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Les albums

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Opéra - Paru le 14 février 2014 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 4 étoiles Classica - Hi-Res Audio
Teodor Currentzis a décidé de retourner vers le texte de Mozart et bon nombre de méthodes d’exécution de l’époque (peu de vibrato, récitatifs confiés au forte-piano) mais aussi d’insérer le fortepiano dans la texture orchestrale comme Mozart le faisait souvent lui-même, de permettre aux chanteurs de développer des ornementations personnelles, d’exiger des musiciens une palette dynamique autrement plus ample que l'usage habituel, de se défaire des exécutions toujours plus « philharmoniques », destinées à des salles toujours plus immenses, avec des voix toujours plus tendus vers l’ampleur sonore… Autrement dit, il a fait œuvre de grand nettoyage, en intégrant une partie des enseignements de la musicologie moderne dont il a toutefois repoussé l’aspect dogmatique. Outre le forte-piano à l’orchestre déjà mentionné, il a introduit quelques accords de luth ou de guitare judicieusement adjoints à certaines attaques de pizzicato, afin de leur donner plus de « mordant » et plus de résonance à la fois, ainsi même que la vielle à roue dans la scène villageoise ! Il résulte de tout cela un enregistrement phénoménalement vigoureux, vivant, impérieux, irrésistible de jeunesse et de verdeur, dans une perfection technique assez impressionnante. Il faut dire que MusicAeterna travaille pratiquement comme en séminaire, sans compter les heures, une sorte de communauté musicale totale d’une exigence de tous les instants.
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Musique vocale sacrée - Paru le 24 octobre 2014 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
Désormais propulsée au statut de star du baroque, la claveciniste devenue chef, Emmanuelle Haïm, enchaîne les succès. Son nouvel enregistrement de l’archi-célèbre et archi-enregistré Messie de Haendel entrera sans doute dans la catégorie des succès en question ; naturellement, de nos jours, on enregistre l’une des versions originales — Dublin 1742 ou Londres 1743 —, et non plus les mammouths concoctés au XIXe siècle avec grand orchestre philharmonique tels que les livraient les orchestres jusque dans les années 50 — les versions les plus explosives étant alors celle de Ebenezer Prout et celle d’Eugene Goossens, carrément berliozienne. Emmanuelle Haïm fait appel non pas à une contralto mais à un contreténor, Tim Mead en l’occurrence, pour les interventions d’alto. Le chœur est maintenu à une taille réservée, le Concert d’Astrée joue sur instruments d’époque selon les techniques du temps, mais avec un swing et une vivacité de tous les instants. Serait-ce là une nouvelle « version de référence » ? (MT)" Tim Mead cumule toutes les qualités du "contre-ténor" anglais" (idiomatisme, voix diaphane) sans en avoir les défauts (manque d'homogénéité des registres, préciosité). Christopher Purves, on s'en serait douté, excelle dans "The trumpet shall sound" : autorité, force de caractère, tout y est. La grande gagnante est bien sûr Emmanuelle Haïm, qui réalise un travail d'orfèvre à la tête de son Concert d'Astrée. " (Classica, décembre 2014 / Jérémie Bigorie)
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Piano solo - Paru le 22 août 2014 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Record of the Month - 4 étoiles Classica
Il a 3 ans lorsqu'on lui met les mains sur un clavier. Aujourd'hui, ce pianiste germano-russe, né en 1987, fait partie de ceux que l'on écoute avec attention, car il y a quelque chose de magique et de très personnel dans son jeu. Ce nouvel enregistrement des 6 Partitas de Bach chante avec un mélange de rigueur et de fantaisie, l'esprit de la danse y est constant avec une matière sonore ronde et pleine. Cet enregistrement est le fruit de quatre ans de travail acharné au bout desquels Igor Levit avoue avoir "trouvé la lumière et la fin du tunnel". Il a abordé ces pages d'une manière totalement détendue en ayant le sentiment d'avoir trouvé l'expression juste. Ce nouvel enregistrement de ce recueil si célèbre, et célébré par les interprètes depuis si longtemps, trouve ici un véritable accomplissement où l'intelligence du texte le dispute à une sonorité de rêve et à une expression venue du plus profond de l'être. Un très grand disque. FH
