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Électronique - Paru le 26 mars 2021 | Luaka Bop

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
« Pharoah est un homme à la spiritualité infinie, cherchant sans cesse à atteindre la vérité. J'aime tant la puissance de son jeu. C'est un grand innovateur, et c'est un plaisir et un privilège qu'il accepte de m'aider et d'être membre du groupe. Il a la volonté et l'esprit, deux qualités que j'aime le plus chez les gens. » Ainsi parlait John Coltrane de Pharoah Sanders qui est un cri, un ouragan que Trane sut capter et aux côtés duquel il souffla de septembre 1965 à sa mort durant l’été 1967. Le jazz de ces sixties se conjugue alors à l'envers et les vumètres du free s’agitent comme jamais. Heureusement pour lui, Pharoah existera seul et gravera des disques solos forts bardés de riffs hirsutes balisant un flot toujours empreint d'une méditation à toute épreuve. Même quand ce cri se fait chuchotement, il demeure puissant et spirituel à la fois… C’est sans doute cette spiritualité d’un Pharoah Sanders désormais octogénaire qui fascine Sam Shepherd alias Floating Points. Ce surdoué de l’électro britannique qui a étudié la composition à la Chetham’s School of Music concocte une musique hybride aussi bien faite d’electronica que d’ambient voire de jazz ou de néo-classique. Et comme ses amis Kieran Hebden (Four Tet) et Dan Snaith (Caribou), ce fan de Debussy, Messiaen, Bill Evans, Gil Scott-Heron et du groupe krautrock Harmonia a toujours revendiqué des influences vraiment plurielles. Une vision ample qui a sans doute nourri Promises, le présent projet réunissant ces deux hommes que 46 années et un océan séparent. Océan comblé par les cordes du London Symphony Orchestra (LSO), le troisième acteur clef de ce disque génial.Le premier chapitre s’écrit en 2019 à Los Angeles où réside le saxophoniste. Une semaine durant avec Sam Shepherd, ils croisent le fer et expérimentent à tout-va. De retour sur le Vieux Continent, le Mancunien travaille ces bandes et y ajoute même les violons du LSO enregistrés à Londres. Le résultat est un miracle de sérénité. Une longue variation spirituelle totalement habitée en neuf mouvements. De grandes tentures sonores, les paysages d’un rêve, proches de l’ambient et que d’homéopathiques modulations rendent encore plus envoûtantes. Une première partie intimiste et centrée sur la conversation entre Sanders et Shepherd. Une seconde, plus lyrique, et portée à bout de bras par les violons savamment dosés de la mythique phalange… On pense parfois à la musique chamanique d’Alice Coltrane (avec qui Pharoah joua), à certains enregistrements de Claus Ogerman, au Brian Eno de la période Ambient 1978/1983. Mais Promises possède avant tout sa propre originalité, comme porté par les valeurs trans-générationnelles et viscéralement éclectiques qu’il véhicule. Une merveille. © Marc Zisman/Qobuz
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Chanson française - Paru le 26 mars 2021 | Universal Music Division Romance Musique

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Dans la lignée de son premier et précédent album (Cure, 2018), Eddy de Pretto manie habilement l’art de l’autoportrait, tout en mettant les pieds dans le plat de certaines revendications sociales. L’aspect autobiographique de ce second opus a presque les allures d’un biopic savamment charpenté puisque l’auditeur est invité à suivre une chronologie bien précise, depuis ses débuts lorsqu’il se produisait devant les touristes sur la Seine (Bateaux-Mouches) jusqu’aux réflexions sur la célébrité ou son statut d’auteur (Qqn, Tout vivre), en passant par ses observations de la vie en banlieue (Val de larmes, Créteil soleil). Quant à la dénonciation virulente des stigmatisations sociales, elle est plus que jamais présente, notamment dans Freaks. Mais même si, dans le sillon de Claude Nougaro ou Charles Aznavour, Eddy de Pretto met ses tripes sur la table, et même si les plaies sont parfois béantes, l’atmosphère musicale est plus sereine que dans ses premiers succès. Une soul urbaine apaisée infuse cet album qui dessine un homme certes complexe et tourmenté, mais apparaissant au bout du compte comme relativement épanoui. À tous les bâtards est également – et avant tout – le portrait d’une génération avide de rêves et de libertés, comme le prouve La Fronde, morceau dans lequel il règle ses comptes avec le « vieux monde ». © Nicolas Magenham/Qobuz
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Hip-Hop/Rap - Paru le 19 mars 2021 | Rec. 118

