La Discothèque Idéale Qobuz sélectionne des albums originaux non compilés pour en respecter la saveur et le geste artistique, qui ont marqué l'histoire du disque ou qui constituent des enregistrements essentiels de chaque genre musical. En téléchargeant ces albums, ou en les écoutant avec votre abonnement, vous choisirez le meilleur de l'histoire du disque.

Les albums

636 albums triés par Date: du plus récent au moins récent et filtrés par Classique
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Classique - Paru le 20 novembre 2014 | Universal International Music B.V.

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Une intégrale d'une parfaite cohérence depuis les oeuvres de jeunesse jusqu'aux métaphysiques quatuors de la maturité. La beauté instrumentale des Italiens, merveilleusement captée par les techniciens de PHILIPS, ajoute encore au plaisir d'une vision très inspirée. Il se dégage de l'interprétation du Quartetto Italiano un climat de ferveur et de fraternité si proche des idéaux beethovéniens que cette intégrale s'impose naturellement au sommet d'une discographie pourtant bien riche. Ce corpus, si indispensable à tout mélomane qui se respecte, trouve ici une réalisation complètement aboutie. FH
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Classique - Paru le 9 novembre 2014 | Decca

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Le piano est tonitruant et spectaculaire à souhait, tout à fait dans la ligne des enregistrements DECCA des années soixante-dix, mais quel plaisir de redécouvrir cette vieille rengaine de Grieg sous les doigts magiques de Radu Lupu qui en font ressortir toute la nostalgie et le romantisme, certes grandiloquent, mais si efficace du compositeur norvégien. Couplage traditionnel avec le Concerto en la mineur de Robert Schumann dont le lyrisme voisine très bien avec son homologue nordique. Le grand Radu Lupu chante avec un frémissement de chaque instant. Tout ici respire la jeunesse dans ce qu'elle a de fébrile et de passionné. Un très grand disque. FH
27,29 €

Intégrales d'opéra - Paru le 6 novembre 2014 | Decca

Distinctions Diapason d'or - Discothèque Idéale Qobuz
L'enregistrement n'est certes pas tout jeune (1955), mais il représente un sommet du style mozartien viennois. A la tête de l'Orchestre Philharmonique de Vienne, Erich Kleiber dirige souverainement avec une constante préoccupation théâtrale, grâce à des tempi très vifs et une tension permanente. Lisa della Casa est une Comtesse noble et touchante, Suzanne Danco (venue par hasard dans cet enregistrement) campe un espiègle et coquin Cherubino, Hilde Guedden est la Susanna rouée que l'on attend et Alfred Poell un Comte avec une belle présence... mais un italien assez rudimentaire. Ce que l'on entend avant tout, c'est le style inimitable de musiciens pour lesquels Mozart était l’indispensable pain quotidien. Miraculeux ! FH
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Classique - Paru le 28 juillet 2014 | Ina Archives

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Pauvre Germaine… elle faisait figure de « bonus féminin » du Groupe des Six, ses maris furent des plus décourageants pour l’aider à poursuivre sa passion, son immense œuvre fut réduit à quelques bluettes de jeunesse… Alors qu’on lui doit des dizaines et des dizaines de pièces en tout genre, de l’opéra au ballet, de toutes les formes de musique de chambre à la mélodie, des concertos, et aussi la Cantate du Narcisse sur un livret de Paul Valéry – les deux créateurs ayant travaillé main dans la main, ainsi qu’en témoigne ce document. Et là, surprise, on est à mille lieues de la musique de Tailleferre que l’on croyait connaître, à savoir les bluettes en question. Narcisse est un ouvrage épatant, mélange d’ancien et de moderne (Tailleferre a délibérément embrassé et réactualisé certaines tournures de l’époque classique, en accord avec Valéry qui préférait une musique inclassable dans le temps), d’une très fine instrumentation – cordes et timbales, baryton, soprano et chœur de femmes. Un véritable chef-d’œuvre dont bien des grands de l’époque se saisirent, entre autres Cortot, Beecham et naturellement Roger Désormières en ce 7 mars 1949 lorsque fut enregistré le présent document. En complément de programme, on peut découvrir le truculent ballet Matelots d’Auric (créé en 1925 sur une chorégraphie de Massine) et les intrigants Trois mouvements symphoniques de Serge Nigg, encore un de ces excellents compositeurs français écrabouillés par le rouleau-compresseur du tout-sériel qui a sévi dès les années soixante. Rendons hommage à ces trois musiciens de tout premier plan, trop longtemps relégués au second. © SM/Qobuz
16,89 €

