Votre panier est vide

Catégories :

Les albums

A partir de :
HI-RES14,99 €
CD10,99 €

Jazz - À paraître le 5 novembre 2021 | ECM

Hi-Res Livret
A partir de :
HI-RES11,99 €
CD8,49 €

Jazz - Paru le 8 octobre 2021 | ECM

Hi-Res Livret
Dire que si Craig Taborn est l’un des plus passionnants pianistes de sa génération, il n’est pas le plus facile d’accès, c’est surtout exiger de l’auditeur une attention totale. Non pas du recueillement mais plutôt de la véritable concentration. Une attention évidemment requise pour ce concert enregistré le 2 mars 2020 à Vienne où l’Américain est seul sur scène… Brillant compositeur, le pianiste de Minneapolis est ici à nu, armé de ses seules compositions qui éradique à chaque seconde les frontières stylistiques. Ses fans auront surtout noté que Shadow Plays sort dix ans pile après Avenging Angel, premier exercice en solitaire assez dément, porté par une virtuosité technique et formelle des plus originale. En 2011, Taborn jouait déjà comme nul autre avec les échos, les non-dits et une certaine pyrotechnie contrapuntique. Un style unique qu’il a promené aussi en duo, trio, quartet et comme sidemen de nombreux confrères (Gerald Cleaver, Vijay Iyer, Roscoe Mitchell, Chris Potter…).Le solo lui permet finalement de faire le point pour mieux viser le cœur de sa musique. En cela, Shadow Play a des airs de suite d’Avenging Angel. Une fois de plus, Craig Taborn part à la chasse aux silences, aux sons et aux formes. Il épure surtout son style pour mieux laisser s’exprimer la poésie de la mélodie. Les 17 minutes d’improvisation de Bird Templars qui ouvre le disque sont assez vertigineuses. À l’inverse, sur Conspiracy of Things, il déroule des pans entiers de l’histoire de son instrument – piano stride inclus ! – le temps d’un tsunami express de notes. Et ainsi de suite. On sort assez logiquement chamboulé par ce concert viennois. Épuisé aussi, mais tellement stimulé. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES9,99 €
CD6,99 €

Jazz - Paru le 24 septembre 2021 | ECM

Hi-Res Livret
When We Leave is trumpeter/composer Mathias Eick's fifth leader outing for ECM and his first since 2018's acclaimed Ravensburg. Recorded over two days in November 2020, his sidemen include violinist Håkon Aase, pianist Andreas Ulvo, bassist Auden Erlien, drummers Thorstein Lofthus and Helge Norbakken, and pedal steel guitarist Stian Carstensen. All but the steel player -- who has also worked with Eick before -- appeared on Ravensburg. The trumpeter composed all seven pieces here; they are each identified by a single-word title. Fans of Jaga Jazzist, Eick's other band, will need to adjust their expectations. These compositions reflect the trumpeter's long-held preoccupation with the murky spaces between folk music and modern European jazz. Opener "Loving" offers a drifting, moody piano playing elegiac chords that introduce a lithe lyric line played by trumpet and violin. The two lead instruments circle one another and gradually, as the drummers begin to exchange phrases and time signatures as accents for the frontline players, engage major and minor modes before Aase delivers a sumptuous solo complemented by fills from Ulvo. "Turning" is introduced by plucked violin and bass before piano, violin, and trumpet cascade in a languid, vamp-like melody. Eick's lyricism offers staggered cadences for doubled brass and string harmonies. They add levels of depth and dimension that resist easy classification. The trumpeter's solo, while brief, elevates the tune's entire dramatic premise. While "Flying" appears improvised initially, it opens to express a sparse, even skeletal piano melody that Carstensen and Eick hover over and dole out in single lines for the other players to improvise on. "Arvo," obviously inspired by Estonian composer Arvo Pärt, commences with a wispy Gregorian chant feel as Eick's trumpet, wordless vocals, and Aase's spectral violin exchange phrases, lines, and a mode. The drummers then enter one at a time, followed by Erlien and finally Carstensen, who adds sweeping chord voicings and canny pedal work to elevate the entire proceeding texturally and dynamically. It actually approaches the orchestral until the drummer's snares engage in staggered, nearly martial breakbeat rhythms. "Playing" follows logically. Carstensen controls the tune's body as the two drummers speak in a somewhat urgent processional language. Eick and Aase converse along the economically notated lyric line. Closer "Begging" sounds like a benediction or an exit hymn. It's slow, atmospheric, and at once pastoral and regal. The delicacy in Eick's aching melody expressionistically weds the sacred and the natural worlds while the pianist walks out the changes as an affirmation, and both drummers employ brushes in painting the backdrop with whispering cymbals and snares. Carstensen and Aase speak directly to Eick's lyric solo, embellishing it with textured phrases and elongated octave notes. Eick's composing on When We Leave is muted yet rich, lovely, and sophisticated. He understands exactly how to write to this particular ensemble's strengths, and draws them out individually to express, along with him, longing and vulnerability. © Thom Jurek /TiVo
A partir de :
HI-RES16,49 €
CD11,99 €

