Les albums

144 albums triés par Date: du plus récent au moins récent et filtrés par Musique vocale profane
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Musique vocale profane - Paru le 25 novembre 2015 | Klangrede

Livret
En dehors de la chasse, l'Empereur Leopold Ier avait une autre passion : la musique. Non seulement excellent instrumentiste (clavecin et autres instruments), il avait de solides connaissances en écriture musicale qu'il mit à profit en composant des œuvres instrumentales, mais également vocales avec un attrait particulier pour les comédies et l'organisation de concours rhétoriques ou académies littéraires (où les dames étaient mises en avant) qui trouvèrent un plein épanouissement sous sa houlette en 1697. Le programme de "Best of Leopold" concocté par la claveciniste autrichienne Susanne Pumhösl et ses amis propose une sélection d'airs composés à Vienne à la fin du XVIIe siècle. L'alternance de musique vocale et instrumentale confirme la tradition dite "Seneraten" : des pièces généralement courtes pour la voix accompagnée d'instruments, mais longuement travaillées, se situant entre la cantate et l'opéra. Autour de compositions de l'Empereur Leopold Ier lui-même (à la fois vocales et instrumentales) figurent des pages de Giovanni Bononcini (c'est avec celui-ci et son frère Antonio Maria que fut introduit à la cour de Vienne le violoncelle virtuose) et de Antonio Draghi, qui, comme Leopold, écrivit pour les jeunes voix féminines de la cour.
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Musique vocale profane - Paru le 6 octobre 2015 | Arcana

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
« [...] Cap sur la Galice, plus précisément la ville de Vigo, battue par les vents et les embruns. [...] Vivabiancaluna Biffi est une fois de plus merveilleuse dans cette pérégrination poétique sans filet, avec la complicité de Pierre Hamon pour quelques interludes. Elle chante et s'accompagne à la vièle dans deux cantigas de amor et les cantigas de amigo de Martin Codax (1245-1279). Ces dernières détaillent les sentiments d'une femme en l'absence de son ami. Chaque verset décline le thème et, comme le ressac de la mer, la même vague se forme, légèrement différente à chaque fois : "Vagues de la mer de Vigo, avez-vous vu mon ami ?", "Vagues de la mer mauvaise, avez-vous mon bien-aimé ?". Une mélancolie langoureuse se dégage de l'ensemble [...] Le ton se fait plus enjoué à l'évocation du retour de l'aimé [...] , voire dansant [...]. À la vièle s'ajoutent de nombreuses flûtes jouées par Pierre Hamon, notamment la flûte de pan médiévale, le frestel, encore présente aujourd'hui en Galice et dans le nord du Portugal.» (Diapason, janvier 2016 / Océane Boudeau)
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Musique vocale profane - Paru le 25 septembre 2015 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
La petite abélardisation indispensable à la fabrication de castrats n’étant plus trop pratiquée de nos jours, du moins pas pour faire chanter les hommes, l’on n’a d’autre choix que de faire chanter le large répertoire – italien dans sa grande majorité – réservé aux castrats soit par des contre-ténors, soit des voix de femmes. Et pas seulement des contraltos, comme on pourrait l’imaginer, puisque le castrat se faisait autant dans le registre grave – celui de la contralto – qu’aigu, celui de la soprano. Pour preuve les deux versions italiennes d’Orfeo ed Euridice de Gluck, par exemple, destinées qui à un castrat grave pour la viennoise, qui à un castrat aigu pour la version de Parme. Ce sont donc, pour ce nouvel enregistrement de la soprano Ann Hallenberg, les rôles conçus pour le célèbre castrat aigu Luigi Marchesi (1754 – 1829) dont les prouesses vocales semblent avoir été extraordinaires, ainsi qu’on peut en juger par l’invraisemblable agilité technique exigée par toutes ces arias. Des arias d’opéras de Cherubini, de Mayr, Zingarelli, Pugnani, Sarti ou Cimarosa, écrits pour Marchesi qui, semble-t-il, n’hésita pas à rajouter encore des ornementations pour servir d’écrin à sa voix ! Hallenberg prête maintenant la sienne, une opulente voix d’une stupéfiante précision y compris dans les passages les plus vertigineux. © SM/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 16 septembre 2015 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica - Choc Classica de l'année
Au cours de la première moitié du XVIIe siècle, Venise ouvre un nouveau chapitre de l’histoire de l’art : non seulement on y invente l’opéra public, mais aussi la musique instrumentale « savante » y acquiert ses lettres de noblesse. Voici des airs sélectionnés parmi une dizaine d’opéras de Cavalli (qui en écrivit vingt-sept), composés entre 1653 et 1667, rien que des chefs-d’œuvre de tendresse, de beauté et d’émotion – on n’en attendait pas moins de Cavalli, auteur des immortelles Vêpres de la Vierge Marie que l’on sait. Les personnages tragiques ou dramatiques trouvent dans sa musique, tout en concision orchestrale – cordes et continuo –, le développement de leurs caractères les plus intimes. Aux commandes, l’impeccable Leonardo García Alarcón qui a rassemblé l’ensemble belge Clematis et sa propre Capella Mediterranea (française et méditerranéenne à la fois) pour accompagner l’émouvante voix de Mariana Flores. © SM/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 11 septembre 2015 | Deutsche Grammophon

