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Les albums

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Lieder (Allemagne) - Paru le 24 août 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Barbara Hannigan nous offre ici, en compagnie du pianiste Reinbert de Leeuw, un florilège de Lieder du tournant du XXe siècle viennois, allant du tout dernier romantisme de Wolf jusqu’aux explorations atonales et pourtant encore bien lyriques de Webern, en passant par le premier Berg encore assez classique et l’obstiné postromantique Zemlinsky, qui resta en marge de tous les modernismes et toutes les avant-gardes de ses collègues viennois. Presque tous les compositeurs de cette génération d’Europe centrale, notamment les présents Zemlinsky, Schönberg, Berg et Webern, ont commencé par écrire presque exclusivement des Lieder. Après le genre développé par Schubert – la mélodie confiée à la voix, l’accompagnement dépouillé échéant au piano –, Schumann offrit déjà plus d’autonomie au piano, Brahms encore plus, Wolf toujours plus ; puis la fin de siècle développa une relation entièrement différente, très intense, entre texte et musique. À ce point de l’évolution du Lied, la fonction de la musique n’est plus d’accompagner une ligne vocale, mais d’exprimer le sens véritable des textes ; la Vienne d’alors nageait dans un foisonnement de sciences, de psychanalyse, d’art, de musique et de politique, tout en étant sur le point de s’effondrer dans une espèce de révolution, avec la Première Guerre mondiale en ultime catastrophe. Le programme de récital présente la période précédant l’effondrement de l’Europe. Hannigan sait parfaitement doser la voix en fonction des exigences textuelles et musicales : décidément, c’est là une artiste complète. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 2 septembre 2016 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« [...] Le Fauré de Lortie est délibérément dépourvu de suavités mondaines. Même dans les pièces les plus mélodiquement complaisantes comme la Pavane, il choisit la plus extrême sobriété et la retenue. Un tel parti pris présente l'avantage d'aller à l'essentiel, de respecter la pureté des lignes mélodiques, et l'originalité de l'écriture polyphonique — tout particulièrement dans certains préludes. En outre, sobriété n'est pas sécheresse et dans l'ensemble, Louis Lortie fait preuve d'un grand raffinement dans les dégradés et les effets de fluidité.» (Classica, février 2017 / Jacques Bonnaure)
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Classique - Paru le 21 octobre 2016 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Deux des voix les plus en vogue actuellement, la soprano Bulgare Sonya Ylncheva et la mezzo-soprano française Karine Deshayes, se sont réunies autour de l’Ensemble Amarillis pour interpréter le Stabat Mater de Pergolesi, l’ultime chef-d’œuvre du compositeur qui disparaîtra peu après à l’âge assez peu raisonnable de vingt-six ans. On y trouve à la fois le profond recueillement religieux du temps, et l’apparition en force du style vocal et mélodique napolitain, dans des lignes mélodiques qui se distribuent à part égale entre les deux solistes. En complément de programme deux œuvres instrumentales non moins napolitaines : la 14e Sonate pour flûte de Francesco Mancini (en réalité, il s’agit d’un concerto), et un Concerto grosso de Francesco Durante. Des pièces qui soulignent l’identité napolitaine dans les conceptions mélodiques et l’art du développement de ce genre majeur. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 7 octobre 2014 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Classique - Paru le 13 février 2015 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Hardi pari que lance là Philippe Jaroussky, plus habitué aux répertoires baroques, d’aborder à nouveau la mélodie française – qu’il avait déjà tenté, voici quelques années, s’entourant déjà de quelques instrumentistes de haut vol. C’est maintenant par le biais de la poésie qu’il revient à la charge, en l’occurrence les mélodies sur des textes de Verlaine ; accompagné du pianiste Jérôme Ducros et du Quatuor Ebène pour quelques-unes de ces petites perles. Pour commencer – et pour commencer à brouiller les