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Intégrales d'opéra - Paru le 24 mars 2017 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Ah, voilà un enregistrement vraiment superbe : Armide de Lully, avec les Talens lyriques de Christophe Rousset, enregistré en concert public dans la salle Boulez (aimait-il Lully ? hmmm…) de la Philharmonie de Paris, avec dans le rôle-titre l’excellentissime soprano française Marie-Adeline Henry, voix somptueuse, élocution exemplaire, caractérisation des plus fines. Le fait que l’ouvrage ait été enregistré en direct rajoute à l’excitation de la chose, que ce soit pour les airs autant que pour les nombreux numéros purement instrumentaux – qui en cette année 1686, mais aussi sans doute lors des nombreuses reprises de l’œuvre au cours des décennies suivantes, servaient de support à des intermèdes dansés. Jusques et y compris en 1753, lorsque Rousseau traîna Armide dans la boue et que Rameau en prit la défense, le public accourait pour écouter un opéra ancien ! N’hésitez pas à écouter cette superbe interprétation, elle vous raccommodera sans nul doute avec Lully qui, il est vrai, a parfois été présenté de manière un peu râpeuse par certains orchestres et chanteurs ces dernières décennies ; Rousset et son équipe, au contraire, cherchent constamment à en souligner les beautés mélodiques et harmoniques. © SM/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 17 février 2017 | Musical Concepts

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Intégrales d'opéra - Paru le 10 février 2017 | Ediciones Singulares

