Le choix d'un Qobuzissime est réalisé par l'équipe de Qobuz à l'unanimité. Le plus souvent un Qobuzissime est "crossover" au meilleur sens du terme, c'est-à-dire qu'il doit pouvoir s'adresser à tous les publics de Qobuz.


En décernant un Qobuzissime, les disquaires de Qobuz veulent attirer l'attention sur des albums magnifiques, dans les genres les plus variés. Un Qobuzissime idéal vous parlera du premier album d'un artiste inconnu sur un répertoire improbable... mais cette pureté conceptuelle connaitra des exceptions ! Dans tous les cas, Qobuz soutiendra l'album à fond. Nous collaborons en amont avec le producteur afin de lui donner la meilleure exposition possible sur Qobuz et hors-Qobuz.


Notre plus grande satisfaction sera de permettre aux utilisateurs de Qobuz de partir à la découverte d'enregistrements qui ne seraient pas tous dans le champ premier de leurs préférences musicales.

Les albums

145 albums triés par Date : du plus récent au moins récent
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Electro - Paru le 21 septembre 2017 | Houndstooth

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
A première vue, le post-rock et la techno ne sont pas destinés à vivre ensemble. Pas pour Guy Andrews. C’est en fusionnant ses deux passions, deux influences majeures de sa musique, que le jeune producteur britannique a enfanté son second album, Tåke, brouillard en norvégien. Un périple atmosphérique viscéralement lié à la nature. Pour le single Fjell, Andrews dit clairement avoir été inspiré par une ballade au Cadair Idris, une montagne du Pays de Galles. Par les étapes de l’escalade. Le challenge de l’ascension. Et la fierté d’atteindre chaque palier… Une autre escapade, en Norvège cette fois, a servi également de carburant à son disque. Tout cela est une force, un souffle qui a influencé cette œuvre envoûtante dans sa globalité. Guy Andrews jongle avec les climats (ses premiers œuvres étaient très ancrées dans l’ambient) et alterne entre l’aurore boréale et l’ouragan violent. Chaque composition de Tåke est en fait une sorte de mini-documentaire sonore inspiré par les nombreuses randonnées de son auteur. Ici, encore plus que sur son premier album Our Spaces paru en 2016, Andrews se fait peintre. Il sculpte une électro faite de textures variées aux effets hypnotiques. Guère étonnant que l’art du Londonien ait été salué par des pointures comme Massive Attack, Scuba, Bonobo, Max Cooper et quelques autres. Il faut écouter Tåke comme on regarde une vaste tenture sonore, mouchetée par les rythmes et irradiée par les couleurs proposées. Rarement brouillard n’aura été aussi salvateur. © MD/Qobuz
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Afrique - Paru le 8 septembre 2017 | Bonsound Records

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Abolition des frontières, métissage musical total, éclectisme à gogo : pas de doute, Pierre Kwenders est un créateur de son temps. Avec Makanda At The End Of Space, The Beginning Of Time, le multi-instrumentiste canadien d’origine congolaise – il est né à Kinshasa en 1985 et vit au Québec depuis 2001 – dépasse le simple coup de crayon tracé entre la rumba de sa terre natale, la pop et l’éléctro. Même de sa bouche sortent des multitudes de langues. Lingala, français, anglais et tshiluba, Kwenders conçoit une entêtante symphonie pan-africaine qu’on serait tenté, par paresse, d’étiqueter « world music », un terme qui lui donne évidemment des boutons… Produit par Tendai Maraire de Shabazz Palaces (fascinant groupe de rap ovni composé également de Ishmael Butler alias Palaceer Lazaro qui chante ici sur un titre), Makanda At The End Of Space, The Beginning Of Time s’appréhende en lâchant prise. En se laissant simplement porter par ses rythmiques hybrides et ses mélodies changeantes qui embarquent la rumba congolaise sur des sentiers vierges de sonorités contemporaines. Une légèreté furieusement groovy qui ne doit pas masquer la force du propos. Pour Pierre Kwenders, ce disque est avant tout un hommage aux femmes importantes de sa vie. Quatre êtres forts : sa mère, sa grand-mère, sa tante et sa petite sœur. Force, telle est justement la traduction de ce mot tshiluba qu’est Makanda. Un kaléidoscope humain et sensoriel pour un album qui ne ressemble à aucun autre. © MD/Qobuz
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Classique - Paru le 1 septembre 2017 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
« Händel goes wild » : c’est un peu « Haendel se lâche » et en effet, le moins que l’on puisse dire, c’est que dans cet album signé Christina Pluhar, il se lâche jusque dans les extrêmes. Car la harpiste, théorbiste et luthiste autrichienne s’est emparée d’une bonne poignée d’arias, mouvements de concertos et ouvertures du compositeur (ainsi qu’un peu de Vivaldi) pour les confier non seulement aux musiciens baroques de l’ensemble L’Arpeggiata, mais aussi à une demi-douzaine de musiciens de jazz de tous styles. Il en résulte une relecture tour à tour manouche, klezmer, salsa, New Orleans, lounge, blues etc., que chacun peut adorer ou détester selon son propre degré d’adaptabilité. Il est évident que clarinette et piano dans ce langage peut en dérouter plus d’un… Le principe de Pluhar est simple : Haendel a lui-même repris, remodelé, trafiqué, maquillé, pillé, réécrit en puisant autant chez lui-même que chez d’autres compositeurs, toujours avec sa plume personnelle et dans le style de son temps le plus immédiat. Alors pourquoi n’en pas faire autant à notre époque ! Quoi qu’il en soit, ce mélange d’instruments et voix baroques avec des instruments et des genres musicaux du XXe siècle est des plus ébouriffants. Parmi les artistes invités, on notera le clarinettiste Gianluigi Trovesi, le pianiste Francesco Turrisi et le contrebassiste Boris Schmidt dans le domaine du jazz, mais aussi le contreténor Valer Sabadus et la soprano Nuria Rial. © SM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 25 août 2017 | Because Music