Jazz - Paru le 27 août 2021 | ECM

Hi-Res Livret
Avant d’imposer son identité, Marc Johnson fut pendant pas mal d’années « le dernier contrebassiste de Bill Evans », glorieux fait d’arme qui a rapidement boosté son aura et lui a permis de lancer quelques années après la mort du pianiste l’excellent groupe Bass Desires avec John Scofield, Bill Frisell et Peter Erskine. La suite mêlera collaborations goûtues avec des gens aussi éclectiques que Mel Lewis, Jim Hall, Stan Getz, John Abercrombie, Michael Brecker, Jack DeJohnette, Joe Lovano, Pat Metheny, Enrico Pieranunzi et, sa femme, Eliane Elias… À 67 ans, Marc Johnson signe Overpass, enregistré en janvier et février 2018 au studio Nacema de São Paulo et co-produit avec Eliane Elias. Un album entièrement solo pour le compte d’ECM, label friand des disques en solitaire de ses contrebassistes. Le genre d’entreprise qui pousse à l’introspection plus qu’à l’accoutumée ; à jeter un coup d’œil dans le rétro aussi. Rien d’étonnant donc de croiser notamment dans le répertoire d’Overpass le standard Nardis de Miles Davis, pierre angulaire du répertoire de Bill Evans, tout comme Love Theme from Spartacus d’Alex North, autre composition fétiche du pianiste. Marc Johnson signe tout de même cinq compositions originales dont Samurai Fly, sorte de lifting de son Samurai Hee-Haw enregistré autrefois pour ECM avec Bass Desires et avec le trio de John Abercrombie. Tout s’enchaîne ici avec une souplesse impressionnante. La rondeur du son de Johnson tout comme la finesse de sa pulsation empêchent l’indigestion de quatre cordes. Ce type d’exercice solo est en effet périlleux sur tout un album mais le contrebassiste américain garde sans cesse en ligne de mire un sérieux sens de la narration, développant sans cesse de nouvelles idées dans ses improvisations de haute volée. Impressionnant. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES18,49 €
CD13,49 €

Jazz - Paru le 9 avril 2021 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
Depuis le début des années 2000, Vijay Iyer entretient une relation privilégiée avec Tyshawn Sorey. Le pianiste et le batteur américains accueillent au cœur de cette indéfectible complicité la bassiste australienne Linda May Han Oh, déjà saluée pour ses propres enregistrements comme ses nombreuses piges de sidewoman notamment chez Dave Douglas ou Joe Lovano. L’énergie et la variété des couleurs proposées par ce trio inédit confèrent à cet Uneasy qui paraît sur le label ECM une intensité rare. Une sorte de créativité nucléaire. Car derrière l’exigence et la virtuosité de ces trois-là, il y a surtout de la musique. De la musique et des idées. Iyer et ses amis célèbrent des disparus (McCoy Tyner sur le Night and Day de Cole Porter et Geri Allen sur Drummer's Song) et s’engagent (pour le mouvement Black Lives Matter sur Combat Breathing, ou en évoquant la fameuse crise sanitaire de Flint en 2014 sur Children of Flint). Dans le torrent de notes qu’ils font ici couler la méditation laisse la place au swing, la fulgurance s’écarte pour laisser entrer du jus de cerveau et ainsi de suite, à 360°. Vijay Iyer, Tyshawn Sorey et Linda May Han Oh racontent tant de choses qu’on peut aisément mettre leur conversation en mode repeat sans jamais se lasser… © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES18,49 €
CD13,49 €

