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Les albums

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Rock - Paru le 27 octobre 2017 | Sanctuary Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Il aura suffi d’une boîte, lourde, démoniaque, noire et d’une élégance rare pour renvoyer aux oubliettes n’importe quelle compilation ou autre box soit-disant collector censée couvrir la plus grande période de Black Sabbath (et Dieu seul sait si elles sont légion). Faut-il préciser que la période en question n’est autre que celle des débuts, quand, entre 1970 et 1978, le groupe sort pas moins de huit albums, enregistrés avec Ozzy Osbourne. De sublimes brûlots à la lourdeur et à la puissance incomparables, qui font de la musique du combo de Birmingham la véritable pierre angulaire du heavy metal, et par extension du doom, du sludge et du stoner, courants sous influence marqués au fer blanc ces messes noires supersoniques gravées sur vinyle. De vinyle, il en est question puisque The Ten Year War est à la base un coffret qui célèbre ce support comme aucun autre ne l’avait fait auparavant avec le répertoire du groupe. De quoi apprécier la musique en grand, avec six premiers albums mythiques, et deux autres plus anecdotiques et expérimentaux réalisés alors que le groupe lutte contre les excès de substances en tout genre et n’arrive plus à vraiment trouver de ligne directrice ni à gérer les tensions internes. En parallèle à ces rééditions vinyles, le groupe propose dans le coffret l’intégralité de son contenu au format numérique haute définition. Un son unique que vous pouvez désormais déguster en ligne, comme si vous étiez installés derrière la console de mix. Asseyez-vous et laissez les maîtres de la réalité vous entraîner jusqu’aux tréfonds d’une musique saturée et hypnotique qui a tant fait pour le salut du rock’n’roll dans ce qu’il a de plus extrême. © Chief Brody/Qobuz
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Pop - Paru le 25 octobre 2019 | Sanctuary Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Avec The Kinks Are the Village Green Preservation Society paru en novembre 1968, les frères Davies signent un album hors du temps, hors des modes. Un chef-d’œuvre pop encageant l’Angleterre éternelle. Pour certains, un disque quasi rétrograde, considéré aujourd’hui comme l’un des plus influents de son temps. Preuve qu’il n’y avait pas que Lennon/McCartney et Jagger/Richards dans la vie… Leurs fans se demandent surtout à quoi va ressembler l’après Village Green. Il naîtra non pas dans leur cerveau en ébullition mais dans celui de producteurs de la chaîne de télé Granada qui leur commanderont… un opéra rock ! Héros de cette aventure, Arthur, petit employé de bureau britannique dont la carrière s’étale de l’ère victorienne aux 60's, et dont le fils part s’exiler en Australie. Un exil qui le fait cogiter sur sa propre existence. A l’origine de cette histoire, la sœur aînée des frères Davies, Rose, partie au pays des kangourous en 1964 avec son mari Arthur. Une déchirure pour Ray qui écrira d’ailleurs l’explicite Rosie Won't You Please Come Home en 1966 sur l'album Face to Face. Assez de matière en tout cas pour que le songwriter anglais accouche à nouveau de chansons démentielles et délicieusement caustiques aux mélodies imparables. D'autant plus que le film ne sera jamais tourné, cet Arthur devenant un disque à part entière qui sortira en octobre 1969, sans aucun support visuel.Presque aussi génial et nostalgique que Village Green, sa richesse instrumentale, sa finesse de plume et l’intelligence de ses compositions prouvent à nouveau que les Kinks sont aussi inventifs que leurs concurrents du moment, Beatles et Stones. Rien qu’avec Shangri-La, l’une de leurs plus impressionnantes compos, les frères Davies entremêlent des textures sonores pop, rock et blues insensées. A la guitare, Dave sort le grand jeu, capable de riffs maousses (Brainwashed) ou de ballade en dentelle (Young and Innocent Days). Malheureusement, le grand public goûtera peu à cette farandole baroque de chansons atypiques et osées, lui préférant le plus bodybuildé Tommy des Who. Le temps rendra heureusement justice à cet Arthur, désormais considéré par tous comme un authentique chef-d’œuvre. © Marc Zisman/Qobuz
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Rock - Paru le 22 novembre 1968 | Sanctuary Records