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Au printemps 2016, lorsque Declan McKenna publiait son EP Stains à seulement seize ans, il était difficile de ne pas parler de nouveau petit génie de la pop…Seize ans, oui, c’était bien l’âge de ce Britannique ayant remporté l’Emerging Talent Competition du festival de Glastonbury l’année précédente. Une telle maîtrise de la composition, du chant et de la guitare laissait même sans voix. Et pour rendre ce constat encore plus incroyable, McKenna ne se limitait pas à un style unique mais au contraire à faire du rock, du blues, du folk et de la pop. Mieux, il levait même le poing dans certains textes comme Brazil sur lequel il dénonçait la corruption au sein de la FIFA. Ce Brazil mais aussi Paracetamol, deux chansons de ce EP, se retrouvent sur What Do You Think About The Car ?, son premier album studio, impeccable traité de pop contemporaine. La pop d’un tout jeune connaissant ses classiques (les disques des Beatles comptent évidemment parmi ses œuvres de chevet) mais ayant aussi grandi avec toutes sortes de musiques. Une palette sonore multicolore qui brille dans chaque recoin de cet album où l’énergie vivifiante des compositions est là pour épauler cette prose engagée à déguster notamment sur Brazil donc mais aussi sur Make Me Your Queen où il aborde la question du genre. Avec des mélodies viscéralement accrocheuses et des paroles puissantes et jamais naïves, Declan McKenna apparait comme le potentiel porte-parole de cette génération Z bien plus engagée qu’il n’y parait. Guère étonnant qu’une artiste aussi impliquée et indomptable que Nina Simone compte parmi les idoles de ce jeune songwriter. Un album Qobuzissime ! © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 7 juillet 2017 | Vertigo Berlin

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
La musique germanophone vit une renaissance et les radios comme les télés locales regorgent de jeunes groupes qui envisagent d’améliorer le monde ou, au moins, la société allemande. Dans ce fatiguant conglomérat, pas facile de trouver des artistes enrichissants l’univers de la musique avec du jamais entendu ou des vrais bouleversements artistiques. Jusqu’à présent. Le jeune Suisse Faber, fils du chansonnier italien Pippo Pollina, promet de le changer ce monde ! Ses premières singles Alles Gute (Félicitations) ou Es wird ganz groß (Ce sera grand) offrent une originalité qui était attendue outre-Rhin. Faber donne envie de bouger comme sous une tente à la fameuse Oktoberfest munichoise avec un son de banda traditionnelle jusqu’au moment où les premières paroles nous arrêtent. Car Faber nous parle de la vie avec une honnêteté bouleversante ! Des paroles comme « Quand tu seras par terre, tu sais où est ta place », « Ne reste pas fidèle à toi-même, ne montre jamais qui tu es » sonnent comme des conseils. La conséquence immédiate : l’ impossible envie de vouloir le mettre dans une case. Le titre Lass mich nicht los (Ne me lâche pas) est inspiré de la chanson française, et Alles Gute (Félicitations) pourrait être une version allemande des Mumford & Sons avec une touche punk et une prise de musique du monde… Et délicatement, il s’éloigne avec chaque titre de cette étiquette qu’on serait tenté de lui coller dans le dos. La musique de Faber est surtout authentique. Avec son premier album (un disque Qobuzissime qu’il publie chez Vertigo Berlin), il ne changera sûrement pas le monde, mais au moins la réputation de la musique populaire allemande ! © SD/Qobuz
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Rap - Paru le 30 juin 2017 | Pineale Prod - Grand Musique Management