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
SCH continue ici sa trilogie d’albums intitulée JVLIVS et dans laquelle il laisse s’exprimer un personnage coincé entre l’identité de son auteur et la fiction la plus sanguinaire qui soit. Une histoire de mafieux marseillais enveloppée dans des sonorités rap et méditerranéennes, formant l’un des projets les plus fascinants que le rap français ait porté ces dernières années. Certes, il ne s’agit pas là d’un opéra-rap. Plutôt d’un album porté par le fil rouge de la mafia et de ses mythes, mais également par des respirations plus instinctives et légères. Si l’esthétique globale suit brillamment celle du premier volet, SCH parvient à y intégrer des éléments extérieurs au concept, comme lorsqu’il invite Freeze Corleone sur une bastos nommée Mannschaft, ou quand il collabore avec Jul sur le simpliste Mode Akimbo. Au milieu des guitares italiennes, des interludes incarnées et hantées par la soif de sang du protagoniste, c’est bien l’histoire, l’enfance et les aspérités du rappeur qui transpirent. Car SCH aura beau avoir l’audace de rendre son rap cinématographique au possible, c’est au fond de lui qu’il s’agit. Toujours. © Brice Miclet/Qobuz
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Classique - Paru le 12 mars 2021 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
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Jazz - Paru le 12 mars 2021 | Hubro

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
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Chanson française - Paru le 5 mars 2021 | Columbia

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Dès le premier titre aux intonations expérimentales, on comprend que le neuvième album de Raphaël est placé sous le haut (perché) patronage du chanteur Christophe. Années 20 est un court prologue « à la manière de », dans lequel l’interprète de Caravane rend hommage à son maître, tout en faisant un parallèle entre la folie des années 20 et l’époque tumultueuse que nous vivons. Les mots bleus deviennent ici Maquillage bleu, chanson nostalgique dans laquelle Christophe croise Bardot, Belmondo et Johnny Hallyday. On plongera aussi dans des errances nocturnes façon Señorita (Le train du soir, en duo avec Pomme) et des évocations éblouies de l’Âge d’or hollywodiens (Norma Jean). A travers l’hommage flagrant à Christophe, Raphaël reste néanmoins fidèle à ses propres obsessions : le manque (Impossible), la gravité des sentiments (« L’hymne national de notre amour » du Bleu du ciel), ou encore le thème de l'exil (Je suis revenu, adaptation d'un texte du poète russe Ossip Mandelstam). En matière de duos, outre Pomme, on aura le plaisir de retrouver Arthur Teboul de Feu ! Chatterton (La jetée, Personne n'a rien vu), ainsi que Clara Luciani (Si tu pars ne dis rien). Réalisé et arrangé par Benjamin Lebeau (The Shoes) et Alexis Delong (Inuit), enregistré chez Raphaël dans son home studio/chambre à coucher, Haute Fidélité suprend par son mariage singulier d’intimité et de force brute. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 5 mars 2021 | Label Bleu

