Les albums

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Electro - Paru le 23 juillet 2012 | Warp Records x LuckyMe

Distinctions Pitchfork: Best New Music
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Électronique ou concrète - Paru le 8 février 2019 | YELLOWELECTRIC

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
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Electro - Paru le 15 juin 2018 | Transgressive

Distinctions Pitchfork: Best New Music
SOPHIE est de cette catégorie d’artistes qui obsèdent une fois que l’on passe le pas de la porte, tant par le mystère qui entoure sa personnalité que par le caractère insaisissable de son son. On la rencontrait en 2006 sur le label londonien PC Music et Samuel Long (de son nom civil) produisait déjà une musique plus étrange que tout le reste du collectif artistique (et ce n’était pas peu dire). Son premier essai officiel, Product en 2015, réunissait déjà l’essentiel de son univers sucré, électronico-bubble-gum avec supplément chiptune, option kawaii. Avec une production en latex, des bruits sortis de l’espace et des voix totalement aseptisées, on n’avait jamais rien entendu de comparable ; on se serait cru sur un dancefloor en train de suffoquer dans un costume de Batman trop serré. Si l’aspect pop cheesy assumé et tiré à l’extrême est une composante indiscutable du« son SOPHIE », il se complète par une electro inattendue, métallique, glaciale, vrombissante et cutée au sabre laser. Inédit, bizarre, extrême, sans concession, sincère… Voilà des mots qui reviennent quand il s’agit, pour les médias spécialisés, de qualifier la musique de SOPHIE, posant par là même la question : « Et si c’était ça le futur de la pop music ? » Légitime quand on sait la renommée des artistes qui se sont alloués ses services (Madonna, Charli XCX, Vince Staples, Cashmere Cat…). Et comme tout le monde l’attendait au tournant avec ce premier album, elle prit la tangente en livrant un disque protéiforme et insaisissable : fracassant dès l’entrée, twistant au milieu avec un long passage ambient et PC Music des premières heures à la sortie. Non, cet album n’est pas facile d’accès. Il peut même être rebutant car bousculant les lignes établies, comme une certaine Islandaise put le faire une vingtaine d’années avant elle. Mais n’est-ce pas justement l’utilité de l’Art ? Et la marque des grands artistes ? © Sylvain Di Cristo/Qobuz
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7

Alternatif et Indé - Paru le 11 mai 2018 | Bella Union

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Dream pop et shoegaze light, l’univers de Beach House a beau être toujours très codifié, difficile de se lasser de la voix de Victoria Legrand et des mélodies concoctées par Alex Scally. Surtout que le tandem ne lève guère le pied niveau publications. Après deux albums en moins d’un an (Depression Cherry et Thank Your Lucky Stars en 2015) suivis d’une compilation de jolis fonds de tiroir qui laissait éventuellement entrevoir un dépôt de bilan (B-Sides and Rarities en 2017), Beach House montre ici que l’inspiration est loin d’être en berne. Sans chahuter les valeurs du groupe, 7 s’applique à les magnifier. A prouver qu’on peut ad vitam aeternam écrire la même chanson et susciter la même émotion. Une sensation assez flagrante sur un titre comme Dive où la magie Beach House fonctionne une fois de plus. © Max Dembo/Qobuz
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Electro - Paru le 14 août 2015 | Young Turks Recordings Ltd

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Seize minutes trente, cinq chansons et une vidéo. Avec M3LL155X (prononcer Melissa), FKA twigs donne enfin une suite à son brillant premier album paru durant l’été 2014. Une publication courte mais dense qui montre comment la jeune Londonienne maîtrise sa fusion singulière entre électro cérébrale, R&B épuré et voix claire et élastique. La danseuse devenue star de la pop contemporaine en un claquement de doigt avance ici sur un étroit no man’s land séparant soul commerciale et musique nettement plus expérimentale. FKA twigs ne tranche jamais entre les deux et c’est tant mieux. Là réside son originalité. Dans cet alliage qui en fait une artiste à part des années 2010 ; comme put l’être Björk durant les années 90… © MD/Qobuz

