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Jazz - Paru le 22 juin 2018 | Young Turks Recordings

Distinctions Pitchfork: Best New Music - Indispensable JAZZ NEWS
Après le triple, le double ! Kamasi Washington, qui avait secoué la jazzosphère avec The Epic (2015), voit toujours aussi grand avec Heaven and Earth, un diptyque tout aussi copieux. Surtout, un nouveau tsunami de jazz pluriel. Toujours aussi mystique. Toujours aussi collective. Toujours aussi éclectique (on croise une reprise du Hubtones de Freddie Hubbard et, plus fou, du thème du film La Fureur de vaincre de Bruce Lee). Toujours aussi habitée, la musique du Californien reste viscéralement insaisissable. C’est même sa raison d’être. Histoire de marquer toujours et encore sa différence, le saxophoniste est même passé de Brainfeeder, l’écurie de Flying Lotus, à Young Turks, le label de The xx, FKA twigs et Sampha, pas vraiment connu pour ses signatures jazz… Reste à se laisser tenir par la main à travers des séquences dignement héritées de l’afrofuturisme de Sun Ra, des trances chamaniques de Pharoah Sanders, du Pan-Afrikan Peoples Arkestra d'Horace Tapscott, des rugissement de Gato Barbieri, des premiers Weather Report, des embardées funky de Roy Ayers ou des itinéraires bis d’Albert Ayler ou de John Coltrane… Pour Kamasi, Heaven et Earth ne sont pas deux volumes distincts mais plutôt deux voyages se déroulant simultanément : « Earth est ce que je vis, ce que j’expérimente. Heaven est la façon dont j’imagine la vie. » On peut être aisément déboussolé par ce foisonnement stylistique de plus de deux heures vingt et cette vision à 180° du jazz (mais pas que), comme on peut être instantanément happé par ce torrent créatif. Impossible en tout cas de rester de marbre face à une telle somme… © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 29 septembre 2017 | Young Turks Recordings

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Avec son bien nommé triple album de 2015 The Epic, Kamasi Washington devenait, à 34 ans passés, la nouvelle coqueluche de la jazzosphère, dépassant même ses frontières. Il faut dire que parallèlement à ses travaux purement jazz, le saxophoniste californien enchaînait les piges pour des artistes aussi variés que Kendrick Lamar (To Pimp a Butterfly et Damn), Flying Lotus (You’re Dead !), Thundercat (The Beyond / Where the Giants Roam), Run The Jewels (Run The Jewels 3) ou bien encore Ryan Adams (Gold). Et comme The Epic était publié sur Brainfeeder, le label électro de Flying Lotus, tout était réuni pour rendre encore plus atypiques le bonhomme et sa musique… Ici, c’est à nouveau une écurie « pas vraiment jazz » qui l’accueille, Young Turks Records, sous-division de XL Recordings où l’on retrouve aussi bien The XX que FKA Twigs, Sampha et SBTRKT. Opus plutôt court (à peine plus de 30 minutes), Harmony Of Difference propose en fait de la musique essentiellement composée pour une œuvre multimédia présentée au Whitney Museum de New York, et notamment des toiles peintes par la sœur du saxophoniste, Amani Washington, et un court-métrage du cinéaste espagnol AG Rojas. Le résultat est assez proche de The Epic dans son esprit. Et Kamasi Washington mêle énergie et spiritualité avec la virtuosité qu’on lui connait, son souffle réveillant aussi bien les fantômes de Gato Barbieri que de Pharoah Sanders. On retrouve aussi sa capacité à empiler les strates, qu’elles soient percussives, soufflantes ou harmoniques, sans jamais être indigeste. Au contraire, la fougue comme le tsunami d’émotions qui se dégagent d’Harmony Of Difference pourra même aisément toucher un public habituellement peu réceptif à l’idiome jazz… © MZ/Qobuz