Les albums

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Piano solo - Paru le 20 janvier 2017 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
« Metanoïa », kéxéxa ? une indication de tempo oubliée, le nom d’un piano marchant au méthanol ? Que nenni, aimable qobuzonaute : la pianiste Beatrice Berrut nous explique qu’il s’agit, selon Carl Jung, de la « transformation et guérison de l’âme par les forces du subconscient qui permettent aux éléments conflictuels et contradictoires de cohabiter dans notre psyché. » Dans le cas de Liszt en particulier et même du Romantisme en général, cela pourrait décrire le cortège de contradictions entre guérison ou consolation par la musique, et à l’inverse, la souffrance comme inspiration directe de la création. Ainsi en est-il de l’abîme entre Enfer et Paradis d’Après une lecture du Dante, du Galop bohémien et Dernière illusion – indication portée par le compositeur dans sa Première Ballade ! –, et finalement des Consolations qui referment ce chaotique album. Chaotique en termes musicaux, s’entend, puisque la pianiste suisse Beatrice Berrut, de son côté, nous joue ces partitions quand même assez diaboliques avec une grande transparence et ce qu’il faut de contrastes entre violence et douceur, sur un Bösendorfer – un instrument dont le compositeur lui-même était ravi aux nues. © SM/Qobuz « [...] Dès les premières mesures de Après une lecture du Dante, on comprend qu'une véritable artiste est à l'œuvre. L'instrument ? Un grand Bösendorfer, dont les basses d'outre-tombe qui inaugurent le sommet de la Deuxième Année de Pélerinage offrent un bel aperçu des ressources timbriques. Reste à construire le discours : Béatrice Berrut sait où elle va, et si ses tempos semblent parfois frôler l'asphyxie par la tension qu'elle insuffle et les phrasés en longues périodes qu'elle adopte, ils servent une architecture cohérente et murement pensée. [...] Même les vibrations les plus infimes trouvent, sous les doigts de la pianiste suisse, une plénitude à leur mesure. [...] L'un des récitals Liszt les plus remarquables de ces dernières années.» (Classica, février 2017 / Jérémie Bigorie)
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Poèmes symphoniques - Paru le 13 janvier 2017 | SWR Classic

Livret Distinctions 4 étoiles Classica
« François-Xavier Roth offre une lecture festive de la Symphonie domestique. Un tempo rapide laisse deviner un enthousiasme frénétique d'une vie de foyer, mise en relief par la diversité des timbres. [...] Viennent ensuite les Métamorphoses qui fournissent le parfait exemple d'une pureté chambriste, faisant de ce disque le plus réussi de cette sélection.» (Classica, février 2017 / Clément Serrano)
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Jazz vocal - Paru le 2 décembre 2016 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
Plus proche des crooners des années cinquante que du genre classique, Natalie Dessay s’éloigne ici très sérieusement du répertoire lyrique qui avait fait sa gloire. Pour ces standards signés (ou chantés ou joués) par Leonard Bernstein, Frank Sinatra, Thelonious Monk, Duke Ellkington, Bill Evans, Irving Berlin, mais totalement réécrits par Patrice Caratini, Pierre Boussaguet ou Baptiste Trotignon, la soprano change totalement de voix – parfois granuleuse, graveleuse, crooneuse –, de registre, de couleurs, d’émission vocale – vibrato retenu, passagio nettement décalé comme le font les chanteurs de variété –, tout en embrassant le micro de près pour s’approcher non seulement du micro, mais aussi du genre qu’elle aborde. Le parallèle avec Edward Hopper n’est pas vain ici, avec ses images de femmes seules perdues dans la nuit new-yorkaise... Accompagnée à la fois par un ensemble de cordes « classique » et par quelques musiciens de jazz – basse, batterie –, Natalie Dessay risque de dérouter ses fans, mais aussi de dérouter les habitués du répertoire de Broadway et de Las Vegas de l’après-guerre ; autrement dit, n’hésitez pas ! © SM/Qobuz « [...] Natalie Dessay a trouvé une voie très originale méritant l'admiration. Tout d'abord parce que cet album est structuré en disque-concept autour des images iconiques d'Edward Hopper [...] conférant unité au projet. Ensuite parce que les arrangements et compositions de Graciane Finzi sont d'une finesse harmonique et d'une richesse de timbres remarquables que le Paris Mozart Orchestra et la direction de Claire Gibault mettent magistralement en valeur. [...] En outre parce que Natalie Dessay a trouvé la bonne tessiture adaptée à ce répertoire [...], la voix demeurant claire et agile, les intervalles parfois délicats étant interprétés avec naturel et aisance, bénéfice d'une technique sans faille. [...] Cet album est un enchantement constant et, pour singulier qu'il soit, une délectable réussite.» (Classica, février 2017 / Jean-Pierre Jackson)
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Classique - Paru le 25 novembre 2016 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
« [...] Enregistrements pour piano à quatre mains et deux pianos, de Mozart au répertoire contemporain (la chanteuse de flamenco Mayte Martin) en passant par Schubert, Brahms, Satie, Ravel, Gershwin et Stravinsky. Les artistes à la technique sans faille s'approprient les partitions d'une façon spectaculaire et les investissent avec autant de détermination que d'humour. [...] » (Classica, février 2017)
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Classique - Paru le 25 novembre 2016 | Klarthe

