Les albums

2356 albums triés par Date: du plus récent au moins récent et filtrés par Musique de chambre
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Musique de chambre - Paru le 22 juillet 2016 | Deutsche Grammophon (DG)

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Musique de chambre - Paru le 20 juillet 2016 | Aeolus

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Les Sonates du Rosaire de Heinrich Ignaz Franz von Biber (1644-1704) sont un immense cycle formé de quinze sonates pour violon avec basse continue et d'une passacaille pour violon seul : quinze sonates pour les quinze mystères du Rosaire – cinq mystères joyeux, cinq douloureux, cinq glorieux. Afin d’illustrer ces mystères au plus près de ce qui se ressentait alors dans l’Europe du XVIIe siècle, Biber décida, pour chaque sonate, d’accorder différemment le violon, afin d’obtenir des sonorités vraiment différentes et reconnaissables. Cela exige du soliste une sérieuse capacité à l’abstraction : en vertu de ce principe de la « scordattura », c’est à dire qu'une ou plusieurs cordes du violon sont accordées différemment de l’habituel sol-ré-la-mi, la partition écrite ne correspond pas à ce que l’on entend, puisque les cordes désaccordées deviennent transpositrices. Autrement dit, certaines notes sonnent comme ce qui est écrit, d’autres différemment, selon l’accord imposé par le compositeur. L’instrumentiste doit donc faire le même effort que vous devriez faire si une partie des touches de votre clavier d’ordinateur donnaient d’autres lettres que ce qui est écrit dessus, pas toujours les mêmes selon le morceau (pour compliquer un peu l’affaire), mais qu’il vous fallait faire comme si de rien n’était. Biber nous propose ici une musique infiniment déroutante, des sonorités parfaitement inouïes, des harmonies incongrues, un étonnant cheminement harmonique et mélodique qui le met tout à fait à part dans le monde baroque qui, en cette fin des années 1670, n’y comprit sans doute pas grand-chose, de sorte que l’ouvrage tomba dans l’oubli avant de connaître une éclatante résurrection au début du XXe siècle. La violoniste Hélène Schmitt, disciple de Reinhard Goebel, s’est spécialisée dans la musique des XVIIe et XVIIIe siècles, en particulier avec l’ensemble Luceram qu’elle a formé voici peu. Pour ces Sonates de Biber, elle est accompagnée au continuo par François Guerrier au claviorganum – un singulier instrument à la fois orgue et clavecin, assez en vogue aux XVIe st XVIIe siècles –, Massimo Mascardo à l’archiluth et au théorbe, Franbcisco Mañalich à la viole de gambe, et Jan Krigovsky au violone – un instrument de la famille des violes, entre le violoncelle et la contrebasse. Sonorités rares garanties ! © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 8 juillet 2016 | Chandos Records

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Pour ce sixième et dernier volume de son intégrale de l’œuvre pour piano de Brahms, le pianiste irlandais Barry Douglas – dont on rappelle qu’il rafla le Premier Prix au Concours Tchaïkovski de 1986, le premier non-Russe depuis Van Cliburn en 1958 – nous présente le compositeur l’historien, l’arrangeur et le pédagogue. Historien, il l’est avec ses pièces dans le style ancien – gigue, sarabande, canon – ; et, en même temps, arrangeur avec la gavotte d’après Gluck. Arrangeur, il l’est avec ses propres Danses hongroises réécrites pour le piano seul (l’original étant pour piano à quatre mains), ainsi que dans la Marche de Rákóczy (connue aussi sous le nom de Marche hongroise) d’après Berlioz ; et en même temps pédagogue puisque les Études que nous présente Douglas sont écrites respectivement d’après Chopin, Weber et Bach – ce dernier en particulier dans un arrangement assez sournois de la Chaconne, originalement pour violon solo, destiné par Brahms à la seule main gauche. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 24 juin 2016 | CAvi-music

