faculté à pouvoir tout ingurgiter sans perdre leur identité, ces influences qu’ils ont mélangées à du funk vintage, du jazz, du rock psychédélique saupoudré d’effets numériques ressortent de leur chaudron métamorphosées en un plat qu’eux seuls peuvent revendiquer. Soutenu par une batterie et des percussions africaines endiablées, le rythme est haletant et ne ralentit qu’au dernier et romantique morceau (Portal). Les cuivres se payent la part du lion, les guitares, agiles comme des gazelles-caméléons, changent souvent de costume, la basse est souple comme une liane et les claviers vintage ont une mémoire d’éléphant. Chaque morceau fait l’effet d’un kaléidoscope et le tout s’enchaîne comme un manifeste métis du partage festif. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Rock - Paru le 12 octobre 2018 | Concord Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Dès son premier album publié en 1977, My Aim Is True, Elvis Costello affichait sa gloutonnerie musicale en mêlant déflagrations pub rock, bifurcations reggae, ballades quasi country et pop songs sculptées avec arpèges cristallins. Un éclectisme qui le fera travailler avec des gens aussi divers que le pape de la country George Jones, le maître de la pop lounge Burt Bacharach, la mezzo-soprano Anne Sofie von Otter, le guitariste de jazz Bill Frisell ou bien encore les rappeurs de The Roots, pour n’en citer que quelques-uns. Quarante ans plus tard, l’insaisissable Britannique binoclard, friand d’albums-concepts, signe Look Now avec les Imposters, composés de Steve Nieve aux claviers, Davey Faragher à la basse et Pete Thomas, déjà batteur de ses Attractions. Ce groupe avec lequel il avait enregistré Momofuku en 2008 lui permet de mettre une fois de plus en exergue sa plume, aiguisée comme jamais. Plume qu’il partage avec la grande Carole King sur Burnt Sugar Is So Bitter, coécrit un quart de siècle plus tôt, et avec Bacharach sur Photographs Can Lie et Don’t Look Now. On sent surtout un Costello visant une fois de plus la pop song parfaite. Une démarche faisant résonner une approche 60's. Mais l’intemporalité de l’exercice ancre bien le songwriter dans son temps, en 2018. Et Costello réussit à implanter dans le cerveau des mélodies et des paroles faites pour durer. Une bonne chanson, c’est bien connu, n’a pas d’âge et Elvis Costello le rappelle ici brillamment… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 5 octobre 2018 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Un manche de guitare tenu par la main d’un corps contre lequel est adossé un enfant dont on ne voit que le haut de la tête. Sur la pochette de son dixième album, Cat Power dit pas mal de choses. L’Américaine agrippe à nouveau son art – même si elle ne peut s’empêcher d’immiscer une reprise, celle de Stay de Rihanna – et indique qu’elle est désormais mère. A 46 ans, Chan Marshall semble aller… mieux ? Bien ? Non pas que sa vie jalonnée de chaos intérieur, escapades, déménagements, dépressions et addictions soit désormais un long fleuve tranquille, mais Wanderer renferme certaines de ses plus belles chansons. Des compositions avançant souvent nues. Un simple piano. Quelques notes de guitares. Une batterie famélique. Le credo less is more brille de mille feux. L’envie peut-être de revenir à la source des anciens maîtres du folk et du blues. Comme le laisse à penser la chanson d’ouverture a cappella qui donne son titre au disque. Avoir mis au monde sous l’ère Trump l’a sans doute fait beaucoup cogiter… Et puis Cat Power n’avait pas chanté aussi bien depuis des lustres. Cette tonalité aux cambrures soul, reconnaissable dès la première syllabe, touche ici au sublime. Après la parenthèse un brin électronique de Sun qu’avait mixé Zdar de Cassius, elle n’étonne pas tant que ça par la forme, finalement assez classique, mais plutôt par le niveau et la teneur de ses compositions. Et lorsqu’elle invite l’une de ses grandes fans, Lana Del Rey, dans les chœurs de Woman, Cat Power conserve la sobriété qui prédomine tout au long d’un disque viscéralement honnête et beau… © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 5 octobre 2018 | Universal Music Distribution Deal