cartes – Jaroussky lance le disque avec une mélodie « sérieuse » de Léo Ferré, dont on rappellera qu’à l’âge de quatorze ans, il avait déjà écrit un Kyrie sur Soleils couchants, déjà de Verlaine. Ferré, ainsi que Brassens et Trenet qui serviront, tout au long de l’album, de « piqûres de rappel » pour rappeler que la mélodie française n’est pas figée dans le temps. Puis il s’oriente vers les grands noms que sont Fauré, Debussy, Chabrier, Chausson, Honegger ou Reynaldo Hahn, tout en n’oubliant pas les oubliés que sont Josef Szulc (né Polonais mais Français d’adoption dès ses études avec Massenet ; Szulc est une sorte de « transfuge » qui a rapidement abordé l’opérette et la comédie musicale à la française du la première moitié du XXe siècle), Canteloube, Koechlin, Irène Poldowski (la fille de Wieniawski ; malgré son patronyme et son pseudonyme elle était Belge !), Caplet, Séverac ou Charles Bordes. Quarante mélodies qui font le tour complet de tout un genre, au long de tout un siècle. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 7 mars 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica - Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Nevermind Conversations », voilà qui pourrait être le titre d’un album de rappeurs en duo, ou encore d’échanges philosophico-j’menfoutistes. Mais non, aimable qobuzonaute, ce nouvel enregistrement de l’ensemble baroque Nevermind (Anna Besson à la flûte, Louis Creac’h au violon, Robin Pharo à la gambe et Jean Rondeau au clavecin) approche l’esprit de conversation entre deux compositeurs baroques français, ladite conversation s’établissant entre les styles français et italiens que tous deux abordent avec fantaisie et invention. Les deux compositeurs : Jean-Baptiste Quentin (ca.1690-ca.1742), violoniste à l’Académie Royale de musique ; et Louis-Gabriel Guillemain (1705-1770), musicien ordinaire du roi. Daquin évoquait ce dernier dans sa Lettre sur les hommes célèbres : « Lorsqu'on parle d'un homme plein de feu, de génie et de vivacité, il faut nommer M. Guillemain, Ordinaire de la Musique du Roi ; c'est peut-être le violon le plus rapide et le plus extraordinaire qui se puisse entendre. Sa main est pétillante, il n'y a point de difficultés qui puissent l'arrêter, et lui seul en fait naître dans ses savantes productions qui embarrassent quelquefois ses rivaux. Ce fameux artiste est parmi les grands Maîtres un des plus féconds et l'on convient que ses ouvrages sont remplis des beautés les plus piquantes. » Ce qui n’empêcha pas qu’on le retrouva un jour de 1770 lardé de quatorze coups de couteau, rapidement déclarés comme « suicide » ; soit Guillemain avait sérieusement perdu sa main pourtant rapide et extraordinaire, soit il fut suicidé par un facétieux énervé… Toujours fantasques, toujours complexes, Quentin et Guillemain représentent l’absolu summum de ce que la musique instrumentale française de ce XVIIIe siècle a pu développer. On ne les connaissait guère, gageons que cet enregistrement de Nevermind les remettra au goût du jour. © SM/Qobuz« [...] tout est permis aux meilleurs amis du monde. Ils s’écoutent avec confiance, se répondent avec bienveillance, composent avec la résonance du clavecin, rebondissent largement sur ses appuis. Ces quatre-là aiment plus que tout se lover dans les mouvements lents [...]. Leur jeunesse heureuse, qui doit davantage à la Comtesse de Ségur qu’aux Liaisons dangereuses, jouit d’une virtuosité fusionnelle. Chacun s’en voudrait de prendre la parole au détriment du voisin [...] La complicité coloriste des Nevermind se double-t-elle d’un idéal de conversation en musique ? Cet entre-soi luxueux reste imperméable à l’opposition dialectique, la réplique impatiente ou ironique, la tension articulée. Nous voici donc aux antipodes de Reinhard Goebel, un des premiers à défendre brillamment, il y a quatre décennies de cela, les deux compositeurs au programme de ce premier album. Le style et les options marqués du violoniste allemand ont pris le risque de vieillir. La forte séduction de Nevermind prend celui de laisser l’auditeur en béatitude devant le vernis d’un objet somptueux.» (Diapason, juin 2016 / Gaëtan Naulleau)
