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Alternatif et Indé - Paru le 14 septembre 2018 | Naive

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
En 2015, Be Sensational avait propulsé Jeanne Added sur les devants d’une scène qu’elle foulait depuis déjà pas mal d’années. A 35 ans, la Rémoise, dont le nom avait jusqu’ici hanté la planète jazz, hypnotisait par son organe martial mais élastique au possible, par son rock électro anguleux et anthracite. Conçue avec Dan Levy de The Dø, ce premier album magnifique et glacial tendait à l’expédier sur la planète des dandys lettrés, patrie hétéroclite des Nick Cave, PJ Harvey, Sinéad O’Connor et autres Nico… Trois ans plus tard, le charisme et la voix sont intacts mais les complices ont changé. Pour Radiate, Jeanne Added a travaillé avec Maestro (le Français Frédéric Soulard et l’Ecossais Mark Kerr), un binôme électro porteur d’une chaleur inédite à son univers. Armée de synthés et boîtes à rythme vintage en tous genres, elle accouche ici d’un deuxième album plus charnel. Un disque qui conserve les valeurs du précédent pour les embarquer sur des sentiers plus intimes (Years Have Passed) et envoûtants voire carrément éthérés. Et si Be Sensational fleurait bon l’électronique des 80’s, Radiate se nourrit aussi de celle des 70’s (Harmless). Une fois de plus, Added est surtout singulière dans sa façon de se servir des sons et des ambiances utilisés par d’autres musiciens. Elle confirme aussi la classe de sa plume versatile et joliment aiguisée qui en font une musicienne ne ressemblant à aucune autre… © Marc Zisman/Qobuz
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Rock - Paru le 14 septembre 2018 | Parlophone UK

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Icône d’une génération, star incontestable depuis ses premiers pas avec les Jam, le Modfather a toujours inspiré et fasciné jusqu’à sa coupe de cheveux ! Et l’année de ses 60 ans, Paul Weller ne lâche rien. Comme toujours, d’ailleurs… Principalement composé de chansons acoustiques, True Meanings, son 26e album (le 14e de sa carrière solo), est loin de Saturns Pattern paru en 2015. Weller semble ici faire le point. Revenir à quelque chose de très simple, sans fioritures, sur un album floral et poétique. A se demander si l’enregistrement n’a pas eu lieu dans un champ fleuri, un soir d’été pour un public d’insomniaques romantiques. Une introspection est en cours. Le Britannique étudie les éléments qui l’entourent, ressasse les souvenirs, chante un hommage lunaire à Bowie, le tout sans oublier ses altérations entre jazz et soul… True Meanings est en soi un éloge wellerien de la ballade. Début tout en douceur sur un thème à la guitare avant d’être enrobé par l’harmonie des violons et des chœurs. Une joie d’entendre le Modfather toujours à la hauteur de ses chefs-d’œuvre des années 70 comme English Rose ou Liza Radley. Et si dans le studio, ce ne sont plus Bruce Foxton et Rick Buckler à ses côtés, Paul Weller a toujours su bien s’entourer, à en voir la liste d'invités: Rod Argent des Zombies (The Soul Searchers), Lucy Rose (Books), Tom Doyle (Movin On) et même une petite apparition de Noel Gallagher sur White Horses… Une voix calme et posée qui s’applique parfaitement sur les quelques compositions du songwriter Erland Cooper du groupe Erland and the Carnival. Un album à deux paroliers qui puise dans les genres de façon discrète et subtile comme cette invention d’une ballade en picking glam-rock : Mayfly. Une superbe référence au Get It On de T. Rex, les paillettes en moins. Pas de toute, Paul Weller est bien un changingman, mais qui ne connaît pas les fautes de goût. © Clara Bismuth/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 31 août 2018 | Jazz Village

