Catégories :

Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

HI-RES24,99 €
CD17,99 €

Classique - Paru le 14 juin 2019 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
En 1988 paraissait, dans le cadre d'un assez vaste périple dans l'oeuvre du Cantor de Leipzig voulue par Keith Jarrett, une interprétation du Livre I du Clavier bien tempéré de J. S. Bach, au clavecin, enregistrée en réalité en février 1987. C'est donc de la même époque que date cette nouvelle version proposée – au piano – par ECM New Series, enregistré le 7 mars 1987 au Troy Savings Bank Music Hall, pénétrée d'une même volonté de fluidité dans le discours et d'un allant irrésistible, ce qui est particulièrement bienvenu dans les fugues qui peuvent sonner sous d'autres doigts roboratives (ut dièse majeur). Tout semble vouloir danser, être en mouvement (ré majeur). On ne trouvera pas ici les couleurs déployées au fil des polyphonies par des pianistes comme Tatiana Nikolayeva, Samuel Feinberg ou même un claveciniste comme Gustav Leonhardt. Pour Keith Jarrett, Bach reste en définitive le triomphe de la structure, et il joue Bach pour se confronter avant tout à l'une des données de son propre art : l'élaboration polyphonique. L'œuvre du Cantor est un support de sa propre créativité musicale en tant que jazzman, et improvisateur. La poésie, l'émotion n'en sont jamais absentes pourtant. Une version qui ravira tous les amoureux de l'art de Keith Jarrett qui pourront comparer les deux versions réalisées à quelques semaines de distance. © Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Musique chorale (pour chœur) - Paru le 14 juin 2019 | haenssler CLASSIC

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Symphonies - Paru le 10 mai 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Diapason d'or / Arte - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Retour aux sources. Les Siècles ont travaillé sur les manuscrits de Budapest, Hambourg et Weimar, en étroite collaboration avec les Éditions Universal, la musicologue Anna Stoll Knecht et Benjamin Garzia, pour nous offrir, sur les instruments de la création de l’œuvre et de manière inédite, la seconde version (Hambourg/Weimar 1893-94) de la Première Symphonie de Mahler. Présenté comme un poème symphonique en deux parties et cinq mouvements, cette Titan ne cessera d’essuyer de sévères critiques au fil de ses évolutions. Cette reconstitution passionnante à bien des égards témoigne du génie de l’un des plus grands symphonistes de l’époque moderne ! © harmonia mundi« L'éveil aux sens et à la nature, remis au cœur de la symphonie par François-Xavier Roth et les coloristes des Siècles, fera se soulever de leur siège les mahlériens les plus blasés. » (Diapason, juin 2019)
HI-RES21,99 €
CD15,49 €

Classique - Paru le 12 avril 2019 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Semblable à la démarche de Hans Zender pour Winterreise (le « Voyage d’hiver ») de Franz Schubert, le compositeur et chef d’orchestre allemand Christian Jost a recomposé Dichterliebe (les « Amours du poète ») de Schumann en autant d’ « îles individuelles tissées organiquement dans une composition plus grande et nouvellement créée. » Initialement prévu pour son épouse, la mezzo-soprano Stella Doufexis décédée prématurément entretemps, le projet de Christian Jost s’est métamorphosé en un travail de mémoire poignant. Pénétrant au cœur de la matière harmonique de Schumann, Jost transpose la relation Robert-Clara à travers sa propre expérience qui devient celle de Christian et Stella, en prolongeant l’opus schumannien par des timbres nouveaux et en élargissant l’harmonie avec un choix d’instruments et des techniques de composition inconnus du XIXe siècle. À la fois en hommage et en référence à la cantatrice disparue, la version originale pour chant et piano est présentée, dans l’interprétation de Stella Doufexis, en miroir de la recomposition de Christian Jost interprétée par le ténor Peter Lodahl – venu remplacer la défunte. Il en résulte un vertigineux jeu de miroirs et de faux-semblants où la nostalgie et la mort sont omniprésentes. © François Hudry/Qobuz
HI-RES15,99 €
CD13,49 €