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Classique - Paru le 8 septembre 2017 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Pour le présent album, la soprano Regula Mühlemann a choisi des œuvres datant des XVIIe et XVIIIe siècles qui abordent, de manière hautement stylisée, la vie de Cléopâtre ainsi que des fantaisies plutôt exotiques et des interprétations qui, à vrai dire, nous en apprennent bien plus sur l’époque baroque que sur l’antiquité égyptienne ; on y découvre quelque chose du vrai caractère de la reine, les émotions les plus sauvages aux côtés de sa sensualité, de sa beauté et de sa sévérité. Hasse souligne sa fierté, sa morgue même, Sartorio sa nature manipulatrice et séductrice, Scarlatti oppose son humanité à la superbe royale que développe Graun. Matheson, quant à lui, préfère parler de sa mort et de l’ascension prochaine de son âme vers les dieux, avec le mythe du serpent qui lui aurait donné la mort – après laquelle elle devait renaître en Isis, puisque la reine elle-même se voyait comme une réincarnation d’Aphrodite – dont l’équivalent égyptien n’est autre qu’Isis. La virtuosité de Mühlemann donne vie à ces remarquables partitions. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 24 février 2017 | Avie Records

Hi-Res Distinctions Gramophone Award - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Extraits d'opéra - Paru le 3 février 2017 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
La soprano bulgare Sonya Yoncheva poursuit son ascension fulgurante avec ce nouvel album d’héroïnes de Haendel, des airs tirés d’opéras majeurs tels que Giulio Cesare, Rinaldo, Alcina et quelques autres – car une partie considérable de sa carrière se développe encore et toujours dans le domaine baroque, en particulier avec Les Arts Florissants de William Christie, ce qui ne l’empêche pas de se retrouver aussi dans Rossini, Offenbach, Bizet ou Janáček quand l’occasion se présente. Accompagnée de l’Academia Montis Regalis, elle termine l’album avec un air qui n’a rien d’italien ni de haendelien, puisqu’il s’agit du déchirant lamento de Didon dans Didon et Enée de Purcell, preuve que sa voix lui permet aussi d’aborder des répertoires habituellement confiés à des mezzo-sopranos. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 3 mars 2017 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Dès la création des premiers opéras lors de la Renaissance italienne, le mythe d’Orphée fut l’un des sujets de prédilection : pensez, un personnage mythologique musicien, quelle aubaine ! Puisant chez Monteverdi, Sartorio et Rossi, le contreténor Philippe Jaroussky, la soprano hongroise Emőke Baráth et Diego Fasolis avec son ensemble I Barocchisti ont créé une sorte de « pasticcio », suivant plus ou moins le déroulement de l’argument des uns et des autres – sachant que chaque librettiste a développé sa propre histoire à partir des sources antiques. On goûtera les évidentes différences de style d’un musicien à l’autre, ce qui n’a rien d’étonnant d’ailleurs quand on se rappelle que L’Orfeo de Monteverdi date de 1607 et fut donné à Mantoue, celui de Rossi de 1647 pour Paris et ses habitudes à la françaises, celui de Sartorio de 1672 pour la scène vénitienne. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 26 mai 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik - Preis der deutschen Schallplattenkritik
« Isabelle Faust et Alexander Melnikov, sur instruments anciens (un violon Stradivarius "Le Vieuxtemps" de 1710, et un piano Erard des années 1885) proposent une version de la sonate très contrastée, grandiose et symphonique mais parfois un peu lourde, dans les passages les plus âpres et tendus, plus introvertie ailleurs. [...] Rejoints par le Quatuor Salagon, ils donnent du Concert de Chausson une lecture très engagée, mais sans excès car la tension y est constamment intériorisée. On sera sensible à la qualité du travail sur le mélange des timbres des deux solistes et du quatuor, qui produit de merveilleuses irisations, des couleurs moirées évocatrices de paysages symbolistes.» (Classica, juin 2017 / Jacques Boonnaure)
