Les albums

2839 albums triés par Date : du plus récent au moins récent et filtrés par Classique et 5 de Diapason
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Musique de chambre - Paru le 18 janvier 2019 | Ars Produktion

Livret Distinctions 5 de Diapason
Si seulement quatorze années séparent les trios avec piano de Zemlinsky et de Korngold, respectivement écrits en 1896 et 1919, le contraste est des plus saisissant. Là où l’œuvre de Zemlinsky, qu’il a écrite à 22 ans, trahit encore l’influence de Brahms – que dis-je l’influence : l’ombre tutélaire ! –, celui de Korngold, écrit alors que le compositeur affichait fièrement… 13 ans, regarde avec fermeté vers l’avenir, ou du moins le présent le plus brûlant, celui de Strauss ou Mahler, celui aussi du premier Schönberg. La filiation entre Zemlinsky et son disciple Korngold semble à peine perceptible, et ces quatorze années de distance semblent un immense saut temporel. Ces deux fascinants ouvrages sont présentés par le Trio Stefan Zweig, un ensemble aussi viennois que les compositeurs qu’il défend ici, fondé en 2012. © SM/Qobuz
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Mélodies (France) - Paru le 11 janvier 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Premier jalon d’une série de publications qui vont fêter les 40 ans des « Arts Flo » fondés par William Christie en 1979, ce nouvel album, enregistré à la Philharmonie de Paris en 2016, est consacré aux airs sérieux et à boire du XVIIe siècle français. Suivront la captation en son et en images du Couronnement de Poppée de Monteverdi présenté au Festival de Salzbourg 2018 ou encore l’ambitieuse intégrale des Madrigaux de Carlo Gesualdo dirigés par Paul Agnew qui reprend peu à peu la direction de l’ensemble, nouvelles parutions qui souligneront aussi le retour vers Harmonia Mundi, l’éditeur « historique » des Arts Florissants et de son fondateur. Le présent enregistrement symbolise parfaitement la carte du Tendre de ce XVIIe siècle énamouré, peuplé de bergers amoureux, de jolies bergères pas toujours chastes, et de gentils oiseaux. À peine dégagés des chansons polyphoniques de la Renaissance, les compositeurs français, très influencés par leurs collègues italiens, produisent des “airs de cour” qui seront parmi les éléments constitutifs de l’opéra français. Les compositeurs les plus représentatifs de ce courant musical sont réunis dans cet album présentant Marc-Antoine Charpentier, mais aussi Michel Lambert, auteur d’airs sérieux, ou encore Sébastien Le Camus, qui deviendra vite un des musiciens favoris des salons parisiens. Ce sont eux qui dominent les productions qui circulaient sous forme imprimée ou manuscrite, ou encore dans des périodiques comme Le Mercure galant. Heureux temps que cette France-là, quand c’est l’Amour, le sincère Amour, qui l’emporte toujours sur l’adversité et les jalousies. © François Hudry/Qobuz
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Quatuors - Paru le 11 janvier 2019 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
Avec des portraits intérieurs qui ressemblent aux photographies des années 1940, les musiciens du Quatuor Modigliani abandonnent délibérément l’image de « jeunes musiciens dans le vent » soulignée jusque-là par leur éditeur. Symbole voulu sans aucun doute pour mieux afficher la maturité venue d’un ensemble qui fête ses quinze ans d’existence avec ce nouvel album, consacré à des miniatures pour quatuor et non à une compilation de disques antérieurs comme un premier coup d’œil peu attentif pourrait le faire croire. Treize plages présentant une collection hétéroclite passant par Mendelssohn, Rachmaninov, Puccini, Korngold, Kreisler, Barber, Mozart, Schubert, Chostakovitch et quelques autres. Treize façons aussi d’exprimer la diversité d’un quatuor devenu peu à peu un des meilleurs de France. Conçu comme « une respiration dans leur parcours discographique », cet album propose aussi une galerie de portraits à travers des compositeurs très différents mais dans une démarche logique et cohérente, des pages célèbres étant associées à des œuvres peu connues, voire inconnues du public. Ce sont les « Tableaux d’une exposition » imaginaires, pour quatuor à cordes. Ce disque anniversaire se termine par Plink, Plank, Plunk !, un clin d’œil signé Leroy Anderson, qui fut l’élève de Georges Enesco, une pièce qui a servi de générique à un célèbre « show » de la télévision américaine. © François Hudry/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 11 janvier 2019 | Signature - Radio France