Distinctions 4F de Télérama
En novembre 1968, les Kinks publient The Village Green Preservation Society, album hors du temps, hors des modes, remastérisé en 2018 en stéréo. Un chef-d’œuvre pop encageant l’Angleterre éternelle. Pour certains, un disque quasi rétrograde, considéré aujourd’hui comme l’un des plus influents de son temps, et qui enfile des perles de pop nacrées. Des pièces d’un autre temps. Le contre-pied formel de la pop de cette fin de décennie où la majorité des groupes à cheveux longs sortent les murs d’amplis et déballent des solos incontinents. Les Kinks eux font tout le contraire. Alors que les Beatles attisent la Revolution et les Stones célèbrent le Street Fighting Man, eux préfèrent baisser la voix et chuchoter des histoires de criquets et de confiture de fraises. A la parution de ce sixième album, Ray Davies n’a que 24 ans (Dave, son frère, trois de moins) et déjà un passé de fabuleux songwriter. Surtout, Village Green n’arrive pas à cet instant T par hasard… En seulement quatre ans d’existence, le gang des Davies a déjà tout vécu malgré une association plus que compliquée. Tout oppose Dave et Ray ! Le premier, option beau gosse obsédé, dompte ses guitares avec une gouaille exubérante au possible. Au micro, plume en main, Ray est l’aîné renfermé, limite introverti. Originaires de Muswell Hill dans le nord de Londres, ils débutent sur les brisées de leurs aînés Beatles et Stones dont ils copient plus ou moins les manies. Très vite, en un seul titre qui sort en août 1964, ils rectifient d’un uppercut leurs encombrants collègues et inventent le rock garage : You Really Got Me. Produit par l’essentiel Shel Talmy, ce Graal de deux minutes quatorze ultraviolent au son de guitare inédit secoue le Swinging London. C’est pourtant dans le raffinement et la délicatesse qu’au fil des mois, le style de Ray Davies va s’affirmer et emprunter un chemin alors délaissé par les autres et qui atteint son zénith avec Village Green Preservation Society. Le disque assume son obsession pour cette Angleterre éternelle et les clichés qui vont avec. Une Angleterre qui, progressivement, s’éclipse face à l’explosion pop. Certains reprocheront cette approche passéiste, limite réac, et ne goûteront guère à ces belles tranches de vie, ces superbes vignettes coloriées par la plume du songwriter londonien. Avec ses « amitiés perdues, ses pintes de bière, ses motards, ses sorcières maléfiques et ses chats volants » comme il le décrira dans X-Ray, son autobiographie de 1994, Village Green Preservation Society ne dit pas « c’était mieux avant » mais il décrit avec minutie et causticité deux mondes qui se croisent. Musicalement, les Kinks prennent le contre-pied de leurs contemporains qui ne jurent que par les solos de guitare, les rythmiques surpuissantes et surtout le psychédélisme. Tout l’opposé de ce sixième album à l’âme assez folk et embelli par le clavecin et le mellotron de Nicky Hopkins. Pour véhiculer ses paroles, Ray Davies invente Daisy, Walter, Johnny Thunder, Monica… Des personnages inspirés par de vieilles connaissances, des amis d’enfance ou des membres de sa famille. Des gens simples, issus de la classe ouvrière. L’enfance qui s’éloigne ou disparaît hante ce disque. Et c’est un adulte de seulement 24 ans qui pleure ces années révolues ! « Tout ça, c’est sans doute dans ma tête, déclarera le songwriter dans une interview au magazine Uncut en novembre 2007. Tout le monde a son propre Village vert, un endroit où l’on va quand le monde devient fou ou qu’on a besoin de se retrouver avec soi-même… Le vrai Village vert est un mélange d’endroits au nord de Londres. Des lieux verts près de la maison de mon enfance à Fortis Green, Cherry Tree Woods, Highgate Woods. C’est là qu’on jouait au foot jusqu’à la tombée de la nuit. Il y avait une ambiance mystérieuse. On y entendait aussi des histoires étranges. » Aujourd’hui, l’écoute déconnectée des canons sixties permet d’apprécier sans a priori une œuvre totale, simple et sans artifice, d’une richesse musicale hors du commun. Surtout, The Kinks Are the Village Green Preservation Society peut aisément servir de mode d’emploi de la chanson parfaite. Utile, non ? © Marc Zisman/Qobuz
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Rock - Paru le 18 septembre 1980 | Sanctuary Records