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Les roues d’un skate griffant le bitume, un son synthétique étrange, un beat lancinant et ce flow mélancolique : FLIP décolle en moins de quarante secondes ! Cinq ans après avoir pointé le bout de son mic pour la première fois sur Le Singe fume sa cigarette en 2012 avec Hologram Lo’ et Caballero, Lomepal entre dans la cour des grands avec un premier album là pour chahuter le rap français. Est-ce d’ailleurs du rap ? Oui ; et non… Sur ses quatre premiers EP, le MC skateur parisien avait déjà conjugué à tous les temps la singularité de sa plume et de ses rimes. Très introspectif ou très azimuté, dans l’abstrait ou dans le concret, Lomepal confirme ici un style à 360° dont il a confié la mise en son à Superpoze, Stwo, Jean Jass, The Shoes et VM The Don. Et c’est cette association entre ses puissants mots décalés – souvent bien barrés – et leurs belles productions épurées qui fait des étincelles. Parfois, Lomepal chante plus qu’il ne rappe (Ray Liotta, Avion et Bécane), prouvant ainsi la porosité entre les genres. Dans ce no man’s land difficilement étiquetable, il ne ressemble à aucun de ses contemporains. En cela Lomepal est spécial, original et impérial. © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 mai 2017 | ATO Records

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Il y a d’abord cette voix. Tout sauf formaté, l’organe de Nick Hakim se pare d’une forme d’étrangeté. Ce chant très lointain, comme venu d’une autre galaxie, cet Américain ayant grandi à Washington avant de jeter l’ancre à Brooklyn l’enroule autour d’une soul toute aussi spatiale. C’est bien la soul, la vraie, qui est au cœur de son magnifique premier album Green Twins. Comme si Nick Hakim avait ressuscité Marvin Gaye et Curtis Mayfield mais en prenant soin de les maquiller à sa convenance, avec un coup de crayon folk ici, ou un peu de fond de teint pop là. On sent surtout au détour d’une mélodie, d’une rythmique ou d’un instrument inattendu que son imaginaire musical est assez vaste, qu’il s’agisse des musiques sud-américaines entendues à la maison (sa mère est chilienne et son père péruvien) ou du hip hop écouté dans son adolescence… Sur Roller Skates, une boite à rythmes volontairement cheap vient percuter une guitare claire, elle aussi chétive, avant que la voix de Nick Hakim, dans un halo de réverbération, ne transforme la chanson en rêve éveillé. Chaque mélodie de Green Twins baigne d’ailleurs dans une douceur (jamais mièvre) qui renforce le côté onirique de cette musique. Car même si Hakim pourra aisément ravir, grâce à sa voix, le cœur des fans de Curtis Harding, Cody Chesnutt, Roland Gift et Bilal, la musique qu’il assemble ici lui est propre au point qu’on se demande s’il n’a pas inventé le gospel du troisième millénaire. A coup sûr, le plus envoûtant Qobuzissime de l’année. © MZ/Qobuz
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Musique vocale sacrée - Paru le 14 avril 2017 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Les Vêpres de la Vierge de Monteverdi – Vespro della Beata Vergine – est un ouvrage composé de plusieurs ouvrages, si l’on veut. Le compositeur semble avoir mis dans cette publication vénitienne de 1610 tout ce qu’il avait à offrir, comme pour un immense catalogue de ce qu’il savait faire, dans l’ancien, le moderne, le strict, le flamboyant, l’instrumental, le vocal, le choral, le solo, la messe parodique, le magnificat, le psaume… Aurait-il voulu utiliser cet ouvrage au titre de dossier d’audition et de candidature pour Venise, où il devint effectivement maître de chapelle de 1613 ? Le fait que plusieurs passages soient conçus pour deux tribunes accueillant chacune un chœur pourrait militer dans ce sens. Toujours est-il que pour un dossier de candidature, Monteverdi a produit là l’un de ses plus impérissables chefs-d’œuvre, réalisant le pont entre la Renaissance finissante – avec les passages empruntés à la Prima practica, le style développé par Palestrina – et le baroque naissant et la Seconda practica chère à Monteverdi qui libéra la dissonance du carcan ancien. Pour cet enregistrement, Giuseppe Maletto a rassemblé les riches forces de La Compagnia del Madrigale et des ensembles Cantica Symphonia et La Pifarescha, car il faut beaucoup de beau monde pour se saisir des Vêpres en grand style. © SM/Qobuz
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Chanson française - Paru le 7 avril 2017 | Barclay

