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Jazz contemporain - Paru le 26 octobre 2018 | International Anthem

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Aussi précise que sa tenue de baguettes, l’ascension de Makaya McCraven atteint une véritable cime avec Universal Beings. A 35 ans, le batteur de Chicago poursuit ses expérimentations basées sur le sampling voire le réagencement de ses propres improvisations. Une technique qu’il applique à sa culture musicale à 360°, allant du free au post-bop en passant par le hip-hop. Après In the Moment (2015), Highly Rare (2017) et Where We Come From (2018), McCraven signe une œuvre ambitieuse, fruit de sessions captées entre 2014 et 2018 à New York, Chicago, Los Angeles et Londres. Surtout, le collectif de musiciens qu’il a réuni pour l’occasion est le reflet de la connexion internationale qui existe aujourd’hui dans la tradition de la Great Black Music anglo-saxonne. Une approche dépassant les frontières des villes et des pays pour s’unir derrière une recherche artistique commune. Le premier chapitre de l’aventure Universal Beings s’est écrit dans le sous-sol du H0I0 à Ridgewood, dans le Queens. Là, Makaya McCraven improvise avec la harpiste Brandee Younger, le contrebassiste Dezron Douglas (sideman de Pharoah Sanders et Ravi Coltrane), le vibraphoniste Joel Ross et la violoncelliste Tomeka Reid. Puis au Co-Prosperity Sphere de Chicago, QG du bouillonnant label International Anthem qui publie cet Universal Beings, il joue avec le saxophoniste Shabaka Hutchings, la star de la nouvelle scène britannique de passage à windy city, ainsi que le contrebassiste Junius Paul (du groupe de Roscoe Mitchell, et membre de l’Art Ensemble Of Chicago). La troisième session se déroule à Londres, au Total Refreshment Centre, où le batteur est rejoint par la saxophoniste Nubya Garcia, le contrebassiste Daniel Casimir et le pianiste Ashley Henry. Enfin, la quatrième et ultime session a lieu dans le garage du guitariste Jeff Parker, à Los Angeles Country, où se retrouvent le violoniste Miguel Atwood-Ferguson (Flying Lotus, Thundercat), le percussionniste Carlos Niño (Dexter Story, Jamire Williams), la contrebassiste Anna Butters et le saxophoniste Josh Johnson (Kiefer, Esperanza Spalding). Ces heures de bandes sous le bras, Makaya McCraven s’attaque au travail de postproduction, collages et réarrangements en tous genres qui donnent naissance à quatre suites qu’il séquence chronologiquement. Densité du résultat (une heure et demie de musique), qualité des échanges, créativité des improvisations et solidité du fil conducteur de toutes les pièces : Makaya McCraven accouche d’un album plus que parfait. Un disque qui tend des ponts inédits entre les genres et les époques sans jamais sonner faux ou cliché. Subtilement rythmée et souvent très poétique, une œuvre pleine d’élan qui restera. © Marc Zisman/Qobuz

L'interprète

Makaya McCraven dans le magazine