Distinctions 5 de Diapason
L'énergie rythmique appose son empreinte sur l'ensemble de ce programme, qui, depuis l'Op. 68 de Florent Schmitt à l'Op. 28 de Roussel, en passant par la Sonate pour violon et piano d'André Prévost (1934-2001), offre un moment rare de musique de chambre, servi par de remarquables musiciens. (Note de l'éditeur) « Le premier violon du Philharmonique de Radio France et sa pianiste Anne Le Bozec ont ficelé un programme intelligent : trois sonates splendides et méconnues, unies par une forte vitalité rythmique. [...] Du Québec où elle a débuté sa formation, la violoniste a ramené un complément-surprise : la sonate achevée en 1961 par André Prévost (1934-2001), élève canadien de Messiaen et Dutilleux. Les arêtes coupantes et l’opiniâtreté du premier volet (Vif et énergique), les interrogations de plus en plus angoissées de l’archet dans le mouvement lent, le corps à corps des deux instruments dans le finale (Très vif) stupéfient seize minutes durant, par le souffle puissant qui les unifie – et l’engagement viscéral des interprètes. Voilà un disque auquel on retournera ! » (Diapason, février 2019 / François Laurent)
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Piano solo - Paru le 4 janvier 2019 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
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Musique symphonique - Paru le 4 janvier 2019 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 étoiles de Classica
« Pascal Dusapin semble avoir anticipé depuis longtemps cet air du temps sombre et angoissé de fin d’un monde par une expressivité crépusculaire qui hante toute son œuvre, relevé d’une élégance et d’un sens du panache qui lui est propre. Wenn Du Dem Wind… triptyque adapté de Penthesilea, concentre trois personnages de cet opéra sanglant en une voix. Une mélodie enfantine restituée par une harpe introduit cette suite dans laquelle la soprano Natascha Petrinsky donne la pleine mesure de ces figures tragiques, soutenue par un orchestre aux lignes archaïques d’un expressionnisme épuré [...] A Quia, concerto pour piano et orchestre, s'ouvre par un hommage à Janácek [...], piano parfaitement tenu par Nicolas Hodges se confrontant à la masse orchestrale dirigée allègrement par Pascal Rophé, qui apporte raffinement, couleurs et sentiments, les vertus de la musique de Dusapin. » (Classica, février 2019 / Romaric Gergorin)
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Musique de chambre - Paru le 7 décembre 2018 | Alia Vox

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
C’était le temps où la France était regardée comme le modèle européen en matière d’art et de culture. Ce symbole de raffinement et de sophistication est ici brillamment représenté par le Concert des Nations dirigé par Jordi Savall dans un accord franco-allemand de rêve unissant les musiques de Jean-Fery Rebel et de Georg Philipp Telemann, qui s’expriment dans un langage musical supranational formant une sorte d’apothéose de la danse baroque. Savall donne la pleine mesure des fastes insouciants du règne de Louis XV avec ces suites de ballets rococos dans lesquelles on imagine sans peine des pas de danse étourdissants représentés dans les peintures de Watteau, Lancret ou Hallé. L’interprétation de Jordi Savall est à la fois opulente, savante et d’un rare raffinement. Tout le vocabulaire de la danse et des convenances est contenu dans ces partitions utilisant les rythmes à la mode du temps : menuet, gigue, rigaudon, passepied ou gavotte sans exclure parfois une certaine nostalgie héritée du siècle précédent dans le souvenir de la fin du règne du grand roi. C’est une plongée dans une fastueuse société de nantis vivant dans une bulle idéale que la Révolution allait brutalement réveiller à la fin de ce Siècle des lumières ; qui fut aussi celui de la réflexion politique et de l’émergence de l’idée de tolérance avant de se terminer en un bain de sang dans lequel allait naître le monde moderne. © François Hudry/Qobuz
