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Symphonies - Paru le 6 avril 2018 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Editor's Choice - Prise de son d'exception
C’est à partir des années cinquante que le compositeur suédois Allan Pettersson (1911-1980) s’en va à Paris pour étudier avec Arthur Honegger, Olivier Messiaen et Darius Milhaud et surtout René Leibowitz, pour retourner par la suite en Suède où il se taillera une solide réputation de personnage majeur de la scène musicale du pays. Pourtant, les choses n’avaient pas très bien commencé pour lui : un père forgeron et alcoolique, des débuts dans la vie à taper sur des bouts de fer en fusion, avant que la vocation – et une mère plus compréhensive – ne le poussent à étudier le violon et l’alto au Conservatoire. De là, il put gagner son existence comme instrumentiste à l’Orchestre de Stockholm, mais l’appel de la composition était trop fort, d’où ses explorations parisiennes. La Cinquième Symphonie date des années 1960–62, et offrit un grand succès compositeur qui n’avait pas présenté de nouveauté depuis deux ans. L’œuvre a sans doute aussi contribué, l’année suivant sa création en 1963, à ce que le gouvernement suédois choisisse Pettersson comme l’un des premiers récipiendaires d’une nouvelle bourse pour compositeurs, leur garantissant un revenu minimum à vie. On est alors à une époque pendant laquelle la non-pertinence de la forme symphonique était proclamée avec le plus de véhémence possible comme un dogme (« le spectre aujourd’hui complètement impossible, dans une forme en quatre mouvements », affirmait un journal musical suédois d’alors…), et la partition est coulée en un seul mouvement. Elle peut cependant être divisée en quatre parties : une introduction lente clairement séparée, deux sections centrales plus rapides qui forment ensemble la partie principale de la symphonie et, en dernier, une section finale lente. Autrement dit… une forme en quatre mouvements enchaînés, n’en déplaise aux dictateurs avant-gardistes de tous les temps. D’autant que le langage de Pettersson ne fuit jamais la tonalité, et ne cherche en aucun cas à imposer le moindre dodécaphonisme dogmatique. La Septième Symphonie, elle, date de 1966-67 et est dédiée à Antal Doráti, alors chef de l’Orchestre Philharmonique de Stockholm. Ici encore, modernisme et classicisme se mêlent dans un singulier creuset, pour une musique inclassable, au souffle immense et aux contrastes saisissants. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 6 avril 2018 | BIS

