Les albums

10,43 €
6,93 €

Ambient - Paru le 28 septembre 2018 | kranky

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Le grand prêtre de l’ambient est de retour avec un neuvième album sur lequel il poursuit ses expériences sonores toujours aussi captivantes. Tim Hecker, qui avait travaillé avec un chœur islandais sur son précédent disque, s’est cette fois adjoint les services du Tokyo Gakuso Ensemble pour ce Konoyo (“le monde d’ici” en japonais), qui tire son inspiration du gagaku, la musique de la cour impériale japonaise, un style assez grandiloquent que les Nippons opposent au zokugaku, les musiques folkloriques. Dès l’ouverture, le superbe This Life et ses nappes synthétiques et fantomatiques, on a l’impression que des ombres sonores nous frôlent les oreilles. Brisant mélodies et structures, passant de l’extatique au mélancolique, Tim Hecker percute les styles occidentaux et orientaux, l’électronique et l’acoustique, le classique et le New Age, pour une nouvelle leçon de sound design. © Smaël Bouaici/Qobuz
10,99 €

Electro - Paru le 15 juin 2018 | Transgressive

Distinctions Pitchfork: Best New Music
SOPHIE est de cette catégorie d’artistes qui obsèdent une fois que l’on passe le pas de la porte, tant par le mystère qui entoure sa personnalité que par le caractère insaisissable de son son. On la rencontrait en 2006 sur le label londonien PC Music et Samuel Long (de son nom civil) produisait déjà une musique plus étrange que tout le reste du collectif artistique (et ce n’était pas peu dire). Son premier essai officiel, Product en 2015, réunissait déjà l’essentiel de son univers sucré, électronico-bubble-gum avec supplément chiptune, option kawaii. Avec une production en latex, des bruits sortis de l’espace et des voix totalement aseptisées, on n’avait jamais rien entendu de comparable ; on se serait cru sur un dancefloor en train de suffoquer dans un costume de Batman trop serré. Si l’aspect pop cheesy assumé et tiré à l’extrême est une composante indiscutable du« son SOPHIE », il se complète par une electro inattendue, métallique, glaciale, vrombissante et cutée au sabre laser. Inédit, bizarre, extrême, sans concession, sincère… Voilà des mots qui reviennent quand il s’agit, pour les médias spécialisés, de qualifier la musique de SOPHIE, posant par là même la question : « Et si c’était ça le futur de la pop music ? » Légitime quand on sait la renommée des artistes qui se sont alloués ses services (Madonna, Charli XCX, Vince Staples, Cashmere Cat…). Et comme tout le monde l’attendait au tournant avec ce premier album, elle prit la tangente en livrant un disque protéiforme et insaisissable : fracassant dès l’entrée, twistant au milieu avec un long passage ambient et PC Music des premières heures à la sortie. Non, cet album n’est pas facile d’accès. Il peut même être rebutant car bousculant les lignes établies, comme une certaine Islandaise put le faire une vingtaine d’années avant elle. Mais n’est-ce pas justement l’utilité de l’Art ? Et la marque des grands artistes ? © Sylvain Di Cristo/Qobuz
11,99 €
7,99 €

Electro - Paru le 4 mai 2018 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Les Anglo-Saxons appellent ça le "breakthrough album", le disque qui fait passer un artiste dans une autre dimension. Pour Jon Hopkins, ce fut Immunity, en 2013, qui mit le nom de cet habile sorcier de studio britannique sur toutes les lèvres dans le grand barouf de la dance music, et même au-delà. Porté par un tube de huit minutes, Open Eye Signal, il a expédié son auteur vers les salles à grosse jauge et les festivals les plus prestigieux du moment. Du coup, cinq années plus tard, la critique et le public attendaient l’Anglais au tournant et, disons-le tout de suite, personne ne sera déçu. Installé dans la patrie du Grateful Dead, en Californie, devenu adepte des retraites méditatives dans le désert, Jon Hopkins en est revenu avec un disque en forme de trip psychédélique, montée, pic et redescente inclus. Le voyage démarre avec Singularity, une longue plage qui rappelle les meilleures prises de Moderat (le supergroupe d’Apparat et Modeselektor), avec un son d’orgue lancinant, des beats composés de glitchs et cette basse assommante, suivi d’Emerald Rush et ses sonorités qui nous ont régalés chez Bicep l’an passé. Le pic arrive sur Everything Connected, le grand œuvre de cet album, une plage de 10 minutes de techno minimaliste et psychédélique, catchy mais raffinée, subtile et intelligente. Un titre calibré pour rester dans les annales et les flight cases des DJ’s durant de long mois. C O S M, avec sa basse massive, démontre le talent du Britannique pour produire des gros sons, puis on redescend peu à peu avec Feel First Life, un titre ambient qui redonnera du lustre aux playlists des salons de massage. Jon Hopkins clôt l’aventure avec un piano solo et les notes d’espoir du minimaliste Recovery, comme s’il souhaitait engager l’auditeur sur le chemin de la méditation et de l’introspection. Vu ce qu’il en a ramené, on serait bien inspirés de le suivre. © Smaël Bouaici/Qobuz
9,99 €