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - Le Choix de France Musique - Choc de Classica
Paris de la fin de la Première guerre jusqu’aux sinistres événements qui annoncent la Seconde, voilà ce qu’a choisi la soprano Julie Fuchs pour son récital d’airs d’opéra, d’opérettes et de comédies musicales françaises – ou, du moins, en français pour quelques moments de Kurt Weill et Léhar (la seule incursion de l’album dans l’avant-Première guerre). On y trouve des choses tout à fait « sérieuses », comme l’air du Feu dans L’Enfant et les sortilèges, l’air de Vilya de La Veuve joyeuse (dans la traduction française de Robert de Flers) ou quelques délicieux moments des Aventures du roi Pausole de Honegger – en compagnie de l’excellent ténor Stanislas de Barbeyrac ; mais aussi des choses provenant de répertoires plus légers, voire du music-hall avec Yes ! de Maurice Yvain ou Tea For Two. C’est que Julie Fuchs ne se limite certes pas au répertoire classique, même étendu à Weill ou Yvain, mais ose s’aventurer dans les territoires du jazz et de la comédie musicale de Broadway. Une artiste lyrique complète, en quelque sorte. © SM/Qobuz « [...] Comment résister au charme du timbre, magnifiquement charnu, à ce sourire gouailleur et chic à la fois (un pied à l'opéra, l'autre au music-hall), à la clarté de sa diction ? [...] Julie Fuchs excelle à jouer les fausses ingénues. [...] Les personnages sont là sans que jamais le chant passe au second plan. [...] Tout cela aussi, grâce à l'excellent soutien que lui apportent partout l'Orchestre national de Lille et Samuel Jean. Alors Diapason d'or ? Yes !» (Diapason, octobre 2015 / François Laurent)
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Musique vocale profane - Paru le 1 septembre 2015 | Decca