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Avec son premier EP Cavalier seul, Juliette Armanet s’imposait comme la révélation inattendue du printemps 2016. Le ton était donné d’entrée de jeu,, entre chanson française vintage assumée (Véronique Sanson, William Sheller,Michel Berger, Yves Simon, Isabelle Adjani) et pop moderne, luxueuse et arrangée (Sébastien Tellier). La force de son premier album qui parait un an plus tard, Petite amie, est de continuer à s’amuser avec l’inconscient de l’auditeur et ses plaisirs coupables un brin kitsch (le saxo de La Carte postale et surtout le clip de Manque d’amour), tout en conservant une réelle exigence dans la plume comme dans les mélodies. Sur la pointe des pieds, Armanet entre dans un no man’s land que l’on croit connaître et qui demeure pourtant nouveau et frais au possible. Un no man’s land troublant où il est souvent question d’Amour avec un grand A (L'Amour en Solitaire, Manque d'Amour, A la Guerre comme à l'Amour), thème éternel qu’elle aborde, comme ses aînées, avec sérieux ou de biais, un sourire au bord des lèvres. Un écart assez grand pour combler à la fois le grand public comme les officines de la hype… Et puis derrière son piano, Juliette Armanet c’est aussi cette voix d’une clarté renversante, limpide et touchante. Aucun doute : a star is vraiment born ! © MZ/Qobuz
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Chanson française - Paru le 24 février 2017 | Un Plan Simple - TOMBOY Lab