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Piano solo - Paru le 1 septembre 2017 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica - Prise de Son d'Exception
Fazil Say, qui avait fait ses débuts chez ce label avec son intégrale très, très remarquée des sonates de Mozart, se penche maintenant sur Chopin, mais le Chopin plus confidentiel, bien moins virtuose, celui des Nocturnes, dont il donne ici la quasi-intégrale enregistrée au Mozarteum de Salzbourg en mars 2016. C’est là une interprétation enflammée et quasiment symphonique, qui sort avec bonheur ces Nocturnes d’une certaine torpeur hyper-romantique que lui donnent trop souvent les interprètes ; on entendra, en plus de la musique de Chopin, quelques momentanés grognements de Say qui, comme Gould (mais dans une moindre mesure) aime parfois à fredonner en arrière-plan. © SM/Qobuz« [...] Une prise de son naturellement réverbérée sert son jeu fondu, mouvant, fuyant le métronome comme les accents nets. [...] Le calme profond du jeu se nourrit d'un son dense et résonnant longtemps, sans aucune brillance [...] c'est étrangement beau et jamais égotique ni précieux. Son raffinement est d'une autre nature : il est seul et joue pour lui-même." [...] (Diapason, octobre 2017 (Alain Lompech)
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Piano solo - Paru le 10 juillet 2016 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
Pour ce premier volume de l’intégrale de l’œuvre pour piano de Satie, la pianiste japonaise Noriko Ogawa – lauréate du Concours international de Leeds cuvée 1987, et grande défenderesse du répertoire français et de Debussy en particulier – a choisi un Érard de 1890, l’année même pendant laquelle Satie écrivait les Gnossiennes qui ouvrent l’album. Sur un tel instrument, bien des idées que l’on a pu concevoir au sujet de Satie volent en éclat : le confort un peu dandy et vaporeux parfois reproché à ce format d’œuvres (Gnossiennes et Gymnopédies, en particulier) s’efface au profit d’un discours limpide, dénué de tout sentimentalisme gratuit. Satie y trouve toute sa profondeur, qui n’est sans doute pas celle d’un grand bourgogne millésimé, mais celui d’un chablis frais et sec, minéral, si le lecteur de ces lignes veut bien pardonner à Qobuz son parallèle œnophile. Dans un autre registre, les pièces plus énigmatiques, aux titres déroutants – Avant-dernières pensées, Croquis et agaceries d’un gros bonhomme de bois, Embryons desséchés¬ – bénéficient de la sonorité percussive de cet Érard qui leur restitue en quelque sorte toute leur modernité. Vivement les volumes suivants ! © SM/Qobuz« [...] Noriko Ogawa prend le contrepied de cette image d'étrangeté dont jouit Satie, pour en donner une interprétation mesurée, sur un Erard 1890, moins vive que celle d'Aldo Ciccolini (Erato), mais sans effets, avec une horizontalité sereine. Ses Chapitres tournés en tous sens et Croquis et agaceries d'un gros bonhomme en bois séduisent par leur dimension organique, mais retenus, alors que ces titres de la période humoristique du maître d'Arcueil sont souvent joués de manière exaltée. Cette distanciation bienvenue teinte cet enregistrement d'un sens de la mesure associé à une absence d'affects qui présente un Satie débarrassé de son fatras satirique et de sa mystagogie.» (Classica, juin 2017 / Romaric Gergorin)
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Jazz vocal - Paru le 2 décembre 2016 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Plus proche des crooners des années cinquante que du genre classique, Natalie Dessay s’éloigne ici très sérieusement du répertoire lyrique qui avait fait sa gloire. Pour ces standards signés (ou chantés ou joués) par Leonard Bernstein, Frank Sinatra, Thelonious Monk, Duke Ellkington, Bill Evans, Irving Berlin, mais totalement réécrits par Patrice Caratini, Pierre Boussaguet ou Baptiste Trotignon, la soprano change totalement de voix – parfois granuleuse, graveleuse, crooneuse –, de registre, de couleurs, d’émission vocale – vibrato retenu, passagio nettement décalé comme le font les chanteurs de variété –, tout en embrassant