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Avec son huitième album, Sounds of Mirrors, le oudiste vocaliste tunisien soufi Dhafer Youssef réalise un vieux rêve, celui de tremper son art dans l’univers de la musique hindoustanie, qui, à l’aube de sa vie d’adulte, l’avait ébloui. Ce projet a donc démarré comme un duo auprès du maître des tablas Zakir Hussain. Les pulsations méditatives du percussionniste indien offrent un tapis rythmique délicatement puissant aux envolées lyriques du musicien oriental. Mais leur complicité est généreuse et leurs ébats se sont ouverts à d’autres couleurs virtuoses. Celles du clarinettiste turc Hüsnü Senlendirici et du guitariste norvégien Eivind Aarset, musiciens de premier rang, âmes sensibles, scientifiques du partage. Loin du combat de titans, leurs échanges forment une seule parole, large, spirituelle, sans dogme et accueillante. De la magnifique ouverture Humankind à sa conclusion Good Morning Mumbai, ils nous transportent dans l’azur nous laissant planer, légers, réconciliés avec l’idée que les hommes peuvent trouver un langage commun pour décrire la beauté du monde. © Benjamin MiNiMuM/ Qobuz
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Reggae - Paru le 5 octobre 2018 | Yotanka Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Retour aux sources pour Zenzile. Après Elements en 2017, qui oscillait entre rock et électro, le groupe d’Angers revient au dub pur et dur, avec un nouvel opus de leur série 5+1, entamée en 1999 avec la chanteuse Jamika. Le quintet, leader de la première vague dub hexagonale aux côtés de High Tone ou Improvisators Dub, a cette fois invité le chanteur Jay Ree du groupe City Kay, qui avait déjà collaboré avec eux sur l’album Electric Soul en 2012. Sur ce maxi de 5 titres – tous accompagnés de leur version dub –, Jay Ree démontre toute l’étendue de sa palette vocale, en mode rub-a-dub à la Dillinger sur 4000 Years, qui détourne le 400 Years des Wailers (évoquant l’esclavage), détaché comme Barry Brown sur Stay Close to Me, ou plus emphatique tel Horace Andy sur So Good So Far. Il n’y a pas à pinailler : Jay Ree est une pioche parfaite pour ce disque. Sa voix se moule naturellement dans les basses profondes fabriquées par Zenzile, qui n’a rien perdu de son sens du dub sous influence Basic Channel, avec d’ailleurs un hommage assumé à Rhythm & Sound, l’alias reggae du duo allemand Maurizio, sur le très deep morceau de clôture Disconnected. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 5 octobre 2018 | TRAIN FANTOME

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
Plutôt courageux de donner un titre comme L’Odyssée à son album. Mais Fred Pallem a toujours été un véritable aventurier du jazz contemporain, empêchant le genre de tourner en rond... Et son périple 2018 n’est qu’un nouveau trip osé et dense articulé autour de rythmes costauds et d’arrangements délicieux. Ici, Pallem, épaulé par son indéboulonnable Sacre du Tympan, construit des pièces à tiroirs, souvent très funky et très cinématographiques. Rien de surprenant quand on pense à Soul Cinema !, son album de 2017 autour de la Blaxploitation, et son hommage aux BO de François de Roubaix publié l’année précédente, deux disques qui déteignent sur cette Odyssée. Ici, on déambule comme on regarderait un vrai faux film mi-thriller, mi-comédie dramatique, avec une légère saveur vintage (70's surtout). Les arrangements sont millimétrés, les compositions blindées de clins d’œil et les interventions des solistes toujours originales. © Max Dembo/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 5 octobre 2018 | Jazzland