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
«... À la facilité du répertoire connu, la star de l'opera seria a préféré la découverte, offrant ainsi dix premières mondiales [...] Le chanteur investit ce nouveau programme avec une technique souveraine, qui ne laisse rien au hasard. [...] Chaque note témoigne, à défaut d'une fulgurance interprétative, d'un art suscitant le relief par la seule maîtrise de ses moyens. Ni la pureté du timbre, ni la souplesse de l'articulation ne sont prises en défaut. On l'aura compris, un tel aboutissement bride en partie la spontanéité [...] Maxim Emelyanichev, disciple de Rozhdestvensky, livre en complément de programme un brillant concerto d'Auletta.» (Classica, octobre 2015 / Luca Dupont-Spirio) L’extraordinaire contre-ténor croate Max Emanuel Cenčić s’adonnerait-il à la chanson napolitaine ? Pas exactement ! Ce nouvel enregistrement fait la part belle aux compositeurs italiens du XVIIIe siècle ayant vécu et travaillé à Naples, à commencer par Alessandro Scarlatti qui fut sans doute l’un des tout premiers grands bonshommes à avoir marqué de sa griffe et de son style la ville. Suivent les compositeurs de la génération suivante que furent Pergolesi, Leonardo Leo ou Nicolai Porpora, qui se saisirent des nouveaux genres développés dans la sphère de leur aîné, en particulier l’air accompagné non plus par un continuo improvisé, mais bien par un orchestre entier – et entièrement écrit. La mélodie vocale, ici destinée à des voix de castrats pour la plupart, se libère du carcan polyphonique pour acquérir sa liberté propre, tandis que l’accompagnement lui aussi se libère des écritures trop complexes et contrapuntiques pour devenir ce qu’il serait dans les opéras du XIXe siècle : un accompagnement destiné à souligner la ligne vocale, sans trop faire intrusion dans la texture musicale. Cenčić est ci secondé par Il Pomo d’Oro sous la direction de Maxim Emelyanychev, un ensemble flamboyant qui offre à l’aérienne voix du soliste un moelleux tapis sonore. © SM/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 3 juillet 2015 | Timpani

Hi-Res Livret
On ignore que Charles Koechlin, loin de n’être « que » un compositeur de la magie orchestrale, écrivit aussi une bonne centaine de mélodies et d’ouvrages choraux, entre 1890 et 1935. La majorité d’entre eux a été conçue avant les années 1910. Loin d’être des pièces de salon, ce sont là d’intimes explorations de nouvelles pistes imaginées par le compositeur : on le voit s’approprier des modes anciens ou exotiques. On remarquera aussi que la moitié des pièces ici présentées exploitent des textes de Théodore de Banville, poète romantique-parnassien dont la limpidité du propos poétique s’accorde fort bien à la sincérité de celui, musical, de Koechlin. L’excellent ténor Julien Behr et la mezzo Anaïk Morel, flanqués du chœur de femmes Calliope, nous permettent de découvrir ce monde sonore quasiment oublié d’un grand compositeur dont on attend encore et toujours qu’il trouve enfin sa place au Parnasse. © SM/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 15 juin 2015 | Ina Archives

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
À force de cantonner - que dis-je, de reléguer ! - Roussel aux deux Suites de Bacchus et Ariane, à quelques fils de la toile d'araignée du Festin du même nom, et plus chichement l'une ou l'autre de ses symphonies, on en oublie complètement qu'il a écrit bien d'autres œuvres tout aussi importantes, voire plus encore. Tel est le cas d'Evocations, un rare et somptueux triptyque pour orchestre, chœur et solistes vocaux de la première maturité de Roussel, écrit à l'époque du Festin de l'araignée, les années 1910-11. Le présent enregistrement radiophonique, réalisé en novembre 1962, suit d'à peine trois ans la précédente interprétation de la même œuvre par les mêmes exécutants (Orchestre National & Rosenthal), preuve qu'à l'époque elle bénéficiait encore d'une solide reconnaissance y compris dans les plus hautes sphères musicales du pays. Puis… le néant ; les Evocationssont à peine jouées, à peine enregistrées - une seule version discographique récente semble disponible, réalisée en 1978 par Zdenek Kosler avec la Philharmonie tchèque ! -, une véritable descente aux enfers. Mais dorénavant l'aimable qobuzonaute disposera de cette magnifique versions signée Manuel Rosenthal. Que demande le peuple ? Mais en fait, qu'évoque donc le compositeur avec tant de bonheur ? Tout simplement la Cochinchine, où il a longuement séjourné en tant qu'officier de marine dans les années 1890. Oh, on cherchera vainement des transcriptions même approximatives de mélismes ou de rythmes orientaux : Roussel préfère se laisser inspirer par des réminiscences bel et bien françaises, et les quelques allusions orientalisantes restent tout à fait discrètes. On est loin de la carte postale à la Puccini, ou même de L'Impératrice des pagodes de Ravel. Des évocations, ce ne sont pas des souvenirs directs, ce sont des souvenirs de souvenirs, des ombres d'ombres. Roussel s'y entend à merveille, en tous les cas, pour développer une somptueuse sonorité d'orchestre qui réserve quelques clins d'œil à Ravel, à Rachmaninov même par moments, à d'Indy sans doute, mais dans un langage déjà puissamment rousselien qui, s'il ne présente pas encore cette « angularité » des deux dernières symphonies, s'oriente déjà résolument vers un langage entièrement personnel. Quant à l’Enfant et les sortilèges qui sert de plat de résistance à ce concert capté en direct, il bénéficie de la participation de la fine fleur des chanteurs français d’alors : Jeanne Berbié, Bernard Cottret, Huhuette Boulangeot, Irma Kolassy, Françoise Ogeas, des interprètes d’une impeccable tenue vocale, et dont l’élocution française est un vrai bonheur. Et que dire de l’évocation entomologique orchestrale qui débute la deuxième partie de l’ouvrage, brossée par ce magicien que fut Rosenthal – un familier de Ravel, faut-il le rappeler .… Idéal, et son demi-siècle d’âge discographique n’y change rien car la prise de son fut exemplaire. © SM/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 2 juin 2015 | Profil