Jazz - Paru le 9 avril 2021 | ECM

Hi-Res Livret
Chaque aventure lancée par Thomas Strønen est souvent d’une grande singularité. De son ensemble au nom étrange de Time Is A Blind Guide, le batteur norvégien a conservé la pianiste japonaise Ayumi Tanaka et a invité la clarinettiste, percussionniste et chanteuse Marthe Lea. Un trio formé à la Royal Academy of Music d’Oslo qui a entrepris de se retrouver une fois par semaine durant quasiment deux années. Deux années d’exploration libertaires mêlant jazz, musique contemporaine, classique et folklorique. « Parfois », précise Strønen, « la musique était très calme et minimaliste. Jouer ensemble a généré des expériences spéciales. » Le trio s’est alors retrouvé en août 2018 dans un studio de Lugano, avec Manfred Eicher d’ECM derrière la console, pour graver dans la cire les étincelles de leurs conversations. Car il s’agit vraiment d’étincelles. Celles d’une musique ouverte, délicate et aventureuse, parfois striée par des tensions salvatrices, et portée avant toute chose par ce que se disent les baguettes légères de Strønen et le piano de Tanaka parfois habité par le fantôme de Paul Bley… © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES18,49 €
CD13,49 €

Jazz - Paru le 9 avril 2021 | ECM

Hi-Res Livret
A partir de :
HI-RES9,99 €
CD6,99 €

Jazz - Paru le 19 mars 2021 | ECM

Hi-Res Livret
La mise à nu permet parfois de faire le point. La pandémie joue aussi un rôle introspectif évident pour les artistes coupés de leur public et de la scène. Avec Entendre, qu’il a enregistré à Lugano en septembre 2020, Nik Bärtsch met entre parenthèses ses diverses formations (Ronin, Mobile) pour se retrouver seul au piano. Le Suisse trouve une grande liberté dans la restriction esthétique, tout en saisissant les opportunités pour embarquer sa musique vers des terres inédites. Ce travail s'est développé en parallèle de ses activités de groupe. Pour Bärtsch, certains moments clés furent notamment les célébrations du cinquantième anniversaire du label ECM au Lincoln Center de New York en 2019, mais aussi sa collaboration avec l’artiste et vidéaste Sophie Clements. Sans oublier sa tournée de piano solo en 2017 qui l'a conduit à Téhéran, Alexandrie, Le Caire, Calcutta et Delhi, stimulant sa réflexion sur les relations entre performance et musique rituelle dans différentes cultures. Des éléments et des expériences qui ont nourri les travaux préparatoires d’Entendre.Les pièces numérotées Modul, cinq des six titres de l’album, ont des allures de modèles plus que la forme de compositions fixes et définitives. Nik Bärtsch les assimile à « une formation de base en arts martiaux, qui peut être adaptée à toutes sortes de situations. Ma façon de travailler est de créer de nouveaux contextes. Chaque pièce joue avec l'idée de composition, d'interprétation et d'improvisation, et se nourrit de la même force, mais peut créer des résultats très surprenants. » Un constat évident sur Modul 58-12 qui mêle deux anciennes compositions jouées en groupe, Modul 58 avec Ronin sur l’album Awase (2018) et Modul 12 avec Mobile sur l’album Continuum (2016). « Tout s’est fait naturellement en studio, je n’avais rien planifié, ni espéré un tel résultat. La combinaison de ces deux pièces n'est peut-être pas une coïncidence mais plutôt un appel intérieur. » En solo, Nik Bärtsch ne propose pas un toucher de piano classiquement jazz. Son style entrelace plutôt la musique de chambre, le jeu en solo dans la tradition classique mais aussi dans la tradition contemporaine et minimaliste, et le groove. Mais le plus intéressant est que la feuille de route d’Entendre, en apparence très cérébrale, accouche d’un disque très charnel. Une sorte de longue aventure humaine, fortement narrative dans son écriture. Avec des séquences lyriques, d’autres épurées et minimalistes. Bref, une palette aussi large que la vie finalement… © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES18,49 €
CD13,49 €