Electro - Paru le 17 février 2018 | Other People

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Peu savent, même auprès des fans de Nicolas Jaar, que l’Américano-Chilien se trouve bien derrière l’alias A.A.L. (Against All Logic). Alter ego « club » de l’un des artistes électroniques les plus applaudis de ces dernières années, ce projet convoque l’esprit deep house et four-to-the-floor de ses débuts sur le label Wolf + Lamb – avant son virage plus expérimental –, quand il y signait, en 2010, l’un de ses classiques, le maxi Time for Us / Mi Mujer. Et cela doit ravir plus d’un nostalgique. Avec 2012 - 2017, on a affaire à une compilation d’inédits qui reste néanmoins la plus grosse collection de tracks que Nicolas Jaar a sorti sous cet alias A.A.L. à ce jour. Et comme souvent avec cet électron libre, c’est une surprise ainsi qu’une réussite totale. Entre deux génuflexions, kicks et coups de filtre dans les synthés et les samples de vieux funk, certains connaisseurs reconnaîtront ces mystérieux morceaux que l’artiste distille depuis des années lors de ses prestations live, immanquablement sujets aux discussions autour de l'éternelle question : mais comment se les procurer ? © Sylvain Di Cristo / Qobuz
13,41 €
8,91 €

New Age - Paru le 3 novembre 2017 | Empire of Signs

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
17,49 €
13,99 €
Ash

Electro - Paru le 29 septembre 2017 | XL Recordings

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
L’anglais, tout le monde connait. Le yoruba, c’est moins sûr… Grâce au premier album éponyme d’Ibeyi paru début 2015, le plus grand nombre a pu réviser cette langue africaine importée à Cuba au XVIIe siècle par des esclaves originaires de l'actuel Nigeria. Ibeyi, c’est le nom du duo emmené par deux jumelles franco-cubaines d’origine vénézuélienne qui sculptent une belle musique soul habitée et empreinte de spiritualité. Elles chantent donc en yoruba mais aussi en anglais et en espagnol. Après avoir offert de grands pans de mélancolie qu’elles transforment parfois en hymnes percussifs, Naomi et Lisa-Kaindé Diaz poursuivent avec Ash la fusion entre musiques de leur héritage afro-cubain familial (leur père n’était autre qu’Anga Diaz, percussionniste du groupe Irakere) et celles de leur temps, de l’électro au rap en passant par la pop. Un alliage qu’elles appliquent également aux instruments, qu’ils soient acoustiques, électriques et même électroniques. Ibeyi s’amuse même ici avec l’Auto-Tune ! A noter enfin que ce deuxième album est aussi la convention des gens de goût puisqu’on y croise l’atypique pianiste canadien Chilly Gonzales, le saxophoniste californien furibard Kamasi Washington, la bassiste Meshell Ndegeocello et la rappeuse espagnole Mala Rodriguez. © MD/Qobuz
16,99 €
11,49 €

Electro - Paru le 1 septembre 2017 | DFA Records - Columbia

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music - Preis der deutschen Schallplattenkritik
LCD, même pas mort ! Après avoir solennellement enterré son groupe lors d’un concert d’adieu en avril 2011 au Madison Square Garden de sa New York natale, James Murphy réveille la bête, six ans plus tard, avec American Dream. Dans son costume de David Byrne du troisième millénaire (flagrant sur Other Voices dont le refrain sonne comme du Talking Heads de la grande heure), le leader et son gang azimuté signent un quatrième album articulé autour d’assemblages rock, punk, funk et electro. Une marque de fabrique LCD Soundsystem qui s’ouvre ici vers d’avantage de chansons classiques (Call The Police, intéressant croisement entre David Bowie et U2) et moins de titres purement dancefloor (les séants s’agitent tout de même sur Other Voices). Les Talking Heads donc, toujours et encore, mais aussi ce Bowie de la période berlinoise (Change Yr Mind et Black Screen), autre influence majeure de James Murphy. A quelques encablures du demi-siècle, ce dernier n’a pas à réinventer LCD Soundsystem mais plutôt à faire fructifier ce son si singulier. A sanctuariser aussi cette musique qu’il a sculptée dès le milieu des années 2000 en mêlant la gouaille punk, les sonorités électro, la grisaille new wave, l’hédonisme dance et le pesant contexte politique du moment. © MD/Qobuz
9,99 €