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
C’est écrit sur l’emballage : Michel Portal à 85 ans ! Mais dans sa tête, dans ses sons et ses créations, le temps n’a jamais réussi à freiner les envies et la folie créatrice de ce gardien d’un no man’s land entre jazz, musique contemporaine et tout le reste. Portal a toujours vénéré les rencontres imprévues voire improbables. Brouiller les pistes. Magnifier l’ailleurs. Renforcer la marge. Après dix ans de silence discographique (Baïlador date de 2011), le clarinettiste embarque ici son groupe au casting de feu (Bojan Z au piano et aux claviers, Nils Wogram au trombone et Bruno Chevillon à la contrebasse) dans une embardée improvisée forcément explosive mais aussi stimulée par le contexte de la pandémie.« Ce disque s’est fait dans des conditions très particulières, au sortir de deux longs mois de confinement. Avec les membres de mon nouveau quintet, nous nous sommes retrouvés dans les studios de Label Bleu, avides de musique mais animés d’un sentiment mêlé de joie, de crainte du virus et de méfiance involontaire envers l’autre soudain renvoyé à son statut d’“étranger menaçant”. Comme s’il s’agissait pour chacun d’entre nous de rétablir la bonne distance par rapport au monde et aux autres, la musique durant ces quelques jours d’enregistrement s’est inventée au présent en circulant de l’un à l’autre avec une vraie intensité collective. C’est ce mouvement fondamental d’ouverture qui, je crois, donne à la musique de ce disque sa couleur et sa direction – comme un retour progressif à la vie. Ce que nous avons cherché là tous ensemble, c’est de retrouver l’élan et l’insouciance du jeu, la joie simple de partager l’instant dans ce qu’il a de plus vif et explosif : cette faculté qu’a la musique, quand on la prend au sérieux avec suffisamment de légèreté, d’abattre tous les murs qui peuvent s’ériger entre nous ! »Des murs qui sont aussi des frontières. MP85 est là pour les gommer et passer de l’Afrique (African Wind) à l’Arménie (Armenia) ou au pays basque (Euskal Kantua). L’osmose est telle entre ces quatre-là qu’on suit les yeux fermés leur tour du monde en 50 minutes. Que l’improvisation soit teintée d’une certaine forme de mélancolie (Armenia) ou plus bondissante (Jazzoulie), le gang de Michel Portal fait oublier la parenthèse désenchantée de la pandémie. © Marc Zisman/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 26 février 2021 | Six Degrees – New Releases

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
La violoncelliste Dom La Nena, moitié brésilienne du projet Bird On The Wire, que complète la chanteuse franco-américaine Rosemary Standley, met ici de côté les reprises inventives et reprend le fil de sa carrière solo. Dans son univers magique, le Tempo est varié mais toujours élégant et impulsé par les vibrations multicolores de son violoncelle. Son chant rêveur, tendre et mutin nous entraîne dans son jardin secret. Quelles que soient les allées empruntées, ses chansons délicates embaument la vie, du début avec le cœur de son bébé battant la mesure dans Teu Coração et Esperando Alma, à son couchant sur l’hommage de son grand-père dans Doux de Rêver. On célèbre aussi beaucoup la vie en dansant, pieds nus sur le gazon, avec la cumbia de Quien Podrá Saberlo, avec la sirène mexicaine Julieta Venegas sur la Valsa, la Samba Para Você ou la Milonga, ou en regardant le noble vol de l’Oiseau sauvage au parfum de comptine. Son violoncelle sait tout réinventer, du baroque du morceau-titre à la pop 60's de Todo Tiene Su Fin. On ressort du jardin un brin de saudade souriante aux lèvres, prêts à y revenir à la moindre occasion. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Classique - Paru le 26 février 2021 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
« Pourquoi arranger des concertos de Boccherini ? Pour en faire jaillir les couleurs, les rythmiques, les danses, les chants et les contre chants. Pour réinventer nos rôles ou nous les échanger comme un jeu au gré des pages. Pour nous sentir comme sur un fil. Pour profiter de l'espace libre de la cadence pour imaginer des petits scénarios musicaux, des histoires à l'intérieur de l'histoire. Comme des rêves qui ont leur propre logique, leur propre temps. Ainsi, les rêves nous font basculer sans que l'on s'en aperçoive vers la musique répétitive vers une procession en Espagne, vers une cadence de jazz, vers un opéra... puis on en sort pour retrouver Boccherini qui semble le premier à s'amuser de ces escapades » (Sonia Wieder-Atherton) © Alpha Classics
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Alternatif et Indé - Paru le 25 février 2021 | Goliath Enterprises Limited

