Les albums

3161 albums triés par Date: du plus récent au moins récent et filtrés par Musique concertante
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Musique concertante - Paru le 6 mai 2016 | CPO

Livret Distinctions 5 de Diapason
« Qu’ajouter à ce que nous écrivions lors de la sortie des deux premiers volumes de cette superbe série ? La plume de Telemann, si séduisante quand elle ose diverses combinaisons solistes où dialoguent cordes et vents, a trouvé à Francfort ses meilleurs avocats. Un seul inédit ici, le Concerto pour deux hautbois et violon solo TWV 53/e2. Dans les autres œuvres, Michael Schneider distance sans trop de peine ses rivaux.» (Diapason, juin 2016 / Jean-Luc Macia)
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Concertos pour violon - Paru le 6 mai 2016 | RCA Red Seal

Hi-Res
Rares sont les orchestres qui fonctionnent sans chef ; c’est le cas du tout nouvel ensemble helvétique CHAARTS (= CHAmber ARTistS) qui nous propose ici sa vision collégiale et intimiste du Concerto pour violon de Beethoven, avec en solo le tout aussi jeune et non moins helvétique Sebastian Bohren dont la carrière a déjà largement dépassé les frontières de la Suisse. On entend le concerto avec un effectif tout à fait modéré, seize cordes plus les vents, ce qui offre une sonorité hautement boisée, à mille lieues de ce qui s’entend si souvent avec des orchestres trop fournis en cordes. L’autre grand moment du disque est la transcription réalisée en 1995 par Jean Françaix, avec la truculence que l’on imagine, du Quintette K. 452 de Mozart (initialement conçu pour piano, hautbois, clarinette, cor et basson) pour nonette : un quintette à cordes remplaçant le piano, les bois gardant les parties originales de Mozart. On croirait presque assister à la nouvelle naissance d’un ouvrage oublié du divin Wolfgang… Ce sont là encore les musiciens de CHAARTS qui se partagent la partition. Et le titre de cet album : Equal ? C’est que tous les musiciens sont égaux devant la musique, et même le soliste du Concerto est une sorte de primus inter pares. © SM/Qobuz
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Musique concertante - Paru le 1 mai 2016 | Brilliant Classics

Bardé de prix internationaux des concours Long-Thibaud-Crespin, Reine Elisabeth et Paganini de Moscou, le violoniste hongrois Kristóf Baráti (* 1979) nous offre ici l’intégrale des cinq concertos pour violon de Mozart avec, en prime, les deux Rondos et l’Adagio, tous trois probablement composés comme mouvements « de remplacement » à la demande d’un certain d’Antonio Brunetti qui ne semblait pas content de ce que Mozart avait écrit initialement et le lui fit savoir… Bon, son insolence nous aura du moins permis d’avoir trois pièces de Mozart en plus ! Kristóf Baráti est un habitué du Budapest Festival Orchestra, il se produit également avec le Royal Philharmonic Orchestra, l’orchestre du Mariinsky, le NHK de Tokyo, le Deutsches Symphonie Orchester de Berlin et moult grands orchestres allemands. Il a déjà enregistré l’intégrale des Sonates pour violon et piano de Beethoven, les concertos de Korngold et Paganini, et les six sonates pour violon d’Ysaÿe qui représentent une sorte de sommet pour tous les grands violonistes. © SM/Qobuz
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Concertos pour violon - Paru le 29 avril 2016 | Pan Classics