Paranoid devait s’appeler War Pigs, mais le label a reculé au dernier moment, par crainte des laudateurs du conflit vietnamien, qui sévissai(en)t à l’époque. Et « Paranoid », la chanson), ne devait même pas figurer dans l’album, adjointe qu’elle a été pour simplement parfaire le minutage du disque. De toutes façons, le groupe n’en voulait pas, jugeant la composition trop putassière.   C’est à ce genre de hasards, d’atermoiements et d’impondérables, qu’on comprend mieux pourquoi le rock est une musique magique : c’est donc un peu de destin, un peu de talent et beaucoup de drogues diverses et variées, qui font de Paranoid l’album le plus célèbre de Black Sabbath, ici, ou là (les chansons passaient même sur les radios américaines). Car le groupe a passablement évolué depuis son premier disque.   Certes, l’inspiration se situe toujours quelque part entre le fin fond de la galaxie et les recoins d’un manoir hanté, perchée sur l’épaule d’un alchimiste nécromancien ou le ballet d’un sorcier et le tout, naturellement, sous acide. En effet, Ozzy Osbourne chante toujours d’une manière… spontanée; il joue ici de l’harmonica (mais cela n’a aucune importance) et Tony Iommi ne concurrence vraiment personne sur son manche. Mais l’inspiration s’est resserrée, gagnant en efficacité ce qu’elle a perdu en circonvolutions. Et la musique proposée, méprisée par les critiques, est lourde, puissante, immédiate, et simple. Tout ce que l’époque, perdue dans le rock progressif, s’avère alors incapable d’offrir.   Paranoid est l’album fondateur du heavy metal, sa pierre de Rosette et l’album emblématique de Black Sabbath. L’album atteint la douzième place des classements américains de pop et deux singles (« Iron Man » et « Paranoid ») furent exploités avec le succès que l’on sait.   © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2016
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Rock - Paru le 27 novembre 1970 | Sanctuary Records

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Rock - Paru le 8 novembre 1980 | Sanctuary Records

Album auquel les fans de Lemmy Kilmister vouent un véritable culte, Ace of Spades de Motörhead n’en est pas à sa première réédition. Si la version de 1996 se contentait d’aligner trois titres bonus, celle du 25e anniversaire sortie en 2005, beaucoup plus généreuse, proposait un second disque embarquant 15 morceaux, en grande partie des versions alternatives. Quinze ans plus tard, l’album souffle ses 40 bougies. L’occasion était trop belle pour passer à côté des raretés qui font de cette nouvelle mouture Deluxe la version ultime que tout adepte se doit de posséder. Avec une quarantaine de chansons supplémentaires par rapport à la version Deluxe de 2005, cet Ace of Spades revisité possède un vrai bonus qui fait tout son intérêt en la présence de deux concerts complets, l’un s’étant tenu au Parc Expo d’Orléans le 5 mars 1981, l’autre au Whitla Hall de Belfast le 23 décembre de la même année. De vrais témoignages de ce qu’était la puissance de feu du gang londonien sur scène, qui deviennent par la même occasion les compléments indispensables du célèbre live officiel de l’époque couché sur vinyle, No Sleep 'til Hammersmith. Si les morceaux instrumentaux restent plus dispensables, le retour des versions alternatives permettra à ceux passés à côté de la précédente édition anniversaire de se rattraper. Mais que serait tout ce beau monde sans l’album qui justifie la sortie de ce coffret Deluxe ? Avec un nouveau master, les titres qui ont fait le succès de cette bombe gagnent en définition sans rien perdre de leur côté urgent et crade, résultat d’un sauvage accouplement entre la puissance du hard rock et l’énergie du punk. Douze bombes atomiques brutes qui, bien qu’elles aient par la suite influencé une grande partie de la scène thrash à venir, restent de pures chansons de rock’n’roll, aussi violent soit-il.Si les morceaux d’Ace of Spades restent dans la droite lignée de ceux entendus sur Overkill et Bomber, le son fait un bond en avant. Une réussite en partie due au travail derrière la console réalisé par Vic Maile (qui a auparavant bossé sur les albums de Hawkwind, précédent groupe de Lemmy, mais aussi avec les Who, Chuck Berry…). Le son de Motörhead devient plus puissant et mieux produit. Lemmy expliquera que Vic travaillait à l’instinct et avait tout compris du rock’n’roll. Grâce à cette collaboration, le son de batterie de Phil Animal Taylor et la guitare de Fast Eddie Clarke déboulent avec fracas (Love Me Like a Reptile, Live to Win) sur un album qui déboule pied au plancher sans jamais rétrograder. Hasard du calendrier ou réalité scientifique, Ace of Spades fête ses 40 ans la même année qu’un autre monument du hard rock, Back in Black d’AC/DC. Au milieu de cette euphorie, personne n’oubliera que, compte rond oblige, c’est aussi le cinquième anniversaire de la disparition de son charismatique bassiste-chanteur. Un frontman de légende qui n’aura nul besoin d’être canonisé afin d’intégrer le paradis des rock stars pour une simple et unique raison : Lemmy is God. © Chief Brody/Qobuz
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Rock - Paru le 2 octobre 1964 | Sanctuary Records

