La Discothèque Idéale Qobuz sélectionne des albums originaux non compilés pour en respecter la saveur et le geste artistique, qui ont marqué l'histoire du disque ou qui constituent des enregistrements essentiels de chaque genre musical. En téléchargeant ces albums, ou en les écoutant avec votre abonnement, vous choisirez le meilleur de l'histoire du disque.

Les albums

730 albums triés par Date: du plus récent au moins récent et filtrés par Classique
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Musique vocale profane - Paru le 15 juin 2015 | Ina Archives

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
À force de cantonner - que dis-je, de reléguer ! - Roussel aux deux Suites de Bacchus et Ariane, à quelques fils de la toile d'araignée du Festin du même nom, et plus chichement l'une ou l'autre de ses symphonies, on en oublie complètement qu'il a écrit bien d'autres œuvres tout aussi importantes, voire plus encore. Tel est le cas d'Evocations, un rare et somptueux triptyque pour orchestre, chœur et solistes vocaux de la première maturité de Roussel, écrit à l'époque du Festin de l'araignée, les années 1910-11. Le présent enregistrement radiophonique, réalisé en novembre 1962, suit d'à peine trois ans la précédente interprétation de la même œuvre par les mêmes exécutants (Orchestre National & Rosenthal), preuve qu'à l'époque elle bénéficiait encore d'une solide reconnaissance y compris dans les plus hautes sphères musicales du pays. Puis… le néant ; les Evocationssont à peine jouées, à peine enregistrées - une seule version discographique récente semble disponible, réalisée en 1978 par Zdenek Kosler avec la Philharmonie tchèque ! -, une véritable descente aux enfers. Mais dorénavant l'aimable qobuzonaute disposera de cette magnifique versions signée Manuel Rosenthal. Que demande le peuple ? Mais en fait, qu'évoque donc le compositeur avec tant de bonheur ? Tout simplement la Cochinchine, où il a longuement séjourné en tant qu'officier de marine dans les années 1890. Oh, on cherchera vainement des transcriptions même approximatives de mélismes ou de rythmes orientaux : Roussel préfère se laisser inspirer par des réminiscences bel et bien françaises, et les quelques allusions orientalisantes restent tout à fait discrètes. On est loin de la carte postale à la Puccini, ou même de L'Impératrice des pagodes de Ravel. Des évocations, ce ne sont pas des souvenirs directs, ce sont des souvenirs de souvenirs, des ombres d'ombres. Roussel s'y entend à merveille, en tous les cas, pour développer une somptueuse sonorité d'orchestre qui réserve quelques clins d'œil à Ravel, à Rachmaninov même par moments, à d'Indy sans doute, mais dans un langage déjà puissamment rousselien qui, s'il ne présente pas encore cette « angularité » des deux dernières symphonies, s'oriente déjà résolument vers un langage entièrement personnel. Quant à l’Enfant et les sortilèges qui sert de plat de résistance à ce concert capté en direct, il bénéficie de la participation de la fine fleur des chanteurs français d’alors : Jeanne Berbié, Bernard Cottret, Huhuette Boulangeot, Irma Kolassy, Françoise Ogeas, des interprètes d’une impeccable tenue vocale, et dont l’élocution française est un vrai bonheur. Et que dire de l’évocation entomologique orchestrale qui débute la deuxième partie de l’ouvrage, brossée par ce magicien que fut Rosenthal – un familier de Ravel, faut-il le rappeler .… Idéal, et son demi-siècle d’âge discographique n’y change rien car la prise de son fut exemplaire. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 15 juin 2015 | Ina Archives

