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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

3 albums triés par Meilleures ventes et filtrés par 4F de Télérama, Alex Gopher, 24 bits / 44.1 kHz - Stereo et 10,00 € à 20,00 €
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Variété francophone - Paru le 6 avril 2018 | Initial Artist Services

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Avec sa voix grave et sa personnalité imposante, Clara Luciani est un peu la cousine de Fishbach, Juliette Armanet ou Alice Lewis. En intégrant cette famille qui s’élargit de jour en jour, elle se propulse dans une constellation musicale pop féministe, mélodique et mélancolique, aussi esthétiquement passionnante que politiquement indispensable. Dès les deux premiers morceaux très disco synth-pop de cet album, Clara Luciani crève le disque et résume son projet. Toutes basses mises en avant, ces deux chansons mettent en lumière à la fois l’aspect combattif de la chanteuse (La Grenade) et sa douceur d’âme (La Baie). Entre une utopie planante et une rage intérieure, Clara Luciani décide de ne pas choisir, et c’est là toute sa force.Le reste de l’album n’est qu’une déclinaison de ces deux tendances. La chanteuse d’origine marseillaise bouscule l’auditeur en oscillant sans cesse entre une caresse et une gifle parfois teintée de détresse, notamment lorsqu’elle évoque le rôle des femmes au sein d’une société patriarcale (Drôle d’époque). Certes, Clara Luciani observe ce qui l’entoure, mais elle n’exclut pas pour autant l’introspection : parmi les autres morceaux de bravoure de cet album, citons On ne meurt pas d’amour (dont la mélodie pourrait sonner comme un hommage à Etienne Daho) ou bien la poignante berceuse Dors. Mais même lorsqu’elle parle d’elle-même et du chagrin d’amour, elle conserve cette fougue et ce côté guerrier qui lui sied si bien. Clara Luciani a percé grâce à des projets collectifs comme La Femme ou Nouvelle Vague, mais c’est visiblement le solo qui lui va le mieux. Dans cet album dont les compositions et la production sont signées Ambroise Willaume (alias Sage), elle explose comme cette grenade si lourde de sens qui ouvre et clôt Sainte Victoire. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Variété francophone - Paru le 9 novembre 2018 | Initial Artist Services

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Outre la référence à un groupe qui jouait lui-même avec les codes du genre, le titre du premier album d’Eddy de Pretto peut recouvrir d'autres significations. La musique est-elle pour lui une manière de se désintoxiquer des excès qu’il évoque dans certaines chansons (Fête de trop) ? Ou bien la cure est-elle celle qu’il souhaite pour une société malade d’homophobie et autres violences envers ceux et celles qui refusent de rentrer dans le moule ? Ou bien est-ce tout simplement la sonorité cassante du mot qui a attiré l’auteur-compositeur-interprète ? Car Cure est un album dur. Eddy de Pretto est l’auteur (ou coauteur) des paroles, lesquelles sont parfois d’une évidence déconcertante, comme dans ces passages de Kid où il prend la voix d’un père homophobe : « Tu seras viril mon kid, je ne veux voir aucune once féminine. » La dénonciation a le mérite d'être claire, à défaut d’être subtile. Même langage cash lorsqu’il évoque son penchant pour certaines pratiques sexuelles, en particulier « la feuille de rose » : « J’ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses/Dans de tout petits angles où l’on voit qu’les muqueuses ». Dans d’autres cas, les images sont plus poétiques et malignes, comme dans Jimmy, chant d’amour à la Jean Genet en hommage à son dealer.On l’aura compris, Eddy de Pretto parle sans ambages de son homosexualité dans son art. Mais c’est finalement moins l’évocation de son orientation sexuelle que la déconstruction radicale des codes sociaux masculins/féminins qui est la plus intéressante à observer dans ses chansons, en particulier dans celles qui évoquent les injonctions à se construire tel ou tel corps suivant le genre auquel on appartient (Genre). Il revendique clairement une « normalité » (Normal), qui s’exprime chez lui par une neutralité de genre. Et il faut admettre que ce discours est assez novateur dans la pop. Entre les maquillages bariolés de Boy George et le smoking de Marlene Dietrich, il existe donc une troisième voie à explorer, une autre manière de brouiller les pistes. La neutralité de genre est encore un vaste chantier, et qu’on aime ou non son style, Eddy de Pretto a au moins le courage d’essuyer les plâtres.Le petit paradoxe qui fait le piment de son personnage, c’est qu’il crie haut et fort sa colère avec une voix puissante (oserons-nous le terme « masculine » ?) à l’articulation parfaite, un timbre décoiffant qui fait de lui une sorte de « Claude Nougaro de Créteil » (l’accent en moins, donc). Autre petite provocation : musicalement, il se tourne vers des rythmiques d'une musique – le rap – connue pour cultiver parfois le terreau de la binarité des genres. Mais il est aussi visiblement très attiré par la chanson française, dans tout ce qu’elle a de plus classique (certains le comparent même à Jacques Brel). En résumé, en mettant un coup de pied dans la fourmilière d’une pop française souvent frileuse à l’idée de jouer avec les genres (musicaux ou sexuels), Eddy de Pretto s’est construit un personnage impossible à cerner avec précision. Et c’est pour cela qu’il est intéressant. © Nicolas Magenham/Qobuz
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CD14,99 €