Intégrales d'opéra - Paru le 11 juillet 2014 | Sony Classical

Distinctions Diapason d'or - Discothèque Idéale Qobuz
" ... ce Falstaff, on en était privé depuis des lustres, alors que c'est tout simplement le plus cher à notre cœur [...] Sous la baguette plus que jamais sorcière de Bernstein, chaque pupitre des Wiener Philharmoniker s'esclaffe avec un sens du timing et une énergie burlesque qui emporte tout sur son passage. [...] Ce n'est plus un orchestre, c'est un immense éclat de rire. Et le plateau est à l'unisson, en particulier le Sir John de Fischer-Dieskau que l'on n'attendait pas dans ce rôle mais qui y réalise une de ses compositions les plus abouties. [...] Alentour, tous s'en donnent à cœur joie, se laissant griser par les extrémités auxquelles les pousse le chef. [...] Ces retrouvailles nous enivrent " (Diapason, janvier 2015 / Emmanuel Dupuy)
14,99 €

Musique symphonique - Paru le 29 avril 2014 | Andromeda

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Lorsque l’on parle du Chant de la Terre de Mahler par Bruno Walter, Julius Patzak et l’éternelle Kathleen Ferrier, on ignore généralement qu’il en existe deux versions : l’une, réalisée pour le disque les 14, 15 et 16 mai 1952 – de loin la plus connue, la plus diffusée, la plus célébrée, ne serait-ce que parce qu’elle appartient à un major. Et une, quasiment oubliée, prise sur le vif en concert le 17 mai, que voici. On dira ce que l’on veut : cette dernière vision en public, en direct et dans la spontanéité l’emporte haut la main sur celle réalisée devant micros, avec montages et tout le tralala de studio. L’interprétation de Ferrier est encore plus déchirante et nostalgique, éblouissante de noirceur – si, si, c’est possible ! Le petit jeu des comparaisons est lancé, et les auditeurs possédant les deux versions auront tout loisir de se déchirer pour telle ou telle inflexion vocale, contre telle ou telle fausse note dans l’orchestre. Disons également à tous ceux que la voix de Julius Patzak dérange de par son timbre un peu agressif dans l’enregistrement « habituel », qu’ils seront ici assez étonnés du moelleux dont il sait faire preuve en concert. Bruno Walter, lui, n’a rien à prouver : c’est ce même chef qui créa l’ouvrage après la mort du compositeur. Direction la Discothèque idéale donc, bien plus que la version habituellement mise en avant. Quant à la Quatrième Symphonie, elle apparaît ici sous un aspect fort dramatique, alors que c’est a priori la plus mozartienne des symphonies de Mahler, ne serait-ce que par son instrumentation très légère ; Walter sait en distiller l’élément le plus sombre plutôt que de fallacieusement souligner l’éventuelle légèreté dont on pourrait croire qu’elle répond à la transparence de l’orchestration. (MT)

Classique - Paru le 24 avril 2014 | EMI Classics

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Qualité Studio Masters Garantie
En 1973 est annulée la session que devait réaliser Wolfgang Sawallisch pour Electrola / EMI d'un opéra de Wagner à Dresde. D'un commun accord, l'équipe technique et les musiciens décident tout de même d'honorer le contrat et ... de graver les Symphonies de Schumann. De cela naîtra un enregistrement d'une beauté à couper le souffle. Intensité des phrasés, souplesse rythmique, chaleur de l'orchestre, tout sonne ici magistral !
6,99 €