Alternatif et Indé - Paru le 23 mars 2015 | House Anxiety - Marathon Artists

Livret Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
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Elle n’a pas cessé de le rappeler et d’insister : The Double EP: A Sea Of Split Peas n’était pas le premier album de Courtney Barnett mais – comme son nom l’indiquait – la réunion de ses deux premiers EP de 6 titres chacun, I’ve Got A Friend Called Emily Ferris paru en 2012 et How To Carve A Carrot Into A Rose en 2013. Le vrai de vrai premier opus de la jeune Australienne, le voilà : Sometimes I Sit And Think, And Sometimes I Just Sit. Une véritable entité avec un début, un milieu et une fin. Surtout, une œuvre qui fait monter d’un cran cette songwriteuse viscéralement rock’n’roll et qui manie brillamment l’ironie à la Pavement, l’énergie à la Nirvana et les désarticulations à la Jonathan Richman ou, plus près de nous, à la Parquet Courts. Mais il y a tout de même un gros piège avec ce Sometimes I Sit And Think, And Sometimes I Just Sit : sa simplicité de façade. Une écoute à la va-vite, voire distraite, pourrait aisément faire croire que la chose est sympathique ; anecdotique même. Pourtant, ce premier album est une merveille de rock indé, sans fioriture, sculpté à la guitare rappée et graffité de partout grâce à une plume majeure. Chez Barnett, chaque thème est abordé de biais. Sans pathos ni gémissement. Et avec un cynisme salvateur, parfois même assez touchant. Quand elle s’énerve, elle se transforme en bolide punk lo-fi (irrésistible Pedestrian At Best). Et si son humeur est à la mélancolie, elle signe une ballade de toute beauté, d’une épure désarmante mais d’une profondeur impressionnante (Depreston). Bref, Courtney Barnett en impose. © MZ/QObuz
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Soul - Paru le 22 juin 2015 | Brainfeeder

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
L’allumé et génial Stephen Bruner, plus connu sous le sobriquet de Thundercat, n’a pas chômé ces dernières années, pour lui-même mais surtout en épaulant Kendrick Lamar, Flying Lotus et Kamasi Washington sur leurs albums sortis en 2014 et 2015. Première parution sous son nom depuis son bien nommé Apocalypse de 2013, un six titres intitulé The Beyond / Where The Giants Roam et qui parait chez Brainfeeder, le label de Flying Lotus qui co-produit ici la moitié des titres. Kamasi Washington est également venu épauler son ami sur Them Changes. Mais la très grosse cerise sur ce gâteau est un invité de marque qui se déplace assez rarement : Herbie Hancock ! Ce géant du jazz joue aux claviers sur Lone Wolf And Cub. L’ensemble est une belle orgie de goove pluriel, de la soul rêveuse assez racée flirtant avec le jazz fusion et le funk léger. Toujours aussi imprévisible, indomptable et inattendu, le bassiste californien sculpte avec ce EP une courte symphonie d’un gros quart d’heure, océan de sensations de bien-être, de sonorités étranges et de groove presque mélancolique. Un vrai trip fascinant ! © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 30 juin 2014 | Warp Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Top du mois de Jazznews
Pour leur seconde collaboration qui fait suite à Someday World paru en mai 2014, Brian Eno et Karl Hyde d’Underworld proposent un disque totalement bluffant. Les fans d’Eno qui connaissent l’éclectisme et l’ampleur de sa discographie savent que le génial savant-fou britannique est capable de tout, comme ici d’enraciner sa musique dans les rythmes de l’Afrique de l’Ouest (la musique polyrythmique de Fela Kuti et du funk n’est pas loin). Certes, ça n’est pas une première pour Eno qui avait déjà puisé à cette riche source. Mais High Life passionne par la solidité de son écriture et son instrumentarium et propose une alternative à la facette « ambiant » du musicien producteur. On pense parfois aux Talking Heads de Remain In Light (produit en 1980 par un certain Brian Eno…). Lorsque les sonorités urbaines prennent le dessus, la tension est impressionnante (comme sur Moulded Life). High Life trouve également son inspiration dans le minimalisme répétitif de compositeurs comme Steve Reich et Phillip Glass, dont Eno intègre ici la philosophie avec originalité et intelligence. On sort de cette écoute chamboulé par un voyage totalement kaléidoscopique, qui doit tant au rock qu’à la musique électronique ou à la world. Un trip qui ne laisse surtout pas indifférent. © MD/Qobuz
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Ambient - Paru le 28 septembre 2018 | kranky

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Le grand prêtre de l’ambient est de retour avec un neuvième album sur lequel il poursuit ses expériences sonores toujours aussi captivantes. Tim Hecker, qui avait travaillé avec un chœur islandais sur son précédent disque, s’est cette fois adjoint les services du Tokyo Gakuso Ensemble pour ce Konoyo (“le monde d’ici” en japonais), qui tire son inspiration du gagaku, la musique de la cour impériale japonaise, un style assez grandiloquent que les Nippons opposent au zokugaku, les musiques folkloriques. Dès l’ouverture, le superbe This Life et ses nappes synthétiques et fantomatiques, on a l’impression que des ombres sonores nous frôlent les oreilles. Brisant mélodies et structures, passant de l’extatique au mélancolique, Tim Hecker percute les styles occidentaux et orientaux, l’électronique et l’acoustique, le classique et le New Age, pour une nouvelle leçon de sound design. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Electro - Paru le 1 janvier 2013 | Universal-Island Records Ltd.

