Les albums

982 albums triés par Date : du plus récent au moins récent
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Alternatif et Indé - Paru le 18 mai 2018 | Marathon Artists

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Le deuxième album studio de Courtney Barnett est aussi génial que simple. Pas simpliste, non. Simple. Le rock’n’roll conçu par la jeune Australienne est même d’une pureté et d’une limpidité presque désarmantes. Pour la bonne raison qu’il y a ici de grandes chansons. Des chansons oui. Cette « chose » qui fait qu’un disque sera bon ; ou pas… Comme sur la compilation de ses deux premiers EP (A Sea of Split Peas), sur son premier album (Sometimes I Sit and Think, and Sometimes I Just Sit) et son disque en duo avec Kurt Vile (Lotta Sea Lice), ce Tell Me How You Really Feel aligne dix trips agençant, à la perfection, humour grinçant et confession sincère. Surtout, Courtney Barnett s’avère bien plus introspective que par le passé. Et comme tout roule pour elle, à la scène (un succès international public et critique impressionnant) comme à la ville (sa love story qui dure avec sa consœur Jen Cloher), on sent que l’Australienne a pris le temps de fignoler chacune de ces dix compositions. D’autant plus impressionnant qu’elle brasse ici d’éternelles thématiques éculées (ses amours, ses angoisses, ses frustrations, ses opinions) sans jamais tomber dans le cliché. Comme à son habitude, Courtney Barnett habille sa prose d’un impeccable indie rock à guitares, jamais surproduit, influencé par ses marottes habituelles (Lou Reed, Kurt Cobain, Neil Young, Jonathan Richman…) et pour lequel elle a invité, sur deux titres, les sœurs Deal, Kim et Kelley des Breeders. Comment Neil Young disait déjà sur son fameux Hey Hey, My My ? Rock’n’roll can never die ? © Marc Zisman/Qobuz
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Chanson française - Paru le 18 mai 2018 | Legacy Recordings

Distinctions 4F de Télérama
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Musiques du monde - Paru le 11 mai 2018 | Strut