Livret
C’est en 1997 que la jeune Isabelle Faust, tout juste vingt-cinq printemps, enregistrait les trois concertos pour violon de Haydn, des concertos dont on pense avec une raisonnable certitude qu’ils sont vraiment de Haydn et vraiment pour violon – en l’absence de tout manuscrit autographe, et considérant que l’on ne les a redécouverts qu’au cours du XXe siècle. Il semble aussi qu’ils furent écrits pour le Konzertmeister de l’orchestre de Esterházy, le célèbre Luigi Tomasini, ce qui les place donc aux alentours des années 1760 à 65, la première maturité du maestro. Que l’auditeur ne s’étonne pas que « l’intégrale » des concertos pour violon de Haydn compte les numéros 1, 3 et 4, sans le moindre numéro 2 : le deuxième est jusqu’à maintenant perdu, peut-être refera-t-il un jour surface… Toujours est-il que la jeune violoniste joue ces œuvres de jeunesse avec grande effronterie et pourtant une infinie tendresse élégante, comme il sied au premier grand Haydn. © SM/Qobuz
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Concertos pour clavier - Paru le 15 avril 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Une interprétation trop parfaite ?... À vous d'en juger ! Pour Diapason « D’où vient qu’après plusieurs écoutes, on ne soit pas transporté par cette interprétation du Concerto no 1, alors qu’au fil même de l’audition on est en admiration devant la direction de Daniel Harding et le jeu de Paul Lewis ? [...] La quête du beau son, sans climax paroxystique, sans attaque orchestrale violente, unifie le dialogue superbe de Lewis et Harding. On observe ces beautés sans entrer dans le paysage. Et le jeu du soliste suit la même esthétique : d’une maîtrise d’articulation, de sonorité, d’écoute de l’orchestre idéale. Cette lecture chambriste, sereine plus que douloureuse, culmine dans le deuxième mouvement. Il aurait fallu enregistrer en public : ce qui se produit enfin dans les dernières mesures du finale aurait alors peut-être animé ce qui se passe avant…» (Diapason, mai 2016 / Alain Lompech)    
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Concertos pour violoncelle - Paru le 8 avril 2016 | Channel Classics Records

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
On est particulièrement heureux de retrouver le violoncelliste franco-allemand Nicolas Altstaedt sur un label qui lui permettra enfin de laisser épanouir sa personnalité fantasque et sa curiosité insatiable sur la durée, lui qui avait réalisé l’un des plus éblouissants enregistrements des Concertos de Haydn il y a quelques années pour le label Genuin. Pour ce premier album sur le label Channel Classics, il nous invite à parcourir les régions de l’ancien bloc soviétique, avec trois personnalités majeures du XXe siècle, Dmitri Chostakovitch et Mieczyslaw Weinberg ainsi que Witold Lutoslawski. N’attendez pas de l’équipe artiste à l’œuvre une avalanche de traits virtuoses, c’est avant tout la part lyrique et étonnamment espiègle du Premier Concerto de Chostakovitch et celle, infiniment secrète et mystérieuse, de celui de Weinberg qu’elle révèle, comme au premier jour. Un album étonnant, que vous aimerez apprivoiser. Cela n’apparaît pas sur la couverture, mais en plus du Premier concerto pour violoncelle de Chostakovitch et de celui de Mieczysław Weinberg, l’enregistrement propose également la Petite suite de Witold Lutosławski. Les trois ouvrages ont été conçus pratiquement à la même époque : 1959 pour Chostakovitch, 1951 pour Lutosławski, 1948 pour Weinberg – qui dut attendre la mort de Staline pour entendre son ouvrage, car lui autant que Chostakovitch étaient alors dans le viseur du dictateur et leurs œuvres risquaient à tout moment de leur valoir un séjour à la neige, en Sibérie, voire une boite en sapin. Les deux Concertos ne manquent pas de similitude : outre que Rostropovitch les créa toutes deux, les influences croisées entre les deux compositeurs apparaissent clairement au détour de bien des tournures – Weinberg considérait son aîné comme un mentor mais en réalité ils s’influencèrent souvent l’un l’autre. Ce qui n’empêche pas chacun d’avoir écrit sa musique immédiatement reconnaissable ! En guise de « respiration », la Petite suite de Lutosławski se compose de quatre délicieuses miniatures, directement reprises d’après des thèmes populaires de la région de Rzeszów en Pologne du Sud. L’ouvrage était alors considéré comme de la « musique légère » mais quand Lutosławski se saisit du genre, on tombe illico dans le chef-d’œuvre. Jean Françaix ou Alexandre Tansman auraient pu écrire quelque chose de similaire. © SM/Qobuz « [...] Lyrisme intense qui sait se garder de toute larme impudique ou désolation finement nuancée, le soliste peut passer du murmure mystérieux à la tension la plus pressante en moins d’un instant. Qu’il virevolte, chante, claque, grogne, crâne ou retienne son souffle, l’archet du virtuose nous émerveille.» (Diapason, juin 2016 / Nicolas Derny)
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Concertos pour violoncelle - Paru le 1 avril 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret
« [...] Dans le Concerto en la mineur [...] l’intelligence de la diction et des phrasés de Jean-Guihen Queyras maintient la continuité dramatique. [...] Entouré de contrastes dynamiques parfois abrupts, le violoncelle à la fois sombre et épuré (plus qu’émacié) de Queyras poursuit son monologue intime et développe sa vision directrice avec un sens narratif aigu. Aucune ostentation dans les traits de pure virtuosité (finale), pas d’inutile rhétorique dans les périodes contrastées et rythmiques de l’ample Allegro initial. Le cantabile grave et méditatif, tout comme la souplesse d’élocution, relève d’un grand raffinement (Langsam) sans verser dans le maniérisme.» (Diapason, mai 2016 / Patrick Szersnovicz)
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Concertos pour clavier - Paru le 1 avril 2016 | BIS