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Ah, le Trio pour flûte, violoncelle et piano de Weber ! Une œuvre capitale dans le bien trop clairsemé répertoire original pour cette formation (trois Haydn, un Martinů, un Pierné, et quelques rares autres…), une quasi-symphonie d’une vingtaine de minutes, ou plutôt un quasi-concerto ou chacun des trois protagonistes, tour à tour, se saisit du relais et fait avancer l’ample et impressionnant discours déroulé par Weber. C’est là une œuvre de son ultime maturité, 1819, dans lequel il mêle des tons populaires à des moments quasiment tragiques, ou du moins du caractère le plus dramatique qui soit, en génial compositeur de théâtre qu’il fut. Voilà un ouvrage à ne pas laisser passer ! Pour la suite du programme, le jeune et dynamique groupe de solistes rassemblé lors du Festival Spannungen de 2015 (tous les enregistrements ont été réalisés en concert dans ce lieu improbable et singulier qu’est l’ancienne centrale hydroélectrique – d’ailleurs toujours en usage en tant que telle – de Heimbach dans la magnifique région qu’est la Eifel, un ouvrage construit dans le plus pur style Art Nouveau et maintenant dédié aux arts) a choisi d’honorer Saint-Saëns, dans son merveilleux Caprice sur des thèmes danois et russes de 1887, un monument de virtuosité instrumentale ; ainsi que quelques compositeurs bien moins célèbres, à commencer par August Klughardt, un compositeur à cheval sur Liszt (qu’il côtoya souvent), Wagner et la tradition plus conservatrice représenté par Brahms. Ses cinq sombres Schilflieder d’après les non moins sombres poèmes éponymes de Lenau représentent le meilleur du style germanique romantique-moderne de cette époque. On finit avec le compositeur né russe et mort soviétique qu’était Alexandre Krein dont les Esquisses hébraïques de 1909 témoignent de l’influence mélodique et rythmique du monde judaïque sur une partie de la musique et des musiciens de ce temps. La formation clarinette + quatuor à cordes évoque bien évidemment la tradition Klezmer, mais dans une écriture tirée à quatre épingles, héritage de l’enseignement que Krein reçut de Taneïev. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 10 juin 2016 | Evidence

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Musique de chambre - Paru le 7 juin 2016 | Alpha

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Le premier enregistrement de ce quadriptyque des trios, quatuors et quintettes avec piano de Dvořák est consacré à deux des quatre plus célèbres trios, le Trio en fa mineur Op. 65, et le Trio en mi mineur Op. 90, le fameux « Dumky ». Ce projet a vu le jour grâce à l’arrivée en résidence à la Chapelle Royale de Bruxelles du Trio Busch, jeune trio anglais, dans la section de musique de chambre, en janvier 2015. En janvier 1892, Dvořák proposa à son éditeur Simrock plusieurs œuvres, parmi lesquelles six Dumkas pour trio avec piano, qui, selon le compositeur, étaient « en style de musique de chambre », sans plus de précision. Dans une correspondance ultérieure avec le même Simrock, Dvořák parlait généralement de ces Dumkas comme d’un trio avec piano, mais en les composant en 1890, il était loin d’être sûr de la désignation finale : « En ce moment je travaille sur quelque chose de petit, et même très petit. De petites pièces pour violon, violoncelle et piano. L’œuvre sera à la fois heureuse et triste ! En certains endroits comme un chant méditatif, en d’autres une danse joyeuse. » C’est que dans ce trio, le compositeur fait fi de toutes les formes classiques ; six mouvements, les trois premiers étant enchaînés et dans des tonalités voisines – de sorte que l’on pourrait y voir une sorte de grand premier mouvement ; et les trois derniers, dans des tonalités éloignées, qui pourraient figurer les trois autres mouvements. Mais l’apparence est fallacieuse car en réalité, il s’agit bien là d’un chef-d’œuvre inclassable, une sorte de sombre fantaisie en six épisodes, basés sur la traditionnelle dumka, ballade épique, dont « dumky » n’est que le pluriel. En guise d’ouverture de programme, le jeune et fougueux Trio Busch propose le très brahmsien Troisième Trio – dont seule l’apparence est brahmsienne, car c’est bien l’esprit tchèque qui préside sur l’ouvrage. Une interprétation enflammée ! © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 1 juin 2016 | Decca

Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
« Enregistrée entre 1996 et 2002, cette intégrale tient une place à part dans la discographique. Le pianiste fut certes malmené lors de l'écoute en aveugle des Gymnopédies (lire Classica n° 180) mais son interprétation, volontairement subjective, souvent en apesanteur, riche de son et de nuances, refusant la dessiccation comme principe créateur, surprend et convainc souvent. À rebrousse-poil mais très intelligemment assumé. Un sixième CD, réunissant les pianistes Pascal Rogé et Jean-Philippe Collard visite la musique pour piano à quatre mains et les Choses vues à droite et à gauche (sans lunettes) avec la violoniste Chantel Juillet.» (Classica, juin 2016)
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Musique de chambre - Paru le 1 juin 2016 | Brilliant Classics