le micro de près pour s’approcher non seulement du micro, mais aussi du genre qu’elle aborde. Le parallèle avec Edward Hopper n’est pas vain ici, avec ses images de femmes seules perdues dans la nuit new-yorkaise... Accompagnée à la fois par un ensemble de cordes « classique » et par quelques musiciens de jazz – basse, batterie –, Natalie Dessay risque de dérouter ses fans, mais aussi de dérouter les habitués du répertoire de Broadway et de Las Vegas de l’après-guerre ; autrement dit, n’hésitez pas ! © SM/Qobuz« [...] Natalie Dessay a trouvé une voie très originale méritant l'admiration. Tout d'abord parce que cet album est structuré en disque-concept autour des images iconiques d'Edward Hopper [...] conférant unité au projet. Ensuite parce que les arrangements et compositions de Graciane Finzi sont d'une finesse harmonique et d'une richesse de timbres remarquables que le Paris Mozart Orchestra et la direction de Claire Gibault mettent magistralement en valeur. [...] En outre parce que Natalie Dessay a trouvé la bonne tessiture adaptée à ce répertoire [...], la voix demeurant claire et agile, les intervalles parfois délicats étant interprétés avec naturel et aisance, bénéfice d'une technique sans faille. [...] Cet album est un enchantement constant et, pour singulier qu'il soit, une délectable réussite.» (Classica, février 2017 / Jean-Pierre Jackson)
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Classique - Paru le 1 janvier 2013 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica - Hi-Res Audio
Janine Jansen et une dizaine de musiciens (dont son père et son frère) interprètent ces concertos pour violon de Bach "à l'ancienne" avec toute l’ambiguïté du terme, puisqu'ils jouent sur des instruments modernes (ou montés comme tels) comme le faisait l'ensemble I Musici autrefois. La conception résolument chambriste de la violoniste néerlandaise donne à ces œuvres si connues une tonalité intimiste bienvenue. C'est un Bach dansant, mais distancié et un peu neutre qui nous est ici proposé. FH
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Piano solo - Paru le 15 janvier 2016 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Bertrand Chamayou fréquente l'œuvre de Ravel depuis son plus jeune âge. Il est donc en terrains depuis longtemps mûris. Après sa monographie Schubert il y a deux ans, c'est aussi à un symbole de l'esprit français qu'il se consacre dans le cadre de sa seconde collaboration avec les disques Erato. Tout pianiste français d’envergure – Chamayou mène depuis plusieurs années maintenant une carrière internationale sans repos – doit s’y illustrer. Ici, Chamayou déploie un jeu d'une grande sérénité, toujours fluide, et qui n'a cependant pas peur d'une certaine brillance en certains passages. En réalité, de page en page, d'œuvre en œuvre (Oiseaux tristes, Ondine), Bertrand Chamayou semble vouloir avant tout se distinguer par son jeu d'une transparence inouïe, et son désir d'atmosphères intimes. Une intégrale qui fait du bien. © TG/Qobuz« [...] Gaspard de la nuit est l'un des sommets de ce récital tant l'éloquence des phrasés rend secondaire le souvenir de l'argument ; la musique semble jaillir de l'instant et se transformer au fil de l'inspiration. On n'en est pas moins sensible à la netteté lumineuse du toucher et de l'articulation à ce point que la perfection technique confine à la poésie.» (Diapason, février 2016 / Gérard Condé)« [...] Bertrand Chamayou impressionne d'abord par sa maîtrise de tous les paramètres nécessaires : le sens de l'architecture, la tenue des tensions, des couleurs et des timbres, la continuité mélodique et harmonique. Il réfrène les humeurs capricieuses, calcule jusqu'à la projection sonore de manière fascinante dans les Miroirs, les Valses nobles et sentimentales. [...] Bertrand Chamayou demeure intransigeant, mesurant le romantisme des Valses et de Gaspard de la nuit, cherchant moins à éblouir par la virtuosité qu'à restituer le chant intérieur, souvent orchestral de Ravel. [...] Nous admirons ce jeu souple et racé [...] Voilà donc une leçon de style aussi nette qu'intelligente et magnifique de tenue.» (Classica, février 2016 / Stéphane Friédérich)
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Musique de chambre - Paru le 29 septembre 2017 | Evidence