Distinctions Pitchfork: Best New Music - Sélection du Mercury Prize
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Chanson française - Paru le 2 mai 2011 | SIX SARL

Distinctions 3F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Depuis la sortie en 2007 du dernier album des Rita Mitsouko Variéty et le décès de Fred Chichin, on attendait, inquiet mais impatient le premier album de Catherine Ringer. Avec Ring n’ Roll, on la retrouve en grande forme, aussi bouillonnante et imprévisible qu’elle nous avait laissé. Elle signe douze nouvelles chansons et autant d’ambiances musicales et de démonstrations vocales : en 2011, la grande Catherine est plus que jamais une chanteuse d’exception.
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Rap - Paru le 23 septembre 2014 | Def Jam Recordings

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Avec ce puissant et poisseux EP, la mythique écurie Def Jam (qui fut au siècle dernier à l’avant-garde du hip hop en signant Public Enemy, les Beastie Boys et L.L. Cool J pour n’en citer que trois) montre qu’elle peut encore soutenir le rap… de demain ? Oui, oui, oui car avec ces sept titres de hip hop sombre et totalement live from la street, Vince Staples montre qu’il est déjà dans cette embardée de futures stars narrant à la perfection le quotidien des hors-la-loi. Ces dernières années, la Californie du gangsta rap et de ses dérivées avait offert un casting joliment renouvelé (de Kendrick Lamar à Schoolboy Q, en passant par YG ou bien encore DJ Mustard, la palette est stylistiquement large) alors que les ingrédients de base restaient pourtant les mêmes (dope, flingues, cul, picole, chômage). A sa manière, Vince Staples réinterprète tous ces codes rabâchés, leur donnant une modernité inédite. La rue a beau rester la même, ses acteurs savent se renouveler. Après quelques mixtapes remarquées, des piges pour des membres du collectif Odd Future (dont Earl Sweatshirt) et pour Mac Miller et quelques faits d’arme tranchants au sein de Cutthroat Boyz (avec Joey Fatts et Aston Matthews), le jeune MC de Long Beach sort avec classe du sous-bois grâce à ce EP d’une rare efficacité. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 28 mars 2011 | Play It Again Sam

Distinctions 3F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
De l’explosive ouverture électrique du morceau "Belong", à la magnifique pop dance synthétique de "The Body", Belong (second album des new yorkais) prend aux tripes en réussissant le pari d’illuminer et de réhabiliter l’esprit du shoegazing. Il faut dire que les anglais en avait mis de côté en s’entourant des producteurs et arrangeurs que l’on n’a plus besoin de présenter : Flood (Depeche Mode, U2) et Alan Moulder (Smashing Pumpkins).
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Alternatif et Indé - Paru le 28 août 2015 | Bella Union