Distinctions 4F de Télérama
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Chanson française - Paru le 28 septembre 2018 | [PIAS] Le Label

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Il efface tout et il recommence : dans la lignée de Travaux sur la N89, sorti en 2017, Jean-Louis Murat développe son travail de déconstruction musicale (et identitaire) avec Il Francese. « Je suis reparti comme à 15 ans, transformant tout ce que je pouvais écouter pour revenir à zéro », admet-il pour expliquer la genèse de cet album. Les bricolages savants qu’il a conçus avec son fidèle réalisateur Denis Clavaizolle sont constitués d’un mélange étonnant de pop synthétique, d’indus et de hip-hop – ce dernier genre étant l’une des passions méconnues de l’interprète de Si je devais manquer de toi. Le mixage de l’album a également bénéficié d’un traitement relativement expérimental, en particulier dans le travail sur la voix. Ainsi, timbres métalliques et harmonisations étranges jonchent ce si singulier Il Francese (Ciné Vox étant la chanson la plus emblématique de ce point de vue). Quant aux thèmes de l’album, ils sont avant tout géographiques, comme son titre l’indique. Entre l’Auvergne, l’Amérique et l’Italie, Jean-Louis Murat fait ici le portrait de ses trois points d’ancrage fondamentaux. L’Amérique des grands espaces – mais aussi celle de son cher Otis Redding – est au cœur d’une chanson comme Sweet Lorraine, tandis que les références à l’Italie (le roi de Naples Joachim Murat est l’un de ses ancêtres) parsèment l’album avec une pointe de nostalgie. A cet égard, citons son hommage vibrant à Silvana Mangano. L’Auvergne, enfin, est naturellement le sujet de la chanson Marguerite de Valois… synthèse parfaite de la démarche cosmopolite de Murat pour ce disque, puisque celle qui vécut vingt ans en Auvergne aurait eu une aventure avec un Comanche ! © Nicolas Magenham/Qobuz
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Rap - Paru le 28 septembre 2018 | BMG Rights Management GmbH

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Huit années ont passé depuis le dernier opus des Californiens de Cypress Hill. Pourtant, le groupe est toujours omniprésent, au sein de projets solos ou de collaborations. L’énergie de Cypress Hill reste inégalée sur scène, leur laissant encore de nos jours une place de choix sur tous les festivals du monde. La promesse de ce nouvel album, Elephants on Acid est surtout basé sur le retour de DJ Muggs, leur producteur historique, qui reprend son univers musical là où il l'avait laissé, entre psychédélisme des années 60, breakbeats éclatants et mysticisme enfumé. A l’image de sa pochette gothique très détaillée, Muggs va déterrer le monstre enfoui dans les profondeurs et ressortir ainsi la légende de Temple of Boom, l’album labyrinthe du groupe sorti en 1995. Entre drogues et spiritualité, B-Real, le rappeur principal, fait la relecture du répertoire assez sombre de Cypress Hill, entre culture latino de Los Angeles et fantastique halluciné à la H.P. Lovecraft. Avec quelques morceaux plus récréatifs comme Crazy ou Oh Na Na aux accents de fanfare gitane mutante, la musique de Cypress Hill se donne un nouveau souffle, plus éloignée des guitares saturées de leurs dernières sorties. Terminant sur un Stairway to Heaven rappelant les notes soul éthérées de Portishead ou Massive Attack, Elephants on Acid est un voyage de l’esprit aux multiples couches où l’on aime se perdre et se retrouver. © Aurélien Chapuis/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 21 septembre 2018 | Label Bleu

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
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Musiques du monde - Paru le 21 septembre 2018 | Schubert Music Publishing France