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Évidemment, elle n’est pas la fille illégitime du guitariste touareg Bombino et de la chanteuse de Blondie, Debbie Harry. Non, pas vraiment… Derrière ce nom intrigant de Blondino (emprunté au roman Le Grand Blondino du Suédois Sture Dahlström) se cache Tiphaine Lozupone, voix charismatique et androgyne que beaucoup rapprochent déjà d’un certain Bashung voire d’un autre extra-terrestre de la chanson, Christophe. Des influences jamais pesantes tout au long de ce premier album qui parait sur le label Tomboy Lab. Epaulée dans la composition et la réalisation par Jean-Christophe Ortega et avec l’aide de quelques gens de goût comme Aymeric Westrich, batteur d’Aufgang, et François Baurin, Blondino ose tous les assemblages possibles sur ce Jamais sans la nuit, mêlant instruments acoustiques et synthétiques, textures années 80 et électro atmosphérique bien de son temps. Chant mélancolique sur pop rêveuse ou anxiogène, c’est selon, elle porte surtout sa poésie singulière à bout de voix. Un univers étrange et beau qui prend parfois racine dans les autres arts. Sylvia rend ainsi hommage à la poétesse américaine Sylvia Plath tandis que son ancien single Oslo, malheureusement absent de l’album, était un joli clin d’œil au film Oslo 31 août de Joachim Trier. Toutes ces références et toutes ces allusions donnent naissance à une artiste assez captivante pour ne pas dire envoûtante qui risque d’être là pour durer. Tant mieux. © MZ/Qobuz
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Classique - Paru le 14 février 2017 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Faire chanter la mémoire : avec sa Clique des Lunaisiens, Arnaud Marzorati propose au public de (re)découvrir la chanson française, de ses origines au XXe siècle. À travers ce patrimoine vocal et populaire et en choisissant de sortir des concerts traditionnels, c’est bien l’histoire et la littérature que la Clique des Lunaisiens transmet dans ses spectacles depuis bientôt dix ans. En explorant ce répertoire, trop souvent oublié dans les bibliothèques, ce baryton passionné de littérature remet au goût du jour les premières chansons à textes de l’histoire. Des œuvres qui sont autant de témoignages précieux du passé, de l’aventure humaine et de la musicalité foisonnante propre à chaque époque. Avec Votez pour moi !, commande du Palazzetto Bru Zane en 2016, l’ensemble se plonge avec délectation dans une escapade ludique et politique ! Tragique ou ludique, savante ou inventive, la chanson française permet à la fois d’instruire, d’émouvoir et d’éveiller. Puisant dans une littérature qui va de l’univers enfantin à celui de l’adulte, elle touche tous les publics et révèle ainsi son potentiel de passeuse, de gardienne d’une noble poésie populaire qui chante à nos oreilles et à nos âmes. Un album qui tombe à pic, à quelques semaines des élections de 2017 ! (c) Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 20 janvier 2017 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Qobuzissime
En cette première partie de XVIIIe siècle, Mondonville fut avec Rameau le plus célèbre des compositeurs français. En 1739, il s’installe à Paris, devient violoniste de la Musique du roi puis en 1744 sous-maître de la Chapelle royale. Ses grands motets et ses pièces instrumentales connaissent un succès inouï, tant à Paris qu’à Versailles. En 1742, il compose pour la première fois pour l’Académie royale de musique, où il sera joué jusque dans les années 1770. Grand rival de Rameau, il se démarque pourtant de ses contemporains français par un style extrêmement italianisant, acclimatant l’écriture de Vivaldi dans le moule orchestral français. Comme souvent à cette période où les débats musico-nationalistes allaient bon train, la pastorale Isbé de 1742 fut ouvertement dénigrée : le livret pour son maniérisme, la partition pour sa modernité. De nos jours, il ne reste qu’une seule source, une partition imprimée mais en partie incomplète, assez sommaire quant aux indications d’orchestration concernant les instruments à vent ; il a donc fallu la restaurer avant de la redonner et l’enregistrer. On est immédiatement séduit par la virtuosité instrumentale exubérante qui s’exprime autant dans les numéros de ballets que dans l’accompagnement des airs et des chœurs. Par moments, Mondonville imagine des effets très originaux : trois parties de violoncelles pour accompagner l’air « Amour, dieu séducteur », une écriture en notes harmoniques (une rareté quasiment inouïe à l’époque) des violons mêlées aux petites flûtes (divertissement du troisième acte), le phénoménal trio des Trois Hamadryades, tant d’autres, sans oublier les récitatifs prodigieusement inventifs. Le style est donc bien différent de celui de Rameau, son grand rival dont la renommée posthume a largement dépassé celle de Mondonville ; assez injustement, se dira-t-on après avoir écouté ce chef-d’œuvre, enregistré… à Budapest par les très hongrois Orchestre Orfeo et le Chœur Purcell. © SM/Qobuz « Voici donc un opéra de superbe facture [...] Frappantes assurément, l’inventivité des cordes et des combinaisons instrumentales [...] Dans le sillage de leur enregistrement remarqué des Fêtes de Polymnie de Rameau (Diapason d'or, avril 2015), György Vashegyi et son orchestre honorent ce foisonnement, des tournures à l’italienne au grand ton français : majesté des monologues, mystère pastoral, énergie canalisée des scènes collectives, sens de la grandeur, équilibre interne des rythmes – on songe plus d’une fois à Gardiner. Loure, tambourin ou « air en sons harmoniques », les danses captivent. Brillant, le chœur n’est pas en reste, qui ajoute à sa rigueur musicale et linguistique une maîtrise des éclats [...] Le rôle aussi complexe qu’impressionnant d’Adamas flatte les talents de Thomas Dolié : autorité et nuances, aisance déclamatoire et beauté lyrique, invention dramatique des couleurs. [...] un opéra majeur de cette époque, enfin révélé. » (Diapason, mars 2017 / Jean-Philippe Grosperrin)