Electro - Paru le 19 mai 2017 | Planet Mu Records Ltd.

Distinctions Pitchfork: Best New Music
17,49 €
13,99 €

Electro - Paru le 7 avril 2017 | XL Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Fin 2014, Arca levait enfin le voile avec un très attendu premier album baptisé Xen. Après une longue liste de productions intransigeantes et avant-gardistes, Alejandro Ghersi offrait un véritable autoportrait de son électro singulière. Après avoir fait tourner les têtes avec les EP Baron Libre, Stretch 1 et Stretch 2 en 2012, le jeune Vénézuélien alors âgé de 24 ans avait soulevé l’enthousiasme général avec son travail sur le premier EP et album de FKA Twigs, sur le Yeezus de Kanye West et enfin avec son éclatante mixtape &&&&& parue en 2013. Comme avec les œuvres d’Actress ou de Oneohtrix Point Never, ce premier « vrai » disque fascinant mêlait avec virtuosité les recoins les plus cérébraux de la musique électronique et les plus charnels. Mutant qui suivra l’année d’après et le encore plus complexe Entrañas, mixtape bien sombre, ne feront que confirmer l’étendu du talent du producteur vénézuélien qui avait pourtant fait ses débuts en musique sous le pseudo de Nurro dans une veine ouvertement pop… Avec cet éponyme Arca qui parait au printemps 2017, Alejandro Ghersi met en veille ses petits cataclysmes électroniques pour des séquences nettement plus intimistes. Surtout, et c’est le grand tremblement de terre de ce troisième album studio, il reprend le contrôle de cette voix qui l’avait lancé en musique. Un chant – essentiellement en espagnol – comme fil conducteur de ce disque étrange et exigeant qu’on n’apprivoise pas facilement. Ghersi avance tel un fildefériste. Titubant, parfois. Touchant, souvent. Sur certains titres, il n’est vêtu que de quelques notes de claviers. Sur d’autres, il frôle même la pop song électro (Desafío). Bref, l’énigme Arca demeure et cet album ne fait qu’amplifier la face mystérieuse d’un musicien atypique. © CM/Qobuz
13,99 €

Electro - Paru le 7 avril 2017 | XL Recordings

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Fin 2014, Arca levait enfin le voile avec un très attendu premier album baptisé Xen. Après une longue liste de productions intransigeantes et avant-gardistes, Alejandro Ghersi offrait un véritable autoportrait de son électro singulière. Après avoir fait tourner les têtes avec les EP Baron Libre, Stretch 1 et Stretch 2 en 2012, le jeune Vénézuélien alors âgé de 24 ans avait soulevé l’enthousiasme général avec son travail sur le premier EP et album de FKA Twigs, sur le Yeezus de Kanye West et enfin avec son éclatante mixtape &&&&& parue en 2013. Comme avec les œuvres d’Actress ou de Oneohtrix Point Never, ce premier « vrai » disque fascinant mêlait avec virtuosité les recoins les plus cérébraux de la musique électronique et les plus charnels. Mutant qui suivra l’année d’après et le encore plus complexe Entrañas, mixtape bien sombre, ne feront que confirmer l’étendu du talent du producteur vénézuélien qui avait pourtant fait ses débuts en musique sous le pseudo de Nurro dans une veine ouvertement pop… Avec cet éponyme Arca qui parait au printemps 2017, Alejandro Ghersi met en veille ses petits cataclysmes électroniques pour des séquences nettement plus intimistes. Surtout, et c’est le grand tremblement de terre de ce troisième album studio, il reprend le contrôle de cette voix qui l’avait lancé en musique. Un chant – essentiellement en espagnol – comme fil conducteur de ce disque étrange et exigeant qu’on n’apprivoise pas facilement. Ghersi avance tel un fildefériste. Titubant, parfois. Touchant, souvent. Sur certains titres, il n’est vêtu que de quelques notes de claviers. Sur d’autres, il frôle même la pop song électro (Desafío). Bref, l’énigme Arca demeure et cet album ne fait qu’amplifier la face mystérieuse d’un musicien atypique. © CM/Qobuz
13,49 €
8,99 €

Electro - Paru le 17 février 2017 | RVNG Intl.

