Les albums

348 albums triés par Date : du plus récent au moins récent et filtrés par Mélodies & Lieder
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Mélodies (France) - Paru le 24 février 2017 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama
Le tournant du XXe siècle fut une grande époque de mélodie – mais de mélodies accompagnées au piano. Presque rien avec orchestre, un genre qu’accapara un Mahler dans la sphère germanophone. C’est oublier, radicalement, que Saint-Saëns orchestra une vingtaine de ses propres mélodies ; dix-neuf d’entre elles sont ici données en première discographique ! Oui ! Du Saint-Saëns ! Et du meilleur, qui plus est. Le compositeur se dévoile comme un très, très fin orchestrateur, l’égal, sans aucun souci, de Debussy dans la recherche des couleurs et des raretés sonores – et le rédacteur de ces lignes pèse ses mots… Écoutez seulement Angélus – un sommet d’invention orchestrale – ou Les Fées, Désir d’amour, La Feuille de peuplier et son hommage (volontaire ?) à Schubert, et bien sûr la délicieuse Danse macabre dont voici la version avec partie chantée. Yann Beuron et Tassis Christoyannis prêtent leurs voix impeccables à ces petites perles – ces grandes perles, en vérité – que l’on aimerait entendre plus souvent en concert. « C'est entendu, le jeu senza vibrato de l’Orchestre de la Suisse italienne, qui ne fait qu’accuser des problèmes d’intonation, comme les flottements de la mise en place, prêtent souvent d’étranges contours aux harmonies de Saint-Saëns. Certes, on a connu le baryton Tassis Christoyannis, présent sur la moitié de l’album, plus investi et mieux préparé lui aussi. Heureusement, l’autre moitié échoit au ténor viril et souple de Yann Beuron, trop rare au disque, qui calibre chaque mot et chaque note, ne perd aucune nuance, aucune intention, et nous enchante à chacune de ses apparitions. Dieu merci, car ces dix-neuf mélodies avec orchestre de Saint-Saëns sont autant de merveilles, et d’exemples d’un genre négligé au disque. [...] (Diapason, mars 2017 / François Laurent)
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Mélodies (Europe du Nord) - Paru le 20 janvier 2017 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Même si Sibelius n’avait jamais écrit la moindre symphonie, l’ombre d’un concerto pour violon ou le premier atome d’un poème symphonique, il serait malgré tout considéré comme le plus grand compositeur de mélodies finlandais, du haut de ses quelque cent Lieder mettant en musique des poèmes – surtout en suédois, sa langue maternelle. Certes, ces œuvres furent écrites à l’origine avec accompagnement de piano, plutôt destinées au cercle privé, mais bon nombre d’entre elles ont cependant un caractère orchestral. Seules quelques-unes firent l’objet d’une orchestration de la main du compositeur lui-même, ce qui laisse ouverte la question de savoir s’il préférait qu’elles soient chantées au piano et réservées à l’intimité familiale… Cela dit, plusieurs autres orchestrations virent le jour de son vivant sans qu’il semblât y trouver à redire. Cet album évolue autour du cycle Dans le flot de la vie, orchestré par rien moins que le célèbre compositeur Einojuhani Rautavaara (1928-2016), et créé par le même Gerald Finley et le même Orchestre Philharmonique de Bergen en mars 2014. C’est ici la première discographique mondiale de cette version. Voilà des œuvres de Sibelius presque inédites, en quelque sorte, car l’orchestration de Rautavaara, personnelle tout en respectant les équilibres, laisse éclore tout un autre monde autour des sonorités incantatoires de cette singulière musique. Die stille Stadt en est le plus étonnant lied, un chef-d’œuvre, chanté ici en allemand puisque le poème original est de l’Allemand Richard Dehmel ; le reste de l’œuvre étant chanté en suédois, comme il se doit. © SM/Qobuz « Sur le tapis de neiges ou les cascades que déroule pour lui l’orchestre de Bergen, le baryton basse nous scotche par l’élan de la narration et une expressivité toujours sensible.» (Diapason, mai 2017 / Nicolas Derny)
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Mélodies (Europe du Nord) - Paru le 14 octobre 2016 | Sony Classical