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Rock - Paru le 28 octobre 2016 | Sanctuary Records

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Tout est dans le titre : The Ultimate Collection ! A savoir la crème de la crème de la bande d’Ozzy et de son quasi demi-siècle d’existence. Voilà donc ici une trentaine d’hymnes métalliques piochés dans les 19 albums studio de Black Sabbath et remastérisés avec soin. La compilation rêvée pour rappeler aux plus jeunes, qui n’étaient pas nés en 1968 lorsque le groupe se forma à Birmingham, comment s’écrivent les Tables de la Loi du métal. © CM/Qobuz
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Rock - Paru le 15 septembre 1967 | Sanctuary Records

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Pop - Paru le 7 janvier 2008 | Sanctuary Records

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Rock - Paru le 1 août 2013 | Sanctuary Records

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Folk - Paru le 12 mars 1965 | Sanctuary Records

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Rock - Paru le 31 mars 2017 | Sanctuary Records

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Rock - Paru le 13 février 1980 | Sanctuary Records

Dès le début, le malentendu… Le premier album du groupe de Birmingham a, à l’instant même de sa parution, soit ulcéré de doctes critiques soit été méprisé par des esthètes considérant que la musique proposée ici était sans consistance, ni cohérence. C’est simplement si l’on examine l’entreprise par le filtre du second degré, que cet effort initial devient un authentique chef d’œuvre, le premier du quatuor.   Intelligemment partagé entre morceaux hypnotiques et suites alambiquées (dérivant parfois vers des jams ininterrompues), Black Sabbath (pour une fois, le disque et le groupe) a en fait le même usage qu’un train fantôme, ou un film d’horreur de série B : faire dresser les cheveux sur la tête et donner envie d’éclater de rire, rétrospectivement. On note même, au passage, que l’enregistrement inaugure, avec le guitariste Ira Ferguson et le batteur Bill Russell, l’usage intensif des musiciens de séance, palliant les insuffisances du groupe. Bienvenue donc, dans les évocations multiples de l’Apocalypse, de la magie noire et du satanisme.   Et bienvenue également, au royaume des riffs lourds, des mélodies pesantes, et des climats musicaux anxiogènes. Ici, les rythmes sont pesants, toutes les chansons se ressemblent et c’est merveilleux. Et comment un disque incluant des chansons intitulées « Behind the Wall of Sleep » (« Par-delà le mur du sommeil » ou « Sleeping Village » (« Le Village Endormi ») pourrait-il être mauvais ? Black Sabbath atteint la vingt-troisième position des classements de vente d’albums pop et c’est déjà ça.   © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2016
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Rock - Paru le 1 janvier 1979 | Sanctuary Records