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
17,49 €
13,99 €

Electro - Paru le 3 février 2017 | Young Turks Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
En posant sa voix dans chaque recoin du premier album éponyme de SBTRKT paru en 2011, Sampha Sisay s’était imposé comme un espoir de la soul britannique contemporaine. Une belle singularité d’un chant touchant, fissuré et mélancolique doté d’un léger falsetto qui visait au cœur sur ses deux premiers EP, Sundanza en juin 2010 et Dual en juillet 2013. Le Londonien se retrouvait vite courtisé par toutes les épées de la soul, du R&B et du rap : Drake (Too Much et The Motion), Kanye West (Saint Pablo), Jessie Ware ( What You Won't Do for Love et Valentine), Frank Ocean (Alabama), Solange (Don’t Touch My Hair), etc. De quoi saliver à l’annonce d’un (enfin !) premier véritable album qui parait en février 2017. Un disque très introspectif dans lequel Sampha a immiscé de nombreux éléments biographiques (la perte de ses parents) livrés sur un tapis méditatif des plus raffiné. On voyage à travers Process comme on nagerait dans une mer tiède et réconfortante. Une soul électro rappelant parfois James Blake voire Anthony & The Johnsons qui touche au sublime dans ses ballades ((No One Knows Me) Like The Piano) et ses passages les plus épurés (What Shouldn't I Be?). Magnifique. © MZ/Qobuz
13,99 €

Electro - Paru le 3 février 2017 | Young Turks Recordings

Distinctions Pitchfork: Best New Music
En posant sa voix dans chaque recoin du premier album éponyme de SBTRKT paru en 2011, Sampha Sisay s’était imposé comme un espoir de la soul britannique contemporaine. Une belle singularité d’un chant touchant, fissuré et mélancolique doté d’un léger falsetto qui visait au cœur sur ses deux premiers EP, Sundanza en juin 2010 et Dual en juillet 2013. Le Londonien se retrouvait vite courtisé par toutes les épées de la soul, du R&B et du rap : Drake (Too Much et The Motion), Kanye West (Saint Pablo), Jessie Ware ( What You Won't Do for Love et Valentine), Frank Ocean (Alabama), Solange (Don’t Touch My Hair), etc. De quoi saliver à l’annonce d’un (enfin !) premier véritable album qui parait en février 2017. Un disque très introspectif dans lequel Sampha a immiscé de nombreux éléments biographiques (la perte de ses parents) livrés sur un tapis méditatif des plus raffiné. On voyage à travers Process comme on nagerait dans une mer tiède et réconfortante. Une soul électro rappelant parfois James Blake voire Anthony & The Johnsons qui touche au sublime dans ses ballades ((No One Knows Me) Like The Piano) et ses passages les plus épurés (What Shouldn't I Be?). Magnifique. © MZ/Qobuz
9,99 €