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
En 1986, le public de l’Occident non communiste découvrait la magie du chœur féminin de Sofia, Le Mystère des voix bulgares, grâce à la diffusion par le label anglais 4AD d’un album collecté dix ans plus tôt par l’ethnomusicologue suisse Marcel Cellier. Ces voix angéliques aux harmonies presque irréelles ont frappé l’imagination de nombreux mélomanes et d’artistes célèbres, dont Kate Bush qui travailla trois ans plus tard avec un trio issu de cette formation pour son album The Sensual Work. Au mitan des années 80, le label 4AD abritait un jeune groupe australien destiné au succès, Dead Can Dance : les deux musiciens emblématiques de la formation, Brendan Perry et Lisa Gerrard, ont pu à cette époque découvrir le chœur bulgare en concert à Londres. La chanteuse eut alors une révélation, qui, selon ses dires, a changé sa vie et guidé son ambition de vocaliste. Trente ans plus tard, lorsque Jules Maxwell, clavier qui tournait avec Dead Can Dance, l’appela pour lui proposer de participer, après vingt ans de silence, à l’enregistrement du retour discographique des chanteuses bulgares, Lisa Gerrard crut d’abord qu’il plaisantait avant de s’engager avec bonheur dans ce projet, nommé BooCheemish, variation volontairement fantaisiste du nom de la danse traditionnelle « bučimiš ».  La majorité des compositions et la production est signée par le jeune compositeur bulgare Petar Dundakov, qui s’est distingué dans la musique pour le théâtre, le ballet ou le cinéma. Ses arrangements somptueux habillent l’ensemble comme une garde-robe de haute couture. Les quatre morceaux où apparaît Lisa Gerrard sont de sa plume, mêlée à celles de la soliste Gergana Dimitrova et de Jules Maxwell. Le héros bulgare des beatboxers, SkilleR prodigue ses percussions vocales sur Ranio Ranifa. La remarquable flûte diatonique kaval de Kostadin Genchev offre un souffle supplémentaire à Zableyalo Agne et Tropanista, morceau légèrement inspiré de la musique brésilienne. Sluntse, aux allures jazz manouche, accueille la vièle gadoulka de Hristina Beleva, qui sonne comme aurait pu le faire le violon de Stéphane Grappelli. Mais ces petits écarts se marient sans heurts au style inimitable du Mystère des Voix Bulgares. Tout en permettant à Lisa Gerrard de réaliser un rêve, BooCheemish plonge également l’auditeur dans un état onirique délicieux et teinte d’excellence leur retour aux affaires discographiques. Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Soul/Funk/R&B - Paru le 21 septembre 2018 | Warner Bros.

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Reissue
Deux ans après sa mort prématurée, la caverne d’Ali Baba princière offre un premier trésor. Avec le bien nommé Piano & a Microphone 1983, c’est dans le plus simple appareil que son art saute aux oreilles. A seulement 25 ans, Prince a déjà cinq albums à son actif (For You, Prince, Dirty Mind, Controversy et 1999) et s’apprête à publier le disque qui le transformera en star planétaire, Purple Rain. Multi-instrumentiste passant ses jours et ses nuits en studio, il est ici seul au piano le temps d’un medley de compositions personnelles et de deux reprises : A Case of You de Joni Mitchell et le gospel Mary Don't You Weep. Evidemment, le contexte intime de l’enregistrement amplifie l’intensité de cet inédit. Reste à fermer les yeux et à s’imaginer seul avec lui… Dans sa voix élastique comme dans son jeu habité, le musicien de Minneapolis prouve à ceux qui en douteraient encore qu’il était un artiste total. Tant entertainer que compositeur, showman et improvisateur. Sa version nue de Purple Rain touche au sublime et un titre comme Strange Relationship permet de déguster le cheminement de ses productions puisqu’il le placera, quatre ans plus tard, sur l’album Sign o' the Times dans une version logiquement plus vêtue et surtout musclée. Si Piano & a Microphone 1983 s’adresse avant tout aux fans de Prince, les novices – s’il en reste – prendront sans doute pas mal de plaisir à découvrir ici un artiste impressionnant. © Marc Zisman/Qobuz