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Le 2 décembre 1954 fait date dans l'Histoire ; dans l'Histoire de la musique d'une part, dans l'Histoire de la radio d'autre part. Car ce jour-là, l'Orchestre National de la RTF, sous la baguette de Hermann Scherchen, offre la création mondiale de Déserts de Varèse, coincée entre Mozart et Tchaïkovski. Histoire de la musique donc, car l'Avant-garde - qui bientôt étendra son aile sombre sur toute la scène contemporaine d'Europe de l'Ouest - est en marche et Déserts est l'un de ses premiers grands chars d'assaut. Histoire de la radio aussi, car la RTF retransmet en direct un « scandale » historique de toute première classe ! En effet, le public, qui n'a pas encore été formaté par les oukases des dictateurs musicaux en herbe, ose protester, ose rigoler, ose se moquer. Parfois à l'excès, il est vrai, car quel intérêt y a-t-il à interjeter des quolibets pendant l'exécution d'une oeuvre nouvelle, quand bien même on la déteste d'emblée ? La politesse de base voudrait que l'on écoutât jusqu'au bout, quitte à attendre la fin pour s'en donner à coeur joie. Pour mémoire, Déserts fait appel à un orchestre assez réduit : quatorze vents, cinq percussionnistes à la tête d'un effarant arsenal d'instruments en tout genre, piano et deux bandes magnétiques « jouées » en direct par rien moins que Pierre Henry. La présentation avait été assurée par rien moins - aussi - que le tout jeune Pierre Boulez, 29 ans, mais hélas cette partie du document d'archives a disparu, ainsi d'ailleurs que l'ouverture du concert (un Mozart apocryphe) et la Sixième de Tchaïkovski qui faisait office d'appât pour le public. Le premier rire, timide, intervient après quatre minutes mais bientôt les anti commencent à attaquer les digues : les commentaires fusent, les noms d'oiseau volent, quelques auditeurs tentent d'interjeter de timides chuuûût mais en vain. Le concert d'antis a commencé et ne finira que plusieurs minutes après la fin de l'oeuvre, après avoir fait quasiment jeu égal en niveau sonore ; après dix minutes de varèsisation, le public semble en avoir sérieusement sa claque et, malgré quelques ultimes tentatives de contre-claque, Déserts a définitivement perdu la bataille. « Sortez-le », « assez », « escroc » sont encore les plus aimables commentaires. Scherchen signait là son arrêt de mort parisien : il ne reviendra à Paris qu'en 1965 pour une création de Claude Ballif (et non pas « plus jamais à Paris » comme l'affirment plusieurs sites d'Internet, se copiant les uns les autres), un an avant sa disparition. On ne saura pas ce qu'en ont pensé les centaines de milliers d'auditeurs radiophoniques qui assistaient au scandale en direct, et l'on espère que certains n'auront pas botté leur bonne vieille radio à lampes par la fenêtre avant de s'apercevoir que ce fatras mêlant musique moderne et hurlements n'était pas dû à leur poste qui aurait mélangé les stations.
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Classique - Paru le 15 juin 2015 | INA Mémoire vive

Livret Distinctions Diapason d'or - Choc du Monde de la Musique - Timbre de platine - Discothèque Idéale Qobuz
Tout l'esprit de Darius Milhaud est présent sur cet album où ne figure pourtant aucune œuvre de lui. Debussy et Ravel étaient les musiques de son enfance et Erik Satie l'ami et le mentor de sa jeunesse. C'est au pupitre que l'on découvre ici Darius Milhaud, lors d'un concert enregistré à Rome, en 1954, dans le cadre du Festival du XXe siècle. Il dirige Socrate de Satie avec l'objectivité voulue par le compositeur, en compagnie d'une Suzanne Danco impeccable et volontairement neutre, suivant ainsi exactement les prescriptions du Maître d'Arcueil qui voulait que l'on chante Socrate avec la même absence d'expression qu'en lisant le Code Civil. FH
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Classique - Paru le 3 juin 2015 | Ina Archives