Musique de chambre - Paru le 29 mars 2019 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
La recette est sans faille. Prenez les meilleurs instrumentistes français à vent d’aujourd’hui. Mélangez-les avec cet inlassable curieux qu’est leur ami pianiste Eric Le Sage et vous obtiendrez cet album splendide, dont l’un des principaux mérites est de nous donner une interprétation très subtile et engagée de l’admirable Quintette pour piano et vents Op. 8 qu’Albéric Magnard composa en 1894 et qui fut créé à Bruxelles l’année suivante. C’est une pièce pleine d’un irrésistible charme juvénile. Même si l’écriture n’est pas encore aussi complexe et achevée que dans les œuvres suivantes (notamment dans les Symphonies No. 3 & No. 4), on ne peut qu’être conquis par la transparence du traitement instrumental et par le singulier mélange de joie et de mélancolie qui s’en dégage. Le reste du programme, passionnant, pose la question de la modernité d’une oeuvre face à son temps. À celle fin de siècle de Magnard est confronté le langage du jeune Darius Milhaud (grand admirateur de Magnard) pour la génération suivante, comparé lui-même au style d’André Jolivet. Notre époque n’est pas en reste avec deux compositeurs aussi différents dans leur style que Philippe Hersant et Thierry Escaich, qui répondent ici à la commande des musiciens de cet enregistrement qui sont aussi les protagonistes du festival « Musique à l’Empéri », un rendez-vous estival, autant que musical et amical, bien connu dans le Sud de la France. À ces compositeurs français, les cinq brillants musiciens à vent que sont Emmanuel Pahud à la flûte, François Leleux au hautbois, Paul Meyer à la clarinette, Radovan Vlatkovic, au cor et Gilbert Audin au basson tendent un miroir au Danois Carl Nielsen dont le beau Quintette Op. 43, composé en 1922, est depuis bien longtemps au répertoire des quintettes à vent du monde entier. © François Hudry/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Classique - Paru le 22 mars 2019 | Arcana

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Johann Sebastian Bach a toujours été considéré comme l’un des plus grands transcripteurs de l'histoire. Beaucoup de ses transcriptions (et surtout celles des compositeurs italiens Vivaldi et Marcello) sont rapidement devenues des classiques, et sont encore considérées comme des chefs-d’œuvres du répertoire baroque. Bach a aussi beaucoup œuvré à la transcription de ses propres œuvres. Sa magistrale transcription de sa Sonate pour viole de gambe et clavecin n° 1, qu’il transforma en une sonate en trio pour deux flûtes et continuo, a été la source d’inspiration de cet enregistrement. Tripla Concordia et Walter van Hauwe ont décidé de transcrire les deux autres sonates pour viole, marchant sur les pas de Bach. Ainsi, les membres de l’ensemble ont réalisé leur désir d’offrir une nouvelle expérience d’écoute de cet ensemble de sonates, avec des couleurs et des textures neuves. Tripla Concordia espère sincèrement que ces nouvelles versions jetteront une lumière nouvelle sur ces œuvres, donnant ainsi à l’auditeur l’opportunité d’en découvrir de nouveaux détails et des combinaisons instrumentales inédites. La transcription de deux autres chefs-d’œuvre de Bach, la Sonate en trio (pour orgue) n° 3 (ici transcrite par Sour Cream) et la Partita pour luth BWV 997, complètent cet enregistrement. © Arcana
HI-RES16,99 €
CD12,99 €

Classique - Paru le 15 mars 2019 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
HI-RES12,24 €17,49 €(30%)
CD8,74 €12,49 €(30%)

Classique - Paru le 18 janvier 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
HI-RES12,59 €
CD9,99 €