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Mélodies & Lieder - Paru le 7 décembre 2018 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Bernstein, Copland, Ives, Mahler, Strauss, Pärt, Duruflé, Messiaen, Martin, Liszt et Richard Rodgers, voilà les compositeurs honorés par Anne Sofie von Otter, accompagnée à l’orgue – là est l’originalité de l’album, outre l’éclectisme du répertoire – par Bengt Forsberg. Quelques collègues musiciens se joignent pour l’une ou l’autre piste : violon, violoncelle, harpe, alto et même guitare électrique pour l’aria de Mass de Bernstein. Détail touchant, l’orgue utilisé est celui de l’église Saint-Jacques de Stockholm, la même église dans laquelle la toute jeune Anne Sofie fit ses premiers pas vocaux comme membre du chœur d’abord, puis rapidement en soliste, notamment dans la Passion selon saint Jean. C’est aussi dans cette église qu’elle donna ses premiers concerts en tant que soliste voici plus de trente-cinq ans, précisément avec le même Bengt Forsberg. Le programme, alternant entre l’anglais, l’allemand et le français, avec une touche de latin pour les incursions dans le monde sacré. Et s’achève sur une quasi-improvisation d’après « Climb Ev’ry Mountain » de la comédie musicale The Sound of Music (en français : « La Mélodie du bonheur »), car Von Otter aime, depuis quelques années, franchir les barrières entre les époques et surtout les genres. © SM/Qobuz
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Cantates (profanes) - Paru le 7 décembre 2018 | CPO

Livret Distinctions 5 de Diapason
Ah ça, on ne peut vraiment pas affirmer que le personnage de Christophe Colomb ait inspiré beaucoup de compositeurs ; un opéra de Milhaud, une ode-symphonie de Félicien David… et aussi cette cantate dramatique de Heinrich von Herzogenberg (1843-1900), Columbus, créée en 1870, oubliée pendant cent quarante-cinq ans, enfin présentée pour la première fois en 2017 et ici enregistrée en première discographique mondiale. Admirateur initial de Wagner, Herzogenberg déplaça ses allégeances vers Brahms dont il devint un très proche ami, et dont l’influence devait être fondamentale. Ce qui n’empêche pas Columbus de présenter nombre de similitudes avec le premier Wagner, celui du Vaisseau fantôme bien évidemment, dont les aspects les plus maritimes étaient un superbe modèle. On y note aussi l’usage d’une sorte de « récitatif » vocal, d’essence modérément mélodique, tandis que le contenu purement musical est plutôt confié à l’orchestre. Sachons gré à l’Orchestre philharmonique de Graz et au chœur de l’opéra de Graz, en Autriche, d’avoir ainsi honoré le fils de la ville que fut Herzogenberg, avec cet enregistrement de belle tenue. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 30 novembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
À l’aube de ses quarante ans, le pianiste espagnol Javier Perianes peut s’enorgueillir d’une carrière plus qu’éblouissante. Carnegie Hall, Philharmonie de Berlin, Philharmonie de Paris, Gewandhaus de Leipzig, La Roque d’Anthéron, sont parmi les lieux qui l’accueillent régulièrement. Barenboim et Larrocha furent ses maîtres. Il affectionne particulièrement le grand répertoire français de Debussy et Ravel, même s’il n’en fait en aucun cas une spécialité ou une niche – ses précédents enregistrements l’ont porté vers Beethoven, Mompou, Schubert ou Granados. Le voici précisément dans ce monde français, avec le Premier Livre des Préludes de Debussy puis les trois Estampes, le sommet du piano du compositeur, que Perianes distille avec immense art de la couleur instrumentale, de la respiration et des contrastes, une magnifique violence que contrebalance une cristalline transparence à chaque instant, réclamée par la partition. © SM/Qobuz
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Cantates (profanes) - Paru le 23 novembre 2018 | Erato

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Record of the Month - Choc de Classica