Livret
Si l’on excepte le Chant du départ, dont on ignore généralement que l’auteur n’est autre que Étienne-Nicolas Méhul, le compositeur ne doit plus sa modeste notoriété qu’à Joseph, le seul de ses trente-cinq ouvrages dramatiques qui soit encore donné de temps à autres. L’ampleur de cet oubli ne date pas d’hier : Berlioz la déplorait déjà en 1852. « Monté » à Paris de ses Ardennes natales où il vit le jour en 1763, Méhul eut la chance de croiser Gluck qui l’orienta vers le théâtre lyrique. En 1790, il fit un brillant début à l’Opéra-Comique avec Euphrosine, puis contribua au lustre des fêtes révolutionnaires (dont le style typique se retrouve dans le Morceau d’ensemble n° 4 d’Uthal, « Vers le palais de ses nobles ancêtres »), continuant à composer d’abondance pour le théâtre avec des succès divers, et participa à la fondation du Conservatoire. Sa carrière, poursuivie sous l’Empire, culmina avec Joseph en 1807, avant que le triomphe de Spontini et les progrès de la phtisie n’aient raison de son énergie. Sa mort en 1817 coïncidait avec une révolution du goût fatale à l’esthétique qu’il avait illustrée. Uthal n’évoque de nos jours (et encore…) que l’exclamation cruelle prêtée à Grétry à l’issue de la création en 1806 : « J’aurais donné un louis pour entendre une chanterelle ! », ce qui n’avait rien d’une exigence mycologique, mais signifiait que Grétry aurait voulu entendre la corde aiguë du violon, le mi, appelé aussi la chanterelle. Car Méhul avait demandé aux violonistes de troquer leurs instruments pour des altos, afin d’obtenir de l’orchestre une teinte sombre et mélancolique – une originalité que ses contemporains ne goûtèrent guère, apparemment, même pas Berlioz qui avait pourtant l’habitude des hardiesses orchestrales. La brièveté d’Uthal ne laisse pourtant guère place à la moindre lassitude... Voici donc l’enregistrement de ce petit bijou totalement oublié depuis plus de deux siècles, avec un superbe plateau de chanteurs français, le tout sous la baguette de Christophe Rousset. Ajoutons que les dialogues parlés ont ici autant de place que les passages chantés : peut-être aurait-il mieux valu, pour le disque, en rester à ces derniers... © SM/Qobuz « [...] Tout en payant son tribut à Gluck ou à Cherubini, le compositeur montre à chaque instant une imagination mélodique personnelle et une justesse du sentiment qui affermissent le dessin des caractères et des situations. [...] Dans une écriture aussi tendue, l’apport des instruments anciens est tout sauf évident [...] D’autant que Christophe Rousset ne les ménage pas, montrant là [...] une véhémence dramatique qu’on ne lui a pas toujours connue. Et qu’il communique à ses chanteurs, tous formidablement investis, en particulier Karine Deshaye, transcendée en tragédienne par le rôle de Malvina. Avec les excellents Bou et Beuron à ses côtés, l’élite du chant français est à l’honneur. » (Diapason, mars 2017 / Emmanuel Dupuy)
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Intégrales d'opéra - Paru le 20 janvier 2017 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Qobuzissime
En cette première partie de XVIIIe siècle, Mondonville fut avec Rameau le plus célèbre des compositeurs français. En 1739, il s’installe à Paris, devient violoniste de la Musique du roi puis en 1744 sous-maître de la Chapelle royale. Ses grands motets et ses pièces instrumentales connaissent un succès inouï, tant à Paris qu’à Versailles. En 1742, il compose pour la première fois pour l’Académie royale de musique, où il sera joué jusque dans les années 1770. Grand rival de Rameau, il se démarque pourtant de ses contemporains français par un style extrêmement italianisant, acclimatant l’écriture de Vivaldi dans le moule orchestral français. Comme souvent à cette période où les débats musico-nationalistes allaient bon train, la pastorale Isbé de 1742 fut ouvertement dénigrée : le livret pour son maniérisme, la partition pour sa modernité. De nos jours, il ne reste qu’une seule source, une partition imprimée mais en partie incomplète, assez sommaire quant aux indications d’orchestration concernant les instruments à vent ; il a donc fallu la restaurer avant de la redonner et l’enregistrer. On est immédiatement séduit par la virtuosité instrumentale exubérante qui s’exprime autant dans les numéros de ballets que dans l’accompagnement des airs et des chœurs. Par moments, Mondonville imagine des effets très originaux : trois parties de violoncelles pour accompagner l’air « Amour, dieu séducteur », une écriture en notes harmoniques (une rareté quasiment inouïe à l’époque) des violons mêlées aux petites flûtes (divertissement du troisième acte), le phénoménal trio des Trois Hamadryades, tant d’autres, sans oublier les récitatifs prodigieusement inventifs. Le style est donc bien différent de celui de Rameau, son grand rival dont la renommée posthume a largement dépassé celle de Mondonville ; assez injustement, se dira-t-on après avoir écouté ce chef-d’œuvre, enregistré… à Budapest par les très hongrois Orchestre Orfeo et le Chœur Purcell. © SM/Qobuz « Voici donc un opéra de superbe facture [...] Frappantes assurément, l’inventivité des cordes et des combinaisons instrumentales [...] Dans le sillage de leur enregistrement remarqué des Fêtes de Polymnie de Rameau (Diapason d'or, avril 2015), György Vashegyi et son orchestre honorent ce foisonnement, des tournures à l’italienne au grand ton français : majesté des monologues, mystère pastoral, énergie canalisée des scènes collectives, sens de la grandeur, équilibre interne des rythmes – on songe plus d’une fois à Gardiner. Loure, tambourin ou « air en sons harmoniques », les danses captivent. Brillant, le chœur n’est pas en reste, qui ajoute à sa rigueur musicale et linguistique une maîtrise des éclats [...] Le rôle aussi complexe qu’impressionnant d’Adamas flatte les talents de Thomas Dolié : autorité et nuances, aisance déclamatoire et beauté lyrique, invention dramatique des couleurs. [...] un opéra majeur de cette époque, enfin révélé. » (Diapason, mars 2017 / Jean-Philippe Grosperrin)
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Intégrales d'opéra - Paru le 13 janvier 2017 | Dynamic

Livret
En octobre 1785, Salieri présentait à Vienne un opéra du nom de La grotta di Trofonio ; deux mois plus tard, c’est le présent Giovanni Paisiello qui offrait au public napolitain un ouvrage certes du même titre, mais radicalement différent sous tous les points. Outre que la musique de l’un et de l’autre est personnelle jusqu’à la dernière note, Paisiello fait de son opéra un moment de grand divertissement, avec force dialecte napolitain pour quelques personnages, et incessants rebondissements. Pour qui voudra voir dans La grotta – autant chez Salieri que chez Paisiello – l’ouvrage précurseur de Cosi fan tutte de Mozart, il aurait mille fois raison : des couples dont les personnalités et les caractères sont (ici par le sort jeté par le magicien Trofonio) intervertis, avec « happy end » comme il se doit. La musique de Paisiello, truculente en diable, constamment sur la brèche, se joue des personnages en leur offrant des couleurs et des tournures propres. Première discographique mondiale (si, si, cela existe encore, y compris pour des chefs-d’œuvre oubliés !) réalisée en concert public lors du Festival della Valle d'Itria à Martina Franca. © SM/Qobuz Résumé de l'argument : Piastrone veut que ses deux filles, Dori et Eufelia, épousent respectivement Gasparone et Artemidoro. Les deux couples ont des personnalités contrastées : Dori et Gasparone sont extravertis et enthousiastes, Eufelia et Artemidoro, au contraire, introvertis et réservés. Le philosophe et sorcier Trofonio les invite dans sa grotte magique où les personnages sont intervertis, créant ainsi des situations déconcertantes qui susciteront fuites et retours. Mais tout est bien qui finit bien puisque personne ne reste seul, chacun à la fin du compte se réjouissant de son sort.
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Intégrales d'opéra - Paru le 6 janvier 2017 | Sony Classical

