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Vladimir Jurowski

Directeur musical du Festival de Glyndebourne de 2001 à 2013, Vladimir Jurowski occupe la même fonction à la tête du London Philharmonique Orchestra depuis 2007, après avoir dirigé en tant que chef invité depuis 2001. A cette époque, la presse londonienne avait qualifié la première prestation du jeune chef russe de « véritable coup de foudre », ajoutant qu’il s’agissait d’une des meilleures heures vécues par le vénérable LPO. Il faut dire que Vladimir Jurowski est probablement l’une des plus fines baguettes d’aujourd’hui. Issu d’une famille de musiciens – père chef d’orchestre, grand-père compositeur de musique de films soviétiques –, il travaille la direction d’orchestre avec Guennadi Rojdestvenski. C’est au cours d’une masterclass avec Sir Colin Davis qu’il prend conscience d’être né pour être chef d’orchestre. Il s’impose très jeune, à 23 ans, à Covent Garden, puis au Met de New York. Pour ses débuts parisiens, il est ovationné par les musiciens de l’Opéra Bastille, fait absolument rarissime, lorsqu’il dirige La Dame de pique de Tchaïkovski.


Doté d’un physique avantageux de sombre conquérant, le jeune Russe en impose par sa maturité. Sa gestique péremptoire et fière est de celle qui emmène les musiciens dans un élan irrésistible comme le faisaient avant lui des chefs comme Toscanini, Karajan, Abbado, Muti ou Carlos Kleiber. Sous sa baguette de feu, Brahms ou Vaughan-Williams avec le London Philharmonic Orchestra (LPO), Prokofiev et Stravinsky avec le Russian National Orchestra (RNO), reçoivent le même traitement : une sonorité immense et en profondeur, des contrastes accusés, une diction soulignant que la musique est un langage parce qu’à ses yeux, « elle est la plus merveilleuse expérience de l’Amour qui soit, si on prend l’Amour en tant que manifestation du divin ». C’est à travers la musique que Vladimir Jurowski veut toucher son public. Avec lui, la « passion russe » n’est pas un cliché éculé. Sous sa baguette, la Symphonie pathétique est vécue comme le drame qui est celui de la vie de Tchaïkovski, « à trop la diriger, on risque d’être anéanti » dit-il. Toute la difficulté est là, entre le lâcher-prise qui risque de le submerger et un contrôle qui pourrait le brider.

Souvent enregistrés en live, un procédé qui est devenu une des normes aujourd’hui, les enregistrements de Vladimir Jurowski bénéficient des prises de son superlatives de PENTATONE, DECCA et pour le propre label du LPO. On y trouve les grands symphonistes, Richard Strauss, Mahler, Tchaïkovski, Prokofiev, Stravinsky, Chostakovitch, des œuvres de Honegger, Schnittke et Zemlinsky, et, bien sûr, de l’opéra, car Jurowski y excelle. Parmi ses projets, de nombreux disques et la direction musicale de l’Opéra de Bavière, à Munich, où il prendra ses fonctions en 2021 en même temps que Serge Dorny, son nouveau superintendant. © François Hudry/QOBUZ

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