Variété francophone - Paru le 2 mars 2018 | Initial Artist Services

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Outre la référence à un groupe qui jouait lui-même avec les codes du genre, le titre du premier album d’Eddy de Pretto peut recouvrir d'autres significations. La musique est-elle pour lui une manière de se désintoxiquer des excès qu’il évoque dans certaines chansons (Fête de trop) ? Ou bien la cure est-elle celle qu’il souhaite pour une société malade d’homophobie et autres violences envers ceux et celles qui refusent de rentrer dans le moule ? Ou bien est-ce tout simplement la sonorité cassante du mot qui a attiré l’auteur-compositeur-interprète ? Car Cure est un album dur. Eddy de Pretto est l’auteur (ou coauteur) des paroles, lesquelles sont parfois d’une évidence déconcertante, comme dans ces passages de Kid où il prend la voix d’un père homophobe : « Tu seras viril mon kid, je ne veux voir aucune once féminine. » La dénonciation a le mérite d'être claire, à défaut d’être subtile. Même langage cash lorsqu’il évoque son penchant pour certaines pratiques sexuelles, en particulier « la feuille de rose » : « J’ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses/Dans de tout petits angles où l’on voit qu’les muqueuses ». Dans d’autres cas, les images sont plus poétiques et malignes, comme dans Jimmy, chant d’amour à la Jean Genet en hommage à son dealer.On l’aura compris, Eddy de Pretto parle sans ambages de son homosexualité dans son art. Mais c’est finalement moins l’évocation de son orientation sexuelle que la déconstruction radicale des codes sociaux masculins/féminins qui est la plus intéressante à observer dans ses chansons, en particulier dans celles qui évoquent les injonctions à se construire tel ou tel corps suivant le genre auquel on appartient (Genre). Il revendique clairement une « normalité » (Normal), qui s’exprime chez lui par une neutralité de genre. Et il faut admettre que ce discours est assez novateur dans la pop. Entre les maquillages bariolés de Boy George et le smoking de Marlene Dietrich, il existe donc une troisième voie à explorer, une autre manière de brouiller les pistes. La neutralité de genre est encore un vaste chantier, et qu’on aime ou non son style, Eddy de Pretto a au moins le courage d’essuyer les plâtres.Le petit paradoxe qui fait le piment de son personnage, c’est qu’il crie haut et fort sa colère avec une voix puissante (oserons-nous le terme « masculine » ?) à l’articulation parfaite, un timbre décoiffant qui fait de lui une sorte de « Claude Nougaro de Créteil » (l’accent en moins, donc). Autre petite provocation : musicalement, il se tourne vers des rythmiques d'une musique – le rap – connue pour cultiver parfois le terreau de la binarité des genres. Mais il est aussi visiblement très attiré par la chanson française, dans tout ce qu’elle a de plus classique (certains le comparent même à Jacques Brel). En résumé, en mettant un coup de pied dans la fourmilière d’une pop française souvent frileuse à l’idée de jouer avec les genres (musicaux ou sexuels), Eddy de Pretto s’est construit un personnage impossible à cerner avec précision. Et c’est pour cela qu’il est intéressant. © Nicolas Magenham/Qobuz