Hi-Res Livret
Certes, les œuvres pour cor et orchestre de Mozart sont les plus remarquables du répertoire jusqu’à l’époque romantique. Cela dit, ils furent composés pour le prédécesseur du cor moderne, qui possédait une sonorité totalement différente et ne disposait pas d’autant de possibilités techniques que le cor chromatique d’aujourd’hui. Mozart n’a cependant pas été le premier à composer des concertos pour cor soliste ; plus tôt au dix-huitième siècle, Telemann et d’autres s’y étaient frottés, et Bach a écrit quelques superbes parties de cor dans un Brandebourgeois et plusieurs cantates. Cet album donne un aperçu de certains de ces premiers concertos dans lesquels l’instrument sort de son simple rôle de colorant cynégétique. Car le cor de chasse avait fait son entrée sur scène au cours du dix-septième siècle, mais sa sonorité était limitée à illustrer les scènes de chasse. La véritable intégration de l’instrument au sein de la musique « savante » n’est véritablement survenue que dans la sphère germanophone au siècle suivant. Christoph Förster (1693–1745) a composé deux concertos pour cor, dont celui-ci des années 1740, vraisemblablement été écrit tout spécialement pour un soliste d’une virtuosité exceptionnelle. Le Concerto de Telemann a sans doute été composé entre les années 1708 et 1715. Ici aussi, l’aspect « cor de chasse » semble bien loin de l’esprit, autrement plus galant du discours. Le Concerto de Johann Baptiste Georg Neruda (1708-1780) évolue avec truculence à la limite des possibilités techniques de n’importe quel corniste, y compris d’aujourd’hui, en particulier dans le registre le plus aigu. On est déjà dans un traitement soliste sans concession. La Sinfonie de Leopold Mozart a été présentée comme un concerto pour cor et orchestre à cordes, mais elle est cependant plus convaincante lorsqu’exécutée avec un seul musicien par partie, comme c’est ici le cas : l’œuvre fait en effet appel à un violon soliste, un cor soliste, deux altos et une basse, sans partie de second violon. Le corniste Alec Frank-Gemmill, premier cor solo du Scottish Chamber Orchestra, partage sa carrière entre concertos, récitals, musique de chambre et musique pour orchestre. On a pu l’entendre en soliste avec le Concertgebouw d’Amsterdam, l’Orchestre symphonique de Londres ou encore le Chamber Orchestra of Europe, autant sur cor moderne que sur cor naturel. © SM/Qobuz
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Symphonies - Paru le 6 avril 2018 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica
« Mahler, versant minéral. Osmo Vänskä et l’Orchestre du Minnesota offrent une Symphonie n° 6 aux arêtes vives et aux lignes claires. [...] On explore les moindres recoins de l’orchestration de Mahler avec un Orchestre du Minnesota stupéfiant de tenue (bois senza vibrato, cuivres mordorés, cordes fermes et legato dans le thème d’Alma) et magistralement capté, une fois encore, par l’équipe technique de Bis. [...] » (Classica, novembre 2018)
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Classique - Paru le 6 avril 2018 | BIS

Hi-Res Livret
De ce côté-ci des Alpes, le compositeur italien Vito Palumbo (né en 1972) n’est sans doute pas encore très connu, alors que sa musique est jouée à tour de bras dans bien des pays du monde classique. D’emblée, disons pendant les trois premières secondes, on pourrait imaginer que son Concerto barocco de 2006 est de deux-cent cinquante années plus ancien, mais après deux mesures le discours dévie, s’atonalise, se morcelle, tout en gardant toujours la forme rigoureuse du divertissement baroque à l’esprit. Certes, le choix du clavecin comme soliste détourne aisément la vigilance et, comme chez Martinů, Poulenc ou de Falla, on se prend toujours à imaginer que c’est là un très ancien, devenu fou ! Quoi qu’il en soit, ce Concerto barocco est d’une truculente fraîcheur, et pousse l’auditeur à se demander à quoi pourra donc ressembler le morceau suivant de l’album, en l’occurrence le Concerto pour violoncelle de 2007. Et là, point d’allusion baroque, on est en plein XXIe siècle – c’est-à-dire que l’avant-garde des années 1970 et 1980 a été soigneusement laissée de côté, dans un langage où prime la beauté sonore, la phrase, quand bien même en marge de la tonalité. L’auditeur, toujours plus piqué dans sa curiosité, se demande finalement à quoi peut bien ressembler le Concerto pour flûte à bec de 2013 qui referme l’album… et on se demande surtout comment une flûte à bec peut rivaliser avec un grand orchestre symphonique moderne. C’est qu’il s’agit là d’une flûte à bec elle aussi moderne, de la marque Eagle dont les développements de matériaux, d’étendue, d’égalité de sonorité du grave à l’aigu, de puissance surtout, la rendent l’égale de n’importe quelle flûte traversière d’aujourd’hui. Mais avec le son d’une flûte à bec inconnue. La musique elle-même se saisit de toutes les possibilités, joue avec les équilibres, et se déroule en toute beauté moderne. Vito Palumbo, un nom à garder à l’esprit. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 11 mai 2018 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Habilement composé autour de la figure de la femme dans les Lieder de Schubert, ce nouvel album conçu par Carolyn Sampson et Joseph Middelton utilise des textes de poétesses, Helmina von Chézy, Marianne von Willemer ou des poèmes dont une femme est l’héroïne, Mignon et Gretchen de Goethe ; Ellen dans La Dame du lac de Walter Scott, traduite en allemand. L’album s’achève par la mère d’entre les mères avec le célébrissime Ave Maria. Sacrée « meilleure soprano britannique pour la musique ancienne » par la presse de son pays, la diva anglaise est d’une rare polyvalence qui lui permet de passer de l’extrême difficulté du rôle de Semele (Haendel) aux Noces de Stravinski, en passant par Bach qu’elle chante avec des chefs aux esthétiques aussi différentes que Masaaki Suzuki, Philippe Herreweghe et Riccardo Chailly. La maturité a apporté une nouvelle rondeur et une plénitude très homogène à la voix incarnée et sensuelle de Carolyn Sampson qui forme un excellent duo avec le pianiste Joseph Middleton souvent comparé au grand Gerald Moore par la presse britannique. Il est même, selon The Times, la « crème de la nouvelle génération » et s’est spécialisé dans l’accompagnement des plus grandes voix de la planète, multipliant enregistrements et concerts. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 11 mai 2018 | BIS