Jazz - Paru le 12 février 2021 | ECM

Hi-Res Livret
Et Jakob Bro poursuit calmement son chemin, sans faire de vagues, mais en restant un guitariste qui compte, sous-estimé, peu médiatisé, mais réellement passionnant… Son, espace, mélodie, silence, le Danois quadra de chez ECM possède son propre langage, même si l’influence d’un aîné comme Bill Frisell apparait ça-et-là. Un langage qu’il embarque sur des sentiers inédits comme sur Uma Elmo pour lequel il s’est entouré du Norvégien Arve Henriksen et de l’Espagnol Jorge Rossy. L’originalité d’un trio guitare, trompette, batterie permet aux mélodies – toutes signées Bro – de se développer de manière inattendue. Ces trois-là manipulent ici les textures sonores avec intelligence pour empêcher la sérénité ambiante d’être lisse voire vaine. Car cette musique alternant entre plages méditatives et séquences sous tension agit fortement sur les émotions. On est comme happé par l’océan sonore dans lequel la trompette d’Henriksen est un chant de sirène totalement hypnotique, la guitare de Bro un mélange de courant froids et chauds et les baguettes de Rossy des ponctuations stimulantes. Sur Housework, les échanges se font à contre-courant, comme dans un rêve, pour déboucher sur une sorte de jazz déstructuré qu’un magma électronique empêche de se déliter. Jakob Bro salue aussi les anciens. To Stanko est un hommage au trompettiste polonais Tomasz Stanko disparu en 2018 et qui l’avait accueilli dans son Dark Eyes Quintet. Et Music for Black Pigeons est dédié au grand saxophoniste Lee Konitz, mort en 2020… On sort exténué d’Uma Elmo. Une bonne fatigue mentale. Physique aussi. Une expérience exigeante des plus tonique, repoussant sans cesse les frontières de la musique improvisée. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES13,49 €
CD9,49 €

Jazz - Paru le 29 janvier 2021 | ECM

Hi-Res Livret
Et si Trio Tapestry était l’une des formations les plus essentielles de la longue carrière de Joe Lovano ? Un an après un premier album pour ECM, le saxophoniste de Cleveland retrouve ses deux complices, la pianiste Marilyn Crispell et le batteur Carmen Castaldi, pour un enregistrement encore plus émouvant. A la sortie du premier, Lovano avait décrit ce trio comme « une tapisserie musicale mélodique, harmonique et rythmique qui maintient les moods et les atmosphères. » Trio Tapestry avait surtout les traits d’un jazz habité. Avec ce Garden of Expression, la spiritualité comme le calme régnant soulignent à nouveau chaque improvisation. Lovano qui signe toutes les compositions n’est jamais un lider maximo mais le tiers d’une unité soudée comme jamais. Une voix unique portée par la volonté d’épure. Dans les non-dits, les non-joués, Crispell est renversante de précision. La profondeur du jeu de cette pianiste injustement sous-estimée a rarement atteint un tel niveau. Dans la retenue aussi, Lovano souffle un vent léger de sérénité salvatrice en ces temps agités (l’album est dédié aux victimes de la Covid), une brise qui fait du bien et s’appréhende comme une parenthèse bienvenue de recueillement. Magnifique. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES19,99 €
CD14,49 €