Distinctions Diapason d'or
« Encensée volume après volume, il y a vingt ans, chez Conifer, l'intégrale Moussorgski de la basse russe revient à prix d'ami chez Sony. Les mélodies de Moussorgski sont à l’image de ses opéras : une vision du monde très russe, entre dérision et compassion. [...] En tout, une soixantaine de mélodies, tableau de genre ou ballade, portrait d’ivrogne ou confidence pudique, autant de pièces souvent marquées du sceau de la musique populaire. Dans les années 1990, un Sergei Leiferkus à l’apogée de ses moyens en enregistrait la totalité [...] le Russe est partout accompagné par le beau piano, attentif et coloré, de Semion Skigin, qui excelle en particulier à créer des ambiances de désolation. Leiferkus nous offrait là une intégrale d’anthologie [...] En complément, des pièces pour piano seul par Vovka Ashkenazy, l’un des fils de Vladimir. » (Diapason, mars 2017 / Didier Van Moere)
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Mélodies & Lieder - Paru le 7 octobre 2016 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Mélodies (France) - Paru le 30 septembre 2016 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
S’il y a bien un répertoire de Saint-Saëns négligé, c’est celui de ses mélodies. Il en a composé quelque cent cinquante, la première en mai 1841 (à l’âge de cinq ans et demi) est encore proche de la romance, la dernière Temps nouveau quatre-vingt ans plus tard, en mai 1921, quelques mois avant sa mort. Au sein de ce corpus très éclectique, quatre cycles se détachent et viennent parfaitement s’inscrire dans la période de l’âge d’or de la mélodie française. Le premier, Mélodies persanes, se situe précisément à la période charnière de la chute du Second Empire et de l’avènement de la République, dans un climat d’effervescence qui résonne dans la vie artistique. Les trois autres cycles datent des dernières années de la vie de Saint-Saëns : La Cendre rouge en 1914, les Cinq Poèmes de Ronsard et Vieilles chansons, l’année même de sa disparition, en 1921. La différence entre l’orientalisme délicieusement désuet des Mélodies persanes – même si l’accompagnement au piano, plutôt virtuose, n’a rien d’un genre de salon – tranche sérieusement avec le genre singulièrement néoclassique des Poèmes de Ronsard où l’on pourrait tirer quelques parallélismes avec Reynaldo Hahn, ainsi qu’avec le langage fauréen en diable des deux autres cycles. Là encore, l’accompagnement au piano s’écarte de ce qui se fait habituellement dans le genre, piano autant que voix étant traités en égaux devant le déroulement musical. Un Saint-Saëns rare et pourtant très précieux, que nous donnent le magnifique baryton Tassis Christoyannis et le pianiste Jeff Cohen, toujours à l’affut de belles choses à redécouvrir. © SM/Qobuz « [...] Cet enregistrement qui réunit les quatre cycles doit retenir l'attention. [...] La diction parfaite de Tassis Christoyannis doublée d'un rare sens du phrasé éloquent se doit d'être rappelée [...] Toujours présent, jamais envahissant, le piano de Jeff Cohen est le complice idéal, pour le toucher comme pour le style : vif, net et précis.» (Diapason, novembre 2016 / Gérard Condé)
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Lieder - Paru le 12 août 2016 | audite Musikproduktion

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
« Trois disques inespérés issus d'archives radio vaut comme réhabilitation de Maureen Forrester. Contralto ? Diamant noir, poli à Berlin par l'expert du lied, Michael Raucheisen. [...] Pourquoi une des plus géniales cantatrices est-elle si peu accessible ? Les disques RCA de Maureen Forrester n’ont jamais été réédités systématiquement [...] Et voici qu’un album copieux, issu d’archives berlinoises magistralement restituées, n’apporte que de l’inédit et mainte rareté dans le domaine de prédilection de l’alto canadienne, du baroque jusqu’à Poulenc en passant par les Marguerite au rouet de Loewe et Wagner. [...] Cette voix somptueuse, enveloppante comme un manteau, ni confidentielle ni placide, sait se plier au secret et aux nuances, ouvrir d’emblée un espace intime de poésie sans renoncer au grand ton des mots non plus qu’à la richesse inouïe des coloris – alto assoluto. [...] De menus scories dans un allemand pourtant phrasé avec éloquence, un français parfois flou [...] s'effacent devant la perfection de l’intonation, du soutien des lignes de bas en haut, mais surtout devant la force fantasmatique de ce chant qui évoque à la fois une reine, une mère, une méditante, une sibylle, une sentinelle.» (Diapason, novembre 2016 / Jean-Philippe Grosperrin)
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Lieder (Allemagne) - Paru le 17 juin 2016 | harmonia mundi