Distinctions 4F de Télérama
Elève du pianiste free-jazz Cecil Taylor, le très polyvalent saxophoniste Idris Ackamoor a formé son groupe The Pyramids dans les années 70. Il peaufine alors sa vision musicale et militante,  voisine de celle du futuriste Sun Ra, suite à ses voyages en Afrique, celle du highlife ghanéen ou de l’afrobeat nigérian, la terre promise et sacrée, le berceau de l’humanité et de tous les rythmes.  Après une dissolution en 1977 suivent trente-cinq ans de silence discographique, brisé par la réédition de son œuvre par le label allemand Disko B, ce qui a entraîné la reformation des Pyramids en 2012. Cette nouvelle vie a réanimé une actualité discographique dont An Angel Fell est le troisième volume. Cette « chute angélique » est polymorphe. Le jazz y est libre et le saxophone mène la danse, l’afrobeat accueillant (Tinoge), les effluves psychédéliques fréquents ou accentués (An Angel Fell), les grooves latinos sont élégants (Papyrus), le dub inattendu (Land of Ra) la gravité militante est affirmée (Soliloquy for Michael Brown) et l’ensemble compte d’incessants franchissements clandestins de frontières stylistiques. Foisonnant sans étourdir, réjouissant sans effets secondaires indésirables, ce manifeste d’un vieux groupe sonne plus frais que beaucoup de productions de jeunes pousses. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 11 mai 2018 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Impossible de reprocher à Alex Turner de se reposer sur ses lauriers : avec ce sixième album, les Arctic Monkeys jouent le contre-pied total ! L’uppercut AM de 2013 semble en effet à des années-lumière des mélodies soul, sensuelles et sublimes de Tranquility Base Hotel + Casino. Et dès les premières mesures de ce disque aux cambrures late sixties, on comprend pourquoi le cerveau du quartet de Sheffield cite l’incontournable Melody Nelson de Serge Gainsbourg, le démentiel et trop sous-estimé Born yo Be With You de Dion produit par Phil Spector, mais aussi la BO de François de Roubaix pour Le Samouraï de Jean-Pierre Melville, comme de fortes influences de cette cuvée 2018. Dans cet esprit, le piano prend logiquement le pouvoir et relègue les guitares énervées sur le banc des remplaçants. Mais les Monkeys restent un groupe à l’âme rock’n’roll et manipulent donc ses influences à la manière de certains de leurs illustres aînés comme David Bowie (auquel on pense souvent) ou Pulp. Et si Tranquility Base Hotel + Casino s’écoute davantage vautré dans un canapé de cuir que dans le pit d’une salle de concert sans clim’, c’est aussi pour mieux mesurer la teneur et le niveau des chansons de leur auteur. Des compositions là pour s’inscrire dans la durée et confirmer que les Arctic Monkeys ne sont vraiment pas un énième groupe de rock anglais comme les autres… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 27 avril 2018 | ATO Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Derrière ses carreaux ronds et épais, sur lesquels on trouve à boire et à manger, la tête pensante d'Okkervil River a emmené son groupe fleuve dans d'autres lits. Pour Away (2016), Will Sheff avait ouvert avec l'élégie Okkervil River R.I.P, pour mieux annoncer le renouveau. Celui d'un groupe dont il s'était séparé pour faire peau neuve. Pour ce neuvième opus, étrangement optimiste, le songwriter n'a pas mis longtemps à trouver l'inspiration. En tournant à travers l'Amérique pour Away, la période électorale aidant, Sheff gratte des titres à mi-chemin entre folk précieux (How It Is) et verbeux (External Actor), indie pop brillante (Pulled Up the Ribbon) et sombre comme ce Famous Tracheotomy évoquant sa trachéo, celle de Mary Wells ou d'autres stars éteintes, tressant ainsi des récits aussi douloureux que frontaux. Mixé par Shawn Everett (The War On Drugs, Julian Casablancas), In the Rainbow Rain semble être finalement le film positif d'Away. Et l'un des chapitres les plus lumineux de leur discographie. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Rock - Paru le 24 avril 2018 | Reprise

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Reissue
Tonight’s the Night fait partie des grands disques anthracites de l’histoire du rock’n’roll. En six mois, Neil Young a perdu deux proches, morts d'overdose : son guitariste Danny Whitten et son roadie Bruce Berry. Logique que l’album qu’il enregistrera dans la foulée en août et septembre 1973 (mais qui ne paraîtra qu’en juin 1975, après On the Beach) soit d’une rare noirceur… Le trip introspectif de Tonight’s the Night se nourrit de ces drames personnels qu’il mêle à l’ambiance oppressante qui règne alors en Amérique. Violences urbaines, consommation croissante de drogue, guerre du Vietnam et utopie hippie chahutée alimentent sa partition sombre mais sublime et poignante. Même l’instrumentarium déballé sur Tonight’s the Night est chancelant, entre un piano vacillant et une pedal steel à l’économie. Du dépouillé pour mieux souligner la beauté des mélodies comme sur les bouleversantes ballades Tired Eyes, New Mama et Borrowed Tune…  Les 20, 21 et 22 septembre 1973, Neil Young et ses musiciens, baptisés les Santa Monica Flyers (en fait, Ben Keith à la pedal steel, Nils Lofgren à la guitare et au piano, Billy Talbot à la basse et Ralph Molina à la batterie), montent sur la scène du Roxy, un tout nouveau club de Los Angeles sur West Hollywood. Dans leurs mains, ce nouveau répertoire qui sent la mort et le souffre mais dont les versions qu’ils livrent ici au public californien sont empreintes d’une force émotive, d’une réelle chaleur et parfois même d’une joie sincère et communicative logiquement absente sur les versions studio. Là réside la magie de cette archive ressuscitée et restaurée. Si les fans de Neil Young écouteront sans doute en boucle ce Roxy - Tonight’s the Night Live, les novices peuvent aussi prendre ce superbe train en marche pour découvrir et appréhender l’univers d’un musicien unique alors au sommet de son art et de son écriture. © Marc Zisman/Qobuz
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Metal - Paru le 20 avril 2018 | Century Media