Classique - Paru le 15 avril 2014 | Ina Archives

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Est-il encore besoin de souligner combien la musique française de l’Après-guerre souffrit catastrophiquement de la politique d’apartheid musicale inspirée et menée jusqu’au-boutiquement par qui-vous-savez, de sorte que plusieurs générations de compositeurs de grand talent furent, du jour au lendemain, versés dans l’enfer de l’oubli – un oubli à 100% injustifié car des personnes comme Henri Martelli, Elsa Barraine ou André Jolivet méritent tout autant, voire bien plus, les feux de la rampe que leurs contemporains ayant courbé l’échine sous les fouches caudines du tout-sériel obligatoire. En 1952, le laminoir n’était pas encore entièrement passé et il était encore possible de recevoir commande officielle pour des œuvres modernes non-avant-gardistes, et d’être joué par l’Orchestre National de France sans être renvoyé dans les cordes par un concert de bouhs moqueurs. Pour preuve ce superbe concert dirigé par le grand, le très grand Jean Martinon, le 21 avril 1952 au cours duquel il hasardait deux œuvres fort nouvelles : la deuxième symphonie d’Elsa Barraine (composée en 1938, mais si l’on décompte les années de guerre où rien de se fit, c’est une œuvre quasi-contemporaine) et le concerto pour Ondes Martenot d’André Jolivet (1947) avec Ginette Jolivet aux manettes. En guise de bonbon, Martinon encadre le concert avec deux piliers « grand public » que sont La Création du monde de Milhaud et le Boléro de Ravel ; et annonce le concert avec la truculente Ouverture pour un conte de Boccace d’Henri Martelli, l’une des victimes les plus tragiques de la chasse aux sorcières non-sérielles de l’après-guerre. © SM/Qobuz
9,99 €

Classique - Paru le 1 février 2014 | SOMM Recordings

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Un enregistrement qu'on désespérait de pouvoir retrouver un jour. C'est chose faite. Enregistrée autrefois par la défunte Guilde Internationale du Disque avec l'Orchestre de la Tonhalle de Zurich qui n'enregistrait pas du tout à cette époque, cette Symphonie no 8 sous la direction de l'immense Rudolf Kempe atteint des sommets. L'adagio (près de 28 minutes) n'est plus de ce monde et nous parle directement à l'âme, le finale, tellurique, halluciné, renverse tout sur son passage. La puissance universelle du langage de Bruckner avec ses angoisses, ses questionnements et son aspiration à la paix est là tout entière et on regrette amèrement que le grand chef allemand nous ait laissé si peu de témoignages brucknériens, car il fait partie des élus. FH
12,99 €

Musique de scène - Paru le 27 janvier 2014 | Decca

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Un enregistrement comme improvisé, et une merveille de poésie et de finesse. Karajan se révèle aussi surprenant que fascinant !
33,79 €

Musique symphonique - Paru le 1 janvier 2014 | Decca

Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica - Discothèque Idéale Qobuz
Une nouveauté du disque qui est aussitôt couronnée dans la Discothèque idéale de QOBUZ, car c'est une véritable aubaine que de retrouver les fameux enregistrements que Clemens Krauss consacra à son ami Richard Strauss, dont il était un des interprètes préférés. C'est Krauss qui dirige, le 31 décembre 1939, le premier Concert Strauss exceptionnel au Musikverein de Vienne ; c'est lui encore qui sera le librettiste de deux opéras de Strauss, Capriccio et Die Liebe der Danae. Après la guerre, il est interdit de direction jusqu'en 1947 à cause de son attitude en faveur du régime nazi. Chef d'orchestre au prodigieux instinct, sachant entraîner solistes, chœurs et orchestre dans un élan irrésistible. Il était marié à la soprano Viorica Ursuleac, considérée comme la plus grande Maréchale de son temps. Dans le présent album figurent des interprétations de légende de Une Vie de héros (avec le violoniste Willy Boskovsky), de Don Quichotte (avec le violoncelliste Pierre Fournier) et une Salomé d'anthologie avec les grands chanteurs viennois du début des années cinquante. FH
17,48 €
12,99 €