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
[...] « Maya Villanueva est idéale ici par le ton, mais aussi l'atmosphère qu'elle sait créer dans chaque mélodie, d'un timbre aérien et clair, ici désincarné, et l'instant d'après, voluptueusement charnu. Le piano brillant, cristallin, mais aussi mélancolique, de Romain David sert parfaitement ces ambiances variées voguant de la sud-américanité vive à l'impressionnisme des Las horas, et le violoncelle, si cher à Ginastera, est pour moitié du CD un soubassement aussi solide que séduisant.» (Classica, février 2017 / Pierre Flinois)
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Musique symphonique - Paru le 8 novembre 2016 | NoMadMusic

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
« Les Métaboles proposent un beau panorama d'œuvres vocales, toutes empreintes d'une grande ferveur, sans jamais tomber dans un dramatisme pompier, écueil fatal à nombre de compositeurs américains actuels. [...] Malgré cette frilosité élective —des pages parfois moins connues ou entendues auraient été bienvenues—, il faut saluer la grande beauté de l'ensemble, la pureté des timbres et le raffinement de ces jeunes chanteurs qui leur pemettent d'avoir une sonorité unique qu'on aimerait entendre dans Rothko Chapel de Feldman plutôt que dans l'anecdotique Christian Wolff in Cambridge. Ainsi ce très beau disque nous ravit tout en manquant un peu de chair, d'audaces et de prises de risques. » (Classica, février 2017 / Romaric Gergorin)
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Musique vocale profane - Paru le 28 octobre 2016 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4 étoiles Classica
« Un Diapason d’or saluait déjà le Livre VI de la divine Compagnia. Un autre s’impose pour ce Livre III, et mérite encore plus de révérences vu la discographie clairsemée des quatre premiers opus du prince de Venosa. Pour le troisième (1595), aucune version de référence ne prévalait. La situation était d’autant plus regrettable qu’il revêt une importance considérable : sous l’influence manifeste de Luzzaschi (dont un madrigal est donné en complément de programme), son langage musical y gagne en hardiesse. Une théâtralité nouvelle apparaît [...] tandis que le contrepoint s’emplit d’expérimentations chromatiques et dissonantes. Toutes choses qui pouvaient passer inaperçues, [...] pas avec la fine équipe italienne – magnifiée par une captation superlative. La prise de risque, considérable, se fait presque oublier dans la perfection des six voix funambules. La justesse, du chant comme de l’émotion, met immédiatement l’oreille en confiance [...]. La fluidité des lignes, l’intelligence des mots captivent l’attention à chaque seconde. [...] Disque majeur : la dimension visionnaire du Livre III avait besoin de tels interprètes pour se révéler pleinement. » (Diapason, janvier 2017 / Denis Morrier)    
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Musique vocale sacrée - Paru le 28 octobre 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Les Kanon Pokajanen (Canons de la repentance) [...] se caractérisent par une écriture a cappella au plus proche du texte en slavon de Saint André de Crète (660-740), considéré comme l'inventeur du genre liturgique du canon, cette longue accumulation de strophes organisée autour des neuf odes bibliques traditionnelles. [...] C'est constamment beau mais, au disque plus encore qu'au concert, cela peut devenir lassant. Sans doute conscient de cet écueil, Daniel Reuss a préféré offrir une sélection d'une heure des Kanon, mettant de côté l'Ode V. Son interprétation, qui vise avant tout la clarté polyphonique, se démarque de celle des créateurs, le Chœur de chambre philharmonique estonien et Tõnu Kaljuste, plus proches de la tradition orthodoxe. Curieusement, malgré la permanence de la technique d'écriture, ce n'est pas une impression de ressassement mais de redéploiement perpétuel qui s'impose à l'écoute de cette musique qui combine efficacement symétrie et dissymétrie.» [...] (Classica, décembre 2016 / Bertrand Dermoncourt)
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Musique symphonique - Paru le 26 octobre 2016 | San Francisco Symphony