Distinctions 4F de Télérama
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Chanson française - Paru le 6 avril 2018 | Initial Artist Services

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Avec sa voix grave et sa personnalité imposante, Clara Luciani est un peu la cousine de Fishbach, Juliette Armanet ou Alice Lewis. En intégrant cette famille qui s’élargit de jour en jour, elle se propulse dans une constellation musicale pop féministe, mélodique et mélancolique, aussi esthétiquement passionnante que politiquement indispensable. Dès les deux premiers morceaux très disco synth-pop de cet album, Clara Luciani crève le disque et résume son projet. Toutes basses mises en avant, ces deux chansons mettent en lumière à la fois l’aspect combattif de la chanteuse (La Grenade) et sa douceur d’âme (La Baie). Entre une utopie planante et une rage intérieure, Clara Luciani décide de ne pas choisir, et c’est là toute sa force. Le reste de l’album n’est qu’une déclinaison de ces deux tendances. La chanteuse d’origine marseillaise bouscule l’auditeur en oscillant sans cesse entre une caresse et une gifle parfois teintée de détresse, notamment lorsqu’elle évoque le rôle des femmes au sein d’une société patriarcale (Drôle d’époque). Certes, Clara Luciani observe ce qui l’entoure, mais elle n’exclut pas pour autant l’introspection : parmi les autres morceaux de bravoure de cet album, citons On ne meurt pas d’amour (dont la mélodie pourrait sonner comme un hommage à Etienne Daho) ou bien la poignante berceuse Dors. Mais même lorsqu’elle parle d’elle-même et du chagrin d’amour, elle conserve cette fougue et ce côté guerrier qui lui sied si bien. Clara Luciani a percé grâce à des projets collectifs comme La Femme ou Nouvelle Vague, mais c’est visiblement le solo qui lui va le mieux. Dans cet album dont les compositions et la production sont signées Ambroise Willaume (alias Sage), elle explose comme cette grenade si lourde de sens qui ouvre et clôt Sainte Victoire. ©Nicolas Magenham/Qobuz
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Jazz - Paru le 6 avril 2018 | Okeh

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Ce superbe ovni ne s’appelle pas Nordub pour rien. Nor pour North, le Nord, incarné ici par Nils Petter Molvaer. En 1997, lorsque le label ECM publia l’étonnant album Khmer, ce trompettiste norvégien ébranla la planète jazz en intégrant de l’électronique à son univers sonore assez climatique. Nor, c’est aussi son compatriote le guitariste Eivind Aarset et le bidouilleur et DJ finlandais Vladislav Delay. Quant aux trois lettres de Dub, elles sont ici représentées par le duo le plus emblématique du genre : le batteur Sly Dunbar et le bassiste Robbie Shakespeare. En 2015, cette association on ne peut plus atypique entre le tandem jamaïcain et Nils Petter Molvaer s’est produite sur scène. De quoi s’échauffer avant d’entrer tous ensemble en studio, à Oslo. Par essence, l’univers de Molvaer a toujours été hybride, accueillant des textures jamais exclusivement jazz. Son jeu manipule différents leviers atmosphériques sans jamais délaisser la force créative de ses improvisations ou de ses compositions. Ici, le trompettiste laisse même entrer le son unique de Sly & Robbie avec beaucoup de naturel. Là réside sans doute la force de Nordub. Personne ne prend le dessus, ni ne cherche à étouffer l’autre. La fusion est totale et sincère. On sent même nos deux vieux routiers sexagénaires jamaïcains sortir de leur habituelle zone de confort pour participer activement à la musique qui prend forme. Tout comme le travail d’Aarset et Delay est lui aussi essentiel dans le résultat final. Ensemble, nos cinq aventuriers du son accouchent d’une belle symphonie planante de dub’n’jazz vraiment singulière. © Marc Zisman/Qobuz
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Techno - Paru le 6 avril 2018 | Phantasy Sound