Distinctions 5 de Diapason
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Intégrales d'opéra - Paru le 11 novembre 2016 | Orfeo

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Intégrales d'opéra - Paru le 4 novembre 2016 | Sony Classical

Hi-Res Livret
Les amateurs de Don Giovanni habitués aux enregistrements de la grande tradition austro-germanique de l’Après-guerre risquent de se trouver quelque peu déstabilisés par cet enregistrement signé Musicaeterna et Teodor Currentzis ; les tempi, très proches d’une certaine tradition baroque ou, du moins, à l’ancienne ; l’absence de toute « star » vocale du moment, ce qui comporte l’avantage considérable que personne ne cherche à tirer la couverture à soi (ce qui ne signifie pas que les voix sont secondaires, médiocres ou couci-couça : ce sont de superbes chanteurs !) ; les récitatifs accompagnés au fortepiano, un fortepiano que l’on entend d’ailleurs de ci, de là, dans les arias – ou, du moins, le fortepiano « tuile » avec les airs, de manière à ne pas provoquer de rupture du discours ; et une culture du violent contraste entre les passages les plus tendres et ceux, nombreux, bien plus âpres et violents. L’aimable qobuzonaute l’aura compris : on est en face d’une version iconoclaste, diaboliquement juvénile (après tout, le sulfureux Don est un très jeune homme, pas un personnage d’âge incertain aux cheveux teints ou argentés), insolente, qui ne peut que surprendre. A vos oreilles ! © SM/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 16 octobre 2016 | Decca

« Si le Hamlet très solide de Richard Bonynge vient, en 1983, un peu tard pour Sutherland, Dame Joan était destinée aux frémissements lunaires d’Ophélie, avec une scène de folie qui reste d’anthologie. Sherill Milnes parvient à se défaire de son narcissisme vocal et à se glisser dans la conscience tourmentée du héros shakespearien. C’est pour eux qu’on aime ce Hamlet d’Ambroise Thomas.» (Diapason, mars 2017 / Didier Van Moere)
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Intégrales d'opéra - Paru le 23 septembre 2016 | CPO

Distinctions 5 de Diapason
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Intégrales d'opéra - Paru le 9 septembre 2016 | BMC Records