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Comme il est d’usage dans les enregistrements de l’Orchestre de San Francisco, ces programmes Debussy ont été enregistrés lors de concerts publics : c’est la politique de base, permettant à l’auditeur de se faire une image précise de ce que donnent l’orchestre et son chef Michael Tilson Thomas en situation « réelle ». Certes, il se peut que plusieurs concerts aient été exploités pour corriger d’éventuels toussotements ou la fausse note qui tue, mais il s’agit bel et bien d’une interprétation en continu de chacun de ces ouvrages. Images a été enregistré en mai 2014, Jeux en janvier 2013, La Plus que lente en septembre 2013. Cette dernière œuvre, assez rarement donnée car il s’agit d’une sorte de persiflage. Initialement conçue pour piano seul en 1910, elle se moquait gentiment de la mode d’alors des « valses lentes ». Pourtant, son tempo n’a rien de particulièrement lent : c’est plutôt une Valse lente pour mettre un point final à toutes les Valses lentes de la création. La version pour orchestre modeste – cordes plus quelques instruments de salon « à la tzigane » est de la plume du compositeur lui-même. Les Images sont ici données dans leur intégralité : Gigues, les trois mouvements d’Ibéria et Rondes de printemps. © SM/Qobuz « Michael Tilson Thomas avait à peine plus de vingt-cinq ans lorsqu’il gravait à Boston une stupéfiante version des trois Images (1971, DG). [...] Quarante ans plus tard, le chef américain remet le couvert. Certes, la palette du San Francisco Symphony n’a pas le même cachet que celle de la phalange bostonienne acclimatée à la musique française par Charles Munch (1949-1962). Davantage fondus dans la texture, le hautbois d’amour de Gigues sonne moins typé, comme l’alliage clarinette-hautbois-cor anglais des Rondes de printemps. Mais la musique respire avec la même hauteur de vue, et Les Parfums de la nuit virevoltent, plus capiteux que jadis. [...] » (Diapason, janvier 2017 / François Laurent)
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Jazz contemporain - Paru le 21 octobre 2016 | Label Bleu

Distinctions 4 étoiles Classica - Indispensable JAZZ NEWS
Contrairement aux pianistes et aux saxophonistes, les trombonistes de jazz se lancent assez peu en solo. Et quand certains franchissent le pas, on tend vite l’oreille. En 2013, Daniel Zimmermann avait ainsi montré avec son Bone Machine, l’étendue de son art en solitaire. Le tromboniste du dernier groupe de Claude Nougaro, de l'orchestre Le Sacre du Tympan de Fred Pallem, du Maraboutik Band de Manu Dibango et co-fondateur de DPZ avec Thomas de Pourquery, se montrait comme un soliste malicieux et inventif, virtuose funambule aux influences multiples. Les Montagnes russes que Zimmermann propose ici seraient-elles stylistiques ? C’est ce que l’on est en droit de croire au sortir de ce beau disque éclectique au possible. Avec Pierre Durand à la guitare, Jérôme Regard à la basse et Julien Charlet à la batterie sur un album entièrement constitué de compositions originales, le tromboniste slalome entre jazz et pop, funk et rock, world et soul. La nonchalance évanescente d’Au temps ôtant, le groove titubant de Mamelles, les effluves orientales de Dans le nu de la vie ou le rodéo de Mr. Squale sont quelques exemples de la versatilité affichée par ce génial quartet tout-terrain. © MD/Qobuz
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Piano solo - Paru le 21 octobre 2016 | La Dolce Volta

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - 4 étoiles Classica
C’est là, hélas, la quasi-intégralité de l’œuvre pour piano de Manuel de Falla, si l’on exclut quelques petites pièces de jeunesse. « Hélas » car on aurait souhaité que le compositeur, dont il est vrai que l’on ne peut que regretter qu’il ait si peu écrit – dans l’absolu –, consacrât au piano nombre d’autres pages aussi géniales. Wilhelm Latchoumia donne bien évidemment les incontournables que sont la Fantaisie bétique et les Quatre pièces espagnoles, les deux grands tombeaux (Debussy et Dukas) et le troublant Chant des bateliers de la Volga avec son harmonisation si particulière ; il complète son programme avec les réécritures que de Falla a lui-même réalisé de quelques grands ouvrages pour orchestre : les trois danses du Tricorne ainsi que L’Amour sorcier. Une magnifique quasi-intégrale, du moins l’intégrale des grands ouvrages pour piano solo. © SM/Qobuz [...] Dans les Quatre pièces espagnoles, Wilhem Latchoumia entend donner, par la clarté du jeu, de la lumière andalouse qui nous aveuglera dans la Fantaisie bétique. Il y joint une agogique naturelle, un toucher félin faisant alterner la griffe et le velours [...] On rejoint les sommets avec la Fantaisie bétique dont Wilhem Latchoumia restitue l'âpreté et la modernité avec une compréhension approfondie de sa poétique [...], une version superbe digne de figurer aux côtés de celle signées par Alicia de Larrocha (EMI) et Jean-François Heisser (Erato). » (Classica, octobre 2016 / Jérémie Bigorie)
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Classique - Paru le 14 octobre 2016 | L'Encelade

Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
À ce jour, nous ne disposions pas d'enregistrement joué au cornet à bouquin des Ricercar de Giovanni Bassano (ca.1558–ca.1617), proposés dans son ouvrage de 1585. Le projet de ces voyous de la Guilde des Mercenaires relève le défi de les mettre sur disque. Afin de varier l’instrumentation et de démontrer que ces pièces ont été également pensées pour d’autres sonorités, certaines sont interprétées au violon, à la flûte, au traverso, ainsi qu’au bassanello, un instrument inventé par Bassano lui-même qui tient à la fois du cornet à bouquin et du basson. Le programme comprend également neuf chansons françaises transcrites proposées avec une formation composée d’un ou deux solistes accompagnés d’une basse continue constituée d’un archiluth, d’une harpe et d’un clavier. Enfin, cinq Fantaisies complètent ce programme qui donne ainsi une vue d’ensemble de la production de musique de chambre de Bassano, typique de la production virtuose d’Italie du Nord de cette époque, tout en proposant une grande variété de timbres et d’instrumentation. Bassano est souvent rattaché à la grande famille de musiciens et de facteurs de clavecins du même nom sans que cela soit toutefois formellement affirmé. Compositeur italien de l’école vénitienne, il fut l’un des grands acteurs du développement de l’ensemble instrumental de la Basilique Saint-Marc de Venise. Considéré à l'époque comme le meilleur cornettiste du Seicento, son legs comprend non seulement des œuvres musicales et vocales mais aussi un ouvrage traitant de la manière d'orner et de jouer la musique de son époque. De plus, il proposa des improvisations écrites (on dit alors diminutions) sur de nombreux madrigaux, motets et chansons françaises. La Guilde des Mercenaires est composée de Sandrine Dupé (violon), Elsa Franck (flûte à bec et anches), François Lazarevitch (traverso), Jérémie Papasergio (anches), Marc Wolff (archiluth), Karolina Herzig (harpe et clavecin), Jean-Luc Ho (orgue, clavecin), avec Adrien Mabire aux cornets et à la coordination artistique. « [...] La Guilde des Mercenaires propose pour chaque pièce une attribution instrumentale convaincante et une exécution ciselée : trois sont confiées au cornet délicatement articulé d’Adrien Mabire et deux autres au violon radieux de Sadrine Dupé. Le huitième ricercare échoit au traverso ténor de François Lazarevitch, le quatrième à la flûte à bec volubile d’Elsa Franck. Cette dernière nous offre une surprise particulière en interprétant le troisième au bassanello : un instrument inventé par Bassano, qu’elle est une des rares à jouer. L’ascèse sonore de ces ricercari, aussi exigeants à l’interprétation qu’à l’écoute, se voit divertie par l’introduction judicieuse de polyphonies ornées, motets et chansons diminuées (sur des "tubes" tels que Susanne un jour, Ancor che col partire…), interprétés par des ensembles mêlés, aux configurations et sonorités variées. Ainsi constitué, cet album courageux offre un somptueux panorama de l’art de la diminution en Italie à la fin du XVIe siècle. » (Diapason, décembre 2016 / Denis Morrier)
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Musique vocale sacrée - Paru le 14 octobre 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
En 1817, deux ans après la restauration de la Monarchie par Louis XVIII, la Cour assiste à l’exécution du Requiem de Cherubini à la mémoire de Louis XVI, tandis qu’on saisira l’occasion des trente ans de la mort de Marie-Antoinette (1823) pour faire jouer la Messe des morts de Charles-Henri Plantade en sa mémoire. Berlioz vient d’arriver à Paris, et c’est au même moment que meurt Napoléon, en exil sur l’île de Sainte-Hélène. En 2015, le Château de Versailles présente ces deux oeuvres au cours d’un même concert. Si le Requiem de Cherubini, composé pour chœur mixte et orchestre, mais sans solistes, est bien connu, le Requiem de Charles-Henri Plantade, qui a la même forme, est une découverte totale. Il offre un pont saisissant entre les modèles de l’Ancien Régime et le premier Romantisme et fait preuve d’une richesse et d’une inventivité qui fait penser à Méhul, Cherubini et même Rossini. Exhumé par le Palazetto Bru Zane, cet ouvrage est ici enregistré pour la première fois. Grand spécialiste de la musique française et des grandes formes sacrées, Hervé Niquet donne toute la mesure de ces deux œuvres. Une belle redécouverte. « [...] Réunir ces deux partitions semble naturel tant les points communs fourmillent : richesse mélodique, rôle central confié au chœur et contrastes saillants [...] la Messe des Morts à la mémoire de Marie-Antoinette de Charles-Henri Plantade a été jouée en 1823 pour célébrer les trente ans de la mort de la reine. Fortement ancrée dans le classicisme, elle laisse filtrer les premières lueurs du romantisme décelables dans de surprenants effets d'orchestration, finement mis en lumière par les musiciens du Concert Spirituel. Les chœurs sont exceptionnels de ductilité, exacerbant les oppositions entre passages chambristes et tutti rutilants. La baguette précise du chef concilie en permanence le respect des équilibres sonores entre chœur et orchestre. Dans le Requiem à la mémoire de Louis XVI de Cherubini, la ferveur du Kyrie, éclairée par la délicatesse des chœurs, tranche sur la violence des trompettes du Dies Irae. Cette lecture analytique et théâtrale complètera celle, rutilante et marmoréenne, de Muti. [...] » (Classica, novembre 2016 / Jean-Noël Coucoureux)
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Cantates (profanes) - Paru le 7 octobre 2016 | Chandos Records