Distinctions Diapason d'or
« [...] des interprétations portant le verbe haut, où la générosité l’emporte sur le soin millimétré des détails. La fine fleur de ses Liedersänger (nous avons une pensée émue pour la regrettée Stella Doufexis) glisse avec une suprême élégance de l’intimité joueuse à l’effusion, de la faconde à la mélancolie. Si la discipline de ces chambristes impressionne, les individualités captivent dans les recueils schumanniens, qui comportent plus de solos et de duos que de quatuors. » (Diapason, octobre 2016 / Hélène Cao)
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Mélodies (France) - Paru le 10 juin 2016 | Nimbus Records

Distinctions 5 de Diapason
« Les « French Songs » de Simon Wallfisch et Edward Ruhston s’intéressent à la période 1915-1925. On est conquis par le français du baryton, aussi ciselé et raffiné que le piano de son partenaire. Seuls les aigus et la prosodie tendue d’Aoua (Chansons madécasses de Ravel) mettent le chanteur à la peine. Pour le reste, chapeau bas : les Six poèmes d’Apollinaire illustrés par Honegger font, comme il se doit, le grand écart entre un paysage de Dufy et une toile cubiste ; les Trois fables de La Fontaine selon Caplet, Les Soirées de Petrograd où Chalupt et Milhaud brocardent les excès de « l’Ancien Régime » puis ceux de « la Révolution russe », sont idéalement jouées et chantées.» (Diapason, septembre 2016 / François Laurent)
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Lieder (Allemagne) - Paru le 13 mai 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
On a tellement l’habitude de certaines interprétations des Chants sérieux de Brahms par une célèbre voix de contralto du milieu du siècle passé qu’on en oublierait presque qu’ils peuvent – ainsi que la majorité des lieder de Brahms – tout aussi bien être chantés par une voix d’homme. En l’occurrence celle de Matthias Goerne, ici accompagné par son complice Christoph Eschenbach, avec qui il a déjà enregistré les deux grands cycles de Schubert ainsi que Le Chant du cygne ; l’osmose est parfaite entre les deux artistes, Eschenbach sachant quand mener, quand se retirer devant la voix, car Brahms a conçu ses Lieder comme un véritable duo entre deux personnalités musicales. En plus des Chants sérieux de la toute fin de sa vie – achevés en mai 1896, deux semaines avant la disparition de l’amie d’une vie, Clara Schumann –, Goerne a choisi les Neuf Lieder Op. 32 de 1864 – des œuvres de la première maturité donc et d’un ton autrement moins nostalgique, même si la violence des sentiments s’y fait souvent jour derrière un langage plus classique. Voilà une somptueuse leçon de chant et de Lied. © SM/Qobuz « Matthias Goerne approche au plus près la pensée intime et l'âme romantique de Brahms dans cette anthologie de lieder composés sur des textes de Heine, Platen ou de l'Ecclésiaste. [...] Le meilleur vocal de Brahms est là, à son sommet d'intelligence et de noblesse.» (Classica, juillet 2016 / André Tubeuf)
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Lieder (Allemagne) - Paru le 29 avril 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
Goethe... Eichendorff… Mörike… Ces noms résonnent aux oreilles de tous ceux qui aiment la littérature romantique allemande et en connaissent les prolongements dans l’univers du lied. Mais autant un Schubert a souvent trouvé une veine inespérée chez des auteurs de moindre envergure, autant son lointain successeur Hugo Wolf s’est abreuvé à la source de ces géants. Dans chacun de ces mini-drames d’une incroyable intensité, chaque mot est un joyau serti au cœur d’un diadème sophistiqué, mais nullement artificiel. Non content de mettre en musique le vers, Wolf l’incarne. Il le transcende. Il en réveille les sons et les sens les plus subtils. (Note de l'Editeur) « La voix, le caractère, l’affinité germanique, tout prédispose Sophie Karthäuser à Hugo Wolf. [...] C’est presque une nouvelle voix que Sophie Karthäuser se trouve pour chanter ces lieder ; des ombres se mettent dans ce timbre lumineux, du vague à l’âme dans les phrasés, mais aussi comme une autorité neuve (Mignon III, par exemple, qui ne tremble pas). Tout cela permet à la chanteuse, admirablement secondée par Eugene Asti, très à son affaire, d’entrer et de nous faire entrer dans le détail de maint lied que d’autres, natives Germaines, effleurent ou éludent. [...] la veine élégiaque est si intense et altière, le sentiment toujours si juste qu’on va de lied en lied avec un émerveillement croissant [...] (Classica, juin 2016 / Stéphane Friédérich) « [...] À la première écoute, on est captivé par cette anthologie de Mörike et Goethe-Lieder dans laquelle se glissent un Eichendorff (Verschwiegene Liebe) et un Reinick (Wiegenlied im Sommer). Des auditions répétées révèlent des scories qui, avec du recul, suscitent l’indulgence au profit d’une interprétation frémissante. [...] Mais Karthäuser possède le mélange idoine de candeur et de passion pour les quatre Mignon, Ein Stündlein wohl vor Tag et Er ist’s. Sa voix claire sert avec à-propos l’espièglerie enfantine de Mausfallen-Sprüchlein et Elfenlied, les délicieux sous-entendus de Die Bekehrte (portrait d’une « Bergère convertie »… trop rapidement à l’amour) et sait se doter d’accents grinçants dans l’ironique Bei einer Trauung.» (Diapason, juin 2016 / Hélène Cao)  
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Mélodies - Paru le 22 avril 2016 | Sony Classical