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Avec Skeleton Tree (2016) et Ghosteen (2019), Nick Cave avait signé un double bail pour l’enfer et le paradis. Carnage laisse le leader des Bad Seeds toujours là-haut. Loin des hommes. Près d’on ne sait quelle divinité. Cet album n’affiche pas le nom de son illustre groupe mais celui de son double, le directeur musical de son œuvre depuis des années : Warren Ellis. Avec Carnage, les deux Australiens gardent un pied dans les derniers travaux mystiques et un brin électroniques des Bad Seeds, tout en regardant droit devant. Quelques semaines avant sa sortie, Nick Cave l’avait décrit comme « un disque brutal mais très beau, embarqué dans une catastrophe communautaire. », la pandémie évidemment… Le chanté-parlé qu’il affectionne est toujours là et accentue la puissance de ses prêches. Et ce savant fou d’Ellis trouve invariablement l’habillage sonore adéquat – cordes, synthés vintage, piano ivre, bruits ovnis, tout y passe – pour embarquer ces textes irrationnels et poétiques vers un ailleurs holistique.Sur le grandiose White Elephant, la démarche est fascinante et se termine dans un choral digne du Give Peace a Chance de Lennon. Sur Balcony Man, Nick Cave et Warren Ellis avancent d’abord sur un terrain proche de l’ambient expérimental avant de prendre le contre-pied avec un binôme piano/violon décalé. En réalité, c’est tout au long de Carnage que le duo s’amuse à emboîter les ambiances, à imbriquer les styles, quitte à faire imploser le cadre traditionnel de la chanson. Brutal et très beau, on y est d’une certaine manière. On n’entre guère aisément dans cet univers parallèle qui ne ressemble à aucun autre. La planète rock a beau regorger de nombreuses espèces, Nick Cave reste un animal à part qui ne cesse de remettre en question ses convictions artistiques. © Marc Zisman/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 19 février 2021 | harmonia mundi

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Clôturant magistralement l’un des corpus de musique de chambre les plus remarquables du XIXe siècle, les deux Sonates Op. 120 de Brahms requièrent une virtuosité totalement dédiée à leur extraordinaire lyrisme. Tout comme dans la célèbre Berceuse, la ligne mélodique s’y développe avec un naturel quasi organique, à immédiate proximité du chant humain. Pas étonnant dans ce contexte de découvrir deux Lieder où baryton et alto évoluent d’égal à égal, portés par trois musiciens d’exception ! © harmonia mundi
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Alternatif et Indé - Paru le 19 février 2021 | Sub Pop Records

Distinctions 4F de Télérama
Le bruyant Sub Pop a beau l’héberger, Lael Neale fait plutôt dans le très intime et le très onirique. Bref, à des années-lumière des valeurs originelles du label de Seattle… Sur son site, cette orfèvre à la voix cristalline revendique une passion pour les livres anciens de John Steinbeck, Ralph Waldo Emerson et les poèmes de Mary Oliver. Originaire de Virginie, elle s’est exilée, entre 2009 et 2019, à Los Angeles, cherchant un éden musical pour ses chansons plutôt folk. « Mais à force de les vêtir de batterie, de basse, de guitare, de violon et d’orgue, elles devenaient trop lourdes… » En 2015, elle réussit tout de même sortir le folk I'll Be Your Man… La pandémie a déboulé, L.A. s’est transformé et le retour à la ferme familiale dans la vallée agricole de Shenandoah s’est imposé. Dans la valise de Lael Neale, un Omnichord qu’un ami lui a prêté. Un instrument un brin ovni offrant un pendant électronique à l'autoharpe et contre lequel son chant trouve le partner in crime idéal. Surtout, un joujou qui l’inspire et la fait écrire et composer comme jamais.Sur Every Star Shivers in the Dark, Lael Neale a des airs de l’Australienne Julia Jacklin. Ailleurs, on pense à une Lana Del Rey champêtre qui ferait du Stereolab lo-fi… Acquainted With Night est plein d’étrangeté comme ça. La poésie de la jeune femme est franchement singulière, jonglant avec le quotidien, un certain sens de l’humour noir parfois, du romantisme aussi, et une mélancolie attachante. À Steinbeck, elle a piqué quelques valeurs gothiques qu’elle miniaturise. Tout ça est fascinant et couve son dilemme ville/campagne (elle chante d’ailleurs ce déchirement toujours sur Every Star Shivers in the Dark) qu’elle met en musique avec beaucoup de goût. Une vraie révélation. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 février 2021 | Clap Your Hands Say Yeah