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 4 étoiles Classica
« [...] Edward Gardner, par sa précision autant que par son engagement émotionnel, réussit une belle synthèse. [...] C'est surtout la démonstration orchestrale qui impressionne. L'investissement dramatique et lyrique des cordes est d'une beauté stupéfiante et tous les autres pupitres emboîtent le pas de cette vision si justement contrastée où l'intimité de l'amour tristanesque lutte contre les forces de la malédiction. C'est à l'élaboration d'un cosmos sonore auquel nous assistons et qui rapproche cette lecture norvégienne brûlante de celle d'Ozawa. La palme de la cohérence revient sans doute à la richesse de l'imaginaire de Gardner, un chef étonnant, qui s'impose autant qu'il séduit. (Classica, décembre 2016 / Xavier de Gaulle)
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Quatuors - Paru le 7 octobre 2016 | Chandos Records

Distinctions 4 étoiles Classica
De son tout premier quatuor de 1938 jusqu’au quinzième et dernier de 1974, c’est toute une vie de Chostakovitch qui se déroule sous nos oreilles. Mais à la différence des symphonies, les quatuors semblent plutôt des déclarations intimes, sans fracas (sans trop de fracas), de l’humeur du compositeur, de ses pensées les plus secrètes. C’est aussi une musique non politisable et, quoi qu’il en soit, qui s’adresse à un public moins large que ce qui est conçu pour grand orchestre. Ce qui n’empêche pas des moments de fureur, mais une fureur limitée par l’effectif de quatre musiciens… Chose singulière, les six premiers quatuors sont dans des tonalité majeures, avec de singuliers rappels mozartiens ou schubertiens (on pense aux Cinquième et Sixième), et parmi les neuf restants, seuls quatre seront écrits en mineur. Serait-ce que Chostakovitch, dans ses pensées secrètes, était moins pessimiste et mordant que ce que l’on veut parfois lui coller sur le dos ? Bon, admettons que le Quinzième, cinq mouvements marqués « Adagio », représentent une sorte d’extrême dans l’autre direction… mais le compositeur n’aurait-il pas déclaré qu’il fallait le jouer de manière à ce que « les mouches tombent en plein vol et que le public quitte la salle d’ennui » ? Le Quatuor Brodsky, lui, ne fit pas tomber une mouche et offrit au public l’occasion de rester fermement assis, tout au long des six heures et demie que représentent ces quinze chefs-d’œuvre ; ces enregistrements ayant été réalisés en concert public, cela se serait vu. © SM/Qobuz « [...] Dans leur première intégrale, les Brodsky tentaient une approche contrastée au maximum. [...] Dans leur nouvelle interprétation, captée en concert à Amsterdam, du 2 au 8 mars 2016, leur sonorité est à la fois plus homogène, mais aussi plus symphonique. Les contrastes dynamiques et les palettes de couleurs se sont enrichis. [...] Les interprètes jouent avec élégance, du lyrisme et de l'ironie [...] et apportent une foule d'intentions [...] Une réussite.» (Classica, décembre 2016 / Stéphane Friédérich)