Livret Distinctions Diapason d'or
Enregistrés respectivement en mai et novembre 1980 pour la Cinquième symphonie et les Kindertotenlieder de Mahler, ce double album nous présente deux interprètes de la tradition germanique la plus germanique qui soit : Klaus Tennstedt (1926-1998), un routard élevé selon le parcours «naturel» des chefs de la sphère allemande, d’abord sous-maître de chapelle, puis premier Kapellmeister, puis Generalmusikdirektor (GMD) de petite compagnie, puis GMD de grande compagnie… avant d’émigrer de la RDA en 1971 où l’air devenait vraiment étouffant. Entre 1979 et 81 il fut le directeur de l’Orchestre de la Radio de Hambourg, le NDR. Brigitte Fassbaender, elle, a suivi le chemin traditionnel des chanteurs de la sphère germanique : d’abord quelques années en troupe, avant de se lancer sur les scènes internationales, autant dans le domaine lyrique que dans le Lied, l’oratorio et même le cinéma d’opéra. Mahler par Tennstedt et Fassbaender, c'est la grande tradition outre-Rhin. © SM/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 26 mai 2015 | Glossa

Hi-Res Livret
Autour de la figure tutélaire de Juan Hidalgo de Polanco (1614 – 1685), le compositeur espagnol majeur de son temps – l’équivalent ibérique de Purcell en Angleterre ou Lully en France –, voici une belle poignée d’airs amoureux et courtois du baroque espagnol, souvent inspirés de la manière italienne via les liens avec les cours de l’empire espagnol, en particulier la vice-royauté napolitaine. Certes, une écoute attentive permet aisément d’y découvrir aussi l’influence purement ibérique, en particulier dans la musique du guitariste Gaspar Sanz (1640 – 1710) longtemps employé à la cour napolitaine ; c’est lui qui introduisit nombre de techniques de guitare destinées à devenir la marque de fabrique de la musique espagnole. Toutes ces pièces ont été retravaillées par le gambiste hispani-palestino-syrien Fahmi Alqhai, qui a confié les instrumentations à quelques gambes, un archiluth, un clavecin, une guitare baroque, tandis que le ténor Juan Sancho se charge de nous restituer les chansons. © SM/Qobuz
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Musique vocale profane - Paru le 1 mai 2015 | Passacaille

