Votre panier est vide

Catégories :

Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

41982 albums triés par Meilleures ventes et filtrés par Pop/Rock et 24 bits / 48 kHz - Stereo
A partir de :
HI-RES16,99 €
CD14,49 €

Alternatif et Indé - Paru le 17 avril 2020 | Epic

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Publié en 2020 et succédant à The Idler Wheel... (2012), Fetch the Bolt Cutters constitue le cinquième recueil studio de l'autrice-compositrice-interprète américaine Fiona Apple. Fruit d'un processus créatif entamé dans le home studio de la chanteuse dans la foulée de son prédécesseur et fort de la synergie d'un groupe axé autour d'Amy Aileen Wood (batterie), Sebastian Steinberg (basse) et du multi-instrumentiste David Garza, l'album propose une collection de treize titres au fil desquels la routine ne s'installe à aucun moment, les compositions guidant l'auditeur sur des chemins aussi chaotiques qu'inattendus. Confirmant la volonté d'Apple de se frayer un chemin qui lui est propre, Fetch the Bolt Cutters inscrit une nouvelle page singulière non seulement à son catalogue mais aussi à celui d'une pop avant-gardiste riche en représentantes féminines. © TiVo
A partir de :
HI-RES21,49 €
CD14,99 €

Pop - Paru le 28 août 2020 | Polydor

Hi-Res
Yello, c’est avant tout l’histoire d’un tube : Oh Yeah, sorti en 1985 et qui avait cartonné grâce à sa reprise dans une série de teen movies, de La Folle Journée de Ferris Bueller à American Pie, et surtout grâce au personnage des Simpson, Duffman. De quoi garder le souvenir de Dieter Meier et Boris Blank frais dans les mémoires du public ; il faut dire aussi que le duo suisse n’a rien fait pour le brouiller puisque ce 16e album est un hommage aux sons de la fin des années 80, avec un vernis à peine plus moderne. C’est à peu près le seul concept d’un album qui part dans tous les sens, comme l’avait annoncé le groupe : “Il y a un peu de film d’espionnage, un peu de Dali, un peu de dancefloor au stroboscope, un peu de course-poursuite en 4D et un peu de chansons d’amour de l’espace.” Le compte est à peu près bon sur ces 12 titres qui sentent bon les machines des années 80, entre Way Down, clin d'œil assumé à Funkadelic, ou l’épileptique et lapidaire bombe house Arthur Spark. Quarante ans après, Yello semble toujours dans le coup. © Smaël Bouaici/Qobuz
A partir de :
HI-RES25,99 €
CD21,49 €

Rock - Paru le 2 octobre 2020 | Columbia - Legacy

Hi-Res
La captation d’un concert en vidéo est un exercice périlleux que Roger Waters maîtrise à la perfection, notamment grâce au travail de Sean Evans, réalisateur à l’origine de la réussite de la mise en images de la tournée The Wall en 2014. Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Waters remet donc le couvert en 2019, toujours en compagnie d’Evans, pour livrer le résultat de son dernier périple, Us + Them. Histoire de tirer le meilleur de chaque chanson tout en conservant une certaine cohésion visuelle (et sonore), l’enregistrement s’est déroulé sur quatre jours, à l’occasion des performances données au Ziggo Dome d’Amsterdam en juin 2018. Comme pour son ancien frère d’arme, David Gilmour, chaque nouvel album studio sorti est un prétexte pour partir en tournée et y distiller une bonne partie du répertoire du Floyd sur les planches.  Certes, on retrouve quelques titres tirés de son Is This the Life We Really Want? sorti en 2017 (Déjà Vu, The Last Refugee, Picture That), mais c’est souvent pour le reste de la set-list que se déplace une grande partie des fans. Waters le sait, en interprétant Wish You Were Here, Another Brick in The Wall, Dogs ou encore Money. Dommage que, comme pour la version vidéo, Confortably Numb manque à l’appel, alors que ce classique, un des plus attendus par le public, fut bel et bien joué sur scène lors des quatre soirées. Là où le film se veut encore plus politique et engagé que par le passé (discours anti-Trump, évocation de la situation en Palestine…) au risque par instants de plomber l’ambiance, l’album live retranscrit seulement la magie musicale de l’instant. Il permet surtout de découvrir le talent de la nouvelle équipe qui entoure le bassiste, avec au premier rang le guitariste et chanteur Jonathan Wilson dont la ressemblance physique (et vocale sur de nombreuses intonations) avec David Gilmour a troublé plus d’un spectateur. Attendez-vous à être surpris. © Chief Brody/Qobuz
A partir de :
HI-RES21,49 €
CD14,99 €