Distinctions 4F de Télérama
Propulsé nouvelle sensation de la techno anglaise par toute la critique lors de la sortie de son premier album Drone Logic en 2013, Daniel Avery est depuis devenu l’une des références pour le circuit de la dance music européenne, s’affichant régulièrement dans les programmations des meilleurs clubs et festivals du continent, et notamment au célèbre club londonien Fabric, dont il est devenu l’un des piliers. Après quatre années passées à profiter de sa cote de tournée en tournée, l’Anglais s’est enfin décidé à se poser pour enregistrer un nouveau long format, dans un studio au bord de la Tamise. Le revers de la médaille. “Drone Logic a changé ma vie. J'ai commencé à tourner sans arrêt et partout. C'est génial car j'adore mixer, mais c'est devenu plus difficile de trouver du temps pour la production.” A l’inverse des productions ciblées dancefloor de son premier essai, Song for Alpha, mixé par son mentor Erol Alkan, le patron du label Phantasy, rencontré aux fameuses soirées Trash, démarre par une plage d’ambient, First Light, avant d’embrayer sur un trip hypnotique et onirique sur Stereo L. Les kicks de Projector et Sensation nous ramènent dans le noir d’un club de Detroit dans les 90’s, mais c’est pour aussitôt replonger la tête sous l’eau avec des délires inspirés par Brian Eno sur Citizen//Nowhere, Days from Now, Embers, ou Quick Eternity, qui clôture ce voyage par une démonstration de finesse aux airs de bande-son de film. Une ambition qu’il revendique : ce Song for Alpha ressemble à une carte de visite parfaite en cas de rencontre avec un cinéaste. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Soul - Paru le 30 mars 2018 | Verve

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Une grande voix soul ressuscitée. Des chansons engagées entrées dans le Great American Songbook. Voilà un projet ancré dans les années 60 (mais pas que…) et qui trouve pourtant un bel écho dans l’Amérique divisée et chahutée de la présidence Trump… En consacrant exclusivement ce disque à des reprises de Bob Dylan, Bettye LaVette veut faire entendre sa voix au sens propre comme au figuré. Produit par Steve Jordan, Things Have Changed, qui accueille notamment Keith Richards et Trombone Shorty, alterne entre soul vintage et chaude et uppercut plus funky voire carrément rock’n’roll. Surtout, à 72 ans passés, la soul sister originaire du Michigan continue à prouver qu’elle est encore bien loin de la voie de garage… En 2005 déjà, LaVette avait fait un joli come-back avec l’album I’ve Got My Own Hell to Raise, lui aussi composé de nombreuses reprises signées alors Sinéad O'Connor, Lucinda Williams, Joan Armatrading, Rosanne Cash, Dolly Parton, Aimee Mann et Fiona Apple. Deux ans plus tard, elle confirmait la tenue de son organe sur The Scene of the Crime en revisitant du Eddie Hinton, George Jones, Willie Nelson, Ray Charles, John Hiatt et Elton John. Jamais deux sans trois, Interpretations : The British Rock Songbook, publié en 2010, la voyait cette fois à l’assaut de compositions popularisées par les Beatles, les Rolling Stones, Traffic, les Animals, Led Zep, George Harrison, Pink Floyd, Ringo Starr, Paul McCartney, les Moody Blues, Derek & The Dominos et les Who… Cette cuvée 2018 se positionne pourtant au-dessus des autres tant la chanteuse s’approprie le répertoire dylanien avec une sincérité renversante. Du grand art. © Max Dembo/Qobuz
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Chanson française - Paru le 30 mars 2018 | Elektra France