Jazz - Paru le 18 janvier 2019 | Sunnyside

Hi-Res Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 Sterne Fono Forum Jazz
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Musique de chambre - Paru le 4 janvier 2019 | Toccata Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
HI-RES16,49 €
CD10,99 €

Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 21 septembre 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Le ténor Julian Prégardien rejoint Alpha Classics pour plusieurs projets d’enregistrement qui mettront en valeur toutes les facettes de son talent : lied, oratorio… Son premier album est consacré à l’un des plus grands chefs-d’œuvre de toute l’histoire de la musique, Winterreise, mais dans une version avec orchestre composée par Hans Zender en 1993. Zender choisit un effectif orchestral très différent des ensembles employés au XIXe siècle, avec par exemple un saxophone soprano, un accordéon, un harmonica, une machine à vent, une guitare, une percussion très abondante. Hans Zender qualifie son travail de « transformation créatrice » : « Ma propre lecture du Voyage d'hiver ne cherche pas une nouvelle interprétation expressive, mais elle profite systématiquement des libertés que chaque interprète s'attribue normalement de façon intuitive : ralentissement ou accélération du tempo, transposition dans d'autres tons, mise en valeur et nuancement des couleurs ». A l’occasion d’une version mise en scène de ce Winterreise, Christian Merlin a écrit dans "Le Figaro" en 2018 : « Un Winterreise envoûtant (…) Le ténor Julian Prégardien, aussi exceptionnel chanteur qu’acteur habité, brûle les planches en alliant expressivité vocale, amour du mot et présence théâtrale avec autant de sensibilité que d’intelligence ». © Alpha Classics/Outhere Music
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Musique de chambre - Paru le 3 août 2018 | Toccata Classics

Hi-Res Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
HI-RES16,99 €
CD10,99 €

Classique - Paru le 1 juin 2018 | Challenge Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
HI-RES18,49 €
CD13,49 €

Symphonies - Paru le 20 avril 2018 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Les quatre symphonies de Pärt s’étalent sur une période de quelque quarante-cinq ans, entre 1964 et 1966 respectivement pour les deux premières, 1971 pour la troisième et carrément 2008 pour la quatrième. Ses premiers pas dans le monde de la symphonie restaient teintés de dodécaphonisme, même si Pärt ne refusait pas les éventuelles apparitions de pôles de tonalité au « hasard » des rencontres entre notes et des harmonies consonantes qui en résulteraient ; mais le propos reste encore très attaché à un principe moderniste, tout en explorant au passage les formes anciennes du prélude et fugue, ou encore de la polyphonie. Avec la Deuxième se refermait la période avant-gardiste de Pärt. À partir des années 1970, Pärt révisa entièrement son langage, se pencha sur la musique médiévale et religieuse, de sorte que sa Troisième Symphonie jette aux oubliettes le dodécaphonisme et toutes ses théories, développant à la place un idiome tonal, mélodique, modal surtout (les anciens modes d’église, en l’occurrence). Enfin, dans le sillage de cette révolution personnelle, Pärt se lança dans le « tintinnabulum » dont procède la Quatrième Symphonie, conçue pour cordes, harpe et percussion : un ample monde de méditation, planant, irréel, impalpable, fondamentalement tonal, dans lequel les évolutions d’un phénomène à l’autre se font dans une intense lenteur qui permet à l’auditeur de goûter chaque moment. © SM/Qobuz
HI-RES17,49 €
CD12,49 €