Livret Distinctions 4 étoiles Classica
« [...] Ce nouveau volume séduit d’emblée par l’énergie et la cohérence de l’interprétation. Les amateurs d’instruments d’époque apprécieront le choix effectué par Brautigam d’une copie d’un Anton Walter de 1792 pour rehausser la brillance des Concertos pour piano nos 5 et 6 utilisés par Mozart dans ses tournées de concert. Les allegros du Concerto n° 5 retentissent avec netteté, respectant un équilibre souverain entre le pianoforte et l’orchestre. [...] Willens met en lumière la profusion des détails de l’instrumentation, notamment les nombreuses petites touches de couleurs des bois et des cors naturels. Peu à peu, apparaît un Mozart sans fard, enjoué et impertinent [...] Cette approche vivante et raffinée fait également merveille dans le Concerto n° 6. [...] » (Classica, mai 2016 / Jean-Noël Coucoureux)
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Concertos pour violoncelle - Paru le 30 mars 2016 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Choc de Classica
Loin d’être un pâle épigone de son père qu’il admirait tant et dont il fut l’un des plus ardents défenseurs, Carl Philipp Emanuel Bach se révèle ici dans toute sa singularité en réinventant littéralement les genres auxquels il touche. Il révolutionne le concerto et la symphonie, bouleverse les formes et les codes ; dans ses concertos pour violoncelle, l’instrument solo n’est plus l’émanation de la basse ou du tissu orchestral, il incarne bel et bien un instrument positionné face à l’orchestre, créant un dialogue tantôt violent, tantôt d’une extrême sensualité. « CPE » annonce ainsi les heures de gloire du violoncelle dans les répertoires classique puis romantique, de Haydn à Schumann. Mozart ne s’y était pas trompé, lui qui avait dit « Il est le père, nous sommes ses enfants ». Voici neuf ans qu’Ophélie Gaillard et son ensemble Pulcinella côtoient ce surprenant personnage. Pour ce deuxième volume consacré à son œuvre, nos musiciens ont choisi deux symphonies, un concerto pour violoncelle, une sonate pour violoncello piccolo – que Bach-le-père a utilisé assez souvent dans ses cantates, et surtout pour lequel il a conçu sa Suite BWV 1012 ; il s’agit d’un violoncelle plus petit mais, dans la plupart des cas, accordé comme le violoncelle normal) –, et pour terminer un concerto pour clavecin. Les solos de violoncelle sont tenus par Ophélie Gaillard, le clavecin par Francesco Corti. Enregistré en septembre 2015 à l’église Bon-Secours, Paris. © SM/Qobuz « [...] Les sautes d’humeur, les incises, les traits vibrants qu’exige cette musique torturée autant que torrentielle sont maîtrisés à la perfection. La soliste et son orchestre Pulcinella visitent ce monde aux lumières changeantes sans rien perdre en beauté sonore. [...] L’album confirme la qualité superlative de timbres et la discipline à toute épreuve obtenue en quelques années par Pulcinella. [...] Une totale réussite.» (Diapason, mai 2016 / Jean-Luc Macia)
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Concertos pour clavier - Paru le 25 mars 2016 | Accent