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Classique - Paru le 14 octobre 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Avec l'ensemble américain Saint Paul Chamber Orchestra, la violoniste moldave Patricia Kopatchinskaja – qui vit toujours l'interprétation comme une recréation – met en scène dans ce programme sa propre méditation musicale sur la mort. Allusions pour la plupart à la danse macabre médiévale, des pièces de Dowland, Nörmiger, Gesualdo, Kurtág et Schubert servent d'interludes entre les mouvements du Quatuor schubertien entendu ici dans le propre arrangement pour orchestre de la violoniste. Malgré la diversité d'origine et de style de ces pages, les musiciens ont su en faire un tout cohérent qui n'est pas sans valeur. Quant au Quatuor "La jeune fille et la mort", en voilà une vision nouvelle où la théâtralité et les contrastes accusés pour mieux exprimer les sentiments de peur, colère, désir et désespoir prennent le pas sur l'écriture schubertienne dans les moments où celle-ci n'est que subtilité, magie et transparence. Force-t-elle le trait ? Qu'on en juge comme l'on veut, mais on ne pourra en tout cas retirer à Patricia Kopatchinskaja son engagement, son intensité et son inventivité. (Qobuz / GG)  
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Classique - Paru le 5 février 2016 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Ce n’est pas précisément un petit programme facile que nous propose la diabolique pianiste géorgienne Khatia Buniatishvili (* 1987) : Les Tableaux d’une exposition de Moussorgski, La Valse de Ravel et en guise de bis les infernaux Trois mouvements de Pétrouchka de Stravinski, trois des plus imposants et féroces grands ouvrages du répertoire pianistique. Après ses albums Liszt et Chopin, ce nouvel opus discographique démontre que la jeune et fougueuse musicienne a de beaux jours devant elle, même si sa carrière l’a déjà menée sur bien de grandes scènes mondiales, auprès d’orchestres de tout premier plan. La comparer à la jeune Martha Argerich ne serait pas un contresens… À l’auditeur de décider s’il souhaite se laisser emmener dans les extraordinaires extrêmes de sonorités, de rythmes et de rubatos qu’embrasse Buniatishvili, mais force est de constater que son pouvoir de charme et de persuasion sont des plus irrésistibles. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 21 septembre 2018 | Reference Recordings

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
C’est le huitième enregistrement proposé par Manfred Honeck dans le cadre de la très populaire série « Pittsburgh Live », capté dans l’excellente acoustique du Heinz Hall où l’orchestre symphonique de cette ville a élu domicile. Couplage inédit avec une version à la fois chambriste, agitée et dansante de la Symphonie n° 3, « Héroïque » et du Concerto pour cor n° 1 qu’un Richard Strauss de dix-huit ans a écrit pour son père, corniste très célèbre à Munich. Né en Autriche en 1958, Manfred Honeck fait une carrière internationale après avoir étudié avec Leonard Bernstein et avoir été l’assistant de Claudio Abbado au Gustav Mahler Jugendorchester. En poste à Oslo, puis à Stockholm, il est, depuis 2007, le très estimé chef titulaire de l’Orchestre Symphonique de Pittsburgh avec lequel il a réalisé plusieurs enregistrements, dont une intégrale des symphonies de Gustav Mahler. Beethoven est la grande affaire de Manfred Honeck qui dirige les symphonies dans le monde entier, parfois par cycles entiers avec les concertos et les ouvertures. Les dix années de son activité à la tête de l’Orchestre de Pittsburgh ont été salués par la presse et par de nombreux concerts. Dix ans pendant lesquels le chef autrichien a rencontré de nombreux succès sur place et en tournée, créé de nombreuses œuvres nouvelles, réalisé de nombreux enregistrements et essuyé une grève qui faillit mettre l’orchestre en péril. Cors surpuissants à « l’américaine », cordes mordorées, précision chirurgicale et soin du détail, ce nouvel enregistrement illustre parfaitement le travail du maestro autrichien à la tête de cette formation historiquement parmi les plus importantes du territoire états-unien. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 27 mars 2015 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Musique vocale profane - Paru le 9 septembre 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Award - 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