Livret Distinctions 4F de Télérama
Entre classicisme pop très 70s et modernité électronique, cet album de Barbara Carlotti est une arme de séduction massive. Héritière d’une lignée prestigieuse de grandes chanteuses françaises éthérées (de Françoise Hardy à Charlotte Gainsbourg), elle envoûte l’auditeur par sa voix aérienne. Ses chansons pourraient être des berceuses pour adultes, à la frontière de la réalité et de l’imaginaire, comme le prouve la magnifique Tu peux dormir, cocomposée par son complice Jean-Pierre Petit. Mais sa voix n’est pas que rêverie et douceur, elle peut aussi être, à l’occasion, souriante et narquoise, à l’image de son délicieux duo avec Bertrand Burgalat, Tout ce que tu touches. Derrière le confort et l’harmonie se niche une sorte de folie douce chez Barbara Carlotti. « Le beau est uni au bizarre », affirme-t-elle d’ailleurs dans l’une de ses chansons, résumant ainsi toute sa philosophie. Elle peut aussi surprendre par son côté charnel et sexuellement ambivalent, comme dans l’inattendu Phénomène composite, dans lequel elle incite son interlocuteur à la suivre dans sa chambre/laboratoire scientifique pour lui prouver que « toutes les femmes sont hermaphrodites ». Mais à côté de ces préoccupations physiques, le cerveau tient une place prépondérante dans l’album – bien qu’elle ne le sollicite pas pour saupoudrer ses chansons de rationalité, mais plutôt d’images débridées et fantastiques. Voici comment elle explique le titre énigmatique de son disque : « Le cerveau produit une activité magnétique constante tout au long de notre existence. La nuit, il est encore plus actif au moment du sommeil paradoxal, qui devient alors un lieu d’extension du domaine de la pensée. C’est dans cet espace virtuel et inconscient que se déploie le rêve. Ce matériau qui se rapporte aussi bien à la science qu’à l’intuition poétique […] sera mon appareil de production. » Avec Magnétique, Barbara Carlotti vient caresser l’auditeur à travers sa personnalité tendre et en lui ouvrant la porte de ses rêves tantôt bienveillants, tantôt étranges. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Amérique latine - Paru le 30 mars 2018 | Daptone Records

Distinctions 4F de Télérama
Le premier album de l’Orquesta Akokán a été enregistré au Areito Studio 101, au sein du complexe de production musicale EGREM, où les grands de Cuba des années 40 et 50 ont marqué l’histoire et où le Buena Vista Social Club a vu le jour. Dès la première minute, nous sommes transportés « au cœur » (akokán en yoruba), d’un paradis disparu. Il y flotte un parfum de La Havane, quand le mambo et le cha-cha-cha étaient rois et les plaisirs coulaient à flots. Robes de cocktail et tuxedos semblent virevolter gaiement autour de la piste de danse sous les malices enivrantes des cuivres et percussions (conga, timbale, bongo ou cloche), d’un volubile piano et de la voix suave et gouailleuse de José “Pepito” Gómez, qui a rassemblé ce big band de jeunes et vieux virtuoses. Ils nous entraînent aux frontières de l’ivresse grâce à un savoir-faire oublié, une science dépoussiérée des grands orchestres festifs. Elégance, vitalité et bonne humeur caractérisent leur musique, mais cette légèreté ne les gêne en rien pour accomplir quelques figures complexes et étonnantes lors de courts et intenses solos. Cette première virée hors du sol américain du label Daptone s’avère aussi endiablée et excitante que leurs meilleures productions (l’afrobeat d’Antibalas, la soul puissante des regrettés Charles Bradley ou Sharon Jones & The Dap-Kings ou encore le funk hip-hop du Budos Band). © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 23 mars 2018 | Ligia