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Il est loin le temps de la gloire et des déchainements de hype sur ce groupe au nom étrange (les cinq mots étants à l’origine un graffiti sur un mur de Brooklyn) emmené par un garçon répondant au nom d’Alec Ounsworth. 2005, un premier album salué par les critiques et célébré par le site de référence Pitchfork, David Bowie ou David Byrne aperçus aux concerts de Clap Your Hands Say Yeah… Les années ont passé et les quatre autres membres ont successivement quitté le navire, mais son seul fondateur et leader n’a pas dit - ou chanté - son dernier mot… Auto-édité, cette « nouvelle fragilité » - New Fragility - s’avère être également une « nouvelle force », à travers dix morceaux enlevés, revenant sur les évènements ayant affecté Ounsworth, comme un massacre de masse dans le sud de la Californie sur le crépusculaire Thousand Oaks, ou une réflexion sur le sentiment d’épuisement ressenti à l’égard de la situation et des dérives d’une Amérique paumée sur Hesitating Nation. Amateur de belle littérature, Ounsworth a par ailleurs choisi le titre de cet album sans doute sous forme d’hommage, reprenant celui d’un essai de l’enfant terrible de la littérature américaine, David Foster Wallace, disparu en 2008. Le morceau éponyme, New Fragility, sonne étonnement comme un vieux U2 des années 80, période The Unforgettable Fire (1984), et ce, dès l’introduction, lame de synthé ouvrant le chemin, rejoint par la batterie… Mais la voix de Ounsworth est bien loin de celle du ténor irlandais, plutôt proche d’un Thom Yorke, plaintive, portant son lot de mélancolie comme une fleur à la boutonnière, désabusée comme sur ce Mirror Song empli de souvenirs et de regrets. Car il est aussi question ici de crise personnelle après une relation intense mais terriblement destructrice qui laissent plus que quelques bleus à l’âme, à écouter la tristesse de notre ami sur certains morceaux tels Went Looking For Trouble ou Where They Perform Miracles. Alec Ounsworth prouve avec ce disque qu’une fois la hype consumée et enterrée, il reste parfois autre chose, et peut-être bien des choses plus essentielles, plus pertinentes. C’est en tout cas le sentiment que l’on a à l’écoute de cet album. L’exemple le plus probant est sans doute CYHSY, 2005, sorte de polaroïd jauni d’une époque passée laissant un goût amer dans la bouche du chanteur, réalisant que tout ça n’était pas forcément ce qu’il avait souhaité… © Yan Céh/Qobuz
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Metal - Paru le 12 février 2021 | Napalm Records Handels GmbH