De Didon à Cléopâtre – deux reines africaines – et passant par la reine plus fantaisiste de The Fairy Queen, la singulière soprano allemande Anna Prohaska, autant à l’aise dans le baroque que dans Strauss, nous offre une lecture de quelques-uns des airs de ces héroïnes ou contre-héroïnes telles que mises en musique dès les années 1640 par Cavalli, à la fin de ce siècle par Purcell, jusqu’au milieu du suivant par Haendel ou Hasse ou Graupner. Selon la latitude, le ton de chaque reine diffère radicalement ; et Prohaska offre donc à chaque personnage son caractère propre. Moins connue de ce côté du Rhin, la cantatrice est une véritable star partout ailleurs, invitée régulière de toutes les grandes scènes, du Philharmonique de Berlin, de celui de Vienne, sous la direction d’Abbado, Rattle, Boulez, Harnoncourt ou Jansons, et naturellement le présent Giovanni Antonini et son tout à fait exemplaire Giardino Armonico. © SM/Qobuz« [...] La voix est impossible à prendre en défaut : contre-ré de sang-froid dans « Morte col fiero aspetto » (Hasse), vocalises sans hésitation dans « Agitato da tempeste » (Graupner) ; partout un timbre homogène, charnu dans les médiums, éblouissant dans les aigus. Le studio lui-même ne peut endiguer le flux dramatique de «Re de’ Getuli altero» (Cavalli), ni le mordant des brèves arie – «Non voglio amar» et «Quando voglio» – tirées du Giulio Cesare de Sartorio. C’est dans les pages lentes, pathétiques, que manque l’épanouissement irrésistible de la soprano sur les planches. [...] L’ensemble reste de très haute tenue, accompagné par un Giardino Armonico en grande forme » (Diapason, septembre 2016 / Luca Dupont-Spirio)
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Classique - Paru le 4 mars 2016 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
La soprano colorature allemande Simone Kermes a choisi de déclarer son amour tel qu’il se chantait en France, en Italie, en Espagne et en Angleterre au XVIIe siècle. Mais des amours souvent douloureuses, trahies, bien loin des torrides et langoureuses déclarations que l’on peut parfois rencontrer dans d’autres répertoires. Entre le Lamento della ninfa de Monteverdi qui ouvre son enregistrement et « When I am laid » de Didon et Enée de Purcell qui l’achève, l’un des moments les plus déchirants de toute la musique vocale qui se puisse imaginer, elle voyage dans le fond du cœur des pauvres humains de cette époque troublée – l’effroyable Guerre de Trente ans, l’abominable guerre civile anglaise, la Guerre franco-espagnole, la Guerre de Hollande, pour n’en citer qu’une petite poignée, il ne s’est pas passé une année sans son cortège de massacres et de famines, de sorte que les pauvres musiciens n’avaient sans doute guère le cœur aux réjouissances amoureuses ! Simone Kermes déploie ici tout son éventail vocal, du véritable soprano colorature quasi-dramatique dans les aigus jusqu’à une voix de crooneuse rocailleuse dans les graves – un « cosmopolitisme » musical qui en a agacé certaines, émerveillé bien d’autres. Elle est accompagnée de l’ensemble La Magnifica Comunità d’Enrico Casazza, une bonne douzaine de musiciens baroques de fort grand talent. Enregistré en avril 2015 à Padoue, Italie. © SM/Qobuz« [...] Même lorsqu'ils parent d'harmonies futuristes le Che si puo fare de Strozzi, la soprano et ses musiciens sont loin de l'esbroufe. Pour fantaisiste que soit l'arrangement, l'exécution est minutieuse : aucun rubato inutile, peu de vibrato ; Kermes met en valeur sans le farder un timbre radieux. Point de théâtralité empruntée, mais un phrasé juste et une conduite rythmique précise qui rendent crédible et délectable la tendresse de Now, o now (Dowland). Le souffle s'accommode mieux des carrures courtes, la puissance et l'intonation flanchent légèrement dans les aigus ; on peut souhaiter plus de véhémence dans Restless in thoughts de Eccles, où les vocalises manquent d'élan, comme dans la mort de Didon. Néanmoins, on tient là un album réussi, conjuguant liberté et finesse.» (Classica, avril 2016 / Luca Dupont-Spirio)