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Est-il encore besoin de souligner combien la musique française de l’Après-guerre souffrit catastrophiquement de la politique d’apartheid musicale inspirée et menée jusqu’au-boutiquement par qui-vous-savez, de sorte que plusieurs générations de compositeurs de grand talent furent, du jour au lendemain, versés dans l’enfer de l’oubli – un oubli à 100% injustifié car des personnes comme Henri Martelli, Elsa Barraine ou André Jolivet méritent tout autant, voire bien plus, les feux de la rampe que leurs contemporains ayant courbé l’échine sous les fouches caudines du tout-sériel obligatoire. En 1952, le laminoir n’était pas encore entièrement passé et il était encore possible de recevoir commande officielle pour des œuvres modernes non-avant-gardistes, et d’être joué par l’Orchestre National de France sans être renvoyé dans les cordes par un concert de bouhs moqueurs. Pour preuve ce superbe concert dirigé par le grand, le très grand Jean Martinon, le 21 avril 1952 au cours duquel il hasardait deux œuvres fort nouvelles : la deuxième symphonie d’Elsa Barraine (composée en 1938, mais si l’on décompte les années de guerre où rien de se fit, c’est une œuvre quasi-contemporaine) et le concerto pour Ondes Martenot d’André Jolivet (1947) avec Ginette Jolivet aux manettes. En guise de bonbon, Martinon encadre le concert avec deux piliers « grand public » que sont La Création du monde de Milhaud et le Boléro de Ravel ; et annonce le concert avec la truculente Ouverture pour un conte de Boccace d’Henri Martelli, l’une des victimes les plus tragiques de la chasse aux sorcières non-sérielles de l’après-guerre. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 3 juin 2015 | Ina Archives

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Pauvre Germaine… elle faisait figure de « bonus féminin » du Groupe des Six, ses maris furent des plus décourageants pour l’aider à poursuivre sa passion, son immense œuvre fut réduit à quelques bluettes de jeunesse… Alors qu’on lui doit des dizaines et des dizaines de pièces en tout genre, de l’opéra au ballet, de toutes les formes de musique de chambre à la mélodie, des concertos, et aussi la Cantate du Narcisse sur un livret de Paul Valéry – les deux créateurs ayant travaillé main dans la main, ainsi qu’en témoigne ce document. Et là, surprise, on est à mille lieues de la musique de Tailleferre que l’on croyait connaître, à savoir les bluettes en question. Narcisse est un ouvrage épatant, mélange d’ancien et de moderne (Tailleferre a délibérément embrassé et réactualisé certaines tournures de l’époque classique, en accord avec Valéry qui préférait une musique inclassable dans le temps), d’une très fine instrumentation – cordes et timbales, baryton, soprano et chœur de femmes. Un véritable chef-d’œuvre dont bien des grands de l’époque se saisirent, entre autres Cortot, Beecham et naturellement Roger Désormières en ce 7 mars 1949 lorsque fut enregistré le présent document. En complément de programme, on peut découvrir le truculent ballet Matelots d’Auric (créé en 1925 sur une chorégraphie de Massine) et les intrigants Trois mouvements symphoniques de Serge Nigg, encore un de ces excellents compositeurs français écrabouillés par le rouleau-compresseur du tout-sériel qui a sévi dès les années soixante. Rendons hommage à ces trois musiciens de tout premier plan, trop longtemps relégués au second. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 13 février 2015 | Solstice

Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Noëlle Spieth a passé des années à réfléchir, à travailler et à peaufiner ses interprétations de Couperin et de Rameau. L'intégrale qu'elle offre de ce dernier est magnifique de cohérence, d'imagination et de style. Enregistrée sur un clavecin parisien du XVIIIe siècle (Benoist Stehlin)qui possède une sonorité et une résonance exceptionnelles, cette intégrale est destinée aux amateurs de "gourmandise" sonore, tant la sonorité de cet instrument est charnelle pour ne pas dire sensuelle. FH
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Classique - Paru le 5 février 2015 | Solstice

Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Maria Luisa Cantos, piano
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Intégrales d'opéra - Paru le 7 octobre 2014 | Myto Historical

