Les albums

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Jazz vocal - Paru le 29 juin 2018 | Blue Note

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Pas besoin de siroter à la même source pour s’apprécier, voire cuisiner ensemble… La preuve avec cette rencontre entre une reine vénérée de la country alternative et un vieux sage respecté du jazz moderne : Lucinda Williams et Charles Lloyd, couple d’un jour épaulé par un casting cinq étoiles de musiciens dans lequel on croise le guitariste Bill Frisell, le maître de la pedal steel Greg Leisz, le bassiste Reuben Rogers et le batteur Eric Harland… En des temps anciens, chacun a fait la révolution dans sa propre maison. Ici, le tandem est plutôt là pour célébrer une certaine idée de l’Amérique avec un répertoire ouvert. Un menu hétéroclite mêlant jazz, blues, country et rock’n’roll, Lucinda ne chantant que sur la moitié des dix titres. Vanished Gardens offrent aussi bien du Jimi Hendrix (Angel) que du Thelonious Monk (Monk’s Mood), du Roberta Flack (Ballad of the Sad Young Men) mais aussi des pièces des deux intéressés (trois de Charles Lloyd, quatre de Lucinda Williams). Surtout, voilà à un album raffiné et profond, l’œuvre de deux auteurs/interprètes ayant su digérer avec intelligence des décennies de musique. © Marc Zisman/Qobuz
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Zouk & Antilles - Paru le 22 juin 2018 | Bongo Joe

Distinctions 4F de Télérama
Forme de chants de commentaires sociaux ou politiques, le plus souvent improvisés, le calypso est associé aux îles de Trinité-et-Tobago, où il est né au début du XXe siècle. Mais cette musique s’est aussi répandue dans d’autres coins des Caraïbes. A l’est du Costa Rica, dans la région de Limón, vit et chante le roi du calypso Limonense : Walter Gavitt Ferguson. Né en 1918, il chante depuis ses 20 ans et fut indétrônable dans les compétitions régionales. Dans les années 60, il fit fructifier sa réputation à la tête de son groupe The Miserables, mais cessa toute activité scénique à partir de la décennie suivante. Comme l’industrie phonographique du Costa Rica est quasi inexistante et qu’il n’a jamais voulu quitter sa région où sa famille et son exploitation de cacao l’ont retenu, il n’existe que très peu de disques de Walter Gavitt Ferguson. En 1976, il acquiert un magnétophone et prend l’habitude de s’enregistrer et de vendre ces cassettes uniques à ses visiteurs. Consciente de la valeur de ce patrimoine, sa famille, aidée par l’équipe de Rootsprovisionah Production, s’est lancée dans une chasse aux cassettes. Cet album présente 15 calypsos inédits retrouvés et restaurés où Ferguson s’accompagne à la guitare. Il délivre ses airs enlevés et ses récits haut en couleur dans son environnement familier. Parfois, un chien semble lui répondre, ailleurs une voiture ponctue son phrasé souple. Mais le son est clair et restitue fidèlement la verve, l’entrain et le velours de la voix de ce roi. Le charme est total © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Maghreb - Paru le 15 juin 2018 | Glitterbeat Records