Pop - Paru le 29 mai 2020 | Interscope

Hi-Res
Dans l’esprit de Lady Gaga, Chromatica est une planète imaginaire, une utopie qui pourrait être la concrétisation de sa recherche du bonheur. « Je vis sur Chromatica, c'est là que j'habite. Je suis entré dans mon cadre. J'ai trouvé la Terre, je l'ai supprimée. La Terre est annulée », affirmait-elle lors de la promotion de ce sixième album, sorti moins de deux ans après le succès planétaire de la BO de A Star Is Born. Le concept SF de Chromatica a conduit la chanteuse à se tourner vers la musique électronique, tendance pop, concise et mélodique. Pour ce faire, elle s’est non seulement entourée de producteurs rompus à l’exercice (BloodPop, Burns, Madeon, Axwell…), mais aussi de guest-stars eux-mêmes « extraterrestres » : Ariana Grande (Rain on Me), le groupe de K-pop Blackpink (Sour Candy), et – dans un grand écart générationnel assumé – Elton John (Sine From Above).Sur cette planète aux tenues roses et flamboyantes, Lady Gaga se présente comme une guerrière combattant ses propres démons, mais aussi les menaces extérieures, en particulier celles qui accablent ses sœurs (Plastic Doll, Free Woman). Son arme absolue ? L’amour le plus « stupide » qui soit, qu’elle réclame à cor et à cri dans un élan cathartique et libérateur (Stupid Love). Mais celle qui se présente comme la reine de la grosse caisse binaire et de la joie sans limite (Fun Tonight), peut aussi calmer le jeu, notamment à l’occasion de trois instrumentaux lyriques et majestueux (Chromatica I, II et III). Comme son nom l’indique, la planète de Lady Gaga présente des couleurs contrastées, à l’image de la psyché résolument bariolée de la chanteuse. ©Nicolas Magenham/Qobuz
A partir de :
HI-RES21,49 €
CD14,99 €

Pop - Paru le 19 mars 2021 | Polydor Records

Hi-Res
Puisque la planète joue à cache-cache avec le confinement, Lana Del Rey en fait autant. Pour son septième album, la New-Yorkaise installée à Los Angeles opte pour l’intimité feutrée, les mélodies de boudoir et les arrangements de confessionnal. Avec Chemtrails Over the Country Club, sa pop se fait plus folk que jamais, même si l’écho et la réverb’ dans lesquels se prélasse sa voix toujours aussi exquise, sensuelle et hypnotique la positionnent là-haut par-delà les cumulonimbus. Cet idiome folk la fascine d’ailleurs au point qu’elle referme son disque, avec l’aide de Natalie Mering alias Weyes Blood et Zella Day, par une magnifique reprise du For Free de Joni Mitchell, extrait de son album Ladies of the Canyon (1970). Il y a aussi ces guitares aux effluves de la scène 70's de Laurel Canyon sur Not All Who Wander Are Lost, et celles, tout aussi virginales, qui ouvrent Yosemite. Comme souvent, Lana Del Rey sort sa plume pour dézinguer les affres de la célébrité et du star-system et ce dès White Dress qui ouvre l’album, regrettant le bon vieux temps où elle était barmaid, inconnue et écoutait Sun Ra, Kings Of Leon et les White Stripes « when they were white hot ». Plus loin, elle poursuit les références à l’histoire de la musique comme sur Breaking Up Slowly (en duo avec Nikki Lane) où elle cite les tempêtes conjugales entre les deux légendes de la country music, Tammy Wynette et George Jones. Chanson après chanson, elle avance en amazone solitaire, cherchant à ne soutenir aucune cause, aucun combat, juste à faire ce que bon lui semble (« Well, I don't care what they think. Drag racing my little red sports car. I'm not unhinged or unhappy, I'm just wild »). Ce Chemtrails Over the Country Club montre surtout qu’elle excelle dans l’art du storytelling, maniant à la pince à épiler chaque détail de ses paroles. À 35 ans, Lana Del Rey a sans doute signé son album le plus libre et le plus accompli. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 22 septembre 2020 | Anti - Epitaph