Hi-Res Livret
C’est depuis 2004 que l’excellent pianiste suisse Andreas Haefliger a commencé à concevoir des programmes de récitals qu’il nomme « Perspectives », présentant à chaque fois une ou deux sonates de Beethoven en miroir avec des œuvres d’autres compositeurs allant de Mozart à Berio. Le septième épisode de cette saga musicale a été créé avec succès, en 2016, au Festival d’Edimbourg. Salué comme « réfléchi, lucide, d’une inspiration imposante et d’une beauté époustouflante » par la critique écossaise, ce dernier programme de récital fait l’objet du présent enregistrement. Le pivot de ce nouvel album est constitué par la Sonate n° 28 en la majeur, op. 101 de Beethoven, une des premières qui ouvrent si grandes les portes d’une modernité derrière laquelle de nombreux compositeurs s’engouffreront. Dans sa démonstration, Haefliger a convoqué la Sonate op. 1 de Berg, Franz Liszt, dont il donne une lumineuse et vibrionnante version aux gazouillis déjà debussystes de La prédication aux oiseaux de St. François d'Assise, suivis par les Tableaux d’une exposition de Moussorgski à la fois respectueux du texte et d’une infinie variété de couleurs et de climats. Issu d’une famille de haute culture – son père fut un grand ténor – Andreas Haefliger poursuit une carrière discrète sans aucun tapage médiatique, construisant un répertoire allant de Bach à nos jours, notamment avec le compositeur français Karol Beffa dont il a créé en 2012 le concerto pour piano La vie antérieure avec l’Orchestre de Paris sous la direction de Paavo Järvi. On a souvent vanté à juste titre ce rare alliage de force, d’élégance et de poésie qui sont les caractéristiques de son art. Il est l’hôte régulier des plus grands orchestres et des salles les plus réputées. Sa vaste discographie inclue aussi des programmes de musique de chambre avec le Quatuor Takács et des récitals de Lieder avec Matthias Goerne. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 11 mai 2018 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Classique - Paru le 11 mai 2018 | BIS

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Duos - Paru le 1 juin 2018 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
« Cette intégrale de l'œuvre pour violon de Stravinsky, la plus complète jamais publiée, s'avère aussi l'une des plus imaginatives et des plus abouties. Présentée en deux volumes, [...] elle démontre la sincère passion des interprètes à livrer les saveurs savamment épicées de ce répertoire. Stravinsky, après avoir longtemps répété son aversion pour le mariage du violon et du piano, aux sonorités "incompatibles", allait revoir sa position au contact de Samuel Dushkin. [...] La dynamique, la complicité et l'inspiration foisonnante d'Ilya Gringolts et Peter Laul font merveille dans les deux volumes. [...] Gringolts, dont nous avons souvent reconnu la virtuosité et l'originalité, démontre encore une fois son audace dans le concerto. Soutenu par un orchestre coloré et un chef réactif, son jeu séduit de bout en bout [...] Une somme épatante et sans équivalent.» (Diapason, novembre 2018 / Jean-Michel Molkhou)
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Classique - Paru le 1 juin 2018 | BIS