Jazz - Paru le 6 novembre 2020 | ECM

Hi-Res Livret
Dino Saluzzi est plutôt rare au disque. Encore plus lorsqu’il est seul avec son bandonéon. Aussi, Albores est un événement pour les aficionados du maître argentin. Enregistrés entre février et juin 2019 dans son studio de Buenos Aires, ces neuf thèmes montrent comment, dans le plus simple appareil, sa musique est un puits narratif sans fond. En conteur invétéré, il rend universelles les histoires les plus intimes voire personnelles, comme lorsqu’il évoque le travail de son père compositeur Cayetano Saluzzi sur Don Caye ou qu’il rend hommage au compositeur géorgien Giya Kancheli, disparu en 2019 sur Adiós Maestro Kancheli et dont il avait repris le répertoire en 2010 sur Giya Kancheli: Themes from the Songbook avec Gidon Kremer et Andrei Pushkarev… Sur Albores, plus que sur ses précédents albums solos parus aussi chez ECM comme Kultrum (1982) et Andina (1988), Dino Saluzzi éradique totalement les frontières entre folklore argentin, jazz, musique contemporaine et musique improvisée. Et ses soliloques d’une grande sobriété ne font résonner que sa voix, et rien d’autre. Son bandonéon respire au rythme du temps qui passe, dessinant les contours d’un bout du chemin qui se rapproche inéluctablement à 85 ans passés. Dans ces moments où le silence et l’espace prennent le dessus sur les notes, Saluzzi est intouchable et charismatique comme un griot. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES19,99 €
CD14,49 €

Jazz - Paru le 20 novembre 2020 | ECM

Hi-Res Livret
ECM est sans doute la maison qui s’amuse le plus à brouiller les pistes entre jazz et musique classique. Rien d’étonnant donc d’y croiser Anja Lechner et François Couturier qui s’appliquent avec délicatesse et finesse à sculpter, tout au long de Lontano, une superbe partition apatride, composée de leurs rencontres, leurs voyages, leurs éducations et leurs imaginaires respectifs. En 2014 déjà, la violoncelliste allemande et le pianiste français reliaient Orient et Occident en revisitant notamment des thèmes signés Gurdjieff, Komitas et Mompou. Une nouvelle preuve de leur impressionnante complicité déjà éclatante au sein du Tarkovsky Quartet et dans le projet Il Pergolese. Avec Lontano, le répertoire est principalement original malgré quelques coups d’œil vers Jean-Sébastien Bach, Henri Dutilleux, Giya Kancheli et Anouar Brahem (dont ils reprennent Vague - E la nave va, créé avec Couturier justement, en 2006). Mais malgré cette montagne de codes et de références, Lechner et Couturier parlent une langue bien à eux. Une petite symphonie chambriste nourrie de musique classique, contemporaine, folklorique, jazz mais aussi de cinéma et de littéraire. Un moment de grâce. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES19,99 €
CD14,49 €

Jazz - Paru le 18 septembre 2020 | ECM

Hi-Res Livret
Il a illuminé des concerts ou des albums de Tomasz Stańko, Marcus Miller, Dave Liebman, Lee Konitz, Eddie Henderson, Joey Baron, Lisa Gerrard et du quartet de Maciej Obara dont il est un élément central, mais c’est en leader solitaire que Dominik Wania signe Lonely Shadows, enregistré en novembre 2019 à Lugano. Il faut d’abord écarter d’un revers de main l’éventuelle filiation avec Keith Jarrett, plus que tentant vu que le Polonais sévit sur le label ECM. Encore plus que chez son aîné, la musique classique habite les improvisations de ce coloriste original. En 2013 d’ailleurs, Wania s’était attaqué à l'adaptation pour trio des Miroirs de Ravel. L’influence du compositeur français comme celle d’autres grands créateurs savants tels Satie, Scriabine, Prokofiev et Messiaen, voire du Brian Eno de Music for Airports, traversent ce superbe disque de piano solo conçu sans feuille de route. « Je ne voulais rien préparer, explique Dominik Wania. Pas de formes ou de croquis mélodiques ni de couches harmoniques. J'étais totalement dépendant du processus créatif de jouer ici et maintenant. » Toucher délicat, sens rare de la mélodie qui fait mouche et improvisations toujours maîtrisées, le pianiste polonais n’abuse jamais de sa virtuosité. Il a même pris la précaution de lier ses compositions pour offrir une vue d’ensemble cohérente à son océan de notes. Un océan dans lequel on ne peut que se laisser dériver béatement. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES19,99 €
CD14,49 €