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Le monde change, les Fleet Foxes pas vraiment. Ce qui n’est finalement pas si mal tant Robin Pecknold et ses complices chevelus sont devenus des maîtres de leur art. Avec ce quatrième album en quinze ans d’existence, l’ADN des néo-folkeux de Seattle obsédés par les harmonies vocales n’est pas vraiment modifié et Pecknold assume plus que jamais l’héritage de Crosby Stills Nash & Young, des Byrds et des Beach Boys. Mais sa voix reconnaissable entre mille et ce halo de réverberation quasi-mystique qui lui va si bien sont désormais une marque de fabrique reconnue et plutôt singulière pour son époque. Histoire de faire croire qu’il n’est pas un leader omnipotent, il tend le micro, dès le Wading In Waist-High Water d’ouverture, à une jeune inconnue de 21 ans, Uwade Akhere, pour un antipasti délicieux et plein de grâce. C’est pourtant du pur Robin Pecknold qui suit durant presqu’une heure. Une symphonie associant le bien-être physique que procure une production signée Brian Wilson et la subtilité de chansons à tiroirs harmoniques comme David Crosby en enregistra au siècle dernier sur son démentiel album solo If I Could Only Remember My Name. Ce magnifique Shore ne change donc aucune donne. Sauf celle de conforter les fans des Fleet Foxes ; et leurs ennemis. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES21,49 €
CD14,99 €

Pop - Paru le 26 juin 2020 | EMI

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Révélée en 2012 avec un premier album classé numéro cinq des ventes et nommé au Mercury Prize (Devotion), la chanteuse britannique Jessie Ware a su se faire apprécier du public, qu'elle a fidélisé avec les recueils suivants Tough Love (2014) puis Glasshouse (2017), après trois ans d'absence. Trois nouvelles années plus tard, l'ancienne journaliste devenue choriste puis chanteuse se lance dans un bel exercice de style avec ce quatrième volume à l'intitulé interrogatif : What's Your Pleasure?La réponse ne se fait pas attendre car dès le premier titre « Spotlight », l'un des cinq singles lancés avant la sortie de l'album, c'est à un étonnant retour vers le futur que convie Jessie Ware, délaissant ses habitudes electro-pop pour raviver tout ce qui a fait le charme du disco, au tournant des années 1980. Un son de basse au premier plan, un chant éthéré et des choeurs suaves conduisent le morceau, à l'instar des onze autres pièces.S'il n'est pas produit par Giorgio Moroder mais une jeune équipe comprenant en tête James Ford, ainsi que Benji B, Joseph Mount, Kindness et Midland, What's Your Pleasure? en a toutes les qualités avec ce travail sur les sonorités d'époque, la bonne tenue générale des compositions et la voix adéquate d'une interprète qui a tout co-écrit, même si « Mirage (Don't Stop) » comprend des bribes du « Cruel Summer » de Bananarama.Premier extrait à paraître du lot, « Adore You » est un single efficace et charmeur, avec un arrière-plan minimaliste pour accompagner le chant éthéré de Jessie Ware, qui n'est pas Donna Summer mais se laisse aller à des vocalises et des refrains capiteux. Plus musclé, « Ooh La La » possède aussi cet air mutin, entouré de clochettes, de guitares et de synthés disco-rock, tandis que « Soul Control » verse dans un environnement funk synthétique et « Save a Kiss » prend des couleurs Hi-NRG. Un zeste d'italo-disco se fait également entendre pour parfaire la panoplie d'un album rétro, sans une once de nostalgie. © ©Copyright Music Story Loïc Picaud 2020
A partir de :
HI-RES14,99 €
CD10,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 30 octobre 2020 | E Works Records