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Classique - Paru le 1 juin 2018 | BIS

Hi-Res Livret
Il existe des concertos pour plus ou moins tous les instruments, même si ceux pour timbales solo sont parmi les plus rares, et presque tous écrits aux XXe et XXIe siècles. Ainsi le Concerto pour timbales du compositeur finlandais Kalevi Aho (né en 1949), un disciple de Rautavaara et de Boris Blacher, vient-il ajouter une belle pierre au répertoire. Il est à noter que l’œuvre est ici jouée par le créateur de l’ouvrage, le timbalier solo de l’Orchestre Philharmonique de Turku, Ari-Pekka Mäenpää ; il utilise ici cinq timbales différentes permettant un ambitus d’environ deux octaves, sachant que chaque timbale peut – grâce au pédalier – s’inscrire dans une sixte chromatique. Loin de ne jouer que sur l’aspect rythmique des timbales, Aho s’en donne également à cœur joie dans les amples possibilités mélodiques, et dans les nombreux coloris qu’offrent les timbales. En seconde partie d’album, on pourra découvrir le Premier Concerto pour piano du même Aho, écrit en 1988 – à l’auditeur de mesurer l’évolution ou la révolution dans le langage du compositeur. Il est vrai que ce concerto évoque parfois l’influence de Messiaen, mais aussi de Bartók – le tout dans un langage énergique et moderne, très entraînant, basé (nous explique le livret) sur une série numérologique fort complexe qu’il n’est pas nécessaire de comprendre – disons que c’est un cahier des charges personnel – pour goûter la beauté et la joie qui se dégagent de l’œuvre. D’ailleurs, Aho ne refuse en rien les croisements harmoniques consonants et les tonalités, son propos n’étant en rien dodécaphonique ou inflexible. Le dernier mouvement serait-il un hommage ornithologique à Messiaen ? © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 1 juin 2018 | BIS

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La harpe n’est certes pas l’instrument le mieux représenté dans le répertoire baroque ; il fallait bien une histoire d’amour pour que Louis Spohr s’attelle à écrire des sonates pour violon et harpe, le violon étant son instrument, la harpe celui de la jeune dame à laquelle il s’intéressait et qui finirait par devenir Madame Spohr. Les Sonates Opp. 113, 114 et 115 datent respectivement de 1806 – l’année matrimoniale –, 1811 et 1809 (l’ordre des numéros d’opus est celui de la publication, pas celui, chronologique, de la composition). En cette époque, la harpe était en pleine évolution : de la harpe à simple mouvement jusqu’à la harpe à double mouvement, les écoles se firent une certaine guéguerre même si, finalement, la harpe à double mouvement développée par Erard dès les années 1810 l’emporta, plus solide et surtout plus flexible en termes de tonalités et de modulations. Pour mémoire, la harpe à simple mouvement permet, par un jeu de sept pédales, de « raccourcir » chaque corde d’une même note (tous les ut à la fois, tous les ré à la fois etc.) de manière à hausser les notes d’un demi-ton. Le double mouvement, lui, permet – toujours à l’aide de sept pédales – soit de monter d’un demi-ton, soit de descendre d’un demi-ton. La harpiste Masumi Nagasawa joue ici une harpe simple fabriquée à Paris en 1815 par Naderman, tandis que Cecilia Bernardini joue un violon mantouan de Camillo Camilli de 1743, selon nombre de techniques décrites par Spohr lui-même dans son École du violon, avec toutes les spécificités de l’époque qui ne se sont pas toutes perpétuées, et dont le résultat sonore de certaines est rien moins qu’étonnant. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 1 juin 2018 | BIS