Livret Distinctions 5 de Diapason
Après la création de La tragédie du diable (Die Tragödie des Teufels) en 2009, Péter Eötvös décida de retravailler son ouvrage – en vérité, il en fit un tout nouvel opéra, puisque le personnage central du premier était Lucifer, tandis que pour Paradise Reloaded (Lilith) — donné pour la première fois sur une scène allemande le 21 mars 2015, au Théâtre de Chemnitz —, le sujet tourne plutôt autour de Lilith. Bannie du Paradis, Lilith la rebelle conclut un pacte avec le diable afin de reconquérir Adam et de se débarrasser d’Ève. La question que pose le compositeur et son librettiste, Albert Ostermaier, est la suivante : que se serait-il passé si la culture occidentale avait accepté Lilith comme « première femme » et non pas Eve ? Pour mémoire, Lilith est considérée par certains textes anciens – bien avant notre ère, du temps de la gloire mésopotamienne puis des tout premières légendes juives – comme la première femme de la Création, aux côtés d’Adam qui a été pétri de la même glaise… mais une femme plutôt démoniaque, que certaines traditions voient comme le serpent du Jardin d’Eden, et autres joyeusetés. Le titre Reloaded évoque la fin de l’ouvrage, où les actes de Lilith provoquent un renouveau complet, dans un nouveau Paradis. Cet enregistrement, chanté dans l’allemand d’origine bien que le compositeur soit hongrois et qu’il ait été réalisé à Budapest – offre aux auditeurs une vision de l’art perpétuellement renouvelé de Péter Eötvös, sans nul doute l’un des deux ou trois compositeurs contemporains les plus géniaux que l’on puisse imaginer. Sa science de l’orchestre, son atonalisme qui ne refuse jamais les équilibres des tonalités de passage, son profond lyrisme exacerbé mais si émouvant hérité, en vérité, de Berg, tout concourt à faire de Paradise Reloaded un des chefs-d’œuvre de ces dernières années. Synopsis ci-dessous. Tableau 1 : Lucifer et trois anges sont renvoyés de Ciel : il écrit une lettre d’adieu à Dieu. Lilith, que Lucifer ne reconnaît pas, apparaît sur scène, et lui susurre à l’oreille, qu’Adam est son ultime chance de se venger de Dieu. Les deux décident de retrouver Adam et de l’entraîner dans le désert. Tableau 2 : Au Paradis, Eve croque le fruit défendu. L’amer goût lui donne à penser que c’est là la vraie vie… Elle veut regarder de l’autre côté du miroir du Paradis. Adam s’en mêle et essaye de donner accroire que tout va pour le mieux. Arrivent Lilith et Lucifer, qui demandent à Adam et Eve de les suivre dans les « vrai Paradis ». Tableau 3 : Adam et Eve errent dans le désert, assoiffés, affamés, de vrais migrants déracinés. Apparaît l’un des anges qui tente d’inciter Eve à lui échanger une goutte d’eau contre un baiser. Un second ange lui rappelle que la première nuit appartient à Dieu, et un troisième annonce qu’il va la ramener à Dieu. Tandis qu’Adam se fait rabrouer par un chœur céleste qu’il a bien du culot à vouloir s’adresser à Dieu d’égal à égal, Lucifer lui propose un pacte : Si Adam réussit à rendre l’Homme meilleur, tu seras le vainqueur. Si tu perds foi en l’Humanité, tu es du diable… Tableau 4 : Le peuple exige la fin de la guerre ; Eve a pris la forme du fils d’un général, Lilith celle de son épouse. Lorsqu’Adam revient de la guerre en tant que général, il doit avouer que les fils des femmes du peuple sont morts au combat ; elles exigent sa mort, Eve propose de se sacrifier à sa place, Lucifer proteste : ce n’était pas prévu ainsi. Il emmène les défunts dans l’Au-delà. Tableau 5 : Dans une ville ravagée par les bombes, Adam voit un journaliste se faire tuer. Il commence à douter de l’Humanité. Au nom de l’Islam, Lilith attache une ceinture explosive autour du ventre d’Eve et l’envoie comme terroriste-suicide dans la ville des coupables. Lucifer demande à Adam, s’il en a vu assez : celui-ci lui demande d’exprimer une nouvelle forme de vie. Lucifer l’entraîne dans le Futur. Tableau 6 : Dans ledit futur règne monotonie absolue et égalité parfaite du bonheur. Adam doute de cette vision du ! Futur et s’écrie : Tout doit finir, plus aucun humain ne doit être créé. Tableau 7 : Adam veut fuir le monde avec Eve, mais l’Esprit de la terre lui rappelle les limites terrestres. Tableau 8 : Lucifer craint de perdre Adam, tandis qu’il est de plus en plus irrité de Lilith qui ne le quitte pas d’une semelle. Elle le traite de diable timoré, pusillanime, et fait valoir sa propre indépendance. Elle lui rappelle qu’elle fut la première épouse d’Adam, formée de la même glaise, jusqu’à ce que Dieu lui fasse tort et la force à poursuivre son existence comme un démon. Tableau 9 : Adam est à nouveau dans le désert, où Lilith se saisit de lui et couche avec lui. Eve est près de mourir de soif, et Lilith exige d’Adam qu’il lui donne à boire. Tableau 10 : Adam s’aperçoit que l’eau qu’il a donnée à Eve était empoisonnée par Lilith, et demande à Lucifer de la tuer. Lilith lui rappelle qu’elle était sa première épouse et qu’elle est désormais enceinte de lui. Lucifer redonne vie à Eve… Tableau 11 : Lilith exige d’Adam qu’il tue Eve, Adam cherche plutôt à se donner la mort : encore une fois, Eve veut se sacrifier, mais Lucifer estime qu’elle ne suit pas les règles du jeu. Lorsqu’Adam insiste à nouveau que toute vie doit prendre fin, Eve lui annonce être enceinte elle-même. Eveillé à un nouvel espoir, il quitte le Paradis avec elle ; dépité, Lucifer retourne à Dieu. Tableau 12 : Lilith, enceinte, reste seule… « [...] L’écriture orchestrale virtuose ne s’éparpille jamais. L’efficacité du résultat est presque devenue une signature du compositeur hongrois : il obtient des effets et des timbres sophistiqués avec les moyens les plus économes possibles, épargnant aux musiciens toute complexité superflue. Manifestement reconnaissant, l’Orchestre symphonique de la Radio hongroise contribue sous la baguette acérée de Gregory Vajda à la dynamique d’un opéra sans temps mort. » (Diapason, janvier 2017 / Pierre Rigaudière)
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Intégrales d'opéra - Paru le 9 septembre 2016 | Ramée