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Classique - Paru le 26 octobre 2016 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Qobuzissime
La mezzo-soprano française Marianne Crebassa (*1986) fit ses débuts en musique non pas par le chant mais par le piano puis la musicologie. Mais ses talents de chanteuse, qu’elle a bien tôt cultivés, ne passent pas inaperçus et elle fait bientôt ses débuts à l’Opéra de Montpellier, puis dans de grandes œuvres comme Le Martyre de saint Sébastien, La Traviata, Lucio Silla et autres, ce qui lui ouvre rapidement les portes de l’atelier lyrique de l’Opéra-Bastille. C’est là qu’elle fait ses armes, de Lulu de Berg à Tamerlano de Haendel, démontrant ainsi son éclectisme stylistique. À sa sortie de l’atelier, elle est aussitôt invitée à Salzbourg, Vienne, Milan, Amsterdam ou Chicago. Voici son premier enregistrement, un florilège d’airs avec l’orchestre du Mozarteum de Salzbourg, où elle nous offre de voyager dans nombreux rôles dont plusieurs sont des rôles « d’homme » : Siebel, Nicklausse, Lazuli, Stéphano, Orphée ; bref, les rôles qui font actuellement sa gloire sur scène. © SM/Qobuz […] C’est à nouveau Minkowski qui veille aujourd’hui sur le premier récital de Marianne Crebassa, d’un geste toujours aussi amoureux de la voix, du théâtre et des affects. Or, des affects, il y en a beaucoup dans l’art de la jeune mezzo dont le timbre, gorgé de couleurs veloutées et cuivrées, est de ceux, fort rares, qui laissent transparaître tout un monde intérieur. On pense à Berganza, Von Stade, Von Otter… comparaisons qui en disent assez long sur la nature exceptionnelle de ce talent. Programme tout en pantalon, de Mozart à Reynaldo Hahn. La jeune mezzo compose une galerie de rôles travestis si parfaite qu’elle semble plaider pour la théorie du genre […] (Diapason, novembre 2016 / Emmanuel Dupuy)
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Opéra - Paru le 7 octobre 2016 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Qobuzissime
Certes, ainsi que l’écrivait Mozart à son père en 1778, « j’aime qu’une aria aille à un chanteur aussi bien qu’un costume bien taillé », ce qui implique que pratiquement tous ses grands airs – de prima donna mais aussi de seconds rôles – étaient conçus pour tel(le) ou tel(le) chanteur(euse) précis(e), de sorte que quiconque veut de nos jours s’attaquer à une grande pluralité de rôles mozartiens doit savoir adapter son costume, puisque Mozart n’est plus là pour retailler au fur et à mesure comme il était souvent de mise en son temps. Ainsi la délicieuse soprano colorature suisse Regula Mühlemann, de sa voix cristalline et précise, a su parfaitement faire siens tous ces airs, y compris dans leur grande diversité de genre, de styles, de personnages. En plus de quelques grands airs, on pourra entendre l’Exultate, Jubilate et aussi un air que Mozart avait écrit pour être inséré dans Le Barbier de Séville de Paisiello, même si la chose ne se fit pas et Mozart laissa le travail inachevé : toute la ligne chantée, toute la basse, et des éléments d’accompagnements – ici complétés dans le plus pur style de Mozart par Franz Beyer. Regula Mühlemann, que l’on a déjà pu entendre à Salzbourg, Berlin, Paris, Zürich et tant d’autres scènes prestigieuse, est ici accompagnée par l’Orchestre de chambre de Bâle dirigé par Umberto Benedetti Michelangeli, le neveu d'Arturo Benedetti Michelangeli. © SM/Qobuz
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Jazz - Paru le 16 septembre 2016 | Motéma - MustHaveJazz - Membran

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Pour son deuxième album, Joey Alexander n’est pas beaucoup plus âgé puisque le pianiste indonésien n’a QUE 13 ans ! Adoubé par des parrains nommés Herbie Hancock et Wynton Marsalis, le prodige franchit même un nouveau cap ici en signant la plupart des compositions de Countdown ! Après avoir superbement revisité des standards comme Lush Life, Round Midnight, I Mean You ou bien encore It Might As Well Be Spring sur son premier enregistrement, My Favorite Things, en duo et en trio avec notamment Larry Grenadier, l’excellent contrebassiste de Brad Mehldau, Joey Alexander offre ici la grande tenue de sa plume portée notamment à nouveau par Grenadier mais aussi par le contrebassiste Dan Chmielinski, le batteur Ulysses Owens, Jr. et le saxophoniste Chris Potter. Une fois encore ses improvisations impressionnent par leur fluidité et surtout par l’espace qu’il n’oublie jamais d’intégrer à sa musique. Ce deuxième album coupe le souffle car il n’abat jamais la carte de l’esbroufe technique ou de la virtuosité gratuite. Jamais ! Le piano d’Alexander est profond et risque de s’installer sur le devant de la scène pour encore de nombreuses années… © MD/Qobuz