Jazz - Paru le 11 septembre 2020 | ECM

Hi-Res Livret
Depuis l’aube des années 70, Terje Rypdal est l’un des musiciens les plus représentatifs du label ECM. Chaque album du guitariste norvégien déploie un vaste langage électrique jonglant avec différentes influences, qu’elles soient purement jazz, rock ou même New Age. Tel un chant de baleine envoûtant, sa Stratocaster lâche de grands aplats de peinture sonore qui jouent sur le sensoriel et le climatique. Comme sur ce Conspiracy conçu avec Ståle Storløkken (claviers), Endre Hareide Hallre (basse) et Pål Thowsen (batterie). Le premier véritable album studio de Rypdal en presque vingt ans ! A 73 ans, le Norvégien conserve sa verve d’improvisateur né. Toujours aussi habitée, sa guitare sculpte des solos électriques denses et carrément furieux (Conspiracy) ou épurés et sensibles (By His Lonesome). Le monde a beau être lancé dans une course folle, le natif d’Oslo crée à son propre rythme, comme il l’a toujours fait. Conspiracy est surtout une œuvre collective où la section rythmique joue un rôle clé. Et sur By His Lonesome, Terje Rypdal laisse même la basse impressionniste d’Endre Hareide Hallre prendre le contrôle de la composition. Un superbe come-back. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES19,99 €
CD14,49 €

Jazz - Paru le 12 juin 2020 | ECM

Hi-Res Livret
Après 68 années passées sur Terre et plus de 40 albums enregistrés en tant que leader, John Scofield signe ici son premier disque pour ECM en tant que leader. Un album enregistré en une seule journée à New York début 2019 pour célébrer surtout la musique de son vieil ami et mentor Steve Swallow. Le guitariste n’a que 20 ans et étudie à Berklee lorsqu’il rencontre et joue pour la première fois avec le bassiste de onze ans son aîné, initiant une collaboration ininterrompue depuis. En reprenant des compositions aussi diverses qu’Hullo Bolinas, Eiderdown, Falling Grace, Radio et des pièces moins connues, Sco souligne surtout son amour pour l’écriture de Swallow. Leur complicité est telle que ces Swallow Tales parlent souvent d’une voix. « Parfois, lorsqu’on joue, c’est comme si on formait une seule et même grosse guitare ! », dit-il. Un autre fidèle est là, le batteur Bill Stewart, sideman de John Scofield depuis le début des années 90. « Ce qu’il fait, c’est bien plus que “jouer de la batterie”. Bill nourrit la musique de sa veine mélodique, tout en swinguant puissamment. » C’est d’ailleurs ce « puissant swing » qui donne à cette « grosse guitare » une force décuplée. Pas un seul temps mort dans cette ronde à trois aussi habitée dans ses ballades que ses thèmes plus uptempo. Il y a surtout ce son Scofield, voix reconnaissable entre mille, sur lequel les années ont apposé une patine de plus en plus chaleureuse. © Max Dembo/Qobuz
A partir de :
HI-RES19,99 €
CD14,49 €