Livret Distinctions Révérence de l'Avant-Scène Opéra - 4 étoiles Classica - Discothèque Idéale Qobuz
Magda Olivero (Francesca), Pinuccia Perotti (Samaritana), Entico Campi (Ostasio), Giampiero Malaspina (Giovanni), Mario del Monaco (Paolo)... - Orchestra e Coro del Teatro alla Scala di Milano - Gianandrea Gavazzeni, direction
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Classique - Paru le 23 septembre 2014 | Nonesuch

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
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Classique - Paru le 29 août 2014 | Les Indispensables de Diapason

Livret Distinctions Diapason d'or - Discothèque Idéale Qobuz
Par ici la bonne soupe ! La soupe à la poire, concoctée avec autant d’humour que de rigueur par Erik Satie avec ses Trois morceaux en forme de poire. On ne s’étonnera pas que les trois morceaux annoncés soient en fait sept, et que de poire point n’y a – un lien assez ténu donc avec le monde gastronomique ! Cet album rassemble quelques-uns des plus beaux enregistrements réalisés par de très grands nomes : ce ne sont rien moins que Poulenc en personne et Jacques Février qui nous jouent ces morceaux piriformes, qui dit mieux… Rien que pour cette œuvre, le CD mérite amplement la Grand-Croix de la Discothèque idéale, décernée par Monsieur Qobuz en personne. Le reste du CD, s’il présente quelques moments un peu hétéroclites – seulement le dernier mouvement de Socrate, mais quand même par Suzanne Danco et Darius Milhaud à la baguette ; ou encore Je te veux, au piano solo par Jean Wiener –, est un indispensable témoignage de quelques monstres sacrés qui se sont penchés sur Satie qui, d’une manière ou d’une autre, fut leur maître à tous. Et pourquoi, demanderez-vous peut-être, ce titre persifleur ? il semblerait que l’on ait rétorqué à Satie (comme à Debussy, d’ailleurs) qu’il devrait « soigner la forme » de ses œuvres, sous-entendu une forme vaguement classique ou traditionnelle. Satie a donc fourni cet ouvrage, très rigoureusement architecturé en « miroir », tout en n’hésitant pas à se moquer de lui-même et de ses détracteurs avec une référence botanique. On attend qu’un célèbre pépiniériste facétieux nous crée une poire en forme de sonate. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 21 juillet 2014 | Melodiya

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Les trois symphonies de Scriabine appartiennent toutes à ce que l’on pourrait appeler sa deuxième maturité – la première se situant dans le giron du postromantisme, la dernière dans l’éclatement total des repères harmoniques, mélodiques et formels. La deuxième dépasse déjà les formes postromantiques, tout en gardant le pied fermement ancré dans une harmonie encore perceptible par le commun des mortels. On ne s’étonnera pas trop que le compositeur ait hésité de considérer son Poème de l’extase comme une éventuelle quatrième symphonie, car l’architecture de ce premier et génialissime poème symphonique s’échappe déjà de la forme-sonate encore présente dans les symphonies. Encore plus Prométhée ou le Poème du feu, l’ultime œuvre symphonique achevée (on ne compte pas l’intrigant Mysterium, laissé à l’état d’ébauche), un véritable délire orchestral, pianistique, organistique, orgiaque et lumineux – car le compositeur a intégré dans sa partition une partie de « clavier à lumière ». Pour toutes ces œuvres, l’une des plus idéales interprétations est sans conteste celle d’Evgueny Svetlanov à la tête de l’Orchestre symphonique d’Etat de l’URSS (avec rien moins que Richter au piano pour Prométhée). Énergie féroce, couleurs orchestrales et contrastes insensés, conduite implacable : Scriabine est ici royalement servi. © SM/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 11 juillet 2014 | Sony Classical