Classique - Paru le 1 janvier 2014 | Deutsche Grammophon GmbH, Berlin

24 Bits Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - Discothèque Idéale Qobuz - Qualité Studio Masters Garantie
Il est de bon ton de considérer que les plus grands enregistrements des symphonies de Schumann sont ceux d’un Furtwängler ; de bon ton également d’affirmer que Schumann était piètre orchestrateur. Mais, ainsi que le souligne Nézet-Séguin, il convient quand même de mettre en adéquation le langage orchestral de Schumann et la masse instrumentale en jeu. Les grands orchestres à l’allemande, avec leur sonorité de cordes saturée d’ampleur, ne peuvent guère s’accommoder de l’écriture très chambriste de Schumann. Or, Nézet-Séguin et le Chamber Orchestra of Europe ont opté pour un effectif autrement plus concis, avec la moitié des cordes par rapport à Vienne ou Berlin… résultat : on comprend subitement tout le discours, et on saisit combien Schumann sut distribuer les couleurs de manière soliste dans les vents, à parfaite égalité avec les cordes. Et l’on entend des détails que le surcroît méga-philharmonique ne peut que noyer. Une discothèque idéale pourra toujours inclure la Quatrième par Furtwängler en 1953, certes ; mais Qobuz estime que cette vision de Nézet-Séguin, plus intime, plus transparente, mérite cent fois d’apparaître également dans le giron de l’idéal discographique et qobuzien. (MT) Enregistrées à la Cité de la musique en novembre 2012, les symphonies de Schumann occupent une place un peu marginale au sein du répertoire ; moins appréciées que celles de Beethoven ou de Brahms, elles ne manquent pourtant jamais d’exercer une puissante emprise sur les chefs. « De toutes les symphonies majeures, dit Yannick Nézet-Séguin, je dirais que celles de Schumann sont celles qu’il vaut mieux jouer avec une formation légèrement plus petite." Une formation qu'épouse à la perfection le Chamber Orchestra of Europe, faisant vibrer avec bonheur une matière musicale tout en clair-obscur.
24,48 €
18,19 €

Classique - Paru le 1 janvier 2014 | Decca

24 Bits Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
La prise de son superlative de ce célèbre enregistrement (1973) ne doit pas nous faire passer à côté de l'exceptionnelle direction de Zubin Mehta qui sait passer du brio à la poésie la plus troublante. Sutherland et Pavarotti proposent une incarnation vraiment humaine à des personnages qui ne le sont guère, grâce à leur art du chant sans aucune faille. La Caballé est une Liù à la ligne de chant impeccable et touchante. Un grand enregistrement qui rend parfaitement justice au dernier chef-d'œuvre (inachevé) d'un Puccini très à l'écoute de la musique de son temps. FH
12,99 €

Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 1 janvier 2014 | Decca

Distinctions Diapason d'or - Discothèque Idéale Qobuz - 5 clés de sol d'Opéra
Disparue prématurément avant d'avoir fêté son cinquantième anniversaire, la soprano anglaise Jennifer Vyvyan est restée dans la légende pour avoir appartenu à l'English Opera Group de Britten dès 1948, mais ce fut aussi une grande mozartienne qui avait travaillé avec Fernando Carpi à Genève où elle remporta le fameux Concours International en 1951. Elle obtient ensuite un véritable triomphe au Sadler's Welles Opera en chantant Konstanze dans L'Enlèvement au sérail. Plus tard, c'est le Festival de Glyndebourne qui va asseoir sa réputation lorsqu'elle elle incarnera Elettra dans l'Idomeneo du même Mozart. Elle était aussi une pionnière dans la redécouverte des opéras de Haendel. Jennifer Vyvyan a chanté sous les baguettes prestigieuses de Giulini, Bernstein, Kubelik, Monteux, Ansermet, Krips et, bien sûr, de son ami Benjamin Britten dont elle a créé de nombreux rôles. Cette réédition nous la restitue à la meilleure époque de sa carrière. Avec la rare Scène de Bérénice de Haydn et des airs de concerts de Mozart. Ses partenaires sont exceptionnels : Peter Wallfisch au piano et le grand Peter Maag à la baguette. Un régal. FH
2,99 €

Classique - Paru le 14 novembre 2013 | Ina Archives

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Le 2 décembre 1954 fait date dans l'Histoire ; dans l'Histoire de la musique d'une part, dans l'Histoire de la radio d'autre part. Car ce jour-là, l'Orchestre National de la RTF, sous la baguette de Hermann Scherchen, offre la création mondiale de Déserts de Varèse, coincée entre Mozart et Tchaïkovski. Histoire de la musique donc, car l'Avant-garde - qui bientôt étendra son aile sombre sur toute la scène contemporaine d'Europe de l'Ouest - est en marche et Déserts est l'un de ses premiers grands chars d'assaut. Histoire de la radio aussi, car la RTF retransmet en direct un « scandale » historique de toute première classe ! En effet, le public, qui n'a pas encore été formaté par les oukases des dictateurs musicaux en herbe, ose protester, ose rigoler, ose se moquer. Parfois à l'excès, il est vrai, car quel intérêt y a-t-il à interjeter des quolibets pendant l'exécution d'une oeuvre nouvelle, quand bien même on la déteste d'emblée ? La politesse de base voudrait que l'on écoutât jusqu'au bout, quitte à attendre la fin pour s'en donner à coeur joie. Pour mémoire, Déserts fait appel à un orchestre assez réduit : quatorze vents, cinq percussionnistes à la tête d'un effarant arsenal d'instruments en tout genre, piano et deux bandes magnétiques « jouées » en direct par rien moins que Pierre Henry. La présentation avait été assurée par rien moins - aussi - que le tout jeune Pierre Boulez, 29 ans, mais hélas cette partie du document d'archives a disparu, ainsi d'ailleurs que l'ouverture du concert (un Mozart apocryphe) et la Sixième de Tchaïkovski qui faisait office d'appât pour le public. Le premier rire, timide, intervient après quatre minutes mais bientôt les anti commencent à attaquer les digues : les commentaires fusent, les noms d'oiseau volent, quelques auditeurs tentent d'interjeter de timides chuuûût mais en vain. Le concert d'antis a commencé et ne finira que plusieurs minutes après la fin de l'oeuvre, après avoir fait quasiment jeu égal en niveau sonore ; après dix minutes de varèsisation, le public semble en avoir sérieusement sa claque et, malgré quelques ultimes tentatives de contre-claque, Déserts a définitivement perdu la bataille. « Sortez-le », « assez », « escroc » sont encore les plus aimables commentaires. Scherchen signait là son arrêt de mort parisien : il ne reviendra à Paris qu'en 1965 pour une création de Claude Ballif (et non pas « plus jamais à Paris » comme l'affirment plusieurs sites d'Internet, se copiant les uns les autres), un an avant sa disparition. On ne saura pas ce qu'en ont pensé les centaines de milliers d'auditeurs radiophoniques qui assistaient au scandale en direct, et l'on espère que certains n'auront pas botté leur bonne vieille radio à lampes par la fenêtre avant de s'apercevoir que ce fatras mêlant musique moderne et hurlements n'était pas dû à leur poste qui aurait mélangé les stations.