Jazz - Paru le 29 mai 2020 | ECM

Hi-Res Livret
A partir de :
HI-RES19,99 €
CD14,49 €

Jazz - Paru le 22 mai 2020 | ECM

Hi-Res Livret
Pensionnaire du label ECM depuis plusieurs décennies, Jon Balke est le musicien protéiforme par excellence. En 2009 par exemple, le pianiste norvégien désormais âgé de 65 ans se lançait dans l’aventure Siwan, un collectif international monté pour flouter les frontières entre musiques du monde, musique classique et jazz. Avec Discourses, Balke revient à des considérations totalement solitaires entremêlant les paysages sonores. Son piano sculpte ainsi une matière faite de compositions, d’improvisations et de ce que l’ère du temps taxerait de design sonore. Une manière de pousser encore plus loin ses expériences du déjà très introspectif Warp de 2016. Comme souvent chez lui, les thèmes sont des mille-feuilles de textures disparates, souvent acoustiques, parfois électroniques. Sa poésie fluide est quelquefois chahutée par de très légères dissonances, voire des sons inattendus. La base de cette cuvée 2020 vient pourtant d’une théorie très claire dans sa tête. Le Norvégien dit s’être appuyé sur différentes considérations sur le langage, percevant les notions de discours et de dialogue comme des concepts en déclin face à l’efflorescence d’une rhétorique basée sur la confrontation et le conflit. « Ce qui assure la trame de Discourses, du début à la fin, c’est le langage, explique Jon Balke. Alors que le climat politique s’est durci en 2019 avec des discours de plus en plus radicaux et polarisés, le manque de dialogue que je constatais m’a orienté vers les notions que j’ai données comme titres aux morceaux du disque. » Libre aussi à chacun de déguster cette ample et délicieuse palette de motifs pianistiques sans avoir à l’esprit ce discours bien précis… © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES18,49 €
CD13,49 €

Jazz - Paru le 20 mars 2020 | ECM

Hi-Res Livret
En 2016 puis 2018, pour ses albums Rising Grace et Where the River Goes, Wolfgang Muthspiel s’était entouré d’un casting cinq étoiles comprenant notamment le pianiste Brad Mehldau, le trompettiste Ambrose Akinmusire et le contrebassiste Larry Grenadier. De quoi montrer à ceux qui en doutaient encore le calibre du guitariste autrichien, capable d’attirer les plus grands à ses côtés… Pour sa cuvée 2020, ce digne héritier de Mick Goodrick et Pat Metheny réduit la voilure pour un disque enregistré avec le contrebassiste Scott Colley et le batteur Brian Blade. Comme son Driftwood de 2014 le montrait déjà, le trio est une caisse de résonnance logiquement plus puissante pour Muthspiel, qui alterne entre guitare acoustique et électrique. La précision de ses phrases, la perfection mélodique de son écriture (il signe sept des neuf thèmes du disque) et la diversité des styles (be-bop avec Ride, expérimental sur Solo Kanon in 5/4 joué avec un delay, contemplatif sur Camino) accouchent d’un jazz contemporain affichant à nouveau une exigence aussi bien formelle que technique. Angular Blues est aussi un espace de liberté totale. Sentiment qui se ressent encore plus sur Everything I Love et I'll Remember April, les deux uniques standards de l’album que les trois hommes ravalent de la tête aux pieds avec beaucoup d’ingéniosité. © Marc Zisman/Qobuz
A partir de :
HI-RES19,99 €
CD14,49 €

Jazz - Paru le 14 février 2020 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica
Depuis un quart de siècle, Carla Bley forme avec son compagnon bassiste Steve Swallow et le saxophoniste Andy Sheppard, un trio d’une solidité implacable et d’une originalité jamais démentie. Enregistré à Lugano en mai 2019, le énième album relatant leur complicité prend la forme de trois suites. La première qui donne son titre au disque est un blues un brin stoïque, mélancolique d’abord, plein d’espoir à l’arrivée. La seconde, Beautiful Telephones, qui s’inspire de la remarque d’un président américain lors de sa première entrée dans le bureau ovale de la Maison Blanche, rappelle la causticité de la pianiste au style si singulier hérité de Thelonious Monk et Erik Satie. Enfin, Copycat explore la notion d’échange entre les protagonistes au sein même de leurs improvisations. Comme toujours avec ces trois-là, les conversations ne sont jamais convenues et les improvisations pas vraiment classiques. Toujours aussi jouissif. © Clotilde Maréchal/Qobuz
A partir de :
HI-RES19,99 €
CD14,49 €

