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Opéra - Paru le 1 septembre 2017 | Glossa

Hi-Res Livret
Sébastien d’Hérin et son ensemble Les Nouveaux Caractères ont souhaité redonner à The Fairy Queen, ce magistral semi-opéra (un genre bien anglais, assez proche de la comédie-ballet française d’alors) de 1692, toute sa variété et son exubérance, son impériale stature aussi, qui devaient alors régner. Car la luxuriance, l’opulence, la générosité, voilà bien tout le génie de Purcell. Dans ces conditions, on peut bien évidemment qualifier cet enregistrement de « baroque », dans le sens premier du mot : irrégulier, inattendu, mais c’est précisément ce lot de surprises et de couleurs que revendique haut et fort d’Hérin. Les instruments d’époque idoines, les cordes en boyaux, deux clavecins et un orgue, quelques hautbois champêtres, un basson, deux trompettes et un serpent, un cornet à bouquin, une viole de gambe, un théorbe, une harpe aussi, de nombreuses flûtes, tous ces instruments sont tenus, comme « à l’époque » – par des instrumentistes polyvalents... On entendra bon nombre de percussions, plus ou moins improvisées – encore une fois, comme c’était alors l’usage – puisque la partition initiale reste assez muette sur bien des détails instrumentaux et que l’on sait qu’il était de mise de faire jouer les instrumentistes disponibles à l’instant. Quoi qu’il en soit, cette lecture des Nouveaux Caractères fait la part belle à la spontanéité, à la vivacité, à la (bonne) surprise autant du côté instrumental que du côté des voix, et la pièce de Shakespeare qui sert vaguement d’argument – Le Songe d’une nuit d’été, même si Purcell n’a pas repris un mot de la pièce en question – s’en trouve génialement illustrée. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 28 septembre 2018 | Château de Versailles Spectacles

Hi-Res Livret
L’Europe galante de Campra, donné en 1697 par l’Académie Royale de Musique, est l’un des tout premiers ouvrages du genre de l’opéra-ballet dont se saisiront ensuite nombre de compositeurs au XVIIIe siècle. Le format en est assez standardisé : un prologue suivi de plusieurs actes (appelés aussi entrées) dont les intrigues, généralement basées sur des déclinaisons de l’amour, sont indépendantes les unes des autres mais reliées par un thème commun que résume un titre. Une place prépondérante est laissée aux intermèdes dansés dont le prétexte est fourni par l'action. Dans le cas présent, Campra et son librettiste explorent les diverses attitudes des nations européennes face à l’amour et la galanterie. France, Espagne, Italie puis Turquie passent ainsi à la moulinette du génial compositeur qui se plaît à introduire dans les diverses pièces d’évidentes caractéristiques musicales de chaque pays – ou du moins la perception que l’on pouvait en avoir en cette fin de XVIIe siècle. Cet enregistrement, signé de l’ensemble Les Nouveaux caractères sous la direction de Sébastien d’Hérin, a été enregistré en spectacle en juillet 2017, au Théâtre de la Reine de Versailles – une acoustique de rêve. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 26 octobre 2018 | Château de Versailles Spectacles

Hi-Res Livret
Quelle joie que ce Devin du village de Rousseau, sans doute le tout premier opéra dont les paroles et la musique soient du même auteur ! Outre son discours musical jubilatoire, cette œuvre illustre les nombreuses contradictions qui parsèment la vie et l’œuvre d’un personnage qui, peu après, proclamait dans sa Lettre sur la musique française la supériorité de la musique vocale italienne. « Il n’y a ni mesure ni mélodie dans la musique française », avançait-il hardiment, « parce que la langue n’en est pas susceptible ; que le chant français n’est qu’un aboiement continuel, insupportable à toute oreille non prévenue ; que l’harmonie en est brute, sans expression et sentant uniquement son remplissage d’écolier ; que les airs français ne sont point des airs ; que le récitatif français n’est point du récitatif. D’où je conclus que les Français n’ont point de musique et n’en peuvent avoir ; ou que si jamais ils en ont une, ce sera tant pis pour eux. »Rien que ça ! Le Devin du village vient allègrement contredire cette belle ânerie (que Rousseau infléchira plus tard en entendant Gluck chanté en français) : mélodies mémorables – de véritables tubes –, ligne chantée délicieuse, tout à fait compréhensible et pourtant intimement française, tout concourt à faire de cet « intermède » de 1752 un véritable petit bijou de l’art lyrique français du milieu du siècle. Hélas, l’ouvrage n’a que peu été enregistré, on saluera donc avec enthousiasme ce nouvel opus discographique de Sébastien d’Hérin qui mène son ensemble Les Nouveaux Caractères du clavecin. L’enregistrement a été réalisé en juillet 2017 lors de représentations publiques au Théâtre de la reine de Versailles. © SM/Qobuz