Hi-Res
Deux ans après The Deconstruction (2018), Mark Oliver Everett (alias E) revient avec le treizième album de Eels, nouvelle collection de douze titres publiée sur son label E Works et évoluant de prime abord en terrain familier. Pourtant l'album se singularise par une production plus chaleureuse et quelques rayons de lumière à la limite de l'optimisme à l'échelle des humeurs habituelles du maître à bord, à l'instar de l'introductif "Anything for Boo" ou encore "The Gentle Souls". Si pour autant le naturel revient au galop sur "Are You Fucking Your Ex", "OK" ou les faux semblants d'un "Are We Alright Again", c'est cette volonté de tenter de donner une chance à des sentiments plus positifs qui constitue la spécificité d'un album validant par ailleurs une nouvelle fois les nombreux talents de E. © TiVo
A partir de :
HI-RES16,49 €
CD11,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 6 octobre 2017 | [PIAS] Le Label

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
« Pour Lilies, j’ai voulu me retirer dans ma cave avec mon Pro-Tool, mon ordinateur et un micro Sure acheté cent euros. J’aurais pu m’offrir un grand studio et faire une grosse production. Mais j’ai souhaité me limiter à ce matériel. Je voulais revenir à l’essence même de la créativité. J’étais dans cette pièce où il n’y avait pas de lumière, où je ne faisais pas la distinction entre le jour et la nuit. Une situation particulièrement inconfortable, mais je me sentais libre. Je n’avais pas besoin de plus. » L’esprit et le contexte dans lesquels Melanie De Biasio a conçu Lilies sont finalement à l’image de cette artiste à part… Une chanteuse-musicienne toujours prête à se remettre en question pour à nouveau faire trembler les paravents qu’on met habituellement entre les genres musicaux. Paru en 2013, son album No Deal excellait dans ce corps à corps atmosphérique entre jazz, électro et rock. La Belge qui vénère Nina Simone et Abbey Lincoln s’éloigne à nouveau avec délicatesse des classiques sentiers battus de ce qu’on appelle communément le jazz vocal pour flâner vers la soul, le trip hop, le blues voire dans des éthers on ne peut plus impalpables. Dans ces séquences en apesanteur, Lilies impose un peu plus la marque De Biasio. Une manière de réduire en poussière les étiquettes et de jongler avec l’ombre et la lumière, le jour et la nuit. © MD/Qobuz
A partir de :
HI-RES14,99 €
CD10,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 30 septembre 2013 | Play It Again Sam

Hi-Res Livret + Vidéo Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime - Hi-Res Audio
Avec Aventine, Agnes Obel étoffe un peu plus l’univers intimiste, climatique et on ne peut plus onirique qui suintait de son premier album, le grandiose Philharmonics. Derrière un piano épuré emprunté à Erik Satie, la Danoise installée à Berlin étire ses miniatures vers davantage de grandeur. Comme d’immenses espaces sonores que sa voix réverbérée vient magnifier. On se laisse donc flotter dans cette sublime matière sonore. Dans ce rêve éveillé encore plus subtil que sur son prédécesseur. Moucheté par quelques violons ici. Ou par un violoncelle là. Un disque qui confirme le talent d’une musicienne hors du temps. © MD/Qobuz
A partir de :
HI-RES16,49 €
CD11,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 24 avril 2020 | Play It Again Sam

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Publié en 2020 et succédant à Rituals (2015), For Their Love constitue le quatrième album studio de la formation indie folk américaine Other Lives. Auto-produit dans la cabine de Jesse Tabish au cœur de la forêt de Cooper Mountain dans l'Oregon, l'album propose une collection de dix nouveaux titres délaissant les atours électroniques de son prédécesseur au profit d'arrangements classieux, convoquant aussi bien les guitares chères à Ennio Morricone ("Nites Out") que les ornements concoctés par Wally Stot pour Scott Walker période "Montague Terrace", et vient ajouter un nouveau chapitre systématiquement passionnant à la discographie d'un groupe aux productions aussi rares que précieuses. © TiVo
A partir de :
HI-RES10,49 €
CD7,49 €