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 Sterne Fono Forum Jazz
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Musique de chambre - Paru le 26 juin 2015 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - 4 étoiles Classica - Qobuzissime
Plus ou moins contemporain de Vivaldi – avec qui il partage également d’être né à Venise et mort à Vienne –, Antonio Caldara vécut une carrière aussi éblouissante qu’internationale. Venise d’abord, Mantoue, Barcelone, Rome, Bologne puis Vienne furent ses points d’ancrage auprès des grandes cours, ce qui peut aussi expliquer le cosmopolitisme de sa musique. Du haut de ses quelque trois mille quatre cent œuvre répertoriées, qui couvrent absolument tous les formats de l’époque, il a évolué du genre italien jusqu’à une écriture plus ancrée en Europe Centrale dans sa conception polyphonique et harmonique. Certes, c’est plutôt pour ses innombrables opéras, messes, oratorios, cantates et madrigaux que la postérité s’est souvenue de son nom, mais on lui doit également une belle poignée d’œuvres instrumentales dont ces Sonates à trois, Op.1 (1693) et Op.2 (1699) – deux violons et violoncelle, auxquels vient s’ajouter le continuo –, des pièces foisonnantes d’une stupéfiante inventivité instrumentale. Il est vrai que Caldara fut également un grand virtuose en son temps, en particulier au violoncelle, de sorte que l’auditeur entendra fréquemment la partie de violoncelle quitter la ligne de basse (laissée au seul continuo) pour chanter sa propre partie individuelle : ce sont alors, pratiquement, des sonates à quatre et non plus à trois. Magnifique enregistrement de Amandine Beyer et Leila Schayegh entourées de leurs amis, à ne pas laisser passer. © SM/Qobuz« Face à face pour la première fois devant les micros, deux des plus belles sonorités du violon baroque nous font perdre la tête dans huit sonates vénitiennes d'une inépuisable suavité. [...] Quel festin et quel plaisir des timbres immédiat ! Les trente-trois plages sortent d'une corne d'abondance intarissable, l'inspiration des interprètes ne faiblit pas un instant. » (Diapason, juillet 2015 / Gaëtan Naulleau)
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Ballets - Paru le 17 mars 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Award - Gramophone Editor's Choice - 4 étoiles Classica
« Au plus près de l'œuvre originale et des instruments qui l'ont créée, l'ensemble Les Siècles révèle le ballet de Ravel dans tout sa magie. Nijinski revit. [...] L'ensemble Les Siècles joue par vocation sur instruments d'épo­que, et son directeur musical, François-Xavier Roth, en digne remplaçant de Pierre Monteux (le chef char­gé de la création), a veillé, comme pour son disque Stravinski (Le Sacre du printemps, Petrouchka) enregistré chez Actes Sud, à ce que la facture des cordes et des vents soit la plus proche possible des instruments de la création, tout en revenant aux sources pour chasser les erreurs d'une partition imprimée trop vite. Le résultat ? Un enchantement. La « symphonie chorégraphique en trois parties » voulue par Ravel fait ici valoir le chatoiement de ses timbres, la beauté et la variété de ses nuances, la précision et la vivacité de ses couleurs. [...] (Télérama, avril 2017 / Sophie Bourdais)
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Classique - Paru le 6 octobre 2017 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
On se dit d’abord : « bon… encoooore un n-ième enregistrement des deux concertos de Chopin », puis on lit « première discographique mondiale ». Étonnant, non ? Et pourtant, c’est là la stricte vérité puisque ladite première mondiale est celle des orchestrations toutes neuves réalisées par Mikhaïl Pletnev. Ces réorchestrations font la part belle à l’aspect bien plus chambriste de l’accompagnement, dont il est vrai qu’il est un peu pâlot et convenu dans la version que l’on connaît depuis presque deux siècles. Pletnev a « boisé » le discours, dégraissé certaines épaisseurs, tout en ne changeant pas une note au discours : la partie de piano reste inchangée, et dans l’orchestre rien n’est changé si ce n’est l’attribution instrumentale. En complément de ces deux concertos rehaussés en couleur, le pianiste Daniil Trifonov nous offre une belle poignée d’hommages rendus à Chopin par ses contemporains et successeurs : Schumann, dont l’admiration pour le compositeur polonais n’était pourtant pas réciproque, Grieg, Barber et Tchaïkovski, puis surtout la superbe série de variations sur un thème de Chopin de Mompou. Du neuf avec du vieux, comme disent les cruciverbistes, mais toujours pour le mieux, serait-on tenté de préciser. © SM/Qobuz