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
De nos jours, le nom de Johann Pepusch est irrémédiablement relié à celui de John Gay : les deux compères signèrent en 1728 le célébrissime Opéra des gueux, que Brecht et Weill transformeraient deux siècles plus tard en Opéra de quat’sous. Si cet irrévérencieux – voire licencieux – pastiche est un véritable chef-d’œuvre, cela laisse dans l’ombre la considérable production de Pepusch dans nombre d’autres domaines, tels que la musique de chambre, le concerto, et plusieurs opéras « sérieux » dont le présent Venus and Adonis de 1715, l’un des premiers ouvrages lyriques chantés en anglais là où longtemps avait sévi le tout-italien. Allant à l’encontre, en particulier, des intempestifs récitatifs secs dont déborde le répertoire italien d’alors, Pepusch développe le genre du récitatif accompagné ou arioso, permettant l’avancée dramatique (là où les airs ne sont souvent que des moments musicaux bien plus que textuels) – une méthode que reprendra Haendel dans ses propres ouvrages conçus pour la scène londonienne. Il est à noter que, chose rare, la partition d’origine et le matériel instrumental d’époque nous sont parvenus en entier, de sorte que voici un enregistrement « tel qu’en 1715 » lors des représentations au Théâtre de Drury Lane, y compris dans l’effectif. La seule chose qui « manque », si l’on ose dire, est la pièce de Beaumont et Fletcher Rule a Wife and Have a Wife, car Venus and Adonis était en effet une « après-pièce » destinée à être donnée après une grande pièce de théâtre ! Quoi qu’il en soit, gageons que Pepusch se verra enfin conférer le titre de véritable compositeur lyrique et pas seulement celui d’arrangeur d’airs populaires dans une farce de quat’sous. © SM/Qobuz « [...] Si cette première discographique est une réussite, elle le doit à son plateau vocal, chapeauté par la Vénus de Ciara Hendrick, d'une volupté envoûtante dans "What Heart could now refuse thee". Le ténor Richard Edgard-Wilson endosse les cornes du cocu avec brio. [...] L'accompagnement accort dispensé par Robert Rawson parachève la réussite de ce maillon important de la musique baroque.» (Classica, octobre 2016 / Jérémie Bigorie)
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Intégrales d'opéra - Paru le 2 septembre 2016 | Ediciones Singulares