Alternatif et Indé - Paru le 25 octobre 2019 | Play It Again Sam

Hi-Res
A partir de :
HI-RES16,99 €
CD14,49 €

Rock - Paru le 22 octobre 2020 | Epic - Legacy

Hi-Res
Ah, le Seattle des années 90, celui qui a vu naître le grunge, courant fourre-tout où se sont croisés pêle-mêle rock indé, punk, metal, pop noisy… Une période faste au cours de laquelle le chevelu s’est transformé en beautiful loser, poète électrique s’il en est, se parant d’une chemise à carreaux en flanelle nouée autour de la taille et d’une guitare en bandoulière. De cette époque bénie ne restent que quelques survivants au talent inoxydable. Pearl Jam en est le plus bel exemple. Gigaton, son album de mars 2020 et le meilleur depuis deux décennies, a récolté des critiques aussi élogieuses que méritées. Désormais habitué aux stades, le groupe pourrait passer en pilotage automatique. Il a pourtant continué d’innover. Mais il n’a surtout pas oublié qu’il doit une grande partie de son succès à ses intenses performances scéniques ainsi qu’à son premier album, culte et jamais égalé, Ten. C’est à nouveau du fameux Ten dont il est question de manière détournée en 2020. Si l’album en soi a déjà connu une réédition en quatre versions différentes en 2009, il a surtout permis au groupe d’enregistrer un mythique MTV Unplugged le 16 mars 1992. À l’époque, Pearl Jam ne dispose que de ce premier album en guise de CV, en parallèle à sa présence sur la BO de Singles, le film de Cameron Crowe dans lequel jouent trois des membres du combo. Trois jours à peine après avoir terminé leur tournée américaine, les cinq musiciens se rendaient à New York pour délivrer un show acoustique entré depuis dans la légende. En sept chansons, Pearl Jam met le public et les téléspectateurs à genoux. D’une intensité rare, la performance fait surtout exploser au grand jour l’incroyable voix d’Eddie Vedder. Timide, mal à l’aise au moment de prononcer quelques rares phrases hésitantes, le chanteur se transforme soudain en un leader charismatique inoubliable une fois les premiers vers d’Oceans chantées. Le reste appartient à l’histoire. En dehors du State of Love and Trust tiré de Singles, le reste du concert permet d’apprécier une partie du contenu de Ten sous un nouveau jour, à l’image du déchirant Black, du plus enlevé Even Flow et du single Alive. Une prestation d’à peine 36 minutes, qui laisse l’auditeur groggy, flottant entre intense plaisir et frustration. Il faudra attendre plus de dix ans et la sortie d’un autre concert en grande partie acoustique, Live at Benaroya Hall, pour savourer le savoir-faire du groupe en mode débranché sur une plus longue distance. Pire encore, MTV Unplugged n’avait jamais bénéficié de sortie officielle avant 2019 et un pressage en vinyle ultra-limité à l’occasion du Record Store Day. Sa réédition (et son nouveau mix réalisé par Nick DiDia) un an plus tard arrive telle une délivrance, voire une bénédiction. © Chief Brody/Qobuz
A partir de :
HI-RES16,99 €
CD14,49 €