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Musique de chambre - Paru le 6 juillet 2018 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Voici un florilège d’œuvres pour luth de compositeurs élisabéthains et jacobéens, sous les doigts experts de Jakob Lindberg ; les plus célèbres, que sont Dowland, Byrd ou Holborne, les plus rares que sont John Johnson, Daniel Bacheler et Edward Collard, sans oublier le plus prolifique de tous les temps, « Anonyme“. Tel quel, ce programme ne manque déjà pas d’originalité ; mais la grande idée de Lindberg est de donner, en guise de pivot central de l’album, le Nocturnal de Benjamin Britten, écrit en 1963 pour le guitariste Julian Bream, mais au luth. Avec autorisation de la fondation Britten, bien sûr, et surtout avec exploitation des manuscrits préparatoires du compositeur ; et quand on sait que Britten aimait beaucoup le luth, on imagine volontiers qu’il aurait applaudi à cette translation de la guitare au luth. Et il est vrai que la sonorité plus veloutée, moins brillante, du luth, offre une nouvelle lecture de l’œuvre, dont le caractère à la fois moderne et délibérément archaïque en sort souligné. Excellente idée donc de juxtaposer les XVIe et XVIIe siècles avec le XXe, d’autant que Britten avait déjà jeté un pont de toute beauté. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 6 juillet 2018 | BIS

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Oh que si, la scène états-unienne peut s’enorgueillir d’un grand nombre de symphonistes depuis les pères fondateurs que furent entre autres Ives, Copland et Barber : Morton Gould bien sûr, Howard Hanson sans le moindre doute, Roger Sessions, Virgil Thomson… Mais aussi le présent Walter Piston dont la Sixième Symphonie ici présentée fut créée par rien moins que Charles Munch et l’Orchestre de Boston en 1955. Nulle avant-garde ici, mais une jubilation de tous les instants – écoutez le brillantissime Scherzo digne d’un Mendelssohn cow-boy et facétieux – dans une écriture « classique » dans la forme orchestrale, mais tout à fait moderne dans le propos. Piston, comme tant de ses contemporains, ne s’en laissèrent pas conter par le tout-sériel, et son plus fameux disciple Bernstein en fut la continuation. La deuxième symphonie de l’album est la phénoménale Troisième « Palo Duro Canyon » de Samuel Jones, un disciple de Howard Hanson. Créée en 1992, elle perpétue la tradition tonale de Copland, Barber et Hanson, dans une écriture jubilatoire et, surtout, un art de l’orchestration tout à fait stupéfiant. L’album se referme avec la Seconde (et hélas dernière) Symphonie de Stephen Albert – la Première lui avait valu le prestigieux Prix Pulitzer –, un compositeur dont on ne peut que déplorer la disparition à l’âge de cinquante et un ans des suites d’un accident de voiture en 1992. La Seconde avait été commandée par le Philharmonique de New York ; elle a été achevée par Sebastian Currier, d’après les manuscrits très complets hormis pour l’orchestration définitive. Voilà un ouvrage puissant, très compact dans sa conception, qui démontre que la scène symphonique états-unienne est bien vivante. © SM/Qobuz
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Quintettes - Paru le 6 juillet 2018 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Quelle différence entre le Premier Quintette à vents du compositeur finlandais Kalevi Aho, écrit en 2006 pour les solistes de l’Orchestre de Turku en Finlande, et le Second de 2014 conçu pour les solistes du Philharmonique de Berlin ! Outre que le Second fait appel, par moments, au piccolo à la place de la flûte et au cor anglais à la place du hautbois, ce dernier ouvrage semble ample, lyrique, mélodique, en fait plus classique que le Premier – une œuvre plus agitée, martelée, faite de contrastes violents et de sautes d’humeur. Pour mémoire, Aho (né en 1949) étudia avec la fameux maître finlandais Einojuhani Rautavaara puis à Berlin avec Boris Blacher. On lui doit principalement des œuvres de grande envergure – dix-sept symphonies à ce jour, cinq opéras, nombre de quintettes, quatuors et tant d’autres, car son catalogue est fort imposant. Quant à son langage, il repose sur des traits néoclassiques, une solide assise contrapuntique, un brin d’ironie par moments, de sorte qu’on peut par exemple le placer dans le sillage de Schnittke, Mahler – et bien sûr son maître Rautavaara. C’est ici le Quintette à vents du Philharmonique de Berlin qui officie. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 3 août 2018 | BIS