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
À la question « Qui était Henriette Renié ? », seuls les harpistes savent en principe répondre. Renié (1875-1956), immense virtuose de la harpe, est aux harpistes ce que Liszt est aux pianistes. Elle fut en son temps une pédagogue extrêmement renommée, qui donna à la harpe comme instrument soliste ses lettres de noblesse. Entrée au Conservatoire de Paris à neuf ans, elle en sort trois ans plus tard avec un premier prix à l’unanimité, puis devient l’assistante de son propre professeur. Un an plus tard, elle intègre les classes de composition et d’écriture de Dubois qui, avec Massenet, l’incite à composer. Alors âgée de treize ans et elle faisait vraiment figure d’exception, seule femme dans une classe de dix-huit hommes ! Elle eut durant toute sa vie ses nombreux élèves parmi lesquels on peut citer Lily Laskine, Marcel Grandjany et… Harpo Marx. En composant une trentaine de pièces pour la harpe et en transcrivant une quantité impressionnante d’œuvres de Debussy, Bach, Ravel, Beethoven, Grieg, Rameau – pour n’en nommer que quelques-uns –, elle renouvelle considérablement le répertoire de l’instrument à sept pédales à double mouvement mis au point par Érard au début du XIXe siècle, déjà la véritable harpe moderne. Ses œuvres trahissent l’influence du romantisme tardif. Dans le Trio pour violon, violoncelle et harpe (ou piano, ici dans sa version avec piano) des années 1910-1920, on retrouvera ainsi la forme cyclique si chère à Franck. Franck qu’elle cite d’ailleurs clairement dans sa Sonate pour violoncelle et piano, l’unique œuvre qu’elle n’ait pas dédié d’une manière ou d’une autre à la harpe. L’objectif du Trio Nuori est de sortir Henriette Renié du seul cercle des harpistes, dont l’œuvre de chambre mérite la reconnaissance d’un bien plus large public. Ensuite, le Trio a certes été enregistré avec harpe mais jamais dans sa version avec piano alors qu’il a explicitement été composé pour l’un ou l’autre des deux instruments : il est très intéressant d’aborder l’ouvrage en réfléchissant aux enjeux d’interprétation liés aux différences entre la harpe et le piano en termes de volume sonore, de timbre, d’intensité, d’articulation etc. Quant à la Sonate pour violoncelle et piano, elle est ici présentée en première mondiale « discographique ». © SM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 23 mars 2018 | Bella Union

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Sept ans après Kinshasa Succursale, le rappeur belgo-congolais Baloji reste fidèle à son approche singulière. Il conjugue avec toujours plus d’adresse et de maturité les traditions musicales africaines du XXe siècle, rumba, highlife ou bikutsi, à un flow cru et poétique et des arrangements électro, funky, afro-trap ou hip-hop, ancrés dans notre époque. Sincère et fidèle à ses racines, il a conçu ce nouvel album comme un film contemporain d’art et d’essai qui mêle réalité sociale, lyrisme poétique et sentiments contrastés. Le verbe haut comme un Jacques Brel ébène, il s’appuie sur un vécu, parfois douloureux. Le titre de l’album évoque l’adresse de sa mère en RDC, dont il fut séparé pendant vingt-cinq ans et avec qui les retrouvailles difficiles sont décrites dans La Dernière Pluie – Inconnu à cette adresse".< La douleur est aussi présente dans le morceau final dédié au lac Tanganyika, théâtre de sanglants conflits entre Bantous et Pygmées. Mais tout n’est pas sombre au 137 Avenue Kaniama, il y a aussi de la bonne humeur dans les tirades vocales de Klody Ndongala, Bwanga Pilipili ou Charlotte Adigery, de la joie dans les guitares du vétéran Dizzy Mandjeku et Tom Ntale et de l’euphorie dans les grooves irrésistibles qui surgissent à intervalles réguliers. Qu’elle soit douce, amère ou sucrée, partout, il y a de la vie. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz>
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Jazz - Paru le 23 mars 2018 | Columbia - Legacy