Les trois cantates italiennes ici présentées datent toutes de l’époque italienne de Haendel, 1707 à 1710, lorsqu’il était à la fois en plein apprentissage de toutes les nouveautés de l’art musical italien, et employé de plusieurs puissants mécènes qui avaient décelé tout le potentiel du jeune Saxon. Ce genre de cantates se donnait dans le cadre privé des résidences aristocratiques romaines, puisque les États pontificaux interdisaient aux femmes de chanter sur scène, et que de grandes cantatrices auraient été ainsi privées du droit de s’exprimer. On découvre ici des quasi-opéras, dans l’ampleur et la richesse musicale, même s’il n’était pas a priori question de mise en scène, de chœurs ou de grand orchestre ; mais l’esprit lyrique y apparaît mesure après mesure. Et sans nul doute Haendel tenait-il ses cantates de jeunesse en quelque estime puisqu’il y puisa amplement plus tard, selon le principe baroque du recyclage d’œuvres plus anciennes et oubliées de tous – sauf du compositeur qui se les gardait soigneusement sous le coude ! Le Concert d’Astrée d’Emmanuelle Haïm accompagne la soprano Sabine Devieilhe et la mezzo-soprano Léa Desandre, toutes deux particulièrement à l’aise autant dans les vocalises que dans les lignes intensément lyriques de Haendel. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 23 novembre 2018 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Toujours un brin provocante, la star mondiale du piano chinois Yuja Wang donnait en juin 2018 un récital à la Philharmonie de Berlin, avec un programme aux trois-quarts russe et pour un quart hongrois, mais quoi qu’il en soit, ancré dans le XXe siècle. Rachmaninov, dont les Préludes de l’Op. 23 ouvraient le siècle en 1901, encore dans les poétiques nuages à la Chopin. Scriabine et sa Dixième Sonate de 1913, dont les nuages s’éloignent du poétique pour s’aventurer dans le mystère, l’impalpable, l’inquiétant ; ce qui permet à Yuja Wang de nous démontrer combien elle sait aussi caresser le piano de la manière la plus douce qui soit. Prokofiev ensuite, dont la Huitième Sonate de 1944 est sans doute la moins violente des trois « sonates de guerre », mais suffisamment pour exiger des doigts d’acier, et Wang en a à revendre. L’album s’achève cent ans après les Préludes de Rachmaninov, avec quelques Études de Ligeti dont la dernière fut terminée en 2001. Le compositeur hongrois y allie toutes les caractéristiques développées par les trois compositeurs précédents : un certain romantisme tardif, le mystère, la férocité léonine. Voilà un programme d’une grande originalité que Yuja Wang a défendu avec ardeur. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 23 novembre 2018 | Alpha

Livret Distinctions 5 de Diapason
En 16 CD Alpha retrace l'aventure du Café Zimmermann à l'occasion du vingtième anniversaire de l'ensemble instrumental. Parmi les albums emblématiques réunis dans ce portrait discographique se glissent les Variations Goldberg de Céline Frisch, unanimement louées lors de leur parution en 2001.
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Intégrales d'opéra - Paru le 16 novembre 2018 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
Lorsque, dans les années 1920, on découvrit les manuscrits autographes de Vivaldi, aucun de ses opéras n’était connu, pas même des spécialistes. Les manuscrits ouvraient de nouveaux horizons dans le domaine baroque et n’attendaient que d’être ressuscités, ce qui devait quand même attendre quelques années. Ses opéras (écrits entre 1713 et 1739) appartiennent au genre du « drame musical » alors très en vogue en Italie, et qui deviendrait plus tard l’« opera seria ». Le genre est caractérisé par des histoires hautement émouvantes et morales, traitant d’amour, de plaisir, de pouvoir, de mort. L’action se déroule généralement au milieu d’un somptueux appareil scénique qui la situe dans un contexte historique particulier ou dans des contrées lointaines. Vivaldi compositeur d’opéras s’attachera à donner un fort impact dramatique à l’action et aux situations, à se concentrer toujours plus sur les sentiments et les caractères de ses personnages. Le compositeur avait quitté sa Venise natale en 1722 pour tenter fortune à Rome. Giustino y fut créé pendant le carnaval de 1724. Dans les États pontificaux, interdiction était faite aux femmes d’apparaître en public sur scène. Les rôles féminins de Giustino furent donc confiés à des castrats, mais pour le présent enregistrement, Ottavio Dantone et son Accademia Bizantina préfèrent faire appel à des voix de femmes plutôt que des contreténors, eu égard au grand nombre de rôles féminins très différenciés. L’ouvrage comporte nombre de scènes spectaculaires telles que la cérémonie avec chœur qui ouvre le premier acte, le combat contre l’ours, la tempête en mer, la lutte contre le monstre marin, le tombeau « parlant » de Vitaliano l’Ancien. L’intrigue se noue autour de l’empereur Justin Ier (450-527), d’extraction très modeste, et dont l’accession au trône de l’Empire attira mille jalousies et cabales. Vivaldi déploie tout son talent pour offrir à l’auditeur un opéra d’une richesse infinie, faite de musique originale et de quelques recyclages d’ouvrages antérieurs. © SM/Qobuz
