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Birgit Nilsson

Son nom est inséparable de ceux de Richard Wagner et de Richard Strauss dont elle fut une des plus éminentes interprètes du siècle dernier. Grâce à des moyens vocaux phénoménaux, la carrière de cette grande soprano dramatique suédoise fut exceptionnellement longue, puisqu’on la voyait encore chanter Isolde, en scène, à plus de 60 ans. Fille de la campagne dotée d’un caractère trempé et d’un humour ravageur, elle déclarait avoir chanté avant même d’avoir appris à parler en imitant sa mère qui possédait une jolie voix. Birgit Nilsson n’était pas une actrice, mais sa voix d’une puissance exceptionnelle s’imposait naturellement sur la scène. La vigueur de son tempérament, la clarté de ses attaques, son aisance stupéfiante dans les aigus, une puissance vocale capable aussi d’infimes nuances pianissimo ont donné naissance à une gloire jamais usurpée. Entre 1957 et 1970 elle régna sur Bayreuth en chantant Isolde (son cheval de bataille), Sieglinde, Elsa et, bien sûr, Brünnhilde dans des mises en scène de Wieland Wagner qui ont complètement modernisé la scénographie wagnérienne en lui donnant un nouveau souffle dont elle avait bien besoin.


Grâce à ses moyens vocaux, Birgit Nilsson fut également l’incomparable interprète des grands rôles dramatiques comme Elektra, Salomé et La Femme sans ombre (Strauss), Tosca (Puccini) et Aïda (Verdi). Elle fut aussi une splendide Léonore, rôle principal écrasant dans Fidelio, l’unique opéra de Beethoven. Mais la puissance presque surhumaine, magnétique, de sa voix convenait particulièrement au personnage énigmatique de Turandot, dans l’opéra éponyme de Puccini.


La qualité intrinsèque de cette voix ne doit cependant pas nous faire oublier l’incarnation que Nilsson donnait à ses personnages, grâce à sa grande intelligence et à son instinct inné qui la rendait très proche des rôles qu’elle interprétait, mais aussi dans une parfaite compréhension des compositeurs qu’elle chantait avec beaucoup de noblesse et de style.


Les mélomanes du monde entier sont comblés aujourd’hui comme hier, grâce aux célèbres enregistrements discographiques réalisés par DECCA, ainsi que de très nombreuses prises en live, qui garderont à jamais la trace d’une voix phonogénique entre toutes qui a eu la chance d’enregistrer tous ses principaux rôles avec les plus grands chefs et dans des conditions techniques de haute qualité. Qu’il nous suffise de citer le fameux Ring (Wagner) enregistré par Georg Solti entre 1958 et 1965, remastérisé ces dernières années avec un son qui n’a pas pris une ride. Mais on trouve une autre Tétralogie wagnérienne complète enregistrée à Bayreuth et d’indispensables enregistrements de studio comme Elektra et Salomé sous la direction du même Solti, sans oublier ses inoubliables Isolde sous la baguette de incandescente de Karl Böhm à Bayreuth ou, en studio, sous l’autorité de Solti.


En 1984, à l’âge de 66 ans, Birgit Nilsson cesse de chanter pour se consacrer à l’enseignement. Elle a créé une fondation portant son nom afin de récompenser des chanteurs, des chefs-d’orchestre et pour encourager des productions lyriques.


© FH/Qobuz

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Discographie

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