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica
« Lalo n’eut le temps de travailler qu’au premier acte et sans excès d’inspiration, déçu qu’il était par le fossé entre le projet caressé et le livret de Blau [...] On ne peut affirmer pour autant que Lalo n’ait eu aucune part dans la musique des trois derniers actes en dehors du retour de quatre motifs entendus dans le premier. Quelques tournures sont bien dans sa manière (à l’acte II : l’arioso de Jeanne « Reste auprès d’elle », celui de Robert « Ah ! le jour vient », celui de Jeanne « Ô mon enfant, quel sacrifice », à l’acte III : le chœur « Vive le mai ! » puis la "Marche féodale" et le "Chant d’amour" qui ouvrent l’acte IV). Mais, à moins que Coquard n’ait puisé dans des brouillons inédits, il s’agit peut-être de pastiches particulièrement fidèles. Si la part d’Arthur Coquard est prépondérante, s’il est vrai, comme le notera Isidore Philipps dans "Le Ménestrel" du 17 mars 1895, que « son orchestre est souple, coloré, intéressant ; son harmonie est moderne et son style très dramatique, très vivant, plein d’entrain », le style de La Jacquerie est bien celui imprimé par Lalo dans le premier acte : netteté des idées, diatonisme lumineux loin des chromatismes tortueux dont la vogue commençait, prépondérance des modulations franches par enharmonie, rythmes volontaires, présence d’éléments « dans le ton populaire », alternance d’effusions de tendresse naïve et d’éloquence abrupte.» (Extraits du texte du livret) « [...] Lorsque Lalo meurt le 23 avril 1892, trois actes restent à écrire : le disciple Arthur Coquard est chargé de compléter la partition en vue de sa création posthume à l’Opéra de Monte-Carlo en 1895. La voici qui renaît de ses cendres, le 24 juillet 2015, grâce au Festival de Montpellier. Si l’on s’ennuierait presque avec Lalo, tout change lorsque le disciple remplace le maître, qu’il dépasse régulièrement par l’élan, la beauté des thèmes qui s’enchevêtrent et, surtout, la vitalité foisonnante de l’orchestre. Une vraie révélation ! Les personnages, un rien abstraits au I, gagnent ainsi peu à peu en relief. [...] Le Philharmonique de Radio France, un peu bousculé de prime abord, est vite galvanisé par Patrick Davin. Et quel plateau ! Hormis le Guillaume trop distant de Boris Pinkhasovich, plus sombre que violent, chacun appelle des éloges. [...] à l’applaudimètre, c’est le couple formé par Véronique Gens, Blanche tour à tour digne, brisée et radieuse, et Charles Castronovo, Robert plein de style et d’élégance, qui triomphait à Montpellier. [...] » (Diapason, septembre 2016 / François Laurent) « [...] Le présent enregistrement [...] réunit une distribution homogène et de bon niveau. [...] Un ouvrage aussi symphonique exige un chef très investi. Patrick Davin est l'homme de la situation : il tire le meilleur parti des qualités de l'Orchestre philharmonique et du Chœur de Radio France et mêle engagement dramatique, lyrisme éperdu, couleur et précision. Une heureuse recréation.» (Classica, septembre 2016 / Cristiana Prerio)
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Intégrales d'opéra - Paru le 5 août 2016 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret
Il est de bon ton d’affirmer que le Philharmonique de Berlin « n’est pas un orchestre d’opéra », et de préférer mordicus les orchestres « de fosse » pour le répertoire lyrique. Oubliant au passage que bien des orchestres symphoniques ou philharmoniques, dans tant et tant de grandes villes (dont Vienne…) de la sphère germanique – et d’autres – sont exactement les mêmes que ceux qui officient en fosse. Quant à Herbert von Karajan, que l’on aime ou pas, ses capacités de meneur d’un plateau de chanteurs sont parfaitement évidentes. Pour cette Tétralogie enregistrée entre 1966 et 1970 à la Jesus-Christus-Kirche de Berlin, Karajan, l’orchestre et les solistes sont affranchis des contraintes de la scène et des équilibres parfois difficiles à réaliser entre plateau et fosse : une sorte d’idéal, sans doute, même s’il peut en exister d’autres tout aussi défendables. Du côté du plateau, on y entend le Wotan de Fischer-Dieskau pour L’Or du Rhin, celui – plus mâle – de Thomas Stewart donnant la réplique à la Brünnhilde de Régine Crespin pour La Walkyrie, relayée par Helga Dernesch dans Siegfried¬ – le héros étant chanté par Jess Thomas, lui-même relayé par Helge Brilioth dans Le Crépuscule des dieux. La liste des chanteurs est un véritable Gotha de ce qu’il y a de meilleur au monde à ce moment-là, y compris pour les rôles secondaires. L’acoustique de l’unique lieu berlinois, choisi année après année, compense donc les différences vocales que l’on peut imaginer entre les divers chanteurs tenant les mêmes rôles d’un volet à l’autre de la Tétralogie. Quinze heures de musique, dans un enregistrement somptueux et tiré à quatre épingles qui n’a pas pris une ride, qui dit mieux… © SM/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 1 août 2016 | Solstice

Livret
Œuvres de Verdi, Hérold, Flotow, Thomas, Gounod, Rossini / Diego Tosi, violon - Denis Pascal, piano

Le genre

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