Livret Distinctions Diapason d'or - 4 étoiles Classica
" Le Chant de l'échiquier confirme sa place de choix sur la scène médiévale. Le petit collectif (harpes, clavecins, organetto, vièle) animé par Guillermo Pérez et David Catalunya va très loin dans la quête d'une virtuosité instrumentale médiévale, dont les témoignages sont épars mais éloquents. Tasto Solo assure un travail historiquement informé dans les moindres détails, sans pour autant s'inscrire dans une froide logique de reconstitution : au geste pionnier des musiciens au XVe siècle répondent la redécouverte expérimentale de leurs héritiers et leur aisance à improviser. Le discours sans paroles et son ornementation scintillante surgissent avec tant d'énergie et de naturel qu'il en devient impossible de discerner l'écrit de l'instant." (Diapason, juin 2015 / Jacques Meegens)
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Musique vocale profane - Paru le 10 avril 2015 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica
"Une nouvelle impératrice en baroquie. Le récital de la mezzo-soprano suédoise Ann Hallenberg incarne le meilleur de ce que peut proposer un programme intelligent et longuement mûri. [...] "Agrippina" : Ann Hallenberg excelle à distiller la noirceur vénéneuse de ce monstre à trois têtes. [...] Les deux arias tirées de Britannico (d'après Racine) de Graun constituent un condensé de son art : notes tenues sur plusieurs mesures sans que le grain de voix s'en trouve altéré, capacité à dramatiser les vocalises grâce notamment à cet acier de l'aigu et à cette manière si personnelle (qui ne singe pas la Bartoli !) de phraser. [...] Un des meilleurs récitals baroques de l'année." (Classica, juillet/août 2015, Jérémie Bigorie)
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Musique vocale profane - Paru le 31 mars 2015 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
La thématique de cet enregistrement est née d’une insomnie de la mezzo-soprano Blandine Staskiewicz, au cours d’une nuit de tempête dans sa jolie terre natale de Belle-Île-en-mer. S’étant mise à fredonner un air de tempête de Vivaldi, l’idée lui vint de réunir sur un disque quelques-uns des plus beaux airs sur les émotions du cœur si bien traduites en musique par les compositeurs italiens baroques principalement. Ainsi naît Tempesta, qui brosse en 13 tableaux les divers états d’âme amoureux — du calme avant la tempête à la crise aiguë suivie de l’apaisement. Outre la musique elle-même, c’est évidemment l’interprétation de Blandine Staskiewicz, d’une maîtrise souveraine, parfaitement soutenue par Alexis Kossenko, qui donne à cet ensemble tout son pouvoir de séduction. (© Qobuz)
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Musique vocale profane - Paru le 24 mars 2015 | Zig-Zag Territoires

Hi-Res Livret
Loin des éclats triomphants et fanfarons des pièces jouées lors de l’entrevue du Camp du Drap d’or entre François I et Henry VIII en 1520, voici des œuvres bien plus intimes conçues pour la chambre de François I. Et quand l’on dit chambre, c’est précisément ce dont il s’agit, puisque l’ensemble Doulce Mémoire enregistra tout ce CD dans les appartements privés du château de Chambord. Loin d’être des pièces immenses et cinégéniques, en particulier pour les scènes de ripaille, ce sont des espaces plutôt modeste en taille – ne serait-ce que parce que des salles de vie trop grandes seraient inchauffables – à l’acoustique tranquille. Les séances d’enregistrement eurent lieu dans l’une des salles en croix du donjon, le cœur du château, le séjour royal. Et l’on comprend soudain pourquoi les témoignages de l’époque insistent sur la douceur des voix et leur suavité : dans de tels lieux, les éclats et les grandiloquence seraient incongrus. Les douces flûtes à bec, les tendres luts et théorbes, se mêlent avec tranquillité aux voix retenues et émues des chanteurs de l’ensemble. Seuls l’ensemble de « flûtes colonnes », une sorte de basson de la Renaissance, viennent remuer l’espace de quelques sonorités un peu plus accrochantes, mais cela reste de l’ordre de la grande transparence. Les compositeurs Claude Gervaise, Pierre Certon, Pierre Sandrin, Claudin de Sermisy et autres contemporains de François I y revivent comme au premier jour. © SM/Qobuz