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 6 novembre 2015 | SDG

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
Pour son tout nouvel enregistrement de ce monument de Bach, John Eliot Gardiner se limite à un orchestre de chambre (bien évidemment les English Baroque Soloists, fondés voici 37 ans par Gardiner !) légèrement fourni, un chœur (le Monteverdi Choir, même remarque…) de taille raisonnable, et surtout une conduite des articulations, des phrasés, des lignes, d’une grande légèreté, presque comme une sorte d’opéra de chambre. Les tempi plutôt alertes, un jeu « à la baroque » mené à son apogée – parfait équilibre entre vérité historique et recherche de la beauté sonore, Gardiner n’a rien d’un dogmatique – font de cet enregistrement un nouveau venu particulièrement bienvenu dans l’ample discographie (et pourtant peu satisfaisante) de cette Messe en si. © SM/Qobuz« [...] L’agilité puissante du chœur, une fois encore, a de quoi stupéfier. Avec n’importe quelle autre formation, la clameur d’une déclaration de foi héroïque voulue par Gardiner à l’entrée du Credo saturerait en quelques mesures : mais il soutient la nuance, maintient à la fois la tension et la clarté tandis que la polyphonie épaissit ! L’élan de cet exorde se répercutera sur l’ensemble d’un Credo très contrasté. À la parole conquérante répond – chose nouvelle – une dimension intime, qui culmine avec le ténor sidéré du Benedictus – la trame très tendue de l’orchestre renforce, en miroir, son extase.» (Diapason, mai 2016 / Gaëtan Naulleau)
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Classique - Paru le 9 octobre 2015 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Record of the Year - 4 étoiles Classica
Igor Levit n'a pas froid aux yeux. Le jeune pianiste germano-russe aime se confronter aux massifs, aux chefs-d'œuvre les plus complexes, les plus déroutants de l'Histoire. Ce nouvel album en témoigne une nouvelle fois. Après la publication des Sonates Nos. 30 à 32 de Beethoven, puis des Six Partitas de J. S. Bach il y a quelques mois, il allie ces deux mêmes compositeurs dans le cadre d'un même projet, les relie entre eux par la forme de la variation, et assemble ainsi dans un seul geste les deux plus grands cycles de variations qui aient jamais été composées en Europe Occidentale, et qui dépassent par leurs dimensions, et par leur ambition structurelle, polyphonique, le principe même de la variation, et font éclater littéralement l'instrument. Dans les Goldberg, Bach élabore trente variations sur une seule ligne de basse, très belle au demeurant. Avec les Diabelli, Beethoven radicalise encore davantage son écriture pour clavier, et s'amuse parfois cependant avec distance des maîtres du passé. Levit ajoute ensuite à ces deux massifs, l'œuvre d'un compositeur d'aujourd'hui, Frederic Rzewski, né en 1938 dans le Massachusetts, autre partition aux dimensions importantes : The People United Will Never Be Defeated! , Rzewski part d’un « protest song » composé par le chansonnier chilien Sergio Ortega, « ¡El pueblo unido jamás será vencido! » (« Le peuple uni ne sera jamais vaincu »), écrit dans le sillage de l’élection d’Allende et devenu mondialement célèbre lors du coup d’état de la junte militaire en 1973. Deux ans plus tard, Rzewski développait sur le thème un immense tissu de variations, d’une durée d’une bonne heure, voyageant à travers tous les modernismes possibles et imaginables. C’est là un véritable condensé de la musique contemporaine de Schönberg jusqu’à son propre temps : atonalité, sérialisme, postmodernisme, postromantisme rachmaninovien même, ainsi que les plus récentes expériences sonores en tout genre que n’aurait pas renié John Cage. Dans ce triple album, Levit propose durant plus de trois heures sa propre ballade, infiniment variée, sur le thème de la variation à l’infini. © SM/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 24 novembre 2017 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Gramophone Record of the Year - Gramophone Award - Gramophone Record of the Month - Victoire de la musique - 4 étoiles Classica