Livret
En 1782, un certain Mozart acheta un fortepiano fabriqué par Anton Walter à Vienne. Et c’est précisément sur une copie moderne d’un Walter de 1785 qu’Arthur Schoonderwoerd a choisi de nous jouer ces deux concertos d’un certain Mozart, écrits justement en 1785, comme le monde est petit… La caractéristique principale des Walter de cette époque (ainsi que des autres fortepianos viennois) est que les marteaux sont en bois, non recouvert de cuir comme le seront les marteaux à partir des années 1800. Il en résulte bien entendu un son beaucoup plus sec, plus proche du clavecin, mais avec la capacité à jouer forte et piano. Entre les deux concertos, Schoonderwoerd nous donne à entendre le célèbre air de concert « Ch'io mi scordi di te », la partie vocale étant confiée non pas à une « grande voix » lyrique, mais à une voix bien plus confidentielle et moins surentraînée, un peu comme ce que Mozart pouvait avoir à disposition dans les salons de la bonne société viennoise. Quant à l’accompagnement, il est assuré par l’ensemble Cristofori, basé à Besançon comme ne l’indique pas son nom, et placé sous la direction de Schoonderwoerd lui-même. Les Cristofori jouent sur instruments d’époque, ce qui est particulièrement sensible pour les bois et les cuivres. On peut légitimement se demander si un certain Mozart n’a pas pu entendre plus ou moins ainsi ses œuvres, car cette interprétation va loin dans la recherche historique. © SM/Qobuz
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Musique concertante - Paru le 18 mars 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
La grande particularité de cette intégrale des œuvres concertantes d’Edouard Lalo – dont on tend à ne connaître que la Symphonie espagnole – est que, outre qu’elle propose précisément l’intégrale des œuvres concertantes d’Edouard Lalo, en particulier des ouvrages rares comme les Concertos pour piano, pour violon et pour violoncelle, mais aussi et surtout qu’elle fait appel à toute une brochette de jeunes talents issus de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. L’origine de cette chapelle repose sur les épaules de ladite Reine Elisabeth, mais aussi d’Eugène Ysaÿe, qui souhaitaient promouvoir les nouveaux talents non seulement grâce à un concours – le célébrissime Concours Reine Elisabeth – mais aussi aux travers d’une académie dédiée, la Chapelle Musicale. Inaugurée en 1939, elle fut décrite par Emile Vuillermoz comme une sorte de « Villa Médicis moderne ». Les grands professeurs actuels sont rien moins que Augustin Dumay, Maria João Pires, Miguel da Silva, Gary Hoffman, José van Dam et le Quatuor Artemis, pour une soixantaine de grands étudiants annuels, le tout dans un bâtiment dédié, une immense pépinière musicale. Les solistes choisis pour cette intégrale, dont on rappelle qu’elle est dirigée par la baguette experte, transparente et attentive de Jean-Jacques Kantorow, sont tous issus de ladite Chapelle depuis peu, et il s’ouvre devant eux une belle carrière que l’album ne saura que favoriser, surtout pour le remarquable violoniste Lorenzo Gatto. Enregistré en janvier et juillet 2015 à la Philharmonie de Liège. © SM/Qobuz « [...] Du haut de ses trente ans, Lorenzo Gatto y confirme une technique suprême, un panache impressionnant et une maturité expressive digne de ses plus glorieux aînés. Sous la baguette savante et complice de Jean-Jacques Kantorow. [...] Autre page d’envergure, le Concerto pour violoncelle inspire le très jeune Israélien Ori Epstein. Si sa sonorité dans l’introduction tout empreinte de gravité manque un peu de projection, on apprécie la belle intériorité d’un discours sensible, concentré et tout en subtilité. C’est dans l’Andante central en forme de rêverie, que cette approche quasi chambriste trouve son expression la plus touchante et la plus équilibrée avec l’orchestre [...] Le pianiste français Nathanaël Gouin, formé par Michel Béroff, Denis Pascal puis Maria João Pires, défend avec conviction et sensibilité cette page virtuose encore mal aimée.» (Diapason, avril 2016)