Hi-Res
Jennie Tourel et Leonard Bernstein à Carnegie Hall en 1969, certes, mais il convient de préciser que Bernstein est ici non pas à la baguette mais au piano – car on oublie parfois qu’il fut aussi un pianiste de très grand talent, en particulier en tant qu’accompagnateur. Il offre ici un tapis de première classe à la mezzo-soprano Jennie Tourel (1900-1973), une des plus fameuses cantatrices de la sphère nord-américaine – dont on oublie sans doute qu’elle est née en Russie, et qu’une bonne partie de sa carrière se déroula en France. Disciple de Reynaldo Hahn, elle fit ses grands débuts… à l’Opéra Comique, en tant que Carmen, Charlotte, Mignon et bien d’autres rôles similaires. L’année 1940 la vit précipitamment quitter Paris pour les États-Unis – car Jennie Tourel était née Davidovitch… – où, très rapidement, elle trouva le chemin du Metropolitan et l’estime de Bernstein qui lui offrit mille occasions de se produire, en particulier avec orchestre. On retrouve le duo dans un choix de Schumann, beaucoup de mélodie française de Satie à Poulenc, en passant par Debussy et Offenbach – n’oublions pas que Tourel a vécu vingt ans en France –, Tchaïkovski et Rachmaninov, ainsi que les bis. L’osmose entre les deux artistes est parfaite. Enregistrement réalisé en concert le dimanche 2 mars 1969. © Qobuz
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Mélodies & Lieder - Paru le 22 avril 2016 | Sony Classical

En cette année 1965, la jeune mezzo-soprano Shirley Verrett (1931-2010) avait déjà bien entamé une fulgurante carrière qui la menait sur bien des grandes scènes de la planète : Londres, Moscou, tandis que le Met et la Scala suivraient bientôt, où elle se distinguerait dans les grands rôles de mezzo dramatique, voire plus tard de soprano dramatique « falcon » : Carmen, Azucena, Eboli, Dalila bien sûr, Lady Macbeth… La voici dans l’intimité, si l’on ose ainsi s’exprimer pour une telle salle, de Carnegie Hall le 30 janvier 1965, en récital avec le pianiste Charles Wadsworth, un grand découvreur de talents qui offrit des premières chances à des artistes tels que Kathleen Battle, Yo-Yo Ma, Pinchas Zukerman ou encore Jessye Norman. Dans ce concert, Verrett fait montre de l’ampleur de ses talents, puisque son répertoire s’étend de Mozart aux spirituals en passant par Schubert, Rachmaninov, Tchaikovski, Nin et Turina, et un peu de Copland pour la sphère nord-américaine non-spiritual. Une voix riche, pleine, encore très agile et claire, d’une immense palette de coloris, oui vraiment, Shirley Verrett fut l’une des plus grandes cantatrices du XXe siècle. © SM/Qobuz
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Mélodies (Europe du Nord) - Paru le 1 avril 2016 | BIS