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Mourir aujourd’hui. En créole, mo jodi. Tout est dit dans le titre du premier album de Delgres, impeccable trio qu’on pourrait vite réduire à des Black Keys ayant jeté l’ancre aux Antilles… Delgres pour Louis Delgrès, colonel d’infanterie abolitionniste né à Saint-Pierre, célèbre pour sa proclamation antiesclavagiste, haut fait de la résistance de la Guadeloupe aux troupes napoléoniennes qui voulaient rétablir la traite des Noirs. Ce Delgrès et ses 300 hommes se voyant perdus face aux soldats de Bonaparte préfèrera se suicider à l'explosif en vertu de la devise révolutionnaire “vivre libre ou mourir”… Ce nom chargé d’histoire n’enferme pourtant jamais Pascal Danaë, Baptiste Brondy et Rafgee dans le pesant trip du groupe « à message ». Delgres brandit fièrement son blase et les idéaux qui vont avec, mais fait avant tout du rock aux contours garage, biberonné au blues primitif, à la soul crue et aux sonorités venues de La Nouvelle-Orléans. En associant guitare dobro, batterie et surtout sousaphone, ce tuba atypique croisé dans les fanfares de carnavals aux Antilles ou à La Nouvelle-Orléans justement, le trio impose son originalité. Dans sa plume aussi, Danaë alterne, avec beaucoup de naturel, entre créole et anglais, histoire de brouiller davantage les frontières entre ses influences qu’il a toujours traitées avec goût dans son parcours de vieux routier (Rivière Noire, meilleur album de Musiques du monde aux Victoires de la Musique 2015, c’était lui notamment). Un kaléidoscope stylistique à l’image de la ballade Séré Mwen Pli Fo, chanté en duo avec Skye Edwards de Morcheeba. Dans ses instants nerveux comme ses séquences nostalgiques et touchantes, Mo Jodi parle d’histoire mais aussi d’espoir, tend des ponts entre les continents et les siècles et s’avère un périple jouissif de rock’n’blues’n’soul aux effluves de rhum arrangé qui prend aux tripes. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 31 août 2018 | ACT Music

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Dire que Vincent Peirani a secoué la planète de l’accordéon jazz est un doux euphémisme… En 2015, son album Living Being libérait encore plus le piano à bretelles du carcan des stéréotypes. « Je voulais monter mon propre groupe, au sein duquel j’avais besoin de me sentir en confiance, expliquait alors l’accordéoniste. Je voulais me sentir en "famille". Pour ces raisons, j'ai fait appel à quatre musiciens, qui sont des amis de longue date. » Naturellement, Peirani s’entourait d’Emile Parisien, son binôme du duo Belle Epoque, et choisissait également le bassiste Julien Herné, le batteur Yoann Serra et le claviériste Tony Paeleman… Les compositions signées Peirani et les reprises de Michel Portal et Jeff Buckley faisaient de ce Living Being un laboratoire incroyablement organique. Une aire de jeu sur laquelle ces jeunes musiciens comblaient le fossé parfois existant entre composition et improvisation, harmonies classiques et rythmes jazz. L’écriture de Vincent Peirani sait être touchante et débordante d’imagination mais aussi surprenante et insaisissable. L’accordéoniste est d’une génération s’abreuvant à tant de sources musicales qu’on comprend l’origine d’une telle densité. Trois ans plus tard, avec les mêmes complices, Living Being II (Night Walker) est aussi sacrément dense. Et Peirani s’amuse là encore à faire le grand écart côté répertoire en glissant quatre reprises aux côtés de ses huit compositions : Bang Bang de Sonny Bono, What Power Art Thou extrait de King Arthur de Purcell et deux tubes de Led Zep, Kashmir et Stairway to Heaven. Sur ces relectures atypiques d’ailleurs, son approche est fascinante. Comme la manière avec laquelle son instrument s’approprie la partition de Jimmy Page et Robert Plant. Living Being II (Night Walker) est surtout la réussite d’une formation guidée par la complicité. L’osmose à son zénith. © Max Dembo/Qobuz
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Chanson française - Paru le 31 août 2018 | Musique Sauvage ()