On pardonnera très volontiers les quelques « faiblesses » de la technique sonore de cet enregistrement des Troyens de Berlioz (réalisé en direct et en concert en avril 2017, l’immense fresque que l’on sait, à la faveur de la qualité musicale et vocale de toute première qualité du plateau (comportant une belle majorité de voix françaises, Stéphane Degout en tête), de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg et de trois chœurs rassemblés – car l’ouvrage comporte d’immenses lames de fond chorales – que sont le chœur de l’Opéra National du Rhin, le chœur de l’Opéra National de Bade, et les propres chœurs du Philharmonique de Strasbourg. Le présent enregistrement repose évidemment sur l’édition complète originale, qui permet d’entendre Les Troyens tel que l’ouvrage se présentait en 1863, avant que le Théâtre-Lyrique, par charcutage intense, fasse des actes I et II d’une part, et des actes III à V d’autre part, deux opéras distincts (La Prise de Troie et Les Troyens à Carthage) qui ne rendaient guère justice à la partition complète. On goûtera bien évidemment la richissime invention orchestrale de Berlioz qui, à chaque nouvel ouvrage, inventait à tour de bras, présentant en quelque sorte des prototypes avant-gardistes sans jamais se reposer sur ses lauriers passés. À noter la présence de six saxhorns, fraîchement inventés par Adolphe Sax (dont Berlioz fut l’infatigable champion, même s’il n’intégra guère ses instruments dans ses partitions, sans doute eu égard à la piètre qualité des premiers instrumentistes qui surent – ou pas – en jouer), de la clarinette basse, et d’une armée de percussions parmi lesquelles quelques instruments qui durent faire office de rareté à l’époque : cymbales antiques, darbouka, tam-tam, machine à tonnerre… Voilà un enregistrement qui, bien évidemment, fait d’ores et déjà date dans la discographie berliozienne. © SM/Qobuz« Le grand mérite de ces Troyens enregistrés à Strasbourg en version de concert ? L’homogénéité du plateau vocal [...] La prise de rôle de Marie-Nicole Lemieux suscite les éloges par ses accents sentis, sa dimension visionnaire et hallucinée. Plus apprêtée stylistiquement, la Didon de Joyce DiDonato [...] N’importe, un tel nuancier expressif [...] accoté à ce timbre melliflu fait fondre toute les réserves. [...] Les lauriers pleuvent sur le Chorèbe charismatique de Stéphane Degout, le Narbal rocailleux de Nicolas Courjal, l’Iopas d’anthologie de Cyrille Dubois et le Hylas nostalgique de Stanislas de Barbeyrac. John Nelson conduit son beau monde d’un geste diligent et raffiné où Gluck y retrouverait ses marques. [...] il faudra composer avec un chœur trop compressé : ici réside le talon d’Achille de cet enregistrement (miroir fidèle d’une soirée par ailleurs exceptionnelle), qui s’impose néanmoins comme l’un des plus recommandables de l’œuvre.» (Classica, novembre 2017 / Jérémie Bigorie)« [...] "Précis, vigoureux, parfois un peu rapide" : à quarante-trois ans de distance, les mêmes termes s'imposent pour souligner l'empathie du chef américain avec cette musique foisonnante, semée d'embûches et de trésors. [...] On est saisi par la qualité d'une distribution dont les moyens vocaux impeccables se trouvent magnifiés par la netteté de la prononciation, la justesse du phrasé comme du style, et cette exactitude rythmique sans contrainte » (Diapason, janvier 2017)
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Classique - Paru le 21 octobre 2013 | Warner Classics International

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica - Hi-Res Audio
Articulé sur des pièces aux climats variés selon l'époque et le style, ce programme habile et agréablement composé réunit le répertoire de bis du pianiste parmi lesquels on découvrira des raretés comme la Valse lente de Germaine Tailleferre ou Le Tourbillon d'Oscar Strasnoy. En égrénant librement les pages de son recueil personnel avec son élégance et son éloquence habituelles, Alexandre Tharaud nous offre un très bon moment de piano.