Musique concertante - Paru le 18 mars 2016 | audite Musikproduktion

Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Pour ce cinquième volume de l’œuvre complète de Schumann avec et pour orchestre, l’Orchestre de la Radio de Cologne, dirigé par Heinz Holliger, explore des répertoires un peu moins courus ; on pense en particulier au Konzertstück pour quatre cors et orchestre de mars 1849, un ouvrage donc relativement tardif dans la production du compositeur qui n’avait plus que cinq petites années créatrices devant lui avant de sombrer dans le silence puis la démence. Quatre cors solistes, voilà qui n’est pas fréquent – ceci expliquant cela, l’ouvrage n’est pas très fréquemment donné, d’autant que la partition exige en plus deux cors naturels, certes ad lib. Mais quand même… Les quatre parties de cor solo sont d’une difficulté assez diabolique, dont Schumann s’est permis d’user considérant le développement récent mais très rapide du cor chromatique à pistons. Le quatuor développe une richissime harmonie qui n’est pas sans préfigurer des moments solennels de l’écriture wagnérienne. En première partie de programme, l’on pourra (re)découvrir les deux Konzertstücke pour piano et orchestre, le premier également de 1849, le second appartenant carrément à l’ultime période du compositeur, 1853 : on y découvre un Schumann fantomatique, singulièrement proche du « blues » à la Chopin, dans une écriture d’apparence improvisée. Ici au piano, Alexander Lonquich. Et l’album est complété par la Phantasie pour violon et orchestre, elle aussi de 1853, année de détresse et d’errements. Patricia Kopatchinskaja prête son jeu à cet ouvrage lui aussi de grande errance, mélodique et harmonique, où Schumann ne veut plus s’attacher à rien… © SM/Qobuz « [...] Quel plaisir de retrouver Alexander Lonquich dans le Volume V ! Son intelligence musicale, son sens du phrasé et du modelé, son rubato souple et discret illuminent l’Allegro de concert puis l’Introduction et Allegro appassionato. L’introduction de l’Opus 134 se construit peu à peu, presque incertaine ; un monde y naît, une sensibilité s’y éveille, en contraste avec une direction stricte, mais attentive. Dans l’Opus 92, le panache martial du chef helvète rejoint l’élan du soliste. Après Varjon, Holliger élit donc à nouveau un pianiste agile et clair de contour, un choix esthétique précis qui l’aura guidé tout au long du parcours. Egale à elle-même, Patricia Kopatchinskaja sinue au sein de l’architecture de la Fantaisie pour violon, pliant phrasés et sonorités – le pur hédonisme instrumental lui importe peu –, diffractant les attaques (cadence, conclusion). Mais elle veille à ne pas en rajouter dans une œuvre où l’excès serait dévastateur, tout en respectant l’esprit – schumannien – que recèle son titre. [...] Dans le Konzertstück pour quatre cors, Holliger se grime en lieutenant de louveterie pour mener ses troupes à la battue – mêlant autorité et relief, accents conquérants et tempos exubérants. Saluons donc une dernière fois ce cycle vraiment remarquable… et pas seulement pour sa complétude !» (Diapason, juin 2016 / Rémy Louis)
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Musique concertante - Paru le 18 mars 2016 | Channel Classics Records