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS - Pitchfork: Best New Reissue
Lorsque les noms de Miles Davis et John Coltrane se retrouvent à la même affiche, le frison est déjà à portée de main. Avec ce sixième épisode des Bootleg Series du trompettiste, il se transforme même – doux euphémisme – en extase. The Final Tour se concentre sur le dernier chapitre de la collaboration entre Miles et Coltrane. Sur quatre CD, il comprend des performances enregistrées dans le cadre de leur tournée européenne de 1960 – la dernière ensemble – avant la mort du saxophoniste en juillet 1967. On y retrouve les deux concerts de l’Olympia à Paris le 21 mars 1960, les deux du 22 mars à Stockholm et celui du 24 mars à Copenhague, le tout disponible pour la première fois à partir des bandes analogues ¼ pouces. Ces cinq concerts se déroulent un an à peine après la sortie du chef-d’œuvre Kind of Blue qui a violemment secoué la jazzosphère. La puissance nucléaire créative des protagonistes est ici telle que le quintet est à chaque seconde au bord de l’implosion. Avec le pianiste Wynton Kelly, le contrebassiste Paul Chambers et le batteur Jimmy Cobb, Miles comme Trane livrent des improvisations torrentielles dans lesquels la fusion comme l’opposition sautent aux oreilles. Mais miraculeusement, tout tient, rien ne s’effondre. Au contraire ! C’est la magie de ces cinq concerts : entendre à la fois l’individualisme de cinq géants et leur capacité à se tenir par la main pour rugir à l’unisson. Côté répertoire, ce coffret est une sorte de nirvana davisien avec les plus grands thèmes (pas toujours de lui) qui ont fait le succès du trompettiste : ’Round Midnight, Bye Bye Blackbird, On Green Dolphin Street, Walkin’, All of You, Oleo, So What ou bien encore All Blues… Enfin, The Final Tour se conclut par une étonnante interview donnée par Coltrane au DJ radio suédois Carl-Erik Lindgren. « Vous sentez-vous en colère ? », lui demande celui-ci. « Non, répond Trane. J’expliquais récemment à un ami que la raison pour laquelle je jouais tant de sons – et c’est pour ça que ça peut ressembler à de la colère –, c’est que j’essaie de dire beaucoup de choses en même temps. Et je ne les ai pas triées. » A l’écoute de ces concerts de 1960, on ne peut que crier : non au tri sélectif ! © Marc Zisman/Qobuz
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Afrique - Paru le 16 mars 2018 | Buda musique

Distinctions 4F de Télérama - Songlines Five-star review
Sans s’appuyer sur aucune tradition précise, le collectif de Soweto, BCUC (pour Bantu Continua Uhuru Consciousness, traduisible par “l’homme en quête de sa liberté de conscience”) pratique une musique tribale et hybride, à la fois moderne et inspirée par les ancêtres zoulous, mais sans passéisme ni ajout électronique. Des percussions soutenues, des voix positivement énergiques et une basse agile et profonde sont le cœur de leurs longs morceaux qui, tout en apportant un regard éclairé et critique sur la société sud-africaine, mène l’auditeur vers la transe et la joie. Emakhosini n’est que le second album en quinze années de carrière de cet impressionnant groupe de scène. Il porte le nom du lieu où les ancêtres se reposent et propose deux longues improvisations extatiques et stimulantes Moya (l’esprit) et Insimbi (l’acier) et une adaptation désacralisée du Nobody Knows, tiré du répertoire gospel. Assister à une prestation de BCUC est une expérience inoubliable, à laquelle ce disque, quasi thérapeutique, prépare de la meilleure des façons. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 16 mars 2018 | Accords Croisés