Alternatif et Indé - Paru le 19 février 2021 | Lonely Lands Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Ne vous y méprenez pas. Derrière sa pochette mystique digne d’un groupe de rock progressif des années 70, Terra Firma cache l’inclassable second album de Tash Sultana. Natasha est de ceux qui commencent tôt et seuls. A trois ans, son père lui offre sa première guitare. Adolescente, elle écume les rues de sa natale Melbourne. Puis elle conquiert le reste du monde en 2016 avec les 70 millions de vues de Jungle, issu de ses prolixes bedrooms sessions qu’elle diffuse sur YouTube et qui arrive troisième au convoité Triple J’s Hottest 100. Sur son propre label Lonely Lands, après trois EPs, la jeune Australienne sort à l’été 2018 Flow State, patchwork pop-soul de ses jeunes années dans laquelle Tash joue tous les instruments (elle en maîtrise une vingtaine) en usant des loops et des pédales d’effets, sa marque de fabrique. Depuis, elle remplit les stades et les couvertures glacées, comme Rolling Stone à qui elle parle de la Stratocaster TC Signature que lui a dédié Fender.« Terra firma est le sol, la terre, on y met les pieds pour se rappeler où l'on est, d'où l'on vient », annonce celle qui compte bien transformer son succès fulgurant en carrière longue durée. Élevant la barre d’un écran, Tash Sultana soigne les arrangements comme la production, qu’elle a confiée en partie à Matt Corby. Et cela s’entend dès l’instrumental Musk, dont les guitares lustrées, saxo groovy et basse catchy ouvre 14 pistes oscillant entre soul, R’n’B, funk, folk et pop suave sur laquelle elle étire sa voix à la Erykah Badu et dont les entêtants Pretty Lady et Sweet & Dandy se détachent. Pour arriver à ce riche alliage bien dosé, hypnotique mais jamais redondant, qu’elle voit comme « une rencontre entre Aretha Franklin, Bon Iver, John Mayer et d’autres », Tash s’est enfin entourée. On retrouve ainsi le rappeur Jerome Farah (Willow Tree) et Josh Cashman sur (Dream My Life Away), tous deux de Melbourne. Un coup de maître, à seulement 25 ans. © Charlotte Saintoin/Qobuz
A partir de :
HI-RES21,49 €
CD14,99 €

Rock - Paru le 11 septembre 2020 | Loma Vista Recordings

Hi-Res
Si l’on peut reprocher une certaine tendance à la répétition à la scène metal, n’allez jamais en accuser Marilyn Manson. Le natif de Canton dans l’Ohio surprend et s’aventure depuis plusieurs albums dans des expériences musicales assez inattendues. On se souvient de The Pale Emperor et de son ambiance résolument moderne. Avec un metal industriel qui revêt de plus en plus des habits folk, blues et rock, il était clair que l’Antichrist Superstar laissait de plus en plus parler Brian quitte à museler un peu Marilyn. WE ARE CHAOS produit par la star de la country Shooter Jennings, avec qui Manson avait déjà collaboré sur la reprise de Bowie, Cat People, en 2016, reste pourtant une entrée inattendue dans sa discographie. L’ouverture sur Red, Black & Blue prend son temps et surprendra par sa « maladresse » sous contrôle. Une forme de fragilité très déconcertante ressort des cinq premières chansons. Marilyn semble s’adresser directement à Brian, si ce n’est l’inverse, au travers des ces « Sick Of You » répétés inlassablement.Il est difficile de comparer WE ARE CHAOS à quoi que ce soit proposé par Manson auparavant, même si les influences des albums The High End of Low et Born Villain semblent évidentes. On peut néanmoins se demander à plusieurs reprises qui est vraiment derrière cet album ? Marilyn Manson ou Brian Hugh Warner ? La frontière entre l’homme et son alter ego n’a jamais été aussi mince. WE ARE CHAOS ressemble à une remise en question sur fond de schizophrénie. Du grand spectacle, ancré dans le réel.  © Maxime Archambaud/Qobuz
A partir de :
HI-RES20,49 €
CD17,49 €

Alternatif et Indé - Paru le 24 mars 2003 | Warner Records

Hi-Res Distinctions Hi-Res Audio
A partir de :
HI-RES25,99 €
CD22,49 €

Rock - Paru le 16 octobre 2020 | Rhino

Hi-Res
A partir de :
HI-RES16,49 €
CD11,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 2 octobre 2020 | Heavenly Recordings

