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Michel Polnareff

Choc dans son look, chic dans ses arrangements et brillant dans ses mélodies, Michel Polnareff a traversé la chanson française en solitaire, n’appartenant à aucune famille. Même si son heure de gloire se situa entre le milieu des années 60 et la fin des années 70, il ne cessera de composer pour lui, pour les autres ou pour le cinéma. Avec les tubesques Love Me, Please Love Me, La Poupée qui fait non, Le Bal des Laze, Tout tout pour ma chérie, Je suis un homme, On ira tous au paradis ou bien encore Goodbye Marylou, il laisse de grandes compositions populaires entrées dans le patrimoine de la chanson.


Né le 3 juillet 1944 à Nérac dans le Lot-et-Garonne, Michel Polnareff commence le piano à seulement quatre ans recevant le premier prix de solfège au conservatoire du VIIIe arrondissement de Paris à douze ans ! À 20 ans, il joue ses chansons dans les rues de Paris et remporte un concours organisé par Disco Revue et dont le premier prix est un contrat avec Barclay. Mais Polnareff le refuse ! Son ami d’enfance Gérard Woog le présente alors à Lucien Morisse, patron d’Europe 1 et son futur manager. Il signe un contrat avec Disc'AZ de Morisse à condition d’enregistrer à Londres avec les deux futurs Led Zep, Jimmy Page à la guitare et John Paul Jones à la basse ! La Poupée qui fait non est mise en boite et parait le 26 mai 1966. Le succès est immédiat. Les paroles libertines comme le look androgyne du jeune auteur intriguent également.


Les tubes suivent : Love Me, Please Love Me, Le Bal des Laze, Sous quelle étoile suis-je-né ?, Roi des fourmis, On ira tous au paradis… Le 25 octobre 1967, Polnareff monte sur la scène de l'Olympia le même soir que les Beach Boys. D’autres succès suivent comme Dans la maison vide et Tous les bateaux, tous les oiseaux. En 1970, il répond aux critiques sur son apparence avec Je suis un homme. En mai de cette même année, il est agressé lors d'un concert à Périgueux. Il décide d’annuler le reste de sa tournée dont un concert symphonique au Palais des Sports. Cette attaque, la mort de Lucien Morisse en septembre et une peine de cœur le font sombrer en pleine dépression.


Michel Polnareff refait pourtant surface l’année suivante avec une tournée et accompagne même au piano Johnny Hallyday durant le final de son concert au Palais des Sports, portant de grandes lunettes à verres foncés aux larges montures blanches (qui cachent sa myopie et protègent ses yeux fragiles) et de longs cheveux blondis et ondulés ! Ce nouveau look, son plus célèbre, amplifie toutes ses singularités qui choquaient déjà tant. La même année, il signe la bande originale du film de Nadine Trintignant Ça n'arrive qu'aux autres ainsi que celle de La Folie des grandeurs de Gérard Oury avec Louis de Funès et Yves Montand. Son emploi du temps lui permet également d’enregistrer à Abbey Road l’album Polnareff's sur lequel il expérimente à gogo : quadriphonie, grands orchestres, Mini-Moog, etc.


En 1972, ave La Mouche, Holidays et On ira tous au paradis, le succès de Michel Polnareff s’amplifie. Placardées dans tout Paris en octobre 1972, les affiches du concert Polnarévolution à l'Olympia sur lesquelles il montre ses fesses font scandale ! Le tribunal correctionnel le condamne même à 60.000 francs d'amende pour attentat à la pudeur ! Concert sonorisé en 5.1, costumes de Paco Rabanne, instruments de musique en plexiglas, musiciens en collants noirs et lui en paillettes argentées, Polnareff ose tout ! En mars de l’année d’après, il monte Polnarêve, encore un nouveau spectacle.


Escroqué par son homme de confiance et fortement choqué par la mort de sa mère, il part pour les Etats-Unis en octobre 1973. Un contrat sur le label Atlantic, un album entièrement en anglais (Fame à la mode en 1975), une tournée au Japon, un concert au Forest National à Bruxelles, la B.O. du film Lipstick et une nostalgique Lettre à France signé Jean-Loup Dabadie, il faut attendre 1978 avant de le revoir fouler sa terre natale. Après cinq ans d'absence, Polnareff rentre donc mais pour un raison bien précise : son procès ! Il est condamné à verser plus d’un million de francs au Fisc ! Il publie Coucou me revoilou enregistré entre Londres et Los Angeles. En 1980, il réalise sous le pseudo de Max Flash avec un certain Michael Dove (alias en fait Michel Colombier), l’album Ménage à trois. L’année suivante paraitra Bulles qui se vend tout de même à plus de 800.000 exemplaires. Il retourne en Californie.


En 1984, Polnareff signe la bande originale de La Vengeance du serpent à plumes de Gérard Oury et, en 1985, l’album Incognito. De 1985 à 1987, il s'installe dans un hôtel de Fontenay-Trésigny et compose Goodbye Marylou. Fin 1989, il jette cette fois l’ancre à l'hôtel Royal Monceau à Paris où il commence l'enregistrement de l'album Kâmâ Sutrâ qui parait en février 1990. Atteint d'une cataracte aux deux yeux, il devient presque aveugle et ne sort plus du Royal Monceau. De 1992 à 1994, il réside en France à différents endroits. Il est opéré d'une double cataracte fin 1994 et recouvre enfin la vue. En 1995, Polnareff fait son comeback sur la scène du Roxy à Los Angeles. Le disque Live at the Roxy sort l’année suivante. Et puis… plus grand-chose. La première moitié des années 2000 est très calme. Fin 2004, bronzé et bodybuildé, il apparait en couverture de l’hebdomadaire Paris Match. En novembre sort Polnareff par Polnareff, livre d’anecdotes autobiographiques.


Le 2 mars 2007, Michel Polnareff donne six concerts complets à Bercy. Une tournée suit. Les Victoires de la musique lui remettent une Victoire d’honneur pour l'ensemble de son œuvre. Le 22 juillet 2010, il est même fait chevalier de la Légion d'honneur. Le 18 décembre 2015, il dévoile son premier titre studio depuis 2006 : L'Homme en rouge.


Du 30 avril au 26 juillet 2016, il est en tournée. Le 14 juillet 2016, il donne un concert unique à guichets fermés à l'Olympia, quarante-quatre ans après la PolnaRévolution. Le 2 décembre 2016, alors qu'il s'apprête à se rendre à la salle Pleyel pour l'avant-dernier concert de la tournée, il annonce, à la dernière minute, l'annulation de la représentation à cause d'une grande fatigue et de vertiges .Le même jour, sort l'album Live À l'Olympia. Le lendemain, il est admis à l’hôpital américain de Neuilly en urgence à cause d'une baisse de tension et de troubles respiratoires, et annule l'ultime concert de la tournée qui devait avoir lieu le soir même à Nantes… Mais Polnareff relève la tête au point de publier enfin le bien nommé Enfin! en novembre 2018. Son premier album studio depuis des lustres ! © CM/Qobuz

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Discographie

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