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Concertos pour clavier - Paru le 26 août 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Gramophone Editor's Choice - Diapason d'or / Arte - Le Choix de France Musique - 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Pour l’année mozartienne de 1783 – cela fait deux ans qu’il est à Vienne, enfin délivré de l’emprise paternelle autant que salzbourgeoise et archiépiscopale – le compositeur mit sur le marché trois concertos pour piano, dont il annonça qu’ils pouvaient être joués autant avec accompagnement d’orchestre qu’accompagnement au quatuor à cordes. Cette indication était plus un coup de marketing qu’une réalité musicale, car le contenu musical appelle un vaste public bien plus qu’une simple réunion entre amis amateurs. Et sans les vents, les partitions de ces trois concertos seraient singulièrement appauvries ! Mais bon, les affaires sont les affaires. C’est sur un forte-piano copie d’un instrument de l’époque de Mozart que le fortepianiste sud-africain Kristian Bezuidenhout, accompagné par le très versatile Freiburger Barockorchester, nous propose de redécouvrir ces trois œuvres moins souvent jouées que tant d’autres des concertos de Mozart, hormis le grand Concerto en ut majeur, K. 415, l’un des plus imposants chefs-d’œuvre du compositeur. La tendre sonorité du fortepiano présente un net contraste avec l’orchestre de grande dimension, là où le piano moderne serait peut-être trop sonore. © SM/Qobuz« Une fête des timbres ! Dans les trois concertos de 1783, l’effervescence du dialogue rebondissant entre Bezuidenhout et les Freiburger ouvre la voie aux Noces de Figaro. [...] Bezuidenhout s’impose par son invention autant que par son charme.» (Diapason, septembre 2016 / Gaëtan Naulleau)
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Classique - Paru le 2 mars 2015 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
" Nouvelle venue dans l'univers glassien, la pianiste Valentina Lisitsa est néanmoins familière des répertoires minimaliste et américain. Disons-le tout de go : son interprétation ne laisse pas indifférent, tant elle semble pénétrée à la fois par la noblesse de ses mélodies, si simples et pourtant si prenantes dans leurs tournures répétitives, que par l'inclination du compositeur à cultiver depuis ces dernières années un style languide et mélancolique qui, pour le coup, entre en résonance avec la musique française des années 1930." (Classica, juin 2015 / Franck Mallet)
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Musique de chambre - Paru le 25 septembre 2012 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4 étoiles Classica - Qobuzissime - Hi-Res Audio
« Parues en 2 CD isolés, les Sonates et Partitas de Bach sous l’archet léger d’Isabelle Faust nous reviennent ensemble à prix cadeau. Passé l’effet de surprise de cette éloquence à cheval entre baroques et modernes, l’interprétation s’impose toujours par la variété des moyens (couleurs, archet, danse…) canalisés dans un discours limpide. Ce Bach ne nous prend pas de haut : il nous prend par la main et nous élève. À ranger entre Julia Fischer et Amandine Beyer : les Sonates et Partitas, au XXIe siècle, seraient-elles une affaire de dames ? » (Diapason, octobre 2016 / Gaëtan Naulleau)
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Messes, Passions, Requiems - Paru le 25 mars 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
« [...] On reste suspendu au récit de Werner Güra, Evangéliste aussi éloquent que dans la Passion selon saint Matthieu enregistré en 2012 [...] une direction ample et dynamique, un orchestre et un chœur puissants, une attention vétilleuse apportée au mot qui triomphe dans des chorals impressionnants d'éloquence, d'intelligence dramatique et de portée spirituelle.» (Classica, juin 2016 / Philippe Venturini)