Musique symphonique - Paru le 13 avril 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Enregistrer les œuvres de Ravel sur instruments d’époque pourrait prêter à sourire si la facture instrumentale n’avait pas autant évolué en moins de cent ans : c’est le retour des cordes en boyau, timbales et percussions en peau, bassons français (et non fagott allemand aujourd’hui dans tous les orchestres du monde), tailles des anches, trompettes et trombones de facture française. À la tête de son orchestre Les Siècles, François-Xavier Roth donne une nouvelle version historiquement renseignée, selon le terme orthodoxe, de Ma Mère l’oye (ballet intégral), du Tombeau de Couperin et de Shéhérazade, cette « ouverture de féérie » longtemps négligée et qui est déjà du pur Ravel. Ce retour aux sources est évidemment plus aisé et plus sûrement authentique pour cette période de l’histoire de la musique puisque, contrairement aux œuvres des époques précédentes, nous en possédons des enregistrements datant des années 1920, et même avant, pour nous renseigner sur le style, les couleurs, les phrasés et les tempi. Il ne suffit pourtant pas d’avoir en mains toutes ces données historiques pour être intéressant. Ce qui rend cet enregistrement passionnant c’est d’abord parce que tous les musiciens des Siècles sont excellents et que François-Xavier Roth est lui-même un interprète de talent, connaissant parfaitement cette musique. À cet égard, son enregistrement intégral de L’Oiseau de feu de Stravinski nous avait déjà frappés par sa qualité. Ce Ravel retrouvé sonne avec clarté et finesse, c’est un régal de timbres bien définis qui tranchent avec le côté « beau son international » qui prévaut aujourd’hui dans les orchestres du monde entier. © François Hudry/Qobuz
HI-RES16,49 €
CD10,99 €

Musique de chambre - Paru le 13 avril 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Alors que le Troisième Quatuor de Chostakovitch et son Quintette avec piano font partie depuis longtemps du répertoire commun du Quatuor Belcea et de Piotr Anderszewski, ils n’avaient jamais rien enregistré du compositeur. Ce moment du parcours musical du quatuor d’un côté, du pianiste de l’autre, présente d’ailleurs une analogie intéressante avec la biographie du compositeur lui-même ; en effet, ce n’est qu’à l’âge de trente-deux ans, alors qu’il en était déjà à sa cinquième symphonie, que Chostakovitch écrivit son premier quatuor à cordes. Longtemps, ses exigences envers lui-même l’avaient tenu éloigné de ce qu’il considérait comme « le plus difficile de tous les genres musicaux ». L’impulsion, si l’on peut dire, vint – bien involontairement – de l’infâme Staline, qui avait provoqué la plus grande crise de la carrière de Chostakovitch : en 1936, le dictateur avait assisté à une représentation de Lady Macbeth de Mzensk, suivie peu après de la sinistre critique dans la « Pravda » qui avait craché « Le chaos remplace la musique » et fustigé une « musique hystérique, dégénérée ». Le jeune compositeur risquait arrestation et exécution ; et l’on ne s’étonnera guère qu’il se soit alors concentré sur le genre plus privé du quatuor à cordes. Libre à chacun de lire à travers les lignes d’éventuels messages de protestation politique ou humaniste, car il est fort possible de n’y voir aussi « que » de la musique pure quand bien même très éloquente. La remarque s’applique autant pour le Troisième Quatuor de 1946, dans lequel se mêlent des passages haydniens avec d’autres bien plus violents. Le Quintette pour piano et cordes date déjà de 1940, et il reçut le Prix Staline – voilà qui est symptomatique des relations imprévisibles entre Chostakovitch et le régime, qui le traita à tour de rôle de traître au peuple et d’artiste modèle. Le compositeur prétend avoir ajouté une partie de piano à son quintette afin de pouvoir la jouer elle-même et profiter des occasions de voyages que cela pouvait lui procurer… © SM/Qobuz
HI-RES16,99 €
CD10,99 €

Classique - Paru le 2 février 2018 | Challenge Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
HI-RES14,49 €
CD9,99 €

Classique - Paru le 19 janvier 2018 | VCM Records

Hi-Res Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
HI-RES19,99 €
CD14,49 €