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Echappé du collectif Bargou 08, le musicien électro tunisien Sofyann Ben Youssef enfile le pseudonyme Ammar 808 et sort un premier album décoiffant. Comme autrefois pour 808 State, pionniers anglais du mouvement acid de Manchester, le nom est une référence à la boîte à rythme de légende TR-808, qui trônait au centre de l’arsenal de tout producteur électro ou hip-hop à la fin des 80's-début des 90's. Si celle-ci s’acoquine à une belle palette d’instruments traditionnels maghrébins (luth gumbri, flûte gasba ou cornemuse zukra), elle n’impose pas pour autant une dominante passéiste à cet album. Le fûté producteur a aussi convié quelques voix parmi les plus remarquables de la jeune scène d’Afrique du Nord, son compatriote Cheb Hassen Tej (Ichki Lel Bey, El Bidha Wessamra) le Marocain Mehdi Nassouli (Boganga & Sandia, Layli), découvert par ici aux côtés de Titi Robin, ou encore l’Algérien Sofiane Saïdi (Zine Ezzine), avec lequel Ammar 808 poursuit un fertile dialogue entamé en compagnie de Mazalda sur le très convaincant album El Ndjoum. Ammar 808 aligne les reprises de morceaux traditionnels mais les habille de combinaisons futuristes. Déjà bien excités par les bonnes surprises du mouvement électro-chaâbi ou celles du collectif Acid Arab, avec ce Maghreb United, les clubbeurs post-printemps arabes n’ont pas fini de danser. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Metal - Paru le 8 juin 2018 | Relapse Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
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Soul - Paru le 8 juin 2018 | Famm Limited

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Comme son amie américaine Kali Uchis, Jorja Smith est sur toutes les lèvres avant son premier album. Fulgurance sur la brutalité policière écrite derrière le comptoir du Starbucks, Blue Lights révélait, en 2016, la diva impudente planquée dans une gamine de Walsall, cette cité terne collée à Birmingham. Dix-huit ans, les courbes déjà débordées et le charisme affleurant de son idole Amy Winehouse carbonisée trop tôt, Jorja accroche l’œil de Drake avec Where Did I Go ? et Beautiful Little Fools. Le rappeur canadien lui déroule le tapis rouge en l’invitant sur deux morceaux de More Life, son album-playlist d’invités cinq étoiles : Kanye West, Young Thug, Travis Scott, 2 Chainz, Lil Wayne, Moodymann... Sort alors son premier EP Project 11. Puis Kali l’appelle pour Tyrant (Isolation) et Kendrick pour Black Panther. Son ascension effrénée rejoint la constellation R&B, qu’on aime à qualifier outre-Manche de « futur R&B ». Jorja se situe quelque part entre ses compatriotes Mahalia, Andreya Triana et Ray BLK. Aux autres, elle emprunte cà et là, du flow groggy de Rihanna (Blue Light, On Your Own), aux inflexions vocales d’Amy Winehouse, en passant par la soul d’Ari Lennox (Lifeboat), Jorja Smith trace un R&B rétro, lascif, infusé de jazz et de grime. Simple mais efficace. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 18 mai 2018 | Marathon Artists

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Le deuxième album studio de Courtney Barnett est aussi génial que simple. Pas simpliste, non. Simple. Le rock’n’roll conçu par la jeune Australienne est même d’une pureté et d’une limpidité presque désarmantes. Pour la bonne raison qu’il y a ici de grandes chansons. Des chansons oui. Cette « chose » qui fait qu’un disque sera bon ; ou pas… Comme sur la compilation de ses deux premiers EP (A Sea of Split Peas), sur son premier album (Sometimes I Sit and Think, and Sometimes I Just Sit) et son disque en duo avec Kurt Vile (Lotta Sea Lice), ce Tell Me How You Really Feel aligne dix trips agençant, à la perfection, humour grinçant et confession sincère. Surtout, Courtney Barnett s’avère bien plus introspective que par le passé. Et comme tout roule pour elle, à la scène (un succès international public et critique impressionnant) comme à la ville (sa love story qui dure avec sa consœur Jen Cloher), on sent que l’Australienne a pris le temps de fignoler chacune de ces dix compositions. D’autant plus impressionnant qu’elle brasse ici d’éternelles thématiques éculées (ses amours, ses angoisses, ses frustrations, ses opinions) sans jamais tomber dans le cliché. Comme à son habitude, Courtney Barnett habille sa prose d’un impeccable indie rock à guitares, jamais surproduit, influencé par ses marottes habituelles (Lou Reed, Kurt Cobain, Neil Young, Jonathan Richman…) et pour lequel elle a invité, sur deux titres, les sœurs Deal, Kim et Kelley des Breeders. Comment Neil Young disait déjà sur son fameux Hey Hey, My My ? Rock’n’roll can never die ? © Marc Zisman/Qobuz
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Chanson française - Paru le 18 mai 2018 | Legacy Recordings