Après un décevant End of the Game, première étape en roue libre post-Fleetwood Mac, l'imprévisible Peter Green revient à ce qu'il sait faire de mieux : des chansons inspirées, portées par un jeu de guitare fluide, oscillant entre blues et soft rock.Album du retour arrivé en bout de décennie, In the Skies a tout l'air d'un miracle si l'on se réfère au parcours cahotique vécu par le guitariste, entre petits boulots et séjours en hôpital psychiatrique voire en prison. Rien de cela ne transparaît dans cette suite de chansons et d'instrumentaux délivrés avec assurance, dans la continuité des classiques « Albatross » ou « Man of the World ». S'il ne faut espérer de nouveau tube mondial (les temps on changé), l'esprit est resté intact à travers des compositions aussi belles les unes que les autres, enfilées à la chaîne, du morceau-titre au riff et à la voix reconnaissables (proches d'un certain Eric Clapton) à « Apostle », délicate suite d'arpèges. Au passage, In the Skies dévoile quelques joyaux intemporels dans le style cool de « Slabo Day », instrumental enluminé par la guitare du compère Snowy White (artisan au service de Pink Floyd sur The Wall) ; « A Fool No More », lente digression blues ; ou « Tribal Dance », sérénade portée par les claviers de Peter Bardens (premier employeur de Green devenu leader de Camel), la batterie de Reg Isidore (du groupede Robin Trower) et les percussions de Lennox Langton. Avec quelques autres titres écrits par sa femme Jane, Peter Green atteint son sommet. © Loïc Picaud / Music-Story
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Rock - Paru le 28 octobre 1966 | Sanctuary Records

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Rock - Paru le 8 novembre 1980 | Sanctuary Records

Album auquel les fans de Lemmy Kilmister vouent un véritable culte, Ace of Spades de Motörhead n’en est pas à sa première réédition. Si la version de 1996 se contentait d’aligner trois titres bonus, celle du 25e anniversaire sortie en 2005, beaucoup plus généreuse, proposait un second disque embarquant 15 morceaux, en grande partie des versions alternatives. Quinze ans plus tard, l’album souffle ses 40 bougies. L’occasion était trop belle pour passer à côté des raretés qui font de cette nouvelle mouture Deluxe la version ultime que tout adepte se doit de posséder. Avec une quarantaine de chansons supplémentaires par rapport à la version Deluxe de 2005, cet Ace of Spades revisité possède un vrai bonus qui fait tout son intérêt en la présence de deux concerts complets, l’un s’étant tenu au Parc Expo d’Orléans le 5 mars 1981, l’autre au Whitla Hall de Belfast le 23 décembre de la même année. De vrais témoignages de ce qu’était la puissance de feu du gang londonien sur scène, qui deviennent par la même occasion les compléments indispensables du célèbre live officiel de l’époque couché sur vinyle, No Sleep 'til Hammersmith. Si les morceaux instrumentaux restent plus dispensables, le retour des versions alternatives permettra à ceux passés à côté de la précédente édition anniversaire de se rattraper. Mais que serait tout ce beau monde sans l’album qui justifie la sortie de ce coffret Deluxe ? Avec un nouveau master, les titres qui ont fait le succès de cette bombe gagnent en définition sans rien perdre de leur côté urgent et crade, résultat d’un sauvage accouplement entre la puissance du hard rock et l’énergie du punk. Douze bombes atomiques brutes qui, bien qu’elles aient par la suite influencé une grande partie de la scène thrash à venir, restent de pures chansons de rock’n’roll, aussi violent soit-il.Si les morceaux d’Ace of Spades restent dans la droite lignée de ceux entendus sur Overkill et Bomber, le son fait un bond en avant. Une réussite en partie due au travail derrière la console réalisé par Vic Maile (qui a auparavant bossé sur les albums de Hawkwind, précédent groupe de Lemmy, mais aussi avec les Who, Chuck Berry…). Le son de Motörhead devient plus puissant et mieux produit. Lemmy expliquera que Vic travaillait à l’instinct et avait tout compris du rock’n’roll. Grâce à cette collaboration, le son de batterie de Phil Animal Taylor et la guitare de Fast Eddie Clarke déboulent avec fracas (Love Me Like a Reptile, Live to Win) sur un album qui déboule pied au plancher sans jamais rétrograder. Hasard du calendrier ou réalité scientifique, Ace of Spades fête ses 40 ans la même année qu’un autre monument du hard rock, Back in Black d’AC/DC. Au milieu de cette euphorie, personne n’oubliera que, compte rond oblige, c’est aussi le cinquième anniversaire de la disparition de son charismatique bassiste-chanteur. Un frontman de légende qui n’aura nul besoin d’être canonisé afin d’intégrer le paradis des rock stars pour une simple et unique raison : Lemmy is God. © Chief Brody/Qobuz
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Rock - Paru le 1 septembre 1976 | Sanctuary Records