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Anguleuse, aride et sans concession, l’impressionnante scène néo post punk qui agite le Royaume Uni débarque sur le dancefloor grâce à Working Men’s Club. Avec leur premier album éponyme, le jeune quartet de Todmorden – 25 kilomètres au nord de Manchester – rabat des cartes autrefois jouées par New Order (période Power, Corruption & Lies), The Fall, Human League, Gang of Four voire D.A.F. et Suicide. Tout juste majeur, le leader Sydney Minsky-Sargeant de WMC plante le décor. « Todmorden, il n’y a pas grand-chose à y faire quand on est ado. La ville est plutôt isolée. Et ça peut devenir assez déprimant d’habiter dans un endroit où, en hiver, il fait jour à 9h et nuit à 16h. » Logique donc que ces protégés de l’agitée Fat White Family fassent dans le sale gosse. Celui qui, enfermé dans sa chambre, balance violemment synthés, guitares et batteries au milieu de la pièce pour les caramboler direct ! Paroles scandées plus que chantées, grooves stakhanovistes, riffs de guitare chétifs et basses maousses sont mélangés dans un shaker sans poser de question. Impossible alors de contrôler les corps qui se cambrent, s’agitent et se contorsionnent au rythme de cette fascinante symphonie d’électro-rock acid juvénile qui rappelle parfois le LCD Soundsystem des débuts. Les WMC arborent des t-shirts ciglés « Socialism », baptisent l’une de leur chanson John Cooper Clarke (le poète punk toujours aussi adulé) et éradiquent le gris du ciel de leur Yorkshire natal. Parfois, Sydney Minsky-Sargeant se détend et fait presque dans l’hédonisme new wave (Outside). Mais quand il est énervé, le disco punk teinté d’électrofunk s’empare de son âme (Teeth). On sort abasourdi de ce premier album qui prend même une dimension impressionnante grâce à la production serrée et sans gras de Ross Orton (The Fall, M.I.A, Arctic Monkeys). Pas de temps à perdre : Working Men’s Club, on prend sa carte ! © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES21,49 €
CD14,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 11 décembre 2020 | Universal Music Australia Pty. Ltd.

Hi-Res
Après le brillant Since I Left You sorti pour le nouveau millénaire, le duo australien offre le troisième volet idoine à leur saga qui s’écrit, depuis vingt ans, au futur. Maîtres incontestés du sample, souvent coincés par le droit d’auteur avec leurs assemblages faramineux, Robbie Chater et Tony Diblasi, réunis sous le nom bien choisi de The Avalanches, composent comme à leur habitude une déferlante d’électro, soul, trap, folk, pop bien mixée, ultra-festive et placée, en pleine distanciation sociale, sous le signe de l’amour. We Will Always Love You se rapproche du disque concept en touchant à l’indicible tout en articulant un langage sonore complexe et pluriel, alimenté par une polyphonie de voix venues d’ici ou d’ailleurs.Participent ainsi MGMT, Jamie xx et Neneh Cherry (Wherever You Go), Tricky et Denzel Curry (Take Care in Your Dreaming), Blood Orange, Pink Siifu sur d’anciennes paroles de l’ex-Avalanches David Berman. Ou encore Leon Bridges sur Interstellar Love, tapis par le sample d’Eye in the Sky d’Alan Parsons Project et récit en substance de la romance entre l’astronome Carl Sagan et Ann Druyan, dont les ondes cérébrales agitées après une demande en mariage se retrouveront sur le Voyager Golden Record, envoyé dans le cosmos en 1977 et dont les autres plages de captations de vie sur Terre – tombées dans le domaine public – peuplent l’album. C’est d’ailleurs Ann qui offre son visage à cette pochette stellaire, à défaut d’avoir pu vraiment offrir sa voix. Extatique plus qu’aliénant. Sensationnel avant tout et sans nul doute l’une des meilleures sorties 2020. © Charlotte Saintoin/Qobuz
A partir de :
HI-RES20,49 €
CD17,49 €

Alternatif et Indé - Paru le 24 octobre 2000 | Warner Records

Hi-Res Distinctions Hi-Res Audio