Distinctions 4F de Télérama
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Folk - Paru le 18 mai 2018 | Haïku Records

Distinctions 4F de Télérama
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Musiques du monde - Paru le 11 mai 2018 | Strut

Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
Elève du pianiste free-jazz Cecil Taylor, le très polyvalent saxophoniste Idris Ackamoor a formé son groupe The Pyramids dans les années 70. Il peaufine alors sa vision musicale et militante,  voisine de celle du futuriste Sun Ra, suite à ses voyages en Afrique, celle du highlife ghanéen ou de l’afrobeat nigérian, la terre promise et sacrée, le berceau de l’humanité et de tous les rythmes.  Après une dissolution en 1977 suivent trente-cinq ans de silence discographique, brisé par la réédition de son œuvre par le label allemand Disko B, ce qui a entraîné la reformation des Pyramids en 2012. Cette nouvelle vie a réanimé une actualité discographique dont An Angel Fell est le troisième volume. Cette « chute angélique » est polymorphe. Le jazz y est libre et le saxophone mène la danse, l’afrobeat accueillant (Tinoge), les effluves psychédéliques fréquents ou accentués (An Angel Fell), les grooves latinos sont élégants (Papyrus), le dub inattendu (Land of Ra) la gravité militante est affirmée (Soliloquy for Michael Brown) et l’ensemble compte d’incessants franchissements clandestins de frontières stylistiques. Foisonnant sans étourdir, réjouissant sans effets secondaires indésirables, ce manifeste d’un vieux groupe sonne plus frais que beaucoup de productions de jeunes pousses. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 11 mai 2018 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Impossible de reprocher à Alex Turner de se reposer sur ses lauriers : avec ce sixième album, les Arctic Monkeys jouent le contre-pied total ! L’uppercut AM de 2013 semble en effet à des années-lumière des mélodies soul, sensuelles et sublimes de Tranquility Base Hotel + Casino. Et dès les premières mesures de ce disque aux cambrures late sixties, on comprend pourquoi le cerveau du quartet de Sheffield cite l’incontournable Melody Nelson de Serge Gainsbourg, le démentiel et trop sous-estimé Born yo Be With You de Dion produit par Phil Spector, mais aussi la BO de François de Roubaix pour Le Samouraï de Jean-Pierre Melville, comme de fortes influences de cette cuvée 2018. Dans cet esprit, le piano prend logiquement le pouvoir et relègue les guitares énervées sur le banc des remplaçants. Mais les Monkeys restent un groupe à l’âme rock’n’roll et manipulent donc ses influences à la manière de certains de leurs illustres aînés comme David Bowie (auquel on pense souvent) ou Pulp. Et si Tranquility Base Hotel + Casino s’écoute davantage vautré dans un canapé de cuir que dans le pit d’une salle de concert sans clim’, c’est aussi pour mieux mesurer la teneur et le niveau des chansons de leur auteur. Des compositions là pour s’inscrire dans la durée et confirmer que les Arctic Monkeys ne sont vraiment pas un énième groupe de rock anglais comme les autres… © Marc Zisman/Qobuz
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Classique - Paru le 4 mai 2018 | Challenge Classics