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Tel un peintre doué d’un regard à la fois nuancé et acéré, l’éternel promeneur solitaire qu’est Dick Annegarn a souvent décrit dans ses chansons ce que lui inspiraient les villes où il s’est installé ou qu’il a traversées. Cette obsession pour l’urbanité se cristallise naturellement autour de Bruxelles, son tube de 1974, réarrangé ici par Christophe Cravero pour orchestre symphonique – comme toutes les autres reprises de cet album. Dans les autres chansons de cette anthologie particulière, la couleur orchestrale se veut plus audacieuse ou, tout du moins, plus éloignée des versions originales. C’est notamment le cas de celles qui décrivent la délirante vivacité de la grande métropole. Dans Le Blues de Londres et Les Tchèques, ce bouillonnement urbain dépeint avec une étrange légèreté par Annegarn se traduit par des arrangements finement ciselés faisant la part belle aux pizzicatos de cordes et aux bois staccato. Tout cela reflète avec délice le détachement narquois de l’auteur-compositeur-interprète, dont la voix rocailleuse de « bluesman du Nord » n’a d’ailleurs jamais été aussi bien mise en valeur que dans cet album. Mais Dick Annegarn, c’est aussi le chanteur des banlieues et des petites villes de province délaissées, avec leur lot de laissés-pour-compte abrutis par l’alcool et la solitude. Parmi ces petits chefs-d’œuvre, citons le crépusculaire Coutances, ainsi que le railleur et mélancolique Nogent-sur-Marne. D’autres, enfin, ressemblent à des épopées lyriques et sombres, reflets d’un monde contemporain où règne un chaos sublimé par le chanteur d’origine néerlandaise (Xilinji et le terriblement impressionnant Tchernobyl Blues). Ici, la masse orchestrale ressemble à un vent délétère soufflant en parfaite harmonie avec l’univers poétique, puissant et intemporel de Dick Annegarn. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Classique - Paru le 24 août 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
En quoi les deux concertos pour violoncelle de Haydn – les deux seuls qu’on lui connaît jusqu’ici, même s’il en a sans doute écrit d’autres – procèdent de la « Nuit transfigurée », titre de cet album, on ne le saura pas même à la lecture du livret pourtant très intéressant, historiquement parlant. Par contre, bien sûr, La Nuit transfigurée de Schönberg, une de ses œuvres encore classiques, tonales et post-wagnériennes, voilà qui justifie le titre. Les concertos de Haydn sont joués par la magnifique violoncelliste états-unienne Alisa Weilerstein, elle-même « partenaire privilégiée » des Trondheim Soloists qui l’accompagnent ici (sans chef) et qui nous donnent la version pour orchestre à cordes du Schönberg. Considérant que Trondheim se situe au beau milieu de la Norvège, on peut imaginer que la nuit et le crépuscule – qui y règnent plusieurs mois pendant l’année, pendant la majorité de la journée – donne de belles idées de transfiguration aux musiciens ! On rappellera au passage que cet ensemble, fondé en 1988, a enregistré Les Quatre saisons avec Anne-Sophie Mutter en 1999, un véritable passeport pour la gloire internationale. © SM/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 29 juin 2018 | Blue Note

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Pas besoin de siroter à la même source pour s’apprécier, voire cuisiner ensemble… La preuve avec cette rencontre entre une reine vénérée de la country alternative et un vieux sage respecté du jazz moderne : Lucinda Williams et Charles Lloyd, couple d’un jour épaulé par un casting cinq étoiles de musiciens dans lequel on croise le guitariste Bill Frisell, le maître de la pedal steel Greg Leisz, le bassiste Reuben Rogers et le batteur Eric Harland… En des temps anciens, chacun a fait la révolution dans sa propre maison. Ici, le tandem est plutôt là pour célébrer une certaine idée de l’Amérique avec un répertoire ouvert. Un menu hétéroclite mêlant jazz, blues, country et rock’n’roll, Lucinda ne chantant que sur la moitié des dix titres. Vanished Gardens offrent aussi bien du Jimi Hendrix (Angel) que du Thelonious Monk (Monk’s Mood), du Roberta Flack (Ballad of the Sad Young Men) mais aussi des pièces des deux intéressés (trois de Charles Lloyd, quatre de Lucinda Williams). Surtout, voilà à un album raffiné et profond, l’œuvre de deux auteurs/interprètes ayant su digérer avec intelligence des décennies de musique. © Marc Zisman/Qobuz
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Zouk & Antilles - Paru le 22 juin 2018 | Bongo Joe

Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
Forme de chants de commentaires sociaux ou politiques, le plus souvent improvisés, le calypso est associé aux îles de Trinité-et-Tobago, où il est né au début du XXe siècle. Mais cette musique s’est aussi répandue dans d’autres coins des Caraïbes. A l’est du Costa Rica, dans la région de Limón, vit et chante le roi du calypso Limonense : Walter Gavitt Ferguson. Né en 1918, il chante depuis ses 20 ans et fut indétrônable dans les compétitions régionales. Dans les années 60, il fit fructifier sa réputation à la tête de son groupe The Miserables, mais cessa toute activité scénique à partir de la décennie suivante. Comme l’industrie phonographique du Costa Rica est quasi inexistante et qu’il n’a jamais voulu quitter sa région où sa famille et son exploitation de cacao l’ont retenu, il n’existe que très peu de disques de Walter Gavitt Ferguson. En 1976, il acquiert un magnétophone et prend l’habitude de s’enregistrer et de vendre ces cassettes uniques à ses visiteurs. Consciente de la valeur de ce patrimoine, sa famille, aidée par l’équipe de Rootsprovisionah Production, s’est lancée dans une chasse aux cassettes. Cet album présente 15 calypsos inédits retrouvés et restaurés où Ferguson s’accompagne à la guitare. Il délivre ses airs enlevés et ses récits haut en couleur dans son environnement familier. Parfois, un chien semble lui répondre, ailleurs une voiture ponctue son phrasé souple. Mais le son est clair et restitue fidèlement la verve, l’entrain et le velours de la voix de ce roi. Le charme est total © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Maghreb - Paru le 15 juin 2018 | Glitterbeat Records

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Echappé du collectif Bargou 08, le musicien électro tunisien Sofyann Ben Youssef enfile le pseudonyme Ammar 808 et sort un premier album décoiffant. Comme autrefois pour 808 State, pionniers anglais du mouvement acid de Manchester, le nom est une référence à la boîte à rythme de légende TR-808, qui trônait au centre de l’arsenal de tout producteur électro ou hip-hop à la fin des 80's-début des 90's. Si celle-ci s’acoquine à une belle palette d’instruments traditionnels maghrébins (luth gumbri, flûte gasba ou cornemuse zukra), elle n’impose pas pour autant une dominante passéiste à cet album. Le fûté producteur a aussi convié quelques voix parmi les plus remarquables de la jeune scène d’Afrique du Nord, son compatriote Cheb Hassen Tej (Ichki Lel Bey, El Bidha Wessamra) le Marocain Mehdi Nassouli (Boganga & Sandia, Layli), découvert par ici aux côtés de Titi Robin, ou encore l’Algérien Sofiane Saïdi (Zine Ezzine), avec lequel Ammar 808 poursuit un fertile dialogue entamé en compagnie de Mazalda sur le très convaincant album El Ndjoum. Ammar 808 aligne les reprises de morceaux traditionnels mais les habille de combinaisons futuristes. Déjà bien excités par les bonnes surprises du mouvement électro-chaâbi ou celles du collectif Acid Arab, avec ce Maghreb United, les clubbeurs post-printemps arabes n’ont pas fini de danser. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Metal - Paru le 8 juin 2018 | Relapse Records

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Soul - Paru le 8 juin 2018 | Famm Limited