Distinctions Diapason d'or - Discothèque Idéale Qobuz
" ... ce Falstaff, on en était privé depuis des lustres, alors que c'est tout simplement le plus cher à notre cœur [...] Sous la baguette plus que jamais sorcière de Bernstein, chaque pupitre des Wiener Philharmoniker s'esclaffe avec un sens du timing et une énergie burlesque qui emporte tout sur son passage. [...] Ce n'est plus un orchestre, c'est un immense éclat de rire. Et le plateau est à l'unisson, en particulier le Sir John de Fischer-Dieskau que l'on n'attendait pas dans ce rôle mais qui y réalise une de ses compositions les plus abouties. [...] Alentour, tous s'en donnent à cœur joie, se laissant griser par les extrémités auxquelles les pousse le chef. [...] Ces retrouvailles nous enivrent " (Diapason, janvier 2015 / Emmanuel Dupuy)
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Classique - Paru le 15 mai 2014 | Melodiya

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Quand on dit mazurka, on ne pense pas forcément à Scriabine ; et quand on dit Scriabine, ce ne sont pas ses Mazurkas qui viennent à l’esprit en premier. Dommage… car l’illuminé compositeur a porté l’art de la mazurka à d’autres sommets encore, qui ne portent en rien de l’ombre sur l’impérissable monument chopinien, mais qui ouvrent des perspectives auxquelles le malheureux Polonais mort en 1849 ne pouvait pas encore avoir accès lorsque Scriabine composa les siennes, en 1890 pour l’Op. 3 et 1899 pour l’Op. 25. Découvrez cette poignée de diamants sous les doigts de Samuil Feinberg, enregistrés en 1952. Feinberg, né la même année que celle durant laquelle Scriabine écrivait ses premières mazurkas, fut disciple d’Alexandre Goldenweiser qui vécut lui-même dans l’intimité du compositeur, et notre pianiste fréquenta souvent Scriabine au Conservatoire de Moscou : un enregistrement idéal, vraiment idéal, quasiment la parole du maître en personne. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 29 avril 2014 | Andromeda

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Lorsque l’on parle du Chant de la Terre de Mahler par Bruno Walter, Julius Patzak et l’éternelle Kathleen Ferrier, on ignore généralement qu’il en existe deux versions : l’une, réalisée pour le disque les 14, 15 et 16 mai 1952 – de loin la plus connue, la plus diffusée, la plus célébrée, ne serait-ce que parce qu’elle appartient à un major. Et une, quasiment oubliée, prise sur le vif en concert le 17 mai, que voici. On dira ce que l’on veut : cette dernière vision en public, en direct et dans la spontanéité l’emporte haut la main sur celle réalisée devant micros, avec montages et tout le tralala de studio. L’interprétation de Ferrier est encore plus déchirante et nostalgique, éblouissante de noirceur – si, si, c’est possible ! Le petit jeu des comparaisons est lancé, et les auditeurs possédant les deux versions auront tout loisir de se déchirer pour telle ou telle inflexion vocale, contre telle ou telle fausse note dans l’orchestre. Disons également à tous ceux que la voix de Julius Patzak dérange de par son timbre un peu agressif dans l’enregistrement « habituel », qu’ils seront ici assez étonnés du moelleux dont il sait faire preuve en concert. Bruno Walter, lui, n’a rien à prouver : c’est ce même chef qui créa l’ouvrage après la mort du compositeur. Direction la Discothèque idéale donc, bien plus que la version habituellement mise en avant. Quant à la Quatrième Symphonie, elle apparaît ici sous un aspect fort dramatique, alors que c’est a priori la plus mozartienne des symphonies de Mahler, ne serait-ce que par son instrumentation très légère ; Walter sait en distiller l’élément le plus sombre plutôt que de fallacieusement souligner l’éventuelle légèreté dont on pourrait croire qu’elle répond à la transparence de l’orchestration. (MT)

Classique - Paru le 24 avril 2014 | EMI Classics

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Hi-Res Audio
En 1973 est annulée la session que devait réaliser Wolfgang Sawallisch pour Electrola / EMI d'un opéra de Wagner à Dresde. D'un commun accord, l'équipe technique et les musiciens décident tout de même d'honorer le contrat et ... de graver les Symphonies de Schumann. De cela naîtra un enregistrement d'une beauté à couper le souffle. Intensité des phrasés, souplesse rythmique, chaleur de l'orchestre, tout sonne ici magistral !