Distinctions 4F de Télérama
Voici le troisième album pour Challenge Classics de l’excellente pianiste d’origine israélienne Einav Yarden, qui après avoir exploré les mondes de Haydn, oun avant Beethoven et Stravinski, s’attaque à la figure la plus complexe du premier Romantisme germanique, Robert Schumann, au travers d’un répertoire d’une part assez original (Drei Fantasiestücke Op. 111, en incipit) et largement couru (Fantasie Op. 17, Waldszenen) par ses confrères. La concurrence, rude, ne doit pas pour autant vous écarter de la proposition de cette musicienne encore peu connue dans nos contrées, élève de Leon Fleisher au Conservatoire Peabody, chérie par Elisso Virsaladze et formée initialement en Israël. Ses interprétations de Schumann se distinguent par une grande volonté de clarté structurelle et des phrasés amples, annonçant parfois Brahms, plutôt que par la recherche du lyrisme ou d’une poésie doucement fébrile. © Théodore Grantet/Qobuz
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Opéra - Paru le 2 mai 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
L’histoire des Pêcheurs de perles de Bizet est rien moins que tourmentée : après la création en 1863, la partition – dont le manuscrit est désormais propriété privée et hélas invisible – tomba dans l’oubli, et fut remise à l’honneur bien après la mort du compositeur, une fois qu’il fût devenu célèbre avec Carmen. Hélas, mille fois hélas, les divers directeurs de théâtre se prirent pour de grands Manitous et firent allègrement remanier l’ouvrage, coupant par ci, rajoutant par là, modifiant jusques et y compris la fin. Jusque dans les années 1960, c’est cette version calamiteusement inepte qui fut présentée – le livret est déjà assez banal comme ça, pourquoi rajouter encore en ineptie ! –, jusqu’à ce que la musicologie se penche sur les documents d’origine disponibles, en particulier la réduction réalisée par Bizet lui-même, ainsi que le « conducteur » d’époque comportant quand même nombre d’indications d’orchestration. La présente version reconstituée en 2014 par Hugh MacDonald, chantée par la fine fleur de la grande relève française – Julie Fuchs, Florian Sempey, Cyrille Dubois et Luc Bertin-Hugault – restitue au plus près possible la version initiale de l’ouvrage, de sorte que l’auditeur aura sans doute quelques surprises de taille, et des bonnes surprises qui plus est : des numéros supplémentaires, des développements mélodiques et dramatiques en nombre, c’est presque une toute nouvelle partition que voilà. © SM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 27 avril 2018 | ATO Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Derrière ses carreaux ronds et épais, sur lesquels on trouve à boire et à manger, la tête pensante d'Okkervil River a emmené son groupe fleuve dans d'autres lits. Pour Away (2016), Will Sheff avait ouvert avec l'élégie Okkervil River R.I.P, pour mieux annoncer le renouveau. Celui d'un groupe dont il s'était séparé pour faire peau neuve. Pour ce neuvième opus, étrangement optimiste, le songwriter n'a pas mis longtemps à trouver l'inspiration. En tournant à travers l'Amérique pour Away, la période électorale aidant, Sheff gratte des titres à mi-chemin entre folk précieux (How It Is) et verbeux (External Actor), indie pop brillante (Pulled Up the Ribbon) et sombre comme ce Famous Tracheotomy évoquant sa trachéo, celle de Mary Wells ou d'autres stars éteintes, tressant ainsi des récits aussi douloureux que frontaux. Mixé par Shawn Everett (The War On Drugs, Julian Casablancas), In the Rainbow Rain semble être finalement le film positif d'Away. Et l'un des chapitres les plus lumineux de leur discographie. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 27 avril 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Prises de son d'exception
Disons que les compositeurs ici choisis par Sébastien Daucé et l’Ensemble Correspondances couvrent environ l’Angleterre de 1600 à 1700, de la génération de Coprario (en fait ; Cooper, mais italianisé pour être à la mode !), Johnson et Lanier, tous nés avant le tournant du XVIIe siècle, jusqu’à Hart et Blow disparus juste après le tournant du suivant. On y suit pas à pas la diffusion et l’incorporation de l’art nouveau importé d’Italie, même si les récitatifs accompagnés typiquement italiens restent toujours teintés du « chant déclamatoire » typique de la musique anglaise. Autre pivot évident, c’est le hiatus musical de quelque vingt ans entre le début de la Guerre Civile en 1642 et la Restauration lors du retour au trône de Charles II, en passant par la dictature religieuse puritaine de Cromwell qui entendait interdire plus ou moins toute forme de réjouissance, y compris la musique. Nombre d’artistes anglais choisirent d’ailleurs de s’exiler à la campagne pour y servir comme précepteurs musicaux, ou même à l’étranger. Cet éventail fort complet de tout un siècle permet à l’ensemble Correspondances, son ample groupe de chanteurs et d’instrumentistes, de faire montre de leur profonde connaissance de toute cette époque, richissime malgré des conditions de vie ou même de survie parfois des plus précaires. © SM/Qobuz « [...] ni musique française, ni musique italienne, ou plutôt les deux, dans une enveloppe anglaise. Voici donc un panorama de l'Angleterre du XVIIe siècle, glissement progressif de la musique de cour à la musique de théâtre et de ville [...] Le grain et la longueur de voix de Lucile Richardot font merveille dans la noirceur, mais sa présence nous magnétise dans bien d'autres registres. L'airain va de pair avec une clarté exceptionnelle d'élocution et l'absence de tout engorgement, une lumière dorée nimbe les aigus. [...] Sébastien Daucé sertit les reflets de cette perle rare avec une économie de moyens admirable [...] » (Diapason, juin 2018 / Sophie Roughol)
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Rock - Paru le 24 avril 2018 | Reprise