Ce qui est aujourd'hui perçu comme un album fondateur du punk américain, faisant le lien entre The Velvet Underground et Television, et au-delà comme une oeuvre atypique à valeur de culte, s'est envoyé entre labels (Warner, A&M puis Beserkley) comme une patate chaude impossible à commercialiser, malgré les soutiens réunis de John Cale et de Kim Fowley. Las de ces turpitudes, Jonathan Richman renvoie ses musiciens et termine les séances seul.Mariage de la carpe et du lapin, The Modern Lovers premier du nom allie la candeur des vignettes de Jonathan Richman et le garage rock dépouillé et hirsute d'un groupe qui pensait être les nouveaux Stooges. De sa fascination pour l'univers warholien du Velvet Underground à sa façon d'évoquer un séjour à l'hôpital (« Hospital »), une balade en avion (« Astral Plane ») voire le maître de la peinture moderne (comble de l'ironie, « Pablo Picasso » devient...un classique), le sieur Richman reste unique. Et signe toutes les compositions, y compris le standard instantané « Roadrunner » qu'on jurerait être une reprise. L'ombre du génie plane sur ces compositions bancales soutenues par deux accords et le timbre guttural de leur auteur. The Modern Lovers n'est pas que l'embryon d'un mouvement prêt à balancer codes et valeurs (« Old World ») pour revenir à l'origine et à l'essence du rock, c'est aussi le symbole d'une attitude (adolescente et rebelle) et d'une geste incomparables. Le punk lui doit beaucoup, et les ados encore davantage. © Loïc Picaud / Music-Story
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Rock - Paru le 10 octobre 1969 | Sanctuary Records

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Avec The Kinks Are the Village Green Preservation Society paru en novembre 1968, les frères Davies signent un album hors du temps, hors des modes. Un chef-d’œuvre pop encageant l’Angleterre éternelle. Pour certains, un disque quasi rétrograde, considéré aujourd’hui comme l’un des plus influents de son temps. Preuve qu’il n’y avait pas que Lennon/McCartney et Jagger/Richards dans la vie… Leurs fans se demandent surtout à quoi va ressembler l’après Village Green. Il naîtra non pas dans leur cerveau en ébullition mais dans celui de producteurs de la chaîne de télé Granada qui leur commanderont… un opéra rock ! Héros de cette aventure, Arthur, petit employé de bureau britannique dont la carrière s’étale de l’ère victorienne aux 60's, et dont le fils part s’exiler en Australie. Un exil qui le fait cogiter sur sa propre existence. A l’origine de cette histoire, la sœur aînée des frères Davies, Rose, partie au pays des kangourous en 1964 avec son mari Arthur. Une déchirure pour Ray qui écrira d’ailleurs l’explicite Rosie Won't You Please Come Home en 1966 sur l'album Face to Face. Assez de matière en tout cas pour que le songwriter anglais accouche à nouveau de chansons démentielles et délicieusement caustiques aux mélodies imparables. D'autant plus que le film ne sera jamais tourné, cet Arthur devenant un disque à part entière qui sortira en octobre 1969, sans aucun support visuel.Presque aussi génial et nostalgique que Village Green, sa richesse instrumentale, sa finesse de plume et l’intelligence de ses compositions prouvent à nouveau que les Kinks sont aussi inventifs que leurs concurrents du moment, Beatles et Stones. Rien qu’avec Shangri-La, l’une de leurs plus impressionnantes compos, les frères Davies entremêlent des textures sonores pop, rock et blues insensées. A la guitare, Dave sort le grand jeu, capable de riffs maousses (Brainwashed) ou de ballade en dentelle (Young and Innocent Days). Malheureusement, le grand public goûtera peu à cette farandole baroque de chansons atypiques et osées, lui préférant le plus bodybuildé Tommy des Who. Le temps rendra heureusement justice à cet Arthur, désormais considéré par tous comme un authentique chef-d’œuvre. © Marc Zisman/Qobuz
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Blues - Paru le 24 novembre 2017 | Sanctuary Records

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