Piano solo - Paru le 25 août 2017 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik - Preis der deutschen Schallplattenkritik
Alexei Lubimov a choisi de jouer ces œuvres de C.P.E. Bach sur un « piano à tangentes », un très rare instrument à clavier avec une sonorité des plus inhabituelles. À partir des années 1750, le piano à tangentes (même si le nom « Tangentenflügel » ne semble avoir été inventé que vers 1790) se répandit parmi les amateurs, car il offrait – à la différence du clavecin – un considérable éventail d’expression et d’intensité, et pouvait donc suivre les évolutions de l’écriture claviéristique du temps. Ce n’est pas par hasard que les trois grands compositeurs viennois que furent Haydn, Mozart et Beethoven, considéraient le « Bach de Hambourg » Carl Philip Emanuel comme un grand modèle. À mesure que le compositeur gagnait en maturité, il s’intéressa toujours de plus près à la musique pour clavier, en particulier à trois genres bien spécifiques : la fantaisie, le rondo et la sonate. Le présent album est consacré à ces trois formats, ainsi qu’à quelques pièces de moindre importance auxquelles le compositeur donna le titre de « solfeggi » – l’un d’eux est d’ailleurs une véritable madeleine proustienne pour bien d’anciens pianistes en herbe… Six des grands ouvrages proposés par Alexei Lubimov sont extraits de collections « für Kenner une Liebhaber », autrement dit « pour les connaisseurs et les amateurs » (amateur ici pris dans le sens noble du terme, qui aime), écrits entre 1779 et 1787. Les pièces plus petites proviennent des collections Pièces pour clavier de divers genres et Mélange musical, publiées en 1765. L’auditeur pourra ainsi se faire une idée de l’évolution entre les œuvres encore écrites à la tout fin de l’ère baroque, et celles contemporaines de Haydn et Mozart quand eux-mêmes sont des stars. Lubimov joue une copie moderne d’un Späth und Schmahl de 1794, dont la fantomatique sonorité se situe quelque part entre un clavecin dynamique, une harpe et un fortepiano, donc quelque chose d’indéfinissable qui n’a d’autre choix que de porter le nom de « piano à tangentes ». © SM/Qobuz« On est pris d’emblée par la richesse et la pureté du son. Explorant méticuleusement ce répertoire, Lubimov, grâce à son piano à tangente, en restitue les moindres inflexions. On entend en toute clarté les déferlements de croches, les oppositions, les ruptures. Magistral.» (Classica, novembre 2017)
HI-RES18,49 €
CD13,49 €

Classique - Paru le 25 août 2017 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Que Tomás Luis de Victoria soit né en 1548, vingt-sept ans après la disparition de Josquin des Prés, ne doit pas faire juger l’auditeur que cet album présente des ouvrages « disparates » d’un compositeur du tout début de la Renaissance d’une part, d’un second compositeur de la fin de ladite Renaissance d’autre part. À cette époque, les œuvres des uns et des autres circulaient – souvent sous forme de tablature dans le cas de la musique pour luth ou vihuela – et surtout chacun les restituait selon ses propres idées (d’autant que les tablatures restent discrètes quant aux rythmes), selon les capacités de son instrument, selon qu’il jouait seul ou qu’il accompagnait un chanteur… Le présent programme offre donc une telle restitution personnelle des œuvres de Victoria et Josquin, telles qu’imaginées par les voix des chanteurs John Potter et Anna Maria Friman, ainsi que par les vihuelas d’Ariel Abramovich, Lee Santata et Jacob Heringman. Heringmann qui, pour mieux souligner la vivacité du langage de cette Renaissance, nous propose une demi-douzaine de petits « Préludes » instrumentaux parsemés à travers l’album, qu’il a improvisés lui-même dans le style de l’époque, en se servant de bribes, d’accents, de suggestions, de tournures telles que pratiquées alors. Voilà bien une excellente remise à plat de la conception même d’ « authenticité historique » puisque celle-ci reste toujours intimement liée au moment, aux instruments, aux instrumentistes, et aux mille niveaux de lecture possibles de la musique de la Renaissance. © SM/Qobuz