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La riche filmographie d’un des plus grands génies du cinéma mondial sert de prétexte au programme de cet album conçu par le pianiste Roland Pöntinen, avec la collaboration du violoncelliste Torleif Thedéen et du Quatuor Stenhammar – pour le deuxième mouvement du Quintette en mi bémol majeur de Robert Schumann. Ainsi détachée de l’image, cette succession de musiques n’a pas beaucoup de sens et l’on peut s’étonner de l’absence du Voyage d’hiver de Schubert qui irrigue pourtant un film aussi essentiel que l’avant-dernier opus bergmanien, En présence d’un clown, tourné en 1997 pour la télévision et qui représente la somme des réflexions d’Ingmar Bergman sur la vie, la folie et les rapports du théâtre par rapport au cinéma. Absence aussi de La Flûte enchantée qui reste un des plus beaux films d’opéra jamais tournés, dans lequel Bergman nous donne à voir l’universalité de Mozart ; on aurait par exemple pu profiter de la présence du violoncelliste pour présenter les Variations que Beethoven écrivit sur des motifs du célèbre opéra). Mais cet album imparfait dans son programme reste pertinent par la qualité des interprétations et dans le fait d’entraîner des mélomanes vers un cinéma que l’on dit difficile et qui n’est somme toute qu’une immense réflexion sur toute notre psyché humaine, tour à tour tragique (Cris et chuchotements, Sonate d’automne), joyeuse (Sourires d’une nuit d’été), psychanalytique (L’œil du diable, À travers le miroir), sentimentale (Musique dans les ténèbres), philosophique (Le Silence) ou encore autobiographique (Fanny et Alexandre, son ultime chef-d’œuvre pour le cinéma). © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 3 août 2018 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Après s’être, en sa jeunesse, abreuvé de musique allemande – Wagner et Bruckner en tête –, le compositeur suédois Wilhelm Stenhammar s’orienta dès le début du XXe siècle vers un idiome plus nordique, dans une forme d’écriture qu’il partagea d’ailleurs avec son collègue et ami Sibelius. Cela dit, en tant que chef de l’Orchestre de Göteborg, il continua à rester en étroite symbiose avec les nouveaux langages, germaniques certes dans la majorité, de Mahler, Strauss ou Reger, mais aussi les mouvances boréales de Sibelius et Nielsen. Par ailleurs, se sachant largement autodidacte, il n’hésita pas à se lancer à cette même époque dans l’étude approfondie du contrepoint, et cette Deuxième Symphonie de 1915 témoigne de l’ampleur de sa quête. Mêlant donc riche contrepoint, orchestration moderne inspirée de Mahler ou Strauss, teintes nordiques, il livre un ouvrage attachant, énergique, lyrique, assez éloigné des excès post-romantiques de certains de ses contemporains, disons donc : une brillante sobriété. De la même époque, mais dans un tout autre esprit, la musique de scène pour Ett Drömspel (« Le Songe ») de Strindberg semble vouloir suivre les méandres oniriques du dramaturge, en particulier dans une orchestration rutilante, quasi-exotique – il faut préciser que le personnage principal est une des filles du dieu védique Indra. Un ouvrage rare qu’il est fascinant de découvrir, dans le sillage de la Deuxième Symphonie qui, elle, jouit quand même d’une solide réputation mondiale. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 3 août 2018 | BIS

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Classique - Paru le 3 août 2018 | BIS

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