Livret
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Mélodies (France) - Paru le 18 mars 2016 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le catalogue complet de l’œuvre de Benjamin Godard compte quelque 150 numéros d’opus et couvre tous les genres : opéras (dont Jocelyn duquel est tiré l’unique pièce de Godard encore vaguement diffusée de nos jours, la « Berceuse »), symphonies, concertos, musique de chambre, pièces pour piano, et mélodies. Ces mélodies sont tombées dans l’oubli de nos jours alors que le compositeur fut l’un des plus prolifiques – et inventifs – en la matière, en particulier aux alentours des années 1870, puisqu’au-delà de cette décennie il se consacra bien plus au grandiose de la scène qu’à l’intimité de la forme mélodique. Cela dit, son ultime partition éditée, quelques semaines avant sa mort tragiquement prématurée, est aussi une mélodie, Les Larmes. Mais dès l’âge de quinze ans, alors qu’il avait déjà écrit deux symphonies et un quatuor à cordes, Godard se lança dans l’écriture de trente mélodies publiées en 1867 sous le titre de « Trente morceaux de chant » - il préféra toujours éviter le terme de « mélodie », ce qui lui permettait alors d’aborder le genre sous toutes ses formes, de la romance jusqu’à la véritable scène lyrique. Il publierait plus tard des « recueils de fables », « chansons », « pastorales », « Lieder » (oui !), « Villanelles », qui connurent toujours un succès des plus éclatants au point qu’il parut en 1880 une grande compilation chez un célèbre éditeur d’alors. Les chois opérés ici par Tassis Christoyannis et Jeff Cohen permettent de saisir la sensibilité littéraire de Godard, qui s’aventure tout autant du côté de La Fontaine, de Florian, que de celui de Victor Hugo dont il fut l’un des compositeurs les plus féconds. À partir des années 1880, Godard a décidé de ne pas trop suivre les nouvelles tendances musicales alors en vogue en France préférant rester dans un style et dans des genres plus ancrés dans le corps du XIXe siècle ; est-ce un crime qui justifie que sa musique soit à ce point négligée de nos jours ? Tassis Christoyannis nous prouve, avec ô combien de panache, que la postérité s’est lourdement trompée. Découvrez ici tout l’art de la mélodie de Benjamin Godard. © SM/Qobuz « [...] La révélation ? Sans aucun doute, les Six fables de La Fontaine et en premier lieu La Laitière et le Pot au lait : tout porte, rien ne pèse. On voit la scène ; et de même Le Coche et la Mouche. Faut-il avouer, pour La Cigale et la Fourmi, Le Renard et le Corbeau, qu’entre l’extrême sophistication des chefs-d’œuvre de Caplet et l’élégance toute simple de Godard on hésite à trancher ? L’impeccable diction de Tassis Christoyannis, la justesse de ses intentions et de ses intonations trouvent partout à s’employer et la complicité proverbiale de Jeff Cohen fait chanter le clavier. » (Diapason, mai 2016 / Gérard Condé)
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Lieder (Allemagne) - Paru le 18 mars 2016 | Deutsche Grammophon (DG)

Livret Distinctions Diapason d'or
« Au sommet, la divine Jessye dialogue avec le piano de Daniel Barenboim, pour écrire une fascinante encyclopédie de l'âme romantique. [...] Le plus beau florilège de lieder de Brahms jamais enregistré par une dame ? Peut-être bien. À l’origine caché au sein d’une intégrale dans laquelle Fischer-Dieskau se taillait la part du lion, ce trésor nous revient dans un son magnifié, soumettant l’auditeur, plus de trois décennies après, à ses infinis sortilèges. [...] Et le piano tour à tour ténor, baryton, masse chorale en puissance, de Barenboim, dont le souffle visionnaire établit avec l’accompagnée un dialogue d’égal à égal qui vaut, à chaque note, stimulation de l’un par l’autre. » (Diapason, septembre 2016 / Emmanuel Dupuy)

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