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Lieder (Allemagne) - Paru le 16 novembre 2018 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Record of the Month
Très éloignés des Lieder de Schubert, qui sont des chants selon la tradition « populaire » allemande, généralement strophiques, avec accompagnement subordonné au chant (ce qui n’ôte rien à leur invraisemblable génie !), ceux de Schumann procéderaient, pour reprendre les termes de Christian Gerhaher lui-même, de la « dramaturgie lyrique », de petits opéras-miniature, dans lesquels le piano et le chant sont égaux en contenu. Ce qui n’explique pas pourquoi les Lieder de Schumann sont moins rarement donnés en concert, hormis quelques cycles rabâchés – Myrten, Dichterliebe et L’amour et la vie d’une femme surtout. Gerhaher et son pianiste Gerold Huber ont puisé dans l’ample répertoire du genre, des œuvres quasiment jamais présentées. Seules trois des cycles présentés datent de 1840, « l’année du Lied » – et accessoirement l’année du mariage, enfin, enfin, avec Clara Wieck –, les autres reflétant les dernières années de la vie du compositeur, après 1850, avec ô combien de nostalgie, de retenue aussi… On n’est plus du tout dans le romantisme échevelé des premières années, et l’humeur est toujours plus sombre, le discours plus morcelé, par petites touches, comme esquissé. Le contraste d’une époque à l’autre est extraordinaire. Gerhaher et Huber nous donnent ces étonnantes merveilles avec toute la révérence dûe. © SM/Qobuz
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Concertos pour violon - Paru le 16 novembre 2018 | LSO Live

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« Cette deuxième moitié d’une intégrale captée sur le vif nous ramène au Barbican Centre de Londres, lors des mêmes soirées. On y retrouve l’élégance naturelle d’un jeu fin et dynamique, au point d’équilibre entre l’esprit concertant et celui de la musique de chambre, avec le juste brin de fantaisie, et une véritable intimité esthétique entre Nicolaj Znaider et le LSO. [...] Une des intégrales modernes les plus abouties. » (Diapason, février 2019 / Jean-Michel Molkhou)
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Classique - Paru le 16 novembre 2018 | HORTUS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] L’interprétation doit beaucoup de son majestueux lyrisme à une intelligence prodigieuse de la registration, la plus subtile que nous ayons jamais entendue dans cette musique, en dépit d’une prise de son un rien lointaine. Certes, le souci du détail continue de prédominer [...] : typique, ce più mosso de la Sonate n° 1 que le Français traduit paradoxalement par une soudaine retenue du tempo. Mais on ne pourra s’empêcher d’aimer ce Reger réfléchi, concentré, presque introverti [...] » (Diapason, février 2019 / Paul de Louit)
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Musique de chambre - Paru le 1 octobre 2018 | Aeolus

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Inutile de s’appesantir sur les mille et un secrets, réels ou supposés, de L’Art de la fugue : jouons l’œuvre, un point c’est tout. Car trop longtemps il a été considéré qu’elle était plutôt conçue pour les yeux et l’esprit que pour les oreilles, erreur, erreur ! Bob van Asperen nous le prouve ici encore une fois, à la tête de son étonnant clavecin hambourgeois Christian Zell de 1741, un instrument d’une abyssale profondeur. Van Asperen ne joue ici que quatorze des « contrapuntus » du manuscrit « mis au propre », définitif, en rajoutant un canon noté sur le même manuscrit et, lui aussi, copié au propre. Car les autres « contrapuntus » et canons de L’Art de la fugue sont des brouillons, plus ou moins corrigés, et on sait qu’une monumentale triple fugue est restée inachevée. En complément, le claveciniste a eu l’idée assez étonnante mais épatante de s’adjoindre les talents de Berhard Klapprott et un second clavecin pour jouer deux fugues en miroir provenant des autres manuscrits, et qui exigent quand même un grand nombre de doigts. La différence de sonorité d’un clavecin à l’autre permet à l’auditeur de mieux suivre les titanesques inventions contrapuntiques de Bach. Et ce n’est pas de la musique pour les yeux seuls… © SM/Qobuz