Hi-Res Livret
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Concertos pour violon - Paru le 11 mars 2016 | Warner Classics

Hi-Res
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Concertos pour clavier - Paru le 4 mars 2016 | CPO

Livret Distinctions Diapason d'or
Pour ce troisième volume consacré aux concertos de Bach, le Concerto Copenhagen présente des œuvres consacrées à au moins deux solistes : deux claviers, flûte-violon-clavier, trois claviers, et même quatre claviers ! Comme c’est le cas dans tant de concertos de Bach, il s’agit de transcriptions de transcriptions de transcriptions dont l’origine se perd dans la nuit des bibliothèques. Certaines ici présentées sont de la main de Bach, d’autres sont des reconstructions d’après les sources qui nous sont parvenues mais pour lesquelles l’on sait qu’il existait une version préalable. Ainsi par exemple le Concerto pour deux claviers BWV1060, très connu de nos jours sous sa forme pour violon et hautbois. Ainsi le BWV1061 aussi pour deux claviers, sans doute originalement conçu pour deux claviers – mais sans orchestre ! Le Concerto BWV1062 est archicélèbre de nos jours sous sa forme pour deux violons, mais dont la réécriture pour deux claviers est de sa propre plume. Pour le BWV1044, Bach a lui-même rassemblé des matériaux d’ouvrages antérieurs pour créer son autre Concerto pour violon, flûte et clavier sur le modèle instrumental du Cinquième Brandebourgeois. Les deux Concertos BWV1063 et 1064, pour trois claviers, sont sans nul doute aussi des transcriptions, sans doute à partir d’œuvres pour trois violons, réalisées par Bach, peut-être à titre pédagogique ? Enfin, c’est directement de Vivaldi que Bach a transcrit le Concerto pour quatre clavecins, conçu pour quatre violons par le Prêtre roux, témoignage de l’intense admiration que le Cantor vouait au génial Vénitien. Les clavecins tenus par Trevor Pinnock, Lars Mortensen, Marieke Spaans et Marcus Mohlin sont des copies d’après Gräbner (1722), Ruckers (1624), et un « gravicembalo » dans le style italien. Enregistrements réalisés entre janvier et avril 2011 et en novembre 2013 en l’Eglise de la Garnison (Garnisons kirke) de Copenhague, un bien beau bâtiment à l’acoustique remarquable, édifié au tout début du XVIIIe siècle. © SM/Qobuz « C'est l'heure des retrouvailles entre l'élève Mortensen et le maître Pinnock. [...] À quatre par ligne ou solistes, les cordes du Concerto Copenhagen réalisent un travail admirable sur les textures et les plans sonores. Chapeau [...] à tous pour le détail du phrasé et cette capacité à jouer piano sans perdre la couleur. [...] Nos deux grandes figures du clavecin s'en donnent à cœur joie et dispensent une virtuosité échevelée dans les difficiles soli du Ré mineur et du Do majeur. [...] Les deux clavecins principaux, somptueuses copies d'allemands, disposent d'un plein-jeu très brillant et de jeux individuels chantants et flûtés. [...] Reste le délicat Triple Concerto. [...] Difficile, là encore, de résister à la virtuosité éloquente de Mortensen, qui structure en maître de l'harmonie une partition dense. On pourra toujours trouver des réussites isolées pour tel ou tel concerto, mais comme ensemble, ce double album est maintenant sans rival.» (Diapason, avril 2016 / Philippe Ramin)

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