Livret
Gernsheim fut un proche ami de Brahms, et l'influence du second sur le premier se ressent fortement. Après les Quatuors avec piano, Andreas Kirpal revient chez Brilliant Classics avec les Sonates pour violon, en compagnie de son frère le violoniste Stefan Kirpal. Chez CPO les deux frères ont reçu un Diapason d'Or pour leur enregistrement Weinberg.
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Piano solo - Paru le 27 mai 2016 | DUX

Livret Distinctions Choc de Classica
« Jean-Claude Henriot révèle l’étonnante diversité de ces pièces brèves de Beethoven. L’interprétation des Variations Diabelli par Jean-Claude Henriot avait été l’une des grandes surprises de notre écoute en aveugle (Classica juin 2015). "Clarté, intelligence, séduction du toucher, sens de la narration... Dans ce trio de tête, voici une suprise de taille. Jean-Claude Henriot signe un travail à la fois intellectuel et profondément musical : l'idéal." Autant de qualités que l’on retrouve dans ce programme consacré à des œuvres peu jouées de Beethoven (exceptées les 32 Variations). [...] Jean-Claude Henriot montre une fois encore qu’il est un architecte remarquable de l’univers beethovénien. [...] Un très grand Beethoven par un pianiste qui mérite d’être mieux connu. » (Classica, mai 2016 / Stéphane Friédérich)
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Musique de chambre - Paru le 27 mai 2016 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Il ne peut faire aucun doute que Giovanni Battista Costanzi (1704-1778) fut un considérable virtuose du violoncelle. De nombreux témoignages dans l’iconographie de l’époque et dans la presse, ainsi que dans des traités, attestent qu’il fut célèbre dès son plus jeune âge et jusqu’à sa disparition à un moment où l’ère baroque touchait à sa toute fin. Par ailleurs, si l’on part du principe que ses œuvres étaient destinées en premier lieu à démontrer ses talents de virtuose, on en reste coi. Il apparaît clairement que Costanzi a la volonté d’affranchir complètement le violoncelle de son rôle historique de basse continue, ce qui révèle explicitement une connaissance des potentialités expressives et techniques de l’instrument, adéquatement mises en valeur par la spécificité de l’écriture permettant de les exprimer. Ses innovations permettront à l’instrument de transcender les limites originales de ses attributions et d’exporter en Europe une technique vraiment avancée. Giovanni Solima nous offre sept Sonates de Costanzi, ainsi qu’une pièce de sa composition d’après un fragment de Costanzi, à la fois moderne et baroque, avec quelques éléments tziganes, puissamment virtuoses – tout à fait intrigante. © SM/Qobuz « Le violoncelle expérimental de Giovanni Sollima reste toujours aussi fou et attirant [...] La déclamation engagée du musicien fascine autant que son génie de l’improvisation, totalement imprévisible. Où nous conduira-t-il encore ?» (Diapason, juin 2016 / Roger-Claude Travers)
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Musique de chambre - Paru le 20 mai 2016 | audite Musikproduktion

Livret
En 1918, Prokofiev s’éclipsa d’URSS en catimini pour séjourner aux États-Unis pendant une vingtaine d’années, mais rentra à Moscou avec toute sa famille peu avant la Deuxième Guerre mondiale : nostalgie sans doute, peut-être aussi quelques staliniennes promesses d’une belle vie derrière le Rideau de fer. Les deux Sonates pour violon et piano datent de cette époque de retour, alors que le compositeur était surtout occupé avec des partitions de grande ampleur pour le cinéma, la scène et l’orchestre. À l’inverse, ce genre de musique de chambre représente un indispensable contrepoids en termes de lyrisme instrumental et de masse sonore. La Première Sonate fut achevée en 1938, la Seconde a commencé son existence comme une Sonate pour flûte et piano (!) mais peu après la création de ladite sonate, Oistrakh suggéra à Prokofiev de la transcrire pour le violon et, baguette magique, voilà le résultat : une véritable Sonate pour violon et piano dont on ne soupçonnerait guère qu’elle a été écrite pour la flûte dont les moyens d’expression, il faut le dire (sans vouloir offenser la planète flûtistique), sont moins étendus. En complément de programme, la violoniste allemande Franziska Pietsch – lauréate du Concours Bach de Leipzig et du Maria Canals de Barcelone, entre autres distinctions – propose les Cinq mélodies Op. 35b, transcrites par le compositeur en 1925 d’après cinq pièces pour piano et voix sans paroles – des vocalises, si l’on veut – des années 20. Tout un pan du répertoire peu connu du compositeur. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 20 mai 2016 | Claves Records