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Bientôt deux décennies d’existence pour le groupe formé par les jumeaux Torsten et Niels Kinsella, et toujours la même envie de défendre ce post-rock atmosphérique teinté de guitares solides. Malgré une excellente discographie alimentée avec une régularité quasi-métronomique, God is an Astronaut semble cantonné au rôle de second couteau alors qu’il mérite une reconnaissance beaucoup plus affirmée au sein d’un mouvement dont les fers de lance comme Mogwai, Godspeed You! Black Emperor, Mono, Explosions in the Sky ou les plus récemment arrivés Russian Circles déchaînent les passions à chaque sortie d’album. À ce titre, Ghost Tapes #10 ressemble presque à une réaction, comme si le groupe irlandais avait décidé de durcir le ton pour s’extraire d’un costard taillé à l’époque sur mesure et dans lequel il commençait à se sentir étriqué. Le voyage commence de la plus magique des manières grâce à un Adrift qui présente une formation en état de grâce. Oui, les guitares sont bien présentes, mais c’est du God is an Astronaut au pur sens mélodique du terme. La suite semble explorer de nouvelles voies (sans pour autant faire abstraction du registre qui a fait le succès du combo), plus brutes, plus rock et directes. Un choix qui, logiquement, tend à placer au second plan certains ingrédients qui donnaient à sa musique une couleur par instant krautrock, teintée d’electro. Cette prise de parti rend le milieu de l’album plus compact et plus ramassé. En musclant son propos, GIAA (pour les intimes) se rapproche de certaines formations plus rock, mais laisse parfois en chemin ce qui faisait le sel de son précédent album, Epitaph. Une sensation finalement de courte durée, car le groupe semble trouver un équilibre magique au moment de conclure l’album. D’abord avec Barren Trees, qui remet en avant certains sons de claviers pour mieux les mixer aux guitares venues renforcer la ligne mélodique. Enfin avec le sublime et aérien Luminous Waves de fermeture, plus posé, qui amène une véritable respiration tout en bouclant l’affaire dans le calme et la sérénité. Si God is an Astronaut a pris des risques calculés en livrant une musique légèrement différente même si déjà entendue ailleurs, il a surtout réussi à mettre un pied hors de sa zone de confort et à dessiner les contours de ce que pourraient être ces prochains disques, à l’image d’une ouverture et d’une conclusion d’album qui prouvent qu’on peut se renouveler sans rien perdre de la beauté qui caractérisait sa musique jusqu’alors. Un risque qui valait la peine d’être pris.  © Chief Brody/Qobuz
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Variété internationale - Paru le 5 février 2021 | Boots Enterprises, Inc.

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Il y a d’abord cette image de Brigitte Bardot américaine au look sixties sexy. Le Gainsbourg de Nancy Sinatra, c’était Lee Hazlewood, complice moustachu parfait à la voix de baryton. Quant à son patronyme, celui de son illustre daron, un certain Frankie, elle s’en affranchira en jouant les filles rebelles, limite badass… Pour beaucoup, Nancy reste surtout la voix de deux tubes maousses : le génial These Boots Are Made For Walkin' et le sensuel Bang Bang ressuscité en 2003 par Quentin Tarantino qui le glissera sur la B.O. de son Kill Bill : Volume 1. En guise d’apéro d’une alléchante campagne de réédition de ses albums orchestrée par l’excellent label Light In The Attic, rien de mieux que cette excellente compilation (tout a été remasterisé par John Baldwin à partir des bandes analogiques) avec ses plus belles chansons, en solo ou duo. Sugar Town, So Long Babe, You Only Live Twice, Some Velvet Morning, Sand, Jackson, tout est là ! Et même d’autres curiosités comme Hello L.A., Bye-Bye Birmingham et ses arrangements ressemblants à ceux du Melody Nelson de Gainsbourg, ou une reprise surprise de L’Été indien de Joe Dassin ! Grand artisan de toutes ces réussites, Lee Hazlewood qui signe des productions et des arrangements fascinants. Une musique ovni, certes typée sixties mais tellement originale, mêlant pop, country, rock, classique et musique de film. Basses vrombissantes, guitares plurielles, instruments exotiques, océan de cordes, bidouillage derrière la console, le bonhomme épaulé par le Wrecking Crew (Hal Blaine à la batterie, Al Casey, Glen Campbell et Larry Carlton à la guitare et Carol Kaye à la basse) était du calibre d’un Phil Spector, osant toutes les expériences possibles. Restait juste à sa muse de chanter à la perfection ces mélodies intemporelles pleines de panaches. Imparable. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 5 février 2021 | Papillon jaune