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Duos - Paru le 9 novembre 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
À l’époque où Mozart composa ses premières sonates pour violon et clavier, en 1778, l’usage était plutôt d’écrire des sonates pour piano avec accompagnement de violon, où la partie de violon reste assez modeste, suffisamment pour ne pas rebuter les acheteurs de ces partitions : les amateurs éclairés. Or, Mozart prend le contre-pied de cette habitude et s’aventure dans un monde nouveau, celui des véritables duos dans lesquels les deux instruments sont sollicités d’égale manière. Toutefois, il évite l’excès inverse qui serait de développer des quasi-concertos pour violon dans lesquels le piano n’aurait qu’un rôle accompagnateur. On trouve donc ici l’équilibre parfait entre les deux compères, en l’occurrence Isabelle Faust au violon et Alexander Melnikov au clavier ; ce dernier joue ici une copie d’un forte-piano viennois de 1795 signé Anton Walter. La balance sonore n’en est que plus parfaite, car trop souvent, ces sonates, lorsque jouées au piano, penchent un peu trop en faveur du clavier, ou bien, le violoniste doit forcer. On entendra ici deux sonates écrites à Paris, peu après la mort de la mère de Mozart qui l’avait accompagné pour ce voyage, puis une de 1787 écrite dans le sillage de la mort de Leopold Mozart ; pourtant le compositeur semble toujours garder le sourire, quand bien même un sourire empreint d’une tendre nostalgie dans le cas de la Sonate en mi mineur K. 304. © SM/Qobuz
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Cantates (profanes) - Paru le 2 novembre 2018 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Considérant qu’il a écrit quelque 115 opéras (dont au moins 70 nous sont parvenus), quelque 800 cantates en tout genre, des symphonies et des sérénades à la pelle, des dizaines d’œuvres liturgiques diverses et variées, Alessandro Scarlatti reste très peu joué de nos jours : c’est presque un célèbre inconnu, si l’on veut. L’album se penche sur quelques-unes de ces innombrables cantates, presque toutes conservées à l’état de manuscrit, et dont une partie non négligeable appartient au genre arcadien, c’est-à-dire que les sujets touchent cette aimable mythologie bucolique développée à la Renaissance, celle des nymphes et des bergers d’Arcadie – une région du centre du Péloponnèse, en Grèce. Amours, trahisons, retrouvailles sont ici décrits à travers des cantates solo pour les unes – soprano ou baryton – mais aussi quelques cantates en dialogue pour les deux voix. Les accompagnements font appel au seul continuo pour certaines, à deux violons et continuo pour les autres… Tout porte à croire qu’à l’époque de leur composition, ces pièces contemporaines étaient destinées à la récréation de la noblesse qui les jouait dans ses palais, surtout pendant les nombreuses périodes de l’année où l’Eglise interdisait toute sorte de représentation en public. Et sans doute étaient-elles jouées une ou deux fois puis oubliées… Les voici sorties de l’oubli, par la soprano Deborah Cachet et le baryton Nicolas Achten qui, en plus de chanter, mène son ensemble Scherzi Musicali et joue du théorbe, de la harpe triple et de l’orgue. © SM/Qobuz « Fallait-il la personnalité hors normes de Nicolas Achten pour rendre vie de manière convaincante aux cantates d’Alessandro Scarlatti ? Cet album expose avec brio l’intérêt d’avoir les mains dans le cambouis du continuo pour donner tout son sens à cette musique. [...] Son baryton a des lumières de ténor, et des graves peu étoffés. On s’y habitue vite, l’oreille étant saisie par l’animation des mots et la mobilité des notes. » (Diapason, janvier 2019 / Loïc Chahine)    

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