Jazz - Paru le 14 février 2020 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Installé à New York comme nombre de jazzmen israéliens, Oded Tzur a vite imposé la singularité de son saxophone ténor pour une raison simple. Son maître ne fut pas un ponte de l’instrument mais l’immense Hariprasad Chaurasia, maître ultime de la flûte bansuri. En étudiant les subtilités de la musique classique indienne et des ragas, le natif de Tel-Aviv a pu nourrir son jazz différemment. Pour son arrivée sur ECM, Oded Tzur s’est entouré du pianiste Nitai Hershkovits, du contrebassiste Petros Klampanis et du batteur Johnathan Blake. Chaque thème de Here Be Dragons se présente comme une sorte de raga miniature se développant sur une basse mouvante et jouant de la juxtaposition de deux concepts musicaux bien définis. « Le dialogue entre ces deux dimensions nous embarque collectivement dans sa propre logique, » précise le saxophoniste. « Pour moi, le raga est un concept universel. J’entends ses connexions avec les prières des synagogues et les lamentations du blues – cette merveilleuse création – ainsi qu’avec toutes les musiques du monde. » Une vision qu’il partage avec ses trois complices totalement en phase avec lui. C’est surtout la retenue, la justesse des interventions et un don pour jongler avec les silences qui impressionnent ici. Tzur évite surtout les pièges contemplatifs et vains. La profondeur de son son lui permet même de développer une narration captivante. On écoute, béat, ce chant aux allures d’invitation au voyage intérieur. Un sublime album qui se referme sur une reprise plutôt inattendue du Can’t Help Falling in Love d’Elvis. Sans artifice, Oded Tzur fait sien le tubesque hymne du King et boucle par un clin d’œil son entrée grandiose sur le label de Manfred Eicher. © Marc Zisman/Qobuz

Le label

ECM dans le magazine
  • Nik Bärtsch joue au solitaire
    Nik Bärtsch joue au solitaire Avec "Entendre", le pianiste suisse signe un album solo d'une grande force narrative, avec séquences lyriques, épurées ou minimalistes. Magnifique.
  • Se souvenir d'Abercrombie
    Se souvenir d'Abercrombie Indissociable du label ECM, le guitariste de jazz John Abercrombie disparaissait il y a tout juste trois ans...
  • Keith Jarrett, 8 mai 1945...
    Keith Jarrett, 8 mai 1945... Il y a 75 ans, le grand pianiste de jazz (mais pas que) voyait le jour à Allentown en Pennsylvanie. Son producteur Manfred Eicher, fondateur du label ECM, célèbre l'événement avec un album exclusif...
  • Avishai Cohen, l'échappée massive
    Avishai Cohen, l'échappée massive Avec son groupe Big Vicious, le trompettiste israélien intègre dans son jazz de l'électro et de l'atmosphérique et reprend même "Teardrop" de Massive Attack !
  • Julia Hülsmann, un piano essentiel
    Julia Hülsmann, un piano essentiel Avec son nouvel album "Not Far From Here" qui sort chez ECM, la pianiste de jazz allemande impose un peu plus son jeu introspectif boosté par la présence du saxophoniste berlinois Uli Kempendorff...
  • ECM a 50 ans !
    ECM a 50 ans ! Le label munichois de Manfred Eicher fête un demi-siècle d'un jazz à part embarquant la tradition afro-américaine en Europe comme aux quatre coins du monde...
  • Avishai Cohen | One Cover One Word
    Avishai Cohen | One Cover One Word Rencontre avec le trompettiste israélien pour la sortie de "Playing the Room", son album en duo avec le pianiste Yonathan Avishai. Une interview One Cover One Word pour mieux cerner son ADN musical.
  • Bill Frisell et Thomas Morgan dans les cordes
    Bill Frisell et Thomas Morgan dans les cordes Le guitariste et le contrebassiste américains signent un 2e album en duo magnifique sur le label ECM...
  • Nik Bärtsch se déplace en bande
    Nik Bärtsch se déplace en bande A la tête de son groupe Ronin, le pianiste suisse est un maître de l'hypnose...
  • Partir avec Elina Duni
    Partir avec Elina Duni Pour ECM, la chanteuse de Tirana signe un album bouleversant...