Electro - Paru le 30 septembre 2016 | Other People

Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
Et Nicolas Jaar donna enfin une vraie suite à Space Is Only Noise, son premier album solo paru en 2011 alors qu’il n’avait que 21 ans. Ce jeune et génial savant fou né à New York en 1990 et ayant grandi à Santiago au Chili jouait la carte de l’introspection sur des compositions véritablement déconcertantes, au sens premier du terme. En autopsiant un tel baptême du feu discographique, on se demandait pourtant si le collage tant sonore qu’idéologique n’était pas juste le coup de bluff d’un singe savant précoce citant Satie, Tzara ou Daney. Oui, c’était par la voix de feu le grand critique de cinéma Serge Daney (conversant avec Godard) que débutaient ce Space Is Only Noise… Même la phrase un brin prétentieuse glanée sur son site personnel pouvait aisément faire sourire : « Hanté par Mulatu Astatké et Erik Satie, il commence à faire de la musique électronique en 2004 ». Heureusement, Nicolas Jaar lâchait un vrai discours musical. Éclectique et toujours hypnotique. Certains brandissaient même les filiations cinq étoiles, comme Aphex Twin ou Ricardo Villalobos... Ses assemblages musicaux, plus vaste que ça, slalomaient entre minimal, electro organique, musique répétitive et cold wave. Parfois chantés ou adossés contre des collages de documents sonores, ils ne laissaient guère indifférents et plaquaient même carrément au sol. Cinq ans plus tard, ce Sirens confirme le talent de l’Américano-chilien qui arpente ici à nouveau la marge. Mais sa marge à lui, celle qui jalonnait déjà Space Is The Only Noise, le temps de six compositions cette fois s’étalant sur 45 minutes. Un trip, un vrai, empreint de sensations stellaires, pour ne pas dire en apesanteur faisant soudainement volte-face pour expédier l’auditeur dans un trou noir agité. En décortiquant Sirens, on ne comprend pas trop ce qu’il se passe réellement. Entre new age et sonorités futuristes, voix soul et instants rock’n’roll, percussions à l’uppercut et textes ouvertement engagés. Pas étonnant pour quelqu’un se disant aussi bien influencé par le krautrock d’un groupe comme Can, que par l’électro de Richie Hawtin ou le jazz de Keith Jarrett… On écoute donc Sirens en se disant que tout ça n’est ni purement electro, ni purement rock, ni purement world, ni purement rien du tout ! Il y a surtout une vraie poésie dans ses collages improbables. Une poésie où la langue est centrale. Pour le son et la forme mais surtout pour le fond. Sur Three Sides Of Nazareth on entend d’ailleurs un Nicolas Jaar enfant discuter avec son père, le photographe et artiste Alfredo Jaar (la pochette de l’album est une de ses photos de 1987). Plus loin passent des références au Chili de Pinochet. Ici Jaar parle. Là il chante avec des intonations de Dave Gahan ou d’un crooner soul, au choix… Cette œuvre protéiforme est captivante car même en perdant parfois le fil, en manquant telle ou telle référence artistique, politique ou historique, Jaar utilise toujours ses compositions comme des cannes blanches, des marquages au sol qu’on suit aveuglément. On sort alors chamboulé par ces Sirens. Sans comprendre ce qu’il s’est réellement passé. Si les sirènes sont censées être des femmes douées d'une séduction dangereuse, difficile en tout cas de résister aux siennes… © MZ/Qobuz
8,99 €

Electro - Paru le 16 septembre 2016 | RVNG Intl.

Distinctions Pitchfork: Best New Music
18,49 €
13,49 €

Electro - Paru le 6 mai 2016 | Polydor Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Nonchalant, langoureux et contemplatif. Le troisième album de James Blake avance avec une réelle majesté. The Colour In Anything est pourtant tout sauf un disque prétentieux voire ampoulé. A 27 ans, le Britannique a toujours été un maître de l’épure et cette cuvée 2016 ne s’embarrasse d’aucun additif ou d’enluminures gratuites ou superflues. L’électro sensuelle à laquelle Blake a habitué ses fans est au cœur de ce projet aux allures de longue ballade. Sensuelle et surtout soul. Avec cet opus, James Blake joue davantage les crooners soul qu’électro. Sa voix a d’ailleurs toujours été très attachée à la soul music et The Colour In Anything est sans doute son album le plus soul à ce jour. Là où Blake impressionne le plus est dans cette faculté à rendre éthéré et gracieux tout ce qu’il touche tout en restant sincère. Sa musique vaporeuse influence tant d’artistes depuis 2011 qu’on pouvait craindre une perte d’identité ou un manque de renouvellement. Mais The Colour In Anything est tout sauf cela. C’est surtout la nouvelle étape marquante de l’ascension de son auteur. Trois épées l’épaulent ici. Justin Vernon alias Bon Iver qui vient poser sa voix le temps du duo renversant I Need a Forest Fire. Frank Ocean – influence majeur du disque selon Blake lui-même – qui prête sa plume pour la co-écriture de My Weeling Heart et d’Always. Et Rick Rubin enfin, co-producteur de certains titres. © MZ/Qobuz
13,49 €