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Comme l’alchimie était au cœur de Radio One paru en 2016, logique qu’Airelle Besson ait à nouveau réuni les mêmes protagonistes pour Try! : la chanteuse Isabel Sörling, le pianiste (acoustique et électrique) Benjamin Moussay et le batteur Fabrice Moreau. Les marqueurs n’ont pas changé, simplement la complicité entre ces quatre-là s’est comme… décuplée ? Pandémie oblige, ils ont dû travailler différemment. Espace et liberté sont davantage présents. Les thèmes sont plus flottants. Plus rêveurs, plus envoûtants aussi… Et lorsque le chant de la Suédoise enlace la trompette de la Parisienne qui rappelle parfois celle de Tom Harrell, c’est l’état de grâce. Moussay et Moreau ne sont évidemment jamais exclus de ce corps à corps et leur apport est vital. Car même si seul le nom d’Airelle Besson orne la pochette de Try!, ils parlent tous d’une même voix. Celle d’un jazz aussi ludique qu’espiègle. Un jazz narratif et imagé, très ouvert même, et dérive parfois vers la musique contemporaine. Ce quartet possède surtout un son bien à lui. Une petite musique originale qui ne ressemble à aucune autre. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 5 février 2021 | Archieball

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Le duo avec un pianiste est une parenthèse qu’Archie Shepp s’offre régulièrement. D’ailleurs, celui de 1977 avec Horace Parlan, gravé pour le label danois SteepleChase sur l’album Goin’ Home, compte parmi les plus beaux disques du saxophoniste américain. Cette fois, l’ancien complice de John Coltrane croise le fer avec Jason Moran, de 38 ans son cadet. L’ambiance est évidemment recueillie mais surtout viscéralement engagée. Dans un entrelacs de standards comme Round Midnight ou Lush Life et de spirituals comme le mythique Go Down Moses, les deux hommes signent une bouleversante prière qui fait résonner la souffrance des esclaves. Leurs improvisations sont dans la retenue (Moran est fascinant !) et magnifient aussi la trame mélodique des thèmes choisis. À 83 ans passés, Archie Shepp ne rugit évidemment plus comme durant les sixties agitées où il était l’un des fers de lance de la scène free, mais son souffle porte encore bien haut toute l’histoire du jazz, de la Great Black Music et des Afro-américains. Sur certains passages, il troque même brièvement son saxo contre un micro, faisant ainsi retentir encore plus puissamment le chant de ses ancêtres esclaves. Comme Archie Shepp n’a jamais dissocié sa musique du militantisme, Let My People Go colle parfaitement à son époque. Celle notamment du mouvement Black Lives Matter… © Marc Zisman/Qobuz
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Hip-Hop/Rap - Paru le 5 février 2021 | BBE Music

Distinctions 4F de Télérama
C’était il y a déjà vingt ans. A la demande du label BEE Music, le beatmaker J Dilla, qui a depuis traumatisé et influencé des générations entières de musiciens, sortait son premier album solo, Welcome 2 Detroit, hommage à sa ville natale. Un classique qui, pour les quinze ans de la mort de son auteur, ressort ici en version deluxe, remasterisée, et agrémentée de nombreuses pistes inédites. Il y a bien sûr les instrumentaux bruts de décoffrage (à l’image du son de J Dilla), quelques morceaux extraits des archives du beatmaker, mais aussi la présence d’autres artistes, comme le groupe de jazz-funk brésilien Azymuth, que J Dilla et son grand pote Madlib appréciaient tant, ou le grand DJ Muro. Le Japonais y place plusieurs de ses remix, notamment celui du titre Think Twice, une vraie réussite. Un bel hommage pour un album fondateur, et pour un homme dont la patte sonore unique résonne encore et toujours dans toutes les mémoires. © Brice Miclet/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 5 février 2021 | Drugstore Malone

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Rock - Paru le 5 février 2021 | Red Creek

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