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Classique - Paru le 24 janvier 2020 | Alpha

Hi-Res Livret
Très courante dans l’illustre famille Bach, la composition pour deux instruments à clavier trouve bien sûr son apothéose chez Johann Sebastian, dont les trois concertos pour deux clavecins sont interprétés ici par Olivier Fortin et Emmanuel Frankenberg avec l’Ensemble Masques. Ces œuvres, en particulier les concertos en ut mineur, figurent parmi les plus appréciées du compositeur. Elles donnent à entendre une conception du concerto propre à Bach : plutôt qu’un dialogue entre plusieurs entités singulières, la pièce propose un entrelacs subtil de lignes mélodiques et brouille les parties solo et tutti en les faisant se répondre et se citer mutuellement, illustrant ainsi le principe d’harmonie cher au compositeur. Enfin, l’enregistrement par deux clavecins du Prélude et Fugue BWV 552, originellement composé pour l’orgue, s’inscrit dans la tradition des transpositions d’œuvres de Bach du XIXe qui entendaient conférer à leur raffinement polyphonique une plus grande clarté. © Alpha Classics
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Musique de chambre - Paru le 14 septembre 2018 | Alpha

Hi-Res Livret
« Le clavecin est parfait quant à son étendue, et brillant par lui même ; mais, comme on ne peut enfler ny diminuer ses sons, je sçaurais toujours gré à ceux qui, par un art infini soutenu par le goût, pourront arriver à rendre cet instrument susceptible d’expression », précise Couperin lui-même dans la préface de son Premier livre de pièces de clavecin de 1713. Si l’on fait abstraction des ornements qui sont abondamment utilisés, la musique de Couperin n’est pas une musique « virtuose » comme peut l’être celle de Scarlatti. Faisant parfois appel au style descriptif, à l’imitation ou au portrait, elle requiert une sensibilité expressive particulière – l’ »expression » dont parle le compositeur. En nous livrant, dans son Art de toucher le clavecin, de précieuses informations sur l’interprétation de sa musique et plus généralement sur l’interprétation de la musique française de son époque, Couperin apporte des éléments de réponse nécessaires à l’interprète actuel qui cherche avant tout à respecter ses intentions. Cependant, la crainte de ne pas outrepasser les indications données par ce dernier et une trop grande attention portée à chaque détail peuvent opprimer le souffle et éloigner du propos des œuvres. « Comme il y a une grande distance de la Grammaire à la Déclamation, il y en a une infinie entre la Tablature, et la façon de bien jouer », autrement dit : liberté dans la contrainte ! C’est dans cette optique qu’Olivier Fortin nous joue un bel éventail d’œuvres du grand Couperin, tiré des divers Livres de clavecin et de L’Art de toucher le clavecin. Quant à l’instrument utilisé, il s’agit d’un « vrai faux », réalisé en 1984 par le facteur Martin Skowroneck d’après un Hemsch (XVIIIe siècle français donc), mais signé du nom du facteur rouennais Nicholas Lefebvre duquel aucun instrument ne nous est parvenu, et daté 1755. Le propos de Skowroneck était de prouver à Gustav Leonhardt que l’on pouvait encore de nos jours fabriquer un clavecin exactement semblable à un ancien, et il semble que Leonhardt s’y laissa prendre. Alors que le vieillissement des matériaux était entièrement artificiel ! Mais il n’en reste pas moins que c’est là un splendide instrument, splendidement enregistré qui plus est, ce qui n’est pas si fréquent dans le répertoire du clavecin. © SM/Qobuz