Electro - Paru le 5 mai 2016 | Polydor Records

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Nonchalant, langoureux et contemplatif. Le troisième album de James Blake avance avec une réelle majesté. The Colour In Anything est pourtant tout sauf un disque prétentieux voire ampoulé. A 27 ans, le Britannique a toujours été un maître de l’épure et cette cuvée 2016 ne s’embarrasse d’aucun additif ou d’enluminures gratuites ou superflues. L’électro sensuelle à laquelle Blake a habitué ses fans est au cœur de ce projet aux allures de longue ballade. Sensuelle et surtout soul. Avec cet opus, James Blake joue davantage les crooners soul qu’électro. Sa voix a d’ailleurs toujours été très attachée à la soul music et The Colour In Anything est sans doute son album le plus soul à ce jour. Là où Blake impressionne le plus est dans cette faculté à rendre éthéré et gracieux tout ce qu’il touche tout en restant sincère. Sa musique vaporeuse influence tant d’artistes depuis 2011 qu’on pouvait craindre une perte d’identité ou un manque de renouvellement. Mais The Colour In Anything est tout sauf cela. C’est surtout la nouvelle étape marquante de l’ascension de son auteur. Trois épées l’épaulent ici. Justin Vernon alias Bon Iver qui vient poser sa voix le temps du duo renversant I Need a Forest Fire. Frank Ocean – influence majeur du disque selon Blake lui-même – qui prête sa plume pour la co-écriture de My Weeling Heart et d’Always. Et Rick Rubin enfin, co-producteur de certains titres. © MZ/Qobuz
8,99 €

Electro - Paru le 19 février 2016 | !K7 Records

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Kenny Dixon Jr. alias Moodymann n’est pas un client comme les autres. Pas vraiment même… Figure majeure de la techno de Detroit, le DJ et producteur californien est un hors-la-loi à l’âme quasi-punk. Un musicien ayant chamboulé la musique électronique en mélangeant des sons analogiques et numériques, de vrais instruments et des machines. Chefs d’œuvre de deep house à tiroirs conçus avec ses MPC, ses SP-1200, sa basse et ses claviers, ses albums Silentintroduction (1997), Mahogany Brown (1998) et Forevernevermore (2000) ont surtout ancré le genre dans la Great Black Music qu’il aime à citer en militant de la cause noire américaine. Quand il mixe en club, Moodymann aime aussi se voiler la face ou, mieux, installer ses platines et ses machines derrière un rideau pour qu’on ne le voit pas… Rien de surprenant donc à ce que son mix de la série DJ-Kicks soit lui aussi… surprenant ! Du rap, de la soul, de la house évidemment, des titres cheeeeesy au possible, du R&B, du disco, du jazz barge, de la new wave, du folk, le chaos est total et assez jouissif. Mais malgré cet éclectisme qui donne l’impression de se balader dans une discothèque riche de milliers de vinyles, la cohésion est bien réelle et Dixon trouve les enchainements parfaits. A l’arrivée, un beau mix mais aussi une nouvelle pièce essentielle au puzzle fou baptisé Moodymann… © MZ/Qobuz
17,49 €
13,99 €

Electro - Paru le 6 novembre 2015 | 4AD

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Son album Visions avait illuminé l'année 2012. Pour son grand retour avec Art Angels, Grimes réussit une fois de plus à exceller en matière d'electro pop espiègle et légèrement azimutée. Mais cette fois, la Canadienne arrondit un peu plus les angles en signant des mélodies de plus en plus pop et surtout de plus en plus accrocheuses. De l’eau dans son vin pas pour autant synonyme d’une identité évaporée ou d’une singularité perdue. Car Grimes ne fait en effet pas de l’électro pop comme ses congénères. Chaque chanson d’Art Angels renferme toujours un léger twist ou une dose vitale de bizarrerie qui en fait une composition fascinante. A noter la présence sur un titre de Janelle Monáe. © MD/Qobuz
9,99 €

Electro - Paru le 6 novembre 2015 | Pluto

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Sam Shepherd alias Floating Points a passé cinq ans à élaborer Elaenia, tout en continuant à mixer dans les grandes villes du globe et en travaillant sur son doctorat en neuroscience. Dans cet album magique, le Londonien mélange des inspirations venues des musiques électroniques, mais aussi du jazz, de la soul et même de la musique populaire brésilienne. Un disque magique qui synthétise sa vision avant-gardiste de la musique. S'il est surtout connu pour ses talents de DJ et sa passion pour le digging, à l'instar de ses contemporains Nicolas Jaar, Jamie XX et de ses amis Caribou et Four Tet, Floating Points a su réunir des musiciens et chanteurs hors pair pour l'accompagner dans ce projet à l'accent jazz spatial : Tom Skinner et Leo Taylor aux percussions, Susumu Mukai pour les basses, Qian Wu et Edward Benton au violon, Matthew Kettle à l'alto et Joe Zitlin au violoncelle, ainsi que Rahel Debebe-Dessalegne et Layla Rutherford pour les voix. © CM/Qobuz