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Comme son amie américaine Kali Uchis, Jorja Smith est sur toutes les lèvres avant son premier album. Fulgurance sur la brutalité policière écrite derrière le comptoir du Starbucks, Blue Lights révélait, en 2016, la diva impudente planquée dans une gamine de Walsall, cette cité terne collée à Birmingham. Dix-huit ans, les courbes déjà débordées et le charisme affleurant de son idole Amy Winehouse carbonisée trop tôt, Jorja accroche l’œil de Drake avec Where Did I Go ? et Beautiful Little Fools. Le rappeur canadien lui déroule le tapis rouge en l’invitant sur deux morceaux de More Life, son album-playlist d’invités cinq étoiles : Kanye West, Young Thug, Travis Scott, 2 Chainz, Lil Wayne, Moodymann... Sort alors son premier EP Project 11. Puis Kali l’appelle pour Tyrant (Isolation) et Kendrick pour Black Panther. Son ascension effrénée rejoint la constellation R&B, qu’on aime à qualifier outre-Manche de « futur R&B ». Jorja se situe quelque part entre ses compatriotes Mahalia, Andreya Triana et Ray BLK. Aux autres, elle emprunte cà et là, du flow groggy de Rihanna (Blue Light, On Your Own), aux inflexions vocales d’Amy Winehouse, en passant par la soul d’Ari Lennox (Lifeboat), Jorja Smith trace un R&B rétro, lascif, infusé de jazz et de grime. Simple mais efficace. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Classique - Paru le 25 mai 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
C’est en écoutant un claveciniste venu jouer pour les étudiants de la fac d’Angers, sa ville natale, que Justin Taylor découvre cet instrument dont la sonorité l’intrigue. Il partage son temps entre le piano et l’apprentissage du clavecin qu’il apprend avec Olivier Beaumont et Blandine Rannou, suivant aussi les masterclasses de Skip Sempé et de Pierre Hantaï. Le reste est un conte moderne. Le jeune homme fait des progrès fulgurants au point de devenir rapidement une des coqueluches du clavecin en France et de remporter coup sur coup le concours de Bruges et d’être nommé « Révélation » de la musique en 2017, à l’âge de vingt-trois ans. Un premier album consacré à la Famille Forqueray (Alpha, Qobuzissime) est couvert d’éloges, bientôt suivi par de nombreux concerts dans des festivals prestigieux qui ne tournent pas la tête si bien faite du jeune franco-américain. Pour son second projet chez Alpha Classics, Justin Taylor mêle adroitement Scarlatti et Ligeti, un compositeur qu’il connait bien pour avoir joué son redoutable Continuum au concours d’entrée du Conservatoire de Paris (CNSMD). Dans ce nouvel album, les audaces harmoniques de Scarlatti rejoignent celles d’un György Ligeti fasciné par l’art de son lointain collègue napolitain. Il en résulte un véritable feu d’artifice tiré par les dix doigts aussi intelligents que malicieux de ce jeune musicien décidément à suivre. © François Hudry/Qobuz
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Chanson française - Paru le 18 mai 2018 | Legacy Recordings

Distinctions 4F de Télérama
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Folk - Paru le 18 mai 2018 | Haïku Records

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Alternatif et Indé - Paru le 18 mai 2018 | Marathon Artists

