Artistes similaires

Les albums

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Quatuors - Paru le 13 octobre 2017 | BMC Records

Livret Distinctions Qobuzissime
Homère, Joyce et Kafka, voilà les auteurs des textes que met en musique Peter Eötvös dans The Sirens Cycle de 2016. Il s’agit d’un quatuor à cordes avec soprano colorature, dans une certaine lignée conceptuelle – l’adjonction de la voix – du Second Quatuor de Schönberg, de la Suite lyrique d’Alban Berg (dans sa variante chantée ou, du moins, chantable) ou des Sonnets pour Elisabeth Barrett-Browning d’Egon Wellesz. Eötvös fait appel à trois versions littéraires de l’Ulysse mythologique et de sa rencontre avec les sirènes. Il confie chacune d’elles à la voix de la soprano, chaque partie dans la langue originale – grec, anglais et allemand. La première partie, Joyce, avec ses sept mouvements, est la plus longue de la pièce, et puise dans la trame souple du roman Ulysses, écrit dans la technique « monologue intérieur ». Dans l’Odyssée d’Homère, au contraire, il prend appui sur l’intégralité d’un épisode, et il en va de même dans le Silence des sirènes de Kafka. Sur le plan musical, Eötvös confère à la partie joycienne un caractère d’arioso expressif, Homère est traité sous une forme de lied, tandis que Kafka fait l’objet d’un récitatif. « Chaque langue, par son rythme et ses consonnes propres, par ses accents toniques et ses tournures de phrases implique un caractère musical singulier », rappelle le compositeur. Quant au premier quatuor d’Eötvös, Korrespondenz de 1992, une sorte de « mini-opéra » sans chant, il prend appui sur la correspondance de Mozart et de son père pendant l’année 1778. Dans les trois « scènes », l’alto représente Wolfgang, le violoncelle Leopold ; le compositeur assigne un intervalle précis à chaque voyelle, avec des glissandos pour les diphtongues, et des techniques spécifiques pour nombre de consonnes : une sorte de cahier des charges personnel digne de Perec, avec la richesse inhérente aux limites qu’il impose. Les trois scènes représentent respectivement Leopold en train de dissuader son fils d’épouser Aloysia Weber, Wolfgang se plaignant du peu de cas que les Parisiens font de sa musique, et le même Wolfgang annonçant à son père la mort de son épouse – la mère de Mozart, qui l’avait accompagné à Paris où elle rendit son dernier souffle. Si la partition elle-même comporte le texte des lettres, l’auditeur ne l’entend ni le voit. La musique d’Eötvös, en quelque sorte, se lit entre les lignes… Un fascinant compositeur et deux fascinants ouvrages, joués à la perfection par le Quatuor Calder et la soprano Audrey Luna pour le premier d’entre eux. © SM/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 9 septembre 2016 | BMC Records