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Reissue
Tonight’s the Night fait partie des grands disques anthracites de l’histoire du rock’n’roll. En six mois, Neil Young a perdu deux proches, morts d'overdose : son guitariste Danny Whitten et son roadie Bruce Berry. Logique que l’album qu’il enregistrera dans la foulée en août et septembre 1973 (mais qui ne paraîtra qu’en juin 1975, après On the Beach) soit d’une rare noirceur… Le trip introspectif de Tonight’s the Night se nourrit de ces drames personnels qu’il mêle à l’ambiance oppressante qui règne alors en Amérique. Violences urbaines, consommation croissante de drogue, guerre du Vietnam et utopie hippie chahutée alimentent sa partition sombre mais sublime et poignante. Même l’instrumentarium déballé sur Tonight’s the Night est chancelant, entre un piano vacillant et une pedal steel à l’économie. Du dépouillé pour mieux souligner la beauté des mélodies comme sur les bouleversantes ballades Tired Eyes, New Mama et Borrowed Tune…  Les 20, 21 et 22 septembre 1973, Neil Young et ses musiciens, baptisés les Santa Monica Flyers (en fait, Ben Keith à la pedal steel, Nils Lofgren à la guitare et au piano, Billy Talbot à la basse et Ralph Molina à la batterie), montent sur la scène du Roxy, un tout nouveau club de Los Angeles sur West Hollywood. Dans leurs mains, ce nouveau répertoire qui sent la mort et le souffre mais dont les versions qu’ils livrent ici au public californien sont empreintes d’une force émotive, d’une réelle chaleur et parfois même d’une joie sincère et communicative logiquement absente sur les versions studio. Là réside la magie de cette archive ressuscitée et restaurée. Si les fans de Neil Young écouteront sans doute en boucle ce Roxy - Tonight’s the Night Live, les novices peuvent aussi prendre ce superbe train en marche pour découvrir et appréhender l’univers d’un musicien unique alors au sommet de son art et de son écriture. © Marc Zisman/Qobuz
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Metal - Paru le 20 avril 2018 | Century Media

Distinctions 4F de Télérama
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Quatuors - Paru le 20 avril 2018 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica
À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Charles Gounod, cette première intégrale des quatuors à cordes (dont deux inédits) sur instruments d’époque révèle une partie méconnue de son œuvre, dominée par la musique vocale. Figure majeure du Romantisme français, Gounod s’inscrit avec ses cinq quatuors dans la lignée du classicisme viennois. Les accents lyriques du Quatuor en sol mineur ou la légèreté aérienne du Scherzo du Petit Quatuor évoquent rien moins que les noms de Schubert et Mendelssohn. Les musiciens du Quatuor Cambini-Paris (Julien Chauvin, Karine Crocquenoy, Pierre-Éric Nimylowycz et Atsushi Sakaï) restituent avec grâce ces pages empreintes de gravité et de suavité. © Aparté/Little Tribeca
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Chanson française - Paru le 6 avril 2018 | Initial Artist Services