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le jeune pianiste brésilien Cristian Budu a remporté le concours Clara Haskil de Vevey en 2013, un précieux sésame pour une carrière qui se développe déjà considérablement, non seulement dans son Brésil natal mais aussi aux États-Unis et désormais en Europe : l’Orchestre de la Radio de Stuttgart, l’Orchestre Symphonique de Lucerne, le Festival de Zermatt et le Festival International Clara Haskil à Sibiu – double hommage à ses propre origines roumaines et, naturellement, à son Prix Haskil. Budu a choisi de coupler les Préludes Op. 28 de Chopin avec les 7 Bagatelles Op. 33 de Beethoven, son premier cycle de Bagatelles – 1802 – mais déjà tout un monde de différence avec ce qui se faisait auparavant ou, en vérité, ce que faisaient les autres au même moment ; Beethoven ouvre ici la voie à tout un pan du monde romantique, ce seront les impromptus, les capriccios, les moments musicaux, les intermezzi, etc. de Schubert ou Brahms plusieurs décennies plus tard. Le pianiste les joue dans une grande liberté, comme si l’encre n’était pas encore sèche, et c’est exactement ce qu’exige cette musique spontanée à l’extrême, dont la simplicité n’est que de façade. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 29 avril 2016 | Accent

Livret Distinctions Diapason d'or
Heinrich Scheidemann (1596-1663), disciple de Sweelinck, fut organiste à Sainte-Catherine de Hambourg de 1629 à sa mort. Comme nombre d’organistes de sa génération, il improvise en majeure partie la musique qu’il joue lors des offices. De l’œuvre de tous ces organistes-improvisateurs, nous n’avons conservé de traces que par des manuscrits (rarement des éditions) résultant de la fixation par écrit de leur jeu musical à un moment précis, comme un instantané. La majeure partie de son œuvre est destinée à l’orgue. Pour le « musicien baroque » d’aujourd’hui, l’arrangement appartient à la filiation des pratiques de l’époque, où la composition n’est parfois qu’un squelette sur lequel les instrumentistes improvisent. Le fait que Scheidemann reste très proche dans ses propres adaptations (d’ouvrages italiens, souvent) de la structure polyphonique du motet, rend sa musique facilement adaptable à tout ensemble. Les musiciens du Concert Brisé – flûte, cornet, orgue, violon – n’ont donc presque rien changé aux originaux, accomplissant surtout une redistribution instrumentale, pour faire surgir des sortes de sonates inédites. L’œuvre de Heinrich Scheidemann reste peu connue du grand public ; ses talents d’improvisateur l’ont amené à écrire des compositions très virtuoses, issues de musiques variées où la gravité côtoie l’exubérance. C’est pour rendre hommage à ce maître que Le Concert Brisé présente ce programme d’arrangements, espérant ainsi participer à la renaissance d’une œuvre injustement oubliée, l’arrangement nous rappelant que la musique est d’autant plus belle que les musiciens se la réapproprient pour lui donner une nouvelle vie. © SM/Qobuz « William Dongois, toujours curieux d’étendre le répertoire du cornet à bouquin, s’invite au gré de nouvelles transcriptions dans les pièces d’orgue d’Heinrich Scheidemann. [...] Postés autour de l’orgue italien de Talange, les quatre musiciens confèrent un supplément réjouissant de couleurs à une musique qui, pourtant, n’en manque pas ! [...] La complémentarité des interprètes contribue à la chaleureuse harmonie qui se dégage de ce disque. [...] Le Concert Brisé brille par sa cohérence collective, respectueuse de la portée individuelle de chaque intervention.» (Diapason, juin 2016 / Xavier Bisaro)
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Piano solo - Paru le 29 avril 2016 | Erato - Warner Classics

Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
Habile programme qu’a assemblé Nicolas Angelich : des œuvres dédiées « triangulairement » de Liszt, Chopin et Schumann. En effet, Schumann a dédié son cycle Kreisleriana à Chopin, Chopin ses Etudes Op. 10 à Liszt (Angelich en a choisi deux), et Liszt sa Sonate en si mineur à Schumann. La boucle semble bouclée ; et pourtant, que de différences, que de divergences même entre ces trois monuments, et d’ailleurs aussi entre ces musiciens qui ne s’aimaient pas nécessairement tous les uns les autres ! Chopin restait en retrait vis à vis de Schumann tout en admirant Liszt, Schumann un peu vis à vis de Liszt (à qui il dédia quand même sa Fantaisie en ut majeur) tout en admirant Chopin (« Hut ab, ihr Herren, ein Genie »), seul Liszt aimait tout et tout le monde mais, tragiquement, la dédicace de sa sonate resta étrangère à Schumann qui, déjà interné (on est en 1854), ne sut jamais rien de ce profond hommage. Angelich souligne les points communs tout autant que les divergences : symphonique chez Liszt, diaphane et virtuose chez Chopin, déchiré et fantasque chez Schumann. Oui, franchement, cette apposition est des plus fascinantes. © SM/Qobuz « Un colosse aux doigts de velours et au mental d'acier. Nicholas Angelich met ses moyens phénoménaux au service de l'expression musicale et non de la seule virtuosité pianistique. [...] Il livre une lutte fantastique, acharnée, singulière, passionnante. Les deux études de Chopin, régal d’élégance et d’intelligence musicale, concluent ce récital d’une intensité peu commune.] (Classica, mai 2016 / Stéphane Friédérich)
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Trios - Paru le 29 avril 2016 | Timpani Records

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
Ainsi que son prénom ne le laisse pas supposer, Napoléon-Henri Reber n’a rien d’un révolutionnaire musical ; Saint-Saëns, peu après la mort de Reber en 1880, écrivait « Reber n’a jamais compris qu’un artiste cherchât dans son art un autre but que cet art lui-même ; il ne savait pas jouer des coudes pour arriver aux premières places ; comme l’hermine de la fable, il restait prudemment sur la rive, si le fleuve à traverser ne lui paraissait pas être d’une limpidité parfaite. On le voit, il n’était guère de son temps, ni d’aucun temps. » Et en effet, malgré les courants d’idées qui entraînaient à cette époque la plupart des artistes dans la voie du romantisme, Reber s’attacha aux compositeurs du passé et chercha à maintenir leur souffle dans ses œuvres. L’influence de Bach se lit dans son talent de contrepointiste, ainsi que dans les formes majestueuses de certains mouvements finals; celle de Mozart et d’Haydn, empreinte d’un certain classicisme, est peut-être plus forte encore dans les Trios avec piano; et le style des vieux maîtres français, tel Rameau, se perçoit ici et là dans des formules mélodiques. Ces influences s’équilibrent avec une recherche de nouveauté audible avant tout sur le plan harmonique et rythmique, avec des enchaînements d’accords souvent travaillés et ingénieux que n’auraient renié ni Schumann ni Brahms. En dépit de son relatif succès, Reber chercha peu l’éloge public et la promotion de ses compositions, mais se produisit souvent en huis clos, au sein d’une petite coterie amicale d’amis et d’interprètes dévoués à son style et à ses œuvres. Comme le décrit un article de La Quotidienne de 1834, Reber « recherche peu le bruit; il produit sans précipitation; il attend sans crainte et peut-être sans désir l’heure toujours dangereuse de la publicité ». Les Trios pour piano appartiennent à une période relativement tardive de la vie de Reber, datant respectivement de 1840, 1864 et 1876. Leurs dates de composition et de création offrent ainsi des instantanés sonores des styles appréciés respectivement sous la Monarchie de Juillet, le Second Empire et au début de la Troisième République. Ces petites perles oubliées sont restituées avec amour et passion par le magnifique Trio Élégiaque, qui s’affirme depuis plus de dix ans comme l’un des ensembles de musique de chambre incontournables dans le paysage musical ; il est aujourd’hui composé de Philippe Aïche au violon (premier violon solo de l’Orchestre de Paris), Virginie Constant au violoncelle (lauréate du Concours Maria Canals) et François Dumont au piano (lauréat du Concours Chopin et du Concours Reine Elisabeth de Belgique). © SM/Qobuz « [...] Bien que la belle facture prime sur l’expression personnelle, elle ne justifie pas le silence dans lequel sont restés ces trios, forts d'une musique sans cesse inventive et pleine d’élan. Elle doit tout de même beaucoup à ses interprètes. Les membres du Trio élégiaque, François Dumont au piano, Philippe Aïche au violon et Virginie Constant au violoncelle, y croient et cela s’entend constamment, dans l’engagement permanent, dans la qualité de leurs échanges, dans le travail de la sonorité d’ensemble, toujours ronde, chaleureuse et même ardente. À connaître absolument, si l’on est bien persuadé que la bonne musique de chambre française n’est pas née après la Guerre de 1870.» (Classica, juin 2016 / Jacques Bonnaure)

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