Livret Distinctions 5 de Diapason
Après la création de La tragédie du diable (Die Tragödie des Teufels) en 2009, Péter Eötvös décida de retravailler son ouvrage – en vérité, il en fit un tout nouvel opéra, puisque le personnage central du premier était Lucifer, tandis que pour Paradise Reloaded (Lilith) — donné pour la première fois sur une scène allemande le 21 mars 2015, au Théâtre de Chemnitz —, le sujet tourne plutôt autour de Lilith. Bannie du Paradis, Lilith la rebelle conclut un pacte avec le diable afin de reconquérir Adam et de se débarrasser d’Ève. La question que pose le compositeur et son librettiste, Albert Ostermaier, est la suivante : que se serait-il passé si la culture occidentale avait accepté Lilith comme « première femme » et non pas Eve ? Pour mémoire, Lilith est considérée par certains textes anciens – bien avant notre ère, du temps de la gloire mésopotamienne puis des tout premières légendes juives – comme la première femme de la Création, aux côtés d’Adam qui a été pétri de la même glaise… mais une femme plutôt démoniaque, que certaines traditions voient comme le serpent du Jardin d’Eden, et autres joyeusetés. Le titre Reloaded évoque la fin de l’ouvrage, où les actes de Lilith provoquent un renouveau complet, dans un nouveau Paradis. Cet enregistrement, chanté dans l’allemand d’origine bien que le compositeur soit hongrois et qu’il ait été réalisé à Budapest – offre aux auditeurs une vision de l’art perpétuellement renouvelé de Péter Eötvös, sans nul doute l’un des deux ou trois compositeurs contemporains les plus géniaux que l’on puisse imaginer. Sa science de l’orchestre, son atonalisme qui ne refuse jamais les équilibres des tonalités de passage, son profond lyrisme exacerbé mais si émouvant hérité, en vérité, de Berg, tout concourt à faire de Paradise Reloaded un des chefs-d’œuvre de ces dernières années. Synopsis ci-dessous. Tableau 1 : Lucifer et trois anges sont renvoyés de Ciel : il écrit une lettre d’adieu à Dieu. Lilith, que Lucifer ne reconnaît pas, apparaît sur scène, et lui susurre à l’oreille, qu’Adam est son ultime chance de se venger de Dieu. Les deux décident de retrouver Adam et de l’entraîner dans le désert. Tableau 2 : Au Paradis, Eve croque le fruit défendu. L’amer goût lui donne à penser que c’est là la vraie vie… Elle veut regarder de l’autre côté du miroir du Paradis. Adam s’en mêle et essaye de donner accroire que tout va pour le mieux. Arrivent Lilith et Lucifer, qui demandent à Adam et Eve de les suivre dans les « vrai Paradis ». Tableau 3 : Adam et Eve errent dans le désert, assoiffés, affamés, de vrais migrants déracinés. Apparaît l’un des anges qui tente d’inciter Eve à lui échanger une goutte d’eau contre un baiser. Un second ange lui rappelle que la première nuit appartient à Dieu, et un troisième annonce qu’il va la ramener à Dieu. Tandis qu’Adam se fait rabrouer par un chœur céleste qu’il a bien du culot à vouloir s’adresser à Dieu d’égal à égal, Lucifer lui propose un pacte : Si Adam réussit à rendre l’Homme meilleur, tu seras le vainqueur. Si tu perds foi en l’Humanité, tu es du diable… Tableau 4 : Le peuple exige la fin de la guerre ; Eve a pris la forme du fils d’un général, Lilith celle de son épouse. Lorsqu’Adam revient de la guerre en tant que général, il doit avouer que les fils des femmes du peuple sont morts au combat ; elles exigent sa mort, Eve propose de se sacrifier à sa place, Lucifer proteste : ce n’était pas prévu ainsi. Il emmène les défunts dans l’Au-delà. Tableau 5 : Dans une ville ravagée par les bombes, Adam voit un journaliste se faire tuer. Il commence à douter de l’Humanité. Au nom de l’Islam, Lilith attache une ceinture explosive autour du ventre d’Eve et l’envoie comme terroriste-suicide dans la ville des coupables. Lucifer demande à Adam, s’il en a vu assez : celui-ci lui demande d’exprimer une nouvelle forme de vie. Lucifer l’entraîne dans le Futur. Tableau 6 : Dans ledit futur règne monotonie absolue et égalité parfaite du bonheur. Adam doute de cette vision du ! Futur et s’écrie : Tout doit finir, plus aucun humain ne doit être créé. Tableau 7 : Adam veut fuir le monde avec Eve, mais l’Esprit de la terre lui rappelle les limites terrestres. Tableau 8 : Lucifer craint de perdre Adam, tandis qu’il est de plus en plus irrité de Lilith qui ne le quitte pas d’une semelle. Elle le traite de diable timoré, pusillanime, et fait valoir sa propre indépendance. Elle lui rappelle qu’elle fut la première épouse d’Adam, formée de la même glaise, jusqu’à ce que Dieu lui fasse tort et la force à poursuivre son existence comme un démon. Tableau 9 : Adam est à nouveau dans le désert, où Lilith se saisit de lui et couche avec lui. Eve est près de mourir de soif, et Lilith exige d’Adam qu’il lui donne à boire. Tableau 10 : Adam s’aperçoit que l’eau qu’il a donnée à Eve était empoisonnée par Lilith, et demande à Lucifer de la tuer. Lilith lui rappelle qu’elle était sa première épouse et qu’elle est désormais enceinte de lui. Lucifer redonne vie à Eve… Tableau 11 : Lilith exige d’Adam qu’il tue Eve, Adam cherche plutôt à se donner la mort : encore une fois, Eve veut se sacrifier, mais Lucifer estime qu’elle ne suit pas les règles du jeu. Lorsqu’Adam insiste à nouveau que toute vie doit prendre fin, Eve lui annonce être enceinte elle-même. Eveillé à un nouvel espoir, il quitte le Paradis avec elle ; dépité, Lucifer retourne à Dieu. Tableau 12 : Lilith, enceinte, reste seule… « [...] L’écriture orchestrale virtuose ne s’éparpille jamais. L’efficacité du résultat est presque devenue une signature du compositeur hongrois : il obtient des effets et des timbres sophistiqués avec les moyens les plus économes possibles, épargnant aux musiciens toute complexité superflue. Manifestement reconnaissant, l’Orchestre symphonique de la Radio hongroise contribue sous la baguette acérée de Gregory Vajda à la dynamique d’un opéra sans temps mort. » (Diapason, janvier 2017 / Pierre Rigaudière)
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Classique - Paru le 6 mai 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Enregistrés en novembre 2014 à la Maison de Radio France, ces trois concertos du génial Péter Eötvös représentent en quelque sorte sa carte de visite concertante : pour violon, pour violoncelle, pour percussion ; le tout sous la direction du compositeur lui-même. Deux des solistes – la violoniste Midori (de son nom complet Midori Gotō, à ne pas confondre avec la violoniste baroque Midori Seiler) et le percussionniste Martin Grubinger – sont également les créateurs de leurs concertos respectifs, tandis que Jean-Guilhen Queyras interprète celui pour violoncelle initialement conçu pour Miklós Péreny. On sait que Eötvös aime à composer « sur mesure », si l’on veut, déroulant son discours musical en fonction de ce qu’il estime être le style personnel de l’interprète ; ce qui n’empêche pas, bien évidemment, que d’autres s’en saisissent par la suite ! Les trois ouvrages ont été écrits dans un espace très court de trois ans, de 2010 à 2013. On y retrouve le langage le plus élégiaque et brillant du compositeur, une superbe poésie des couleurs orchestrales et de l’émotion thématique que bien peu de compositeurs contemporains savent ainsi maîtriser. Et sans oublier quelques touches de tendre humour qu’il saupoudre avec élégance de temps à autres, en particulier dans le concerto pour percussion Speaking Drums qui ne refuse ni les inspirations orientales, ni celles de la musique de danse récoltée de tous les côtés de la planète ; et dans lequel le soliste ne se contente pas de taper sur une invraisemblable panoplie de percussions, mais émet aussi des cris, des grognements, des mots, des borborygmes en tout genre. Un grand, grand compositeur, pour trois immenses concertos modernes. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 1 janvier 2016 | Naxos