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Concertos pour violoncelle - Paru le 2 novembre 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Prise de Son d'Exception - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Ce sont de bien singuliers destins croisés que ceux du Concerto pour violoncelle de Lutosławski et Tout un monde lointain (également un concerto pour violoncelle) de Dutilleux. Tous deux furent commandés par Rostropovitch ; tous deux furent commencés en 1967, tous deux créés par le commanditaire en 1970. Tous deux furent créés « à l’Ouest », Londres pour l’un, Aix-en-Provence pour l’autre, et c’est là que les choses se gâtaient pour Rostropovitch, tombé en disgrâce officielle auprès de la dictature soviétique de Brejnev. Lorsque le soliste quitta définitivement l’URSS en 1974, le Concerto de Lutosławski subit d’ailleurs le même sort « à l’Est » et ne fut plus guère donné pendant bien longtemps. Bien que les deux ouvrages soient exactement contemporains, et les deux compositeurs aussi, la différence entre l’un et l’autre ne pourrait pas être plus considérable. Là où le Concerto de Lutosławski semble décrire un certain chaos, avec une partie soliste qui pourrait presque passer pour une sorte de Don Quichotte se battant contre l’orchestre, Tout un monde lointain baigne dans une lumière fantastique où le violoncelle fait figure de « primus inter pares » avec l’orchestre. Deux visions si différentes, ici défendues avec la même ardeur par le violoncelliste Johannes Moser qui les a travaillés et joués maintes et maintes fois, pour en donner cet enregistrement dont chaque inflexion est mûrement réfléchie. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 15 décembre 2017 | Melodiya

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Voici un album de réminiscences pianistiques de très, très haut niveau : la pianiste russe Ludmila Berlinskaya, descendante d’une impressionnante dynastie de musiciens (son père fut violoncelliste et fondateur du Quatuor Borodine), et qui depuis sa tendre enfance côtoya plus ou moins tout ce que l’Union Soviétique pouvait produire de grands génies –Rostropovitch, Oïstrakh, Goldenweiser, Flier, Temirkanov, Svetlanov, Rojdestvenski, Kitaïenko, Soljenitsyne ou Sakharov. Plus tard, avant de se lancer dans une grande carrière internationale, elle n’hésita pas à se faire tourneuse de pages pour Richter avant de devenir une sorte de « fille spirituelle » du grand maître. Il est vrai que sa technique pianistique, transparente comme le diamant, dénuée de tout effet de pédale – les lignes polyphoniques sont tenues aux doigts, comme il se doit – n’est pas sans rappeler celle de Richter. Le titre de l’album reprend, certes, le titre de la Sonate « Réminiscence » de Medtner, un merveilleux chef-d’œuvre que l’on n’entend pratiquement jamais, mais les trois autres œuvres elles-mêmes, comme le Medtner, se terminent dans le pianissimo et une certaine mélancolie: la Trentième Sonate de Beethoven, les Valses nobles et sentimentales de Ravel et Kreisleriana de Schumann. © SM/Qobuz
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Concertos pour clavier - Paru le 1 avril 2016 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
En 2010, le pianiste russe Denis Kozhukhin (*1986) fit son entrée fracassante sur la planète pianistique en remportant le prestigieux Prix Reine Elisabeth de Bruxelles : sa carrière était lancée. Chose singulière pour un musicien provenant d’un pays renommé pour son école nationale de piano, Kozhukhin a étudié principalement en Espagne puis à Stuttgart. Mélange des cultures ? Toujours est-il que sa lecture du Premier Concerto de Tchaikovski dégage un je-ne-sais-quoi de poésie latine, plus rigoureux, moins « musclé » que beaucoup de Russes, et ce n’est pas dommage ! La partition y gagne en clarté et en équilibre, dans une vision quasiment schumannienne du propos. Ce qui n’empêche pas Kozhukhin de rappeler, de temps à autres, qu’il est un virtuose phénoménal quand la musique l’exige – mais elle ne l’exige pas si souvent, en réalité. La remarque s’applique aussi au Concerto de Grieg, qu’il dégage de ce surcroît de romantisme que lui appliquent trop de collègues : là encore, le compositeur mérite qu’on lui offre une grande rigueur de lignes, un retour à la partition fort bienvenu. © SM/Qobuz

Le genre

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