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Classique - Paru le 28 octobre 2003 | Sony Classical

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Voici déjà plus de trente ans ans – diable, le temps passe… – le compositeur minimaliste états-unien Philip Glass s’attaquait lyriquement au monde égyptien ; certes, il n’était ni le seul ni le premier, Verdi avec Aïda, Massenet avec Cléopâtre et Thaïs, Mozart avec Thamos ou Rossini avec Mosè in Egitto l’avaient précédé, mais il fut sans nul doute le premier à faire chanter ses personnages en égyptien ancien, en akkadien et en hébreu biblique, sur des textes attribués à Akhénaton ou des lettres officielles rédigées au cours de son règne. L’opéra en question, vous l’aurez deviné, c’est Akhnaten, créé en 1983 à Stuttgart. Souvent repris sur nombre de scènes internationales, il n’a pourtant été enregistré qu’une seule fois à ce jour, avec l’équipe de la création. Difficile donc de faire jouer la concurrence, mais le plateau de chanteurs, avec le contreténor Paul Esswood en tête, est tout à fait bon. Esswood chante le rôle-titre, celui du pharaon Akhénaton, et le choix d’une voix de contreténor n’est pas une simple fantaisie de la part du compositeur : les documents de l’époque montrent le pharaon sous un aspect exagérément androgyne… Quant à la musique, elle incorpore les principes du minimalisme chers à Glass, tout en comprenant un fort élément de progression mélodique et harmonique. On n’est donc pas dans certaines de ces œuvres répétitives à l’envi, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ouvrage comporterait plutôt un surcroît d’idées ! L’orchestre plus ou moins classique se singularise par l’absence de violons, pour une sonorité plutôt sombre et boisée ; on y entend aussi un synthétiseur, qui n’a rien d’un instrument de remplissage, puisque Glass l’incorpore habilement pour colorer le discours de teintes inhabituelles. Le présent enregistrement appartient bien sûr une discothèque idéale, tout particulièrement celle de quiconque s’intéresse au renouveau de l’opéra à la fin du XXe siècle. Les autres y trouveront matière à moult étonnement et enthousiasme, car plusieurs moments sont de véritables bombes musicales. © SM / Qobuz
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Musique concertante - Paru le 28 septembre 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« Contrairement à celle de son élève Toshio Hosokawa, la musique d'Isang Yun trouve assez peu d'écho en France. Coréen, naturalisé allemand en 1971, il a pourtant réalisé une synthèse musicale extrêmement féconde entre Asie et Occident, qui n'a rien à envier à celle de Takemitsu et n'a aucun autre équivalent dans sa génération. Difficile de rester de marbre devant le Concerto pour violoncelle (1976), habité avec une vitalité et une présence électrisantes par Matt Haimovitz. [...] Plus copieux encore – une quarantaine de minutes –, le Concerto pour violon n° 1 (1981) [...] Yumi Hwang-Williams, enregistré live, se joue avec une aisance confondante des difficultés techniques si bien que, là encore, on décolle, happé par le magnétisme du discours. Piloté par Dennis Russell Davies, le Bruckner Orchester fait des prouesses en matière de clarté et de réactivité. [...] » (Diapason, avril 2019 / Pierre Rigaudière)