Hi-Res Livret
Ces six premières discographiques mondiales présentent un des grands maîtres des percussions interprétant des œuvres d’éminents compositeurs contemporains : Thierry Miroglio, un habitué de la Philharmonie de Berlin, de Salzbourg, de l’IRCAM, du Concertgebouw pour n’en citer qu’une fraction. Ce remarquable voyage à travers les sons et les rythmes inclut des extensions électroniques comme les spectaculaires culminations dans Le Grand Jeu de Bruno Mantovani, le halo onirique autour des métallophones dans Auras de Marco Stroppa et les illusions sonores dans Nature contre Nature de Jean-Claude Risset. Thunder du génial Peter Eötvös est l’unique pièce explorant le potentiel de la timbale basse, tandis que Philippe Hersant revisite Berlioz, Schubert et Gounod dans ses Trois petite études. Les Trois Caprices de René Leibowitz font partie des premières œuvres écrites pour vibraphone solo. © SM/Qobuz 2016
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Classique - Paru le 3 juillet 2015 | Genuin

Hi-Res Livret
Avec à son actif des prix auprès de quelque soixante concours nationaux et internationaux, le pianiste allemand Frank Dupree est bien armé pour la grande carrière ! Après avoir remporté le Prix du « Conseil allemand pour la musique » (« Deutscher Musikrat ») en 2014, il a pu enregistrer son premier album, auquel il a donné le titre de Op. 1. En partie pour le contenu, puisque Dupree commence avec la Sonate n° 1 (certes Op. 2…) de Beethoven, suivie de la Sonate Op. 1 de Berg, et qu’il termine son récital avec l’ultime sonate de Beethoven qui porte le numéro d’Op. 111, rien que des « 1 »… Au passage il nous propose également la première mondiale discographique de Erdenklavier – Himmelklavier (« Piano de la Terre – Piano du ciel ») de Péter Eötvös ainsi qu’une poignée de miniatures de Luciano Berio, égrenant quelques autres éléments avec « Piano de l’eau », « Piano de l’air » et « Piano du feu ». A vous de découvrir ce nouveau et très prometteur talent pianistique d’outre-Rhin. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 6 mai 2014 | Verso

Livret
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Classique - Paru le 17 janvier 2014 | Wergo

Distinctions 5 de Diapason
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Classique - Paru le 1 août 2013 | NEOS Music

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Classique - Paru le 1 août 2013 | NEOS Music

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Classique - Paru le 1 juillet 2013 | Alba

Livret
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Classique - Paru le 22 octobre 2012 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Record of the Year - Hi-Res Audio
Bartok : Concerto pour violon n°2 - Eötvös : Seven, concerto pour violon - Ligeti : Concerto pour violon / Patricia Kopatchinskaja (violon) - Orch. Symphonique de la Radio de Francfort - Ensemble Modern - Dir. Peter Eötvös
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Classique - Paru le 23 avril 2010 | L'empreinte digitale

Livret
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Classique - Paru le 10 février 2009 | BMC Records

Livret
Elizabeth Laurence, récitante - Mike Svoboda, trombone alto à double pavillon - Gérard Buquet, trombone contrebasse à double pavillon & sousaphone - UMZE Chamber Ensemble - Gergely Vajda, direction + DVD Bonus
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Classique - Paru le 1 janvier 2006 | Deutsche Grammophon (DG)

11,99 €

Classique - Paru le 9 octobre 2002 | BMC Records

Distinctions 4 étoiles du Monde de la Musique - 10 de Répertoire
Music for New York (1971/2001) - "Now, Miss!" (1972) - Electrochronicle (1972/74) - Dervish dance (1993/2001) / Synthétiseur & bande - Péter Eötvös, orgue électrique - Janos Négyesy, violon - Laszlo Dés, sax soprano - Andras Dés, bodhran - Csaba Klenyan, clarinette

Le compositeur

Peter Eötvös dans le magazine