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Avec sa voix grave et sa personnalité imposante, Clara Luciani est un peu la cousine de Fishbach, Juliette Armanet ou Alice Lewis. En intégrant cette famille qui s’élargit de jour en jour, elle se propulse dans une constellation musicale pop féministe, mélodique et mélancolique, aussi esthétiquement passionnante que politiquement indispensable. Dès les deux premiers morceaux très disco synth-pop de cet album, Clara Luciani crève le disque et résume son projet. Toutes basses mises en avant, ces deux chansons mettent en lumière à la fois l’aspect combattif de la chanteuse (La Grenade) et sa douceur d’âme (La Baie). Entre une utopie planante et une rage intérieure, Clara Luciani décide de ne pas choisir, et c’est là toute sa force. Le reste de l’album n’est qu’une déclinaison de ces deux tendances. La chanteuse d’origine marseillaise bouscule l’auditeur en oscillant sans cesse entre une caresse et une gifle parfois teintée de détresse, notamment lorsqu’elle évoque le rôle des femmes au sein d’une société patriarcale (Drôle d’époque). Certes, Clara Luciani observe ce qui l’entoure, mais elle n’exclut pas pour autant l’introspection : parmi les autres morceaux de bravoure de cet album, citons On ne meurt pas d’amour (dont la mélodie pourrait sonner comme un hommage à Etienne Daho) ou bien la poignante berceuse Dors. Mais même lorsqu’elle parle d’elle-même et du chagrin d’amour, elle conserve cette fougue et ce côté guerrier qui lui sied si bien. Clara Luciani a percé grâce à des projets collectifs comme La Femme ou Nouvelle Vague, mais c’est visiblement le solo qui lui va le mieux. Dans cet album dont les compositions et la production sont signées Ambroise Willaume (alias Sage), elle explose comme cette grenade si lourde de sens qui ouvre et clôt Sainte Victoire. ©Nicolas Magenham/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 6 avril 2018 | ODIN

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Techno - Paru le 6 avril 2018 | Phantasy Sound

Distinctions 4F de Télérama
Propulsé nouvelle sensation de la techno anglaise par toute la critique lors de la sortie de son premier album Drone Logic en 2013, Daniel Avery est depuis devenu l’une des références pour le circuit de la dance music européenne, s’affichant régulièrement dans les programmations des meilleurs clubs et festivals du continent, et notamment au célèbre club londonien Fabric, dont il est devenu l’un des piliers. Après quatre années passées à profiter de sa cote de tournée en tournée, l’Anglais s’est enfin décidé à se poser pour enregistrer un nouveau long format, dans un studio au bord de la Tamise. Le revers de la médaille. “Drone Logic a changé ma vie. J'ai commencé à tourner sans arrêt et partout. C'est génial car j'adore mixer, mais c'est devenu plus difficile de trouver du temps pour la production.” A l’inverse des productions ciblées dancefloor de son premier essai, Song for Alpha, mixé par son mentor Erol Alkan, le patron du label Phantasy, rencontré aux fameuses soirées Trash, démarre par une plage d’ambient, First Light, avant d’embrayer sur un trip hypnotique et onirique sur Stereo L. Les kicks de Projector et Sensation nous ramènent dans le noir d’un club de Detroit dans les 90’s, mais c’est pour aussitôt replonger la tête sous l’eau avec des délires inspirés par Brian Eno sur Citizen//Nowhere, Days from Now, Embers, ou Quick Eternity, qui clôture ce voyage par une démonstration de finesse aux airs de bande-son de film. Une ambition qu’il revendique : ce Song for Alpha ressemble à une carte de visite parfaite en cas de rencontre avec un cinéaste. © Smaël Bouaici/Qobuz