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Le deuxième album studio de Courtney Barnett est aussi génial que simple. Pas simpliste, non. Simple. Le rock’n’roll conçu par la jeune Australienne est même d’une pureté et d’une limpidité presque désarmantes. Pour la bonne raison qu’il y a ici de grandes chansons. Des chansons oui. Cette « chose » qui fait qu’un disque sera bon ; ou pas… Comme sur la compilation de ses deux premiers EP (A Sea of Split Peas), sur son premier album (Sometimes I Sit and Think, and Sometimes I Just Sit) et son disque en duo avec Kurt Vile (Lotta Sea Lice), ce Tell Me How You Really Feel aligne dix trips agençant, à la perfection, humour grinçant et confession sincère. Surtout, Courtney Barnett s’avère bien plus introspective que par le passé. Et comme tout roule pour elle, à la scène (un succès international public et critique impressionnant) comme à la ville (sa love story qui dure avec sa consœur Jen Cloher), on sent que l’Australienne a pris le temps de fignoler chacune de ces dix compositions. D’autant plus impressionnant qu’elle brasse ici d’éternelles thématiques éculées (ses amours, ses angoisses, ses frustrations, ses opinions) sans jamais tomber dans le cliché. Comme à son habitude, Courtney Barnett habille sa prose d’un impeccable indie rock à guitares, jamais surproduit, influencé par ses marottes habituelles (Lou Reed, Kurt Cobain, Neil Young, Jonathan Richman…) et pour lequel elle a invité, sur deux titres, les sœurs Deal, Kim et Kelley des Breeders. Comment Neil Young disait déjà sur son fameux Hey Hey, My My ? Rock’n’roll can never die ? © Marc Zisman/Qobuz
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Concertos pour violoncelle - Paru le 18 mai 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Après deux albums salués par la critique internationale unanime, l’Ensemble Resonanz, basé à Hambourg, propose un enregistrement consacré à Carl Philip Emanuel Bach : les Concertos pour violoncelle Wq. 170 et Wq. 172, respectivement de 1750 et 1753, et la Symphonie Wq. 173 de 1741. On remarquera d’emblée la différence radicale de langage entre les deux concertos, écrits après la mort de Bach-le-Père, et la Symphonie, écrite encore de son vivant : les concertos regardent résolument vers l’époque classique en devenir, y compris dans le futur « Sturm und Drang » (à cet égard, le Concerto en la mineur qui ouvre l’album, tout en vigueur et en oppression mélodique, est un parfait exemple), tandis que la Symphonie procède du baroque en cours de mutation finale. La lecture cristalline qu’offre le violoncelliste Jean-Guilhen Queyras et l’Ensemble Resonanz sous la direction de son nouveau directeur musical en résidence, le violoniste Riccardo Minasi, s’oppose sans vergogne aucune à la vogue – parfois assez intrusive il est vrai, voire dictatoriale et exclusive – des instruments d’époque qui voudrait que toute musique avant Mozart (et encore, même Mozart) n’eût pas droit d’être joué sur instruments modernes. Queyras, Resonanz et Minasi ont su se saisir des véritables apports stylistiques de la mode baroque. Voilà un bien bel album, superbement joué, et qui sait faire ressortir toute l’originalité de Carl Philip Emanuel Bach. © SM/Qobuz « Leur première rencontre au disque fait des étincelles, dans deux concertos exubérants où Riccardo Minasi excelle à mettre Jean-Guihen Queyras tout à la fois en danger et en valeur. Quel orchestre ! » (Diapason, juillet/août 2018)
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Musiques du monde - Paru le 11 mai 2018 | Strut

Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
Elève du pianiste free-jazz Cecil Taylor, le très polyvalent saxophoniste Idris Ackamoor a formé son groupe The Pyramids dans les années 70. Il peaufine alors sa vision musicale et militante,  voisine de celle du futuriste Sun Ra, suite à ses voyages en Afrique, celle du highlife ghanéen ou de l’afrobeat nigérian, la terre promise et sacrée, le berceau de l’humanité et de tous les rythmes.  Après une dissolution en 1977 suivent trente-cinq ans de silence discographique, brisé par la réédition de son œuvre par le label allemand Disko B, ce qui a entraîné la reformation des Pyramids en 2012. Cette nouvelle vie a réanimé une actualité discographique dont An Angel Fell est le troisième volume. Cette « chute angélique » est polymorphe. Le jazz y est libre et le saxophone mène la danse, l’afrobeat accueillant (Tinoge), les effluves psychédéliques fréquents ou accentués (An Angel Fell), les grooves latinos sont élégants (Papyrus), le dub inattendu (Land of Ra) la gravité militante est affirmée (Soliloquy for Michael Brown) et l’ensemble compte d’incessants franchissements clandestins de frontières stylistiques. Foisonnant sans étourdir, réjouissant sans effets secondaires indésirables, ce manifeste d’un vieux groupe sonne plus frais que beaucoup de productions de jeunes pousses. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 11 mai 2018 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Impossible de reprocher à Alex Turner de se reposer sur ses lauriers : avec ce sixième album, les Arctic Monkeys jouent le contre-pied total ! L’uppercut AM de 2013 semble en effet à des années-lumière des mélodies soul, sensuelles et sublimes de Tranquility Base Hotel + Casino. Et dès les premières mesures de ce disque aux cambrures late sixties, on comprend pourquoi le cerveau du quartet de Sheffield cite l’incontournable Melody Nelson de Serge Gainsbourg, le démentiel et trop sous-estimé Born yo Be With You de Dion produit par Phil Spector, mais aussi la BO de François de Roubaix pour Le Samouraï de Jean-Pierre Melville, comme de fortes influences de cette cuvée 2018. Dans cet esprit, le piano prend logiquement le pouvoir et relègue les guitares énervées sur le banc des remplaçants. Mais les Monkeys restent un groupe à l’âme rock’n’roll et manipulent donc ses influences à la manière de certains de leurs illustres aînés comme David Bowie (auquel on pense souvent) ou Pulp. Et si Tranquility Base Hotel + Casino s’écoute davantage vautré dans un canapé de cuir que dans le pit d’une salle de concert sans clim’, c’est aussi pour mieux mesurer la teneur et le niveau des chansons de leur auteur. Des compositions là pour s’inscrire dans la durée et confirmer que les Arctic Monkeys ne sont vraiment pas un énième groupe de rock anglais comme les autres… © Marc Zisman/Qobuz
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Piano solo - Paru le 4 mai 2018 | Challenge Classics

Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
Voici le troisième album pour Challenge Classics de l’excellente pianiste d’origine israélienne Einav Yarden, qui après avoir exploré les mondes de Haydn, oun avant Beethoven et Stravinski, s’attaque à la figure la plus complexe du premier Romantisme germanique, Robert Schumann, au travers d’un répertoire d’une part assez original (Drei Fantasiestücke Op. 111, en incipit) et largement couru (Fantasie Op. 17, Waldszenen) par ses confrères. La concurrence, rude, ne doit pas pour autant vous écarter de la proposition de cette musicienne encore peu connue dans nos contrées, élève de Leon Fleisher au Conservatoire Peabody, chérie par Elisso Virsaladze et formée initialement en Israël. Ses interprétations de Schumann se distinguent par une grande volonté de clarté structurelle et des phrasés amples, annonçant parfois Brahms, plutôt que par la recherche du lyrisme ou d’une poésie doucement fébrile. © Théodore Grantet/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 2 mai 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Record of the Month - Diapason d'or / Arte - Le Choix de France Musique
L’histoire des Pêcheurs de perles de Bizet est rien moins que tourmentée : après la création en 1863, la partition – dont le manuscrit est désormais propriété privée et hélas invisible – tomba dans l’oubli, et fut remise à l’honneur bien après la mort du compositeur, une fois qu’il fût devenu célèbre avec Carmen. Hélas, mille fois hélas, les divers directeurs de théâtre se prirent pour de grands Manitous et firent allègrement remanier l’ouvrage, coupant par ci, rajoutant par là, modifiant jusques et y compris la fin. Jusque dans les années 1960, c’est cette version calamiteusement inepte qui fut présentée – le livret est déjà assez banal comme ça, pourquoi rajouter encore en ineptie ! –, jusqu’à ce que la musicologie se penche sur les documents d’origine disponibles, en particulier la réduction réalisée par Bizet lui-même, ainsi que le « conducteur » d’époque comportant quand même nombre d’indications d’orchestration. La présente version reconstituée en 2014 par Hugh MacDonald, chantée par la fine fleur de la grande relève française – Julie Fuchs, Florian Sempey, Cyrille Dubois et Luc Bertin-Hugault – restitue au plus près possible la version initiale de l’ouvrage, de sorte que l’auditeur aura sans doute quelques surprises de taille, et des bonnes surprises qui plus est : des numéros supplémentaires, des développements mélodiques et dramatiques en nombre, c’est presque une toute nouvelle partition que voilà. © SM/Qobuz