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Au fil de ses albums, le duo de Baltimore formé en 2004 s’impose un peu plus comme le plus étonnant marchand de sable de la pop contemporaine. Mais un marchand de sable qui n’irait guère jusqu’au bout de sa mission, laissant le mélomane dans le no man’s land d’éthers oniriques faits de bien-être et de mélodies cotonneuses. Il y a chez Beach House une fascinante obsession pour ces groupes des années 80 qui aimaient tant dissimuler leur génie mélodique sous des amas de guitares en apesanteur et des rythmiques chloroformées… L’ombre des Cocteau Twins (en moins habités), de My Bloody Valentine (en moins sonique) ou du Neil Young d’Harvest Moon (en moins poilu) planent au-dessus de l’univers de Beach House. Il y a surtout une mélancolie sublime qui se love aussi bien dans la voix de Victoria Legrand (nièce de Michel) que dans les harmonies sculptées par Alex Scally. Ce cinquième album est à nouveau la B.O. parfaite d’un rêve éveillé, luxuriant et romantique, évanescent et somnambule. Rien de neuf sous les sunlights de Beach House donc ? Certes en apparence – en apparence seulement – car avec Depression Cherry le tandem atteint une perfection dans son art et surtout dans son écriture. Car chacun des neuf titres de ce disque de dream pop est une merveille de construction. Magique. © MD/Qobuz
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Electro - Paru le 4 mai 2018 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Les Anglo-Saxons appellent ça le "breakthrough album", le disque qui fait passer un artiste dans une autre dimension. Pour Jon Hopkins, ce fut Immunity, en 2013, qui mit le nom de cet habile sorcier de studio britannique sur toutes les lèvres dans le grand barouf de la dance music, et même au-delà. Porté par un tube de huit minutes, Open Eye Signal, il a expédié son auteur vers les salles à grosse jauge et les festivals les plus prestigieux du moment. Du coup, cinq années plus tard, la critique et le public attendaient l’Anglais au tournant et, disons-le tout de suite, personne ne sera déçu. Installé dans la patrie du Grateful Dead, en Californie, devenu adepte des retraites méditatives dans le désert, Jon Hopkins en est revenu avec un disque en forme de trip psychédélique, montée, pic et redescente inclus. Le voyage démarre avec Singularity, une longue plage qui rappelle les meilleures prises de Moderat (le supergroupe d’Apparat et Modeselektor), avec un son d’orgue lancinant, des beats composés de glitchs et cette basse assommante, suivi d’Emerald Rush et ses sonorités qui nous ont régalés chez Bicep l’an passé. Le pic arrive sur Everything Connected, le grand œuvre de cet album, une plage de 10 minutes de techno minimaliste et psychédélique, catchy mais raffinée, subtile et intelligente. Un titre calibré pour rester dans les annales et les flight cases des DJ’s durant de long mois. C O S M, avec sa basse massive, démontre le talent du Britannique pour produire des gros sons, puis on redescend peu à peu avec Feel First Life, un titre ambient qui redonnera du lustre aux playlists des salons de massage. Jon Hopkins clôt l’aventure avec un piano solo et les notes d’espoir du minimaliste Recovery, comme s’il souhaitait engager l’auditeur sur le chemin de la méditation et de l’introspection. Vu ce qu’il en a ramené, on serait bien inspirés de le suivre. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Electro - Paru le 3 juin 2013 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Music - Hi-Res Audio - Sélection du Mercury Prize
Collaborateur régulier de Brian Eno et Coldplay, également auteur de remixes pour des artistes aussi variés que David Lynch, Four Tet, Wild Beasts, Nosaj Thing et Purity Ring, Jon Hopkins est un nom qui compte dans l’electrosphère actuelle. Monstre puissant aux multiples facettes radicalement orienté dancefloor, son quatrième album, Immunity, se savoure sur la durée. L'enjeu de cet opus est d'atteindre un état euphorique à travers la musique. Inspiré par une nuit blanche épique, le disque culmine avec le titre Collider, thème techno titanesque et apocalyptique, et s'achève en douceur, avec le sublime et déchirant Immunity sur lequel chante King Creosote et qui aurait pu figurer sur l'album de leur collaboration, Diamond Mine. Au final, un enregistrement audacieux et dramatique, un voyage dans l'esprit d’Hopkins mêlant sons analogiques et organiques pour créer une dance music aussi naturelle et spontanée que possible.
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Dance - Paru le 16 novembre 2007 | Parlophone France

Distinctions Pitchfork: Best New Music
En 2001, le duo parisien de house Daft Punk sort un album live à succès (Alive 1997) enregistré au pic de leur succès commercial. Un pur testament de la créativité et de l’endurance de ce binôme, que l’on retrouve dans leur deuxième album live, enregistré dix ans plus tard et entré dans les charts à peine dans les bacs. Enregistré en juin 2007 au Palais Omnisports de Paris-Bercy, cet ensemble torride au son extrêmement fidèle inclut leur plus gros tube aux États-Unis, "Face to Face".
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R&B - Paru le 17 mai 2010 | Bad Boy - Wondaland

Distinctions Pitchfork: Best New Music - Sélection Les Inrocks
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Alternatif et Indé - Paru le 26 janvier 2015 | One Little Indian Records

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
On pourrait la croire ancrée à jamais dans les années 90 et l’aube des années 2000. Mais Björk est réellement une artiste en permanente évolution, toujours ouverte pour une remise en question personnelle ou artistique. A l’aube de ses cinquante ans qu’elle fêtera le 21 novembre, l’Islandaise n’a pas dit son dernier mot comme le prouve ce magistral Vulnicura, nouveau troublant corps à corps entre technologies de pointe et sensations viscéralement organiques voire charnelles. D’une certaine manière, cette Björk de 2015 ressemble davantage à celle d’Homogenic et de Vespertine qu’à celle, plus cérébrale, de Biophilia, son dernier album studio en date paru en 2011. Sensation amplifiée par le fait que la chanteuse s’était rarement mise autant à nu. Sa rupture avec le vidéaste et plasticien Matthew Barney est au cœur de ce disque dense tant dans ses paroles que dans les architectures musicales qu’il propose. Architectures magnifiques lorsque les cordes se fondent dans le martial de rythmes industriels. La voix de la chanteuse – élastique et impressionnante comme jamais – s’immisce dans cet océan créatif singulier. Pour l’aider dans sa tâche, Björk s’est entourée de deux complices de la sphère électro : le Britannique Bobby Krlic alias The Haxan Cloa et le Vénézuélien Alejandro Ghersi alias Arca. Elle convie même, sur le titre Atom Dance, une autre voix ovni, celle d’Antony Hegarty d’Antony and the Johnsons. A l’arrivée, un neuvième album studio pour rappeler la place majeure de son auteur sur la scène musicale contemporaine. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 10 janvier 2009 | Domino Recording Co

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Music