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Après s’être fait les dents à reconstituer un gouleyant cocktail éthio-jazz, qui conjuguait fièrement musiques éthiopiennes et influences soul et jazz, le sextet français et cuivré Arat Kilo ouvre son imaginaire à de plus larges horizons. Si quelques gimmicks nés à Addis-Abeba dans les années 1960-70 jalonnent ces « Visions de paix », les invitations faites à la Malienne Mamani Keita et au slameur originaire de Boston Mike Ladd ont fait sortir la musique d’Arat Kilo du musée pour la propulser vers une proposition personnelle et contemporaine. Loin de la manipulation laborantine, le résultat émane d’échanges, sans filet, entre trois entités au sommet de leur art, curieuses de découvrir et suivre les chemins fertiles qui ont fleuri lors de leurs confrontations amicales. Leurs énergies conjointes ont fait sauter les frontières et abattu les orthodoxies. Grooves hip-hop et chants de griot ne sont pas les seuls éléments à entrer dans la danse. Grisés par un juste sentiment de liberté, ils se sont permis d’agréger à leurs ingrédients naturels des parfums inattendus. Il y a, ici et là, des flûtes orientales, de l’électro-dub sur Nafqot, une rythmique touarègue sur Eshi Ulet, des guitares sous influences congolaise sur Dia Barani, une intro raï sur Chaos Embedded et même un clin d’œil au Lust for Life de Bowie-Iggy Pop sur Angafile. Mais loin de faire catalogue, à l’écoute, cet assemblage apparemment hétéroclite coule de source. Les musiciens sincères et agiles d’Arat Kilo font défiler leurs chatoyants paysages laissant Mike Ladd et Mamani Keita entremêler leurs voix et leurs sciences avec un feeling redoublé. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Soul/Funk/R&B - Paru le 16 mars 2018 | Naive

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Au fil de ses albums, on a vite compris que Meshell Ndegeocello était plus qu'une simple Prince-sse. Trop facile de ne voir dans l’époustouflante chanteuse, bassiste et auteur-compositeur que le modèle féminin de feu le petit génie de Minneapolis… Depuis un quart de siècle, son alchimie est parfaite entre jazz, soul, rock, pop, funk, new wave et hip-hop, véritable tarte à la crème habituellement indigeste chez ses confrères. Avec elle, l'expression "libre comme un oiseau” n'a jamais sonné aussi juste. Logique, c'est le sens de Ndegeocello en swahili… Sa cuvée 2018 sonne comme un retour à la source du groove, Meshell s’amusant à revisiter des chansons des maîtres du genre (Prince, TLC, George Clinton, Tina Turner, Janet Jackson, Sade) et de noms parfois oubliés (Force MDs, Lisa Lisa & Cult Jam, Surface, Al B. Sure!). Enregistré à Los Angeles en compagnie de ses fidèles Chris Bruce (guitare), Abraham Rounds (batterie) et Jebin Bruni (claviers), le bien nommé Ventriloquism est bien plus qu’un simple « album de reprises ». Dépouillées de leur son d’origine parfois daté, ses chansons sont totalement ravalées avec soin et goût par une Meshell inspirée comme jamais (le Waterfalls de TLC sonne comme du Neil Young !) et pourtant en proie à une période personnelle plutôt sombre. « L'année de l'enregistrement de ce disque a été si déstabilisante et décourageante pour moi personnellement et pour de nombreuses personnes que je connais et avec qui je parlais régulièrement, que je cherchais un moyen de faire quelque chose de léger alors que tout autour de moi était sombre. Comme un endroit musical à visiter qui me rappellerait un autre moment, plus brillant. » Ce bien-être salvateur, cette sensation de plénitude, et même une certaine forme de beauté, tout cela se dégage de Ventriloquism, l’œuvre forte d’une artiste intègre comme jamais et résolument à part. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 9 mars 2018 | Ninja Tune

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama