Les albums

17,49 €
12,49 €

Musique de chambre - Paru le 22 mars 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livrets Distinctions Diapason d'or
Au lendemain d’un album consacré aux concertos pour violoncelle et symphonies de C. P. E. Bach (Diapason d’Or, ffff Télérama, etc.), les musiciens de l’Ensemble Resonanz poursuivent leur exploration très personnelle de la musique orchestrale du XVIIIe siècle. Personnelle ? Parce que depuis plusieurs années, sous la direction d’un chef aussi inspiré que le maestro Riccardo Minasi, l’ensemble a relevé le défi de jouer avec toute la maîtrise du geste baroque des instruments “montés" à la moderne (violons, altos et basses sur cordes métal). Quarante ans après ce qu’on a appelé “la révolution baroque”, quel plaisir de redécouvrir ces neuf mouvements d’orchestre littéralement habités par la divine parole du Christ en croix — une science de la rhétorique pour laquelle Joseph Haydn n’avait pas d’égal ! © harmonia mundi
29,99 €
19,99 €

Oratorios sacrés - Paru le 8 mars 2019 | Oehms Classics

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
De nos jours – et surtout dans la sphère germanophone, il est vrai – le nom de Carl Loewe est synonyme de « ballade », cette forme de Lied assez ample et dramatique ; il en a légué quelque cinq cents à la postérité. On y trouve, entre autres, un Roi des Aulnes, des Rückert-Lieder, Frauenliebe, de nombreux Lieder d’après Goethe, de superbes œuvres que la fine fleur des gosiers allemands a toujours honorées de ses interprétations, de Fischer-Dieskau à Hermann Prey, de Hans Hotter à Kurt Moll… Sans doute le contenu dramatique n’en est-il pas l’égal de celui de Schubert, mais qu’importe : c’est de la très belle musique vocale. Loewe s’est aussi penché sur le genre de l’opéra, de la symphonie et de l’oratorio, ce dernier sous forme de drames musicaux. Le présent Das Sühnopfer des neuen Bundes (« Le Sacrifice de l’expiation de la nouvelle alliance ») s’apparente à ce modèle ; on s’éloigne des passions baroques, ne serait-ce que par l’absence d’évangéliste et de récitatifs « secs » à la faveur d’amples récits accompagnés à l’orchestre. Les courts chorals reprennent parfois les harmonisations de Bach, mais en détournant l’instrumentation. Le texte emprunte à divers évangélistes mais aussi à des épisodes transmis par la tradition, pour s’éloigner de la lettre des Écritures. La conception orchestrale, très transparente, se rapproche de Mendelssohn (Mendelssohn dont Loewe, soit dit en passant, dirigea la création de l’Ouverture du Songe d’une nuit d’été). Le propos de Loewe n’est en rien didactique, religieux ou élitiste : le compositeur s’approche de tout un chacun, dans la plus grande clarté musicale et une totale lisibilité textuelle. Ce nouvel enregistrement permet de mieux connaître Loewe, dans un genre très éloigné de ses célèbres ballades, un style d’une intense originalité formelle, superbe pont entre Bach et Brahms. © SM/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Messes, Passions, Requiems - Paru le 2 novembre 2018 | Carus

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Sur les quelque 200 œuvres connues de Zelenka, seule une petite douzaine n’appartient pas au genre de la musique sacrée ; on ne s’étonnera donc pas du grand nombre de messes, d’oratorios, de requiems, de psaumes, de litanies, de Te Deum, de Magnificats. Il écrivit toutes ces splendeurs lors de son service à la cour de Dresde, où il passa le plus clair de sa vie, de 1710 à sa mort, trente-cinq ans plus tard. Tout porte à croire que les deux monarques successifs appréciaient fort son art, mais ils n’étaient pas les seuls : un certain Bach, Jean-Sébastien de ses prénoms, l’admirait suffisamment pour l’héberger chez lui à l’occasion, et pour copier (ou faire copier par un de ses fistons) quelques-unes de ses œuvres. Ce n’est que bien après sa disparition que sa musique fut enfin remise au goût du jour, en particulier grâce aux efforts de Smetana qui souhaitait mettre à l’honneur les musiciens d’origine tchèque, dont Zelenka. Et on y découvre toujours une écriture des plus hardies harmoniquement, bourrée de chromatismes inusités, dans un grand creuset de diverses influences nationales : nord-allemande bien sûr dans la rigueur contrapuntique, italienne dans le foisonnement mélodique, et – plus rare – déjà bohémienne et morave dans certains mélismes spécifiques que l’on ne retrouvera qu’à partir des compositeurs « nationaux » tchèques, Smetana en tête. On découvre ici sa Messe de saint Joseph, écrite en 1732 – œuvre de la grande maturité, donc – ainsi que deux psaumes des années 1725, d’une grande originalité. À la barre, l’exceptionnel Frieder Bernius et ses ensembles basés à Stuttgart, le Chœur de chambre et l’Orchestre baroque de la ville, qu’il a hissés à un niveau international. Enregistrement en première mondiale de la messe. © SM/Qobuz
20,99 €
13,99 €

Intégrales d'opéra - Paru le 14 septembre 2018 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica
Qui dit Gounod dit Faust, Roméo et Juliette ou Mireille. Dorénavant, il conviendra aussi de dire Le Tribut de Zamora. C’est en effet là l’ultime œuvre scénique du compositeur alors au sommet de sa gloire : on est en 1881, l’œuvre est créée à l’Opéra de Paris avec grand succès, puis… elle disparaît totalement de l’affiche. Il faut avouer que le traitement musical reste ancré « dans le passé » de Gounod, alors qu’autour de lui, Wagner et Verdi occupent largement le terrain, sans parler de Massenet ou Bizet. Et pourtant, cette partition recèle bien des beautés, des thèmes d’une ampleur et d’un lyrisme sans égal, même si elle poursuit le modèle des « numéros » alors que la tendance – surtout allemande, il est vrai, l’Italie attendant encore un brin – est désormais aux œuvres conduites de bout en bout, sans découpage, alors si Gounod avait voulu faire de l’anti-Wagner, il n’aurait pas agi autrement ! Hervé Niquet mène un plateau très international (assez peu français, hélas, sauf pour les petits rôles) à la tête de l’Orchestre et du Chœur de la Radio de Munich. Espérons que cette première discographique saura inciter quelques directeurs de scènes françaises à se saisir de ce Tribut, évidente perle du répertoire français de la fin du XIXe siècle. © SM/Qobuz
16,99 €
14,49 €

Classique - Paru le 17 août 2018 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Première discographique mondiale pour ces trois Symphonies d’Anton Zimmermann (1741-1781), un compositeur contemporain de Haydn qui disparut hélas à l’âge de trente-neuf ans – car à l’écoute de ces perles, on se demande où il se serait arrêté s’il avait vécu, disons, jusqu’en 1810 par exemple… On constate d’emblée Zimmermann faire fi de tous les standards : dans l’usage des tonalités (en 1771, une symphonie en mi mineur était plutôt rareté : Haydn lui-même, grand expérimentateur, n’en a qu’une à son actif), dans l’architecture – l’ordre et le type des mouvements est quelque peu bousculé –, dans l’instrumentation aussi. Considérez que la Symphonie en si bémol utilise les bois comme autant de solistes quasiment indépendants des cordes ; et que dans la splendide Symphonie en ut mineur, qui débute par un singulier adagissimo, il n’hésite pas à intégrer des trombones. En 1770 ! Une époque où, au mieux, les trombones étaient utilisés pour des effets spéciaux à l’opéra, ou pour un surcroît de solennité dans la musique sacrée, mais jamais en milieu symphonique. Par ailleurs, il n’hésite pas à terminer deux de ces symphonies sur un ton pianissimo apaisé, là où l’habitude est de finir avec éclat. On attend avec impatience de découvrir les trente-six autres symphonies de cet étrange personnage. Cerise sur le gâteau, nombre de ses œuvres furent longtemps attribués à Haydn, car on n’imaginait pas qu’autant de hardiesse et de génie pussent être le fruit d’un simple Zimmermann… Interprétation exemplaire de L’Arte del mondo sous la direction de Werner Ehrhardt. © SM/Qobuz
17,49 €
12,49 €

Concertos pour violoncelle - Paru le 18 mai 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Après deux albums salués par la critique internationale unanime, l’Ensemble Resonanz, basé à Hambourg, propose un enregistrement consacré à Carl Philip Emanuel Bach : les Concertos pour violoncelle Wq. 170 et Wq. 172, respectivement de 1750 et 1753, et la Symphonie Wq. 173 de 1741. On remarquera d’emblée la différence radicale de langage entre les deux concertos, écrits après la mort de Bach-le-Père, et la Symphonie, écrite encore de son vivant : les concertos regardent résolument vers l’époque classique en devenir, y compris dans le futur « Sturm und Drang » (à cet égard, le Concerto en la mineur qui ouvre l’album, tout en vigueur et en oppression mélodique, est un parfait exemple), tandis que la Symphonie procède du baroque en cours de mutation finale. La lecture cristalline qu’offre le violoncelliste Jean-Guilhen Queyras et l’Ensemble Resonanz sous la direction de son nouveau directeur musical en résidence, le violoniste Riccardo Minasi, s’oppose sans vergogne aucune à la vogue – parfois assez intrusive il est vrai, voire dictatoriale et exclusive – des instruments d’époque qui voudrait que toute musique avant Mozart (et encore, même Mozart) n’eût pas droit d’être joué sur instruments modernes. Queyras, Resonanz et Minasi ont su se saisir des véritables apports stylistiques de la mode baroque. Voilà un bien bel album, superbement joué, et qui sait faire ressortir toute l’originalité de Carl Philip Emanuel Bach. © SM/Qobuz« Leur première rencontre au disque fait des étincelles, dans deux concertos exubérants où Riccardo Minasi excelle à mettre Jean-Guihen Queyras tout à la fois en danger et en valeur. Quel orchestre ! » (Diapason, juillet/août 2018)
15,99 €
13,49 €

Musique de chambre - Paru le 4 mai 2018 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Le projet du flûtiste-star Emmanuel Pahud consiste ici à confronter les douze Fantaisies pour flûte seule de Telemann à une sélection d’autant d’œuvres non pas exclusivement contemporaines, mais au moins de ce qu’il est convenu d’appeler l’ère moderne de la flûte, s’ouvrant avec son renouveau au début du siècle dernier. Bien que comprenant diverses pages maîtresses, les pièces choisies ne cherchent pas à rassembler le plus possible de chefs-d’œuvre planétaires (il y en a, quand même !) mais plutôt à constituer une illustration représentative de la variété d’écriture et d’expression qui a construit dans une certaine dialectique la flûte d’aujourd’hui – des séquelles romantiques de Karg-Elert (qui n’hésite pas à appeler sa pièce Sonata Appasionata !) jusqu’à la virtuosité la plus explosive de Berio ou Pintscher. Intercaler entre chacune d’elles une Fantaisie de Telemann permet de bénéficier d’un ancrage homogène, l’auditeur pouvant alors apprécier dans les meilleures conditions les distances entre les univers musicaux et les liens conscients ou inconscients qu’il pourra y déceler. Un des autres pôles de l’album sont les Trois Pièces pour flûte seule de Pierre-Octave Ferroud, conçues dans un style « oriental » ― un si prometteur compositeur qui hélas mourut à l’âge de trente-six ans dans un accident d’automobile, ne nous laissant qu’un répertoire bien trop réduit. Deux Takemitsu, un Varèse, quelques œuvres de compositeurs contemporains divers et variés, puis Pahud referme avec Marin Marais. Un magnifique voyage, joué à la perfection. © SM/Qobuz« En deux heures trente, l'après-midi rêvé d'un faune... qui boude Debussy pour mieux zigzaguer entre le siècle de Telemann (avec les douze fantaisies) et le bel aujourd'hui. [...] Porté par l'amour de son instrument, des partitions et des maîtres qui ont contribué à le guider, Emmanuel Pahud excelle dans cette solitude aventureuse de l'artiste face au miroir. » (Diapason, juillet-août 2018 / Bertrand Hainaut)
14,99 €
9,99 €

Classique - Paru le 4 mai 2018 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Albert Roussel, voilà bien l’un de ces compositeurs qu’il est de bon ton d’adorer et de vénérer… mais bien peu d’orchestres, y compris en France, jouent régulièrement sa musique et si de temps à autre, on entend un furtif Festin de l’araignée ou un brin de Bacchus, plus rarement encore une symphonie, le reste de sa production semble relégué à une certaine obscurité. Saluons donc ce tout nouvel enregistrement réalisé par les musiciens du BBC Philharmonic dirigé, l’honneur est sauf, par le Français (mais si Anglais de carrière…) Yan-Pascal Tortelier ; dans lequel sont réunies trois pièces bien rarement données, que sont la pourtant somptueuse et truculente Suite de 1926 – œuvre de la grande maturité donc, contemporaine de l’explosive Troisième Symphonie – ou encore les non moins somptueuses et si colorées Évocations de 1911 : une sorte de laboratoire exotique pour Padmâvatî qui allait suivre quelques petites années plus tard (?), les Évocations, pure musique de bonheur, évoquent déjà l’Inde fabuleuse dans chacun de ses trois mouvements. En bonus, si l’on veut bien ainsi considérer un mouvement d’une douzaine de minutes, Pour une fête de printemps de 1921 témoigne combien à une certaine époque Roussel explorait les tréfonds de la dissonance dans un monde toujours tonal. © SM/Qobuz« [...] trois quarts d'heure de musique toute de volupté, de mystères, de raffinements inouïs. [...] Le geste ciselé de Yan Pascal Tortelier et la palette luxueuse du BBC Philharmonic signent la gravure la plus palpitante de La Ville rose. [...] » (Diapason, juillet-août 2018 / François Laurent)
14,99 €
9,99 €

Concertos pour violon - Paru le 13 avril 2018 | Ondine

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Award - Gramophone Record of the Month - Prise de son d'exception - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
La Finlande est aujourd’hui une des terres musicales les plus riches de la planète, produisant, grâce à la qualité exceptionnelle de son enseignement musical, de nombreux compositeurs, chefs d’orchestre et interprètes qui font carrière dans le monde entier. Le très riche catalogue du dynamique éditeur finlandais Ondine contient de nombreux enregistrements du violoniste allemand Christian Tetzlaff (Sonates et Partitas pour violon seul) de Bach, sonates de Mozart, Trios de Brahms, concertos de Mendelssohn, Schumann et Chostakovitch) et du chef d’orchestre finlandais Hannu Lintu (Sibelius, Mahler, Enescu, Berio, Messiaen, Lindberg, Melartin), mais c’est leur premier disque en commun. Les deux Concertos pour violon de Bartók ont été écrits à trente ans d’intervalle pour deux virtuoses. Si le Deuxième Concerto, en forme de thème et variations se développant d’ingénieuse manière sur trois mouvements, est connu depuis longtemps, le premier est resté longtemps inédit. Écrit comme une déclaration d’amour à la violoniste suisse d’origine hongroise Stefi Geyer dont Bartók était amoureux, il a été tenu secret par sa dédicataire ; c’est bien après la mort du compositeur que la violoniste fit connaître l’œuvre au mécène et chef d’orchestre Paul Sacher, très proche de Bartók, qui en assura la création avec Hansheinz Schneeberger, en 1958 seulement. Les deux concertos de Bartók, essentiels dans le répertoire pour violon et orchestre, trouvent bienheureusement un regain d’intérêt auprès des violonistes de la jeune génération – l’enregistrement des mêmes œuvres par Renaud Capuçon chez Warner est paru il y a quelques semaines. Cette nouvelle version, magnifiquement enregistrée, en explore avec soin toute la richesse orchestrale, en parfait dialogue avec le violon superlatif de Christian Tetzlaff. © François Hudry/Qobuz« [...] L'accompagnement de l'Orchestre de la Radio finlandaise et la prise de son ont leur part dans la nouvelle référence qui s'impose ici malgré la haute qualité d'une très riche discographie. Lintu et son orchestre ne laissent rien dans l'ombre. Plus important encore : leur phrasé se nourrit aussi intensément que celui du soliste de cette nervure rythmique à laquelle le Concerto n°2 doit son renouvellement et son style singulier. [...] Quand avons-nous entendu les passages affolants de virtuosité investis, dans leur moindre atome, par une telle force ? Nouveau triomphe pour Tetzlaff, un an après ses Bach. » (Diapason, juillet-août 2018 / Patrick Szersnovicz)
23,09 €
16,49 €

Classique - Paru le 23 février 2018 | Audax

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Preis der deutschen Schallplattenkritik
Au XVIIIe français, nombre de nouveaux compositeurs développèrent plus largement la « musique pure » et non plus seulement la musique vocale, sacrée d’une part, lyrique de l’autre. Ces nouvelles œuvres s’adressaient en premier lieu aux grands amateurs, plus particulièrement les clavecinistes en salon. D’où donc ces titres de « pièces de clavecin avec accompagnement de violon », car en effet on peut à la rigueur se passer de la partie de violon, qui par ailleurs n’est pas d’une véritable difficulté virtuose. Il en résulte bien sûr que la partie de clavecin n’est pas un simple continuo mais bel et bien écrite comme une pièce de clavecin, elle, plus proche du virtuose – mais un claveciniste amateur de niveau moyen s’en tirera toujours, là où un violoniste amateur de niveau équivalent tirerait seulement d’affreux miaulements de son instrument ! Tous les compositeurs ici présentés sont nés entre 1705 et 1720, et morts entre 1770 et 1799 – certains donc bien après Mozart. Lorsqu’il publia en 1740 ses Pièces de clavecin en sonates avec accompagnement de violon, Mondonville faisait office de précurseur – même les Pièces de clavecin en concert de Rameau, pourtant largement son aîné, datent de l’année suivante. En 1742, Corrette suivait avec ses propres pièces Sonates pour le clavecin avec accompagnement de violon, l’année suivante Clément publiait ses Sonates en trio pour un clavecin et un violon – la partie de violon y est plus développée sans doute que chez ses prédécesseurs. En 1745, Guillemain montait la difficulté de plusieurs degrés avec ses Pièces de clavecin avec accompagnement de violon où le violon, très italianisant, devient indispensable et n’a d’ailleurs rien d’un simple accompagnement – « truc » d’éditeur pour rendre la partition plus attirante auprès des amateurs ? – tandis que le clavecin devient quasiment virtuose. En 1747, c’est au tour de Marchand avec ses Pièces de clavecin avec accompagnement de violon, hautbois, violoncelle ou viole : le compositeur ratisse large ! En 1748, c’est au tour de Balbastre d’entrer dans la ronde des chambristes, comme quoi la mode était désormais solidement ancrée. Le dernier de notre liste est Duphly qui dans son Troisième livre de clavecin offrait la possibilité d’ajouter une partie de violon, sans doute plus adaptée aux amateurs de niveaux divers. Le claveciniste Philippe Grisvard est un habitué du Poème Harmonique, du Chamber Orchestra of Europe, des Nouveaux Caractères et de tant d’autres grands ensembles baroques et classique à travers la planète ; tandis que le violoniste Johannes Pramsohler a fondé en 2008 l’Ensemble Diderot, et exerce ses talents en tant que violon solo du King’s Consort, du Concert d’Astrée ou de l’ensemble baroque Concerto Melante qui en est issu. © SM/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Musique symphonique - Paru le 2 février 2018 | BR-Klassik

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Record of the Month - Le Choix de France Musique - 5 étoiles de Classica
« Des grelots scintillant au début des Cloches jusqu’au fracas morbide concluant les Danses symphoniques, Jansons met ses pas dans ceux de Kondrachine. Quelles splendeurs ! [...] Le deuxième volet des Danses symphoniques [...] n’est pas ici une fresque somptueuse observée à distance, mais un vrai théâtre animé de fantômes incarnés en autant d’instruments. La réalisation se démarque tant au niveau orchestral que choral. Un très grand orchestre, cela s’entend. De ce point de vue, dans le dernier volet des Cloches, seuls les Berliner Philharmoniker de Rattle se mesurent à leurs collègues de la Radio bavaroise. Mais Jansons apporte au drame le supplément d’une incarnation vibrante, tout comme il instille une lumineuse candeur aux scintillantes clochettes des traîneaux (premier mouvement). [...] S’il s’agit du premier enregistrement des Cloches par le chef letton, cette troisième version des Danses apporte aux disques précédents une densité dramatique étreignante. [...] » (Diapason, avril 2018 / Christophe Huss)
18,49 €
13,19 €

Musique de chambre - Paru le 19 janvier 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
Les Forqueray père et fils, voilà une assez sinistre histoire. Le père, Antoine (1672-1745), gambiste et compositeur célébré, musicien ordinaire de la Chambre du Roy dès 1689, conçut envers son fils Jean-Baptiste (1699-1782) une furieuse jalousie à telle enseigne qu’il le fit jeter en prison à l’âge de 20 ans. Seule l’intervention d’amis en cour permit au jeune virtuose de retrouver la liberté et finalement de succéder à son père comme musicien ordinaire de la Chambre du Roy en 1742, tandis que le père ne fut pas inquiété. En 1747, Jean-Baptiste obtient alors le privilège de publier vingt-neuf pièces pour viole de son père et trois pièces de sa propre plume ; il publie également la transcription pour clavecin de ces mêmes pièces. Ce sont ces œuvres que nous présente Michèle Dévérité au clavecin, rejointe par Kaori Uemura à la viole de gambe et Ryo Terakado au violon pour les pièces d’ensemble. Une magnifique entreprise qui, quelque deux siècles et demi après la rupture entre les deux Forqueray, les réunit musicalement de la plus brillante manière. En complément du second volume, on peut entendre quelques œuvres dédiées aux Forqueray de Charles-François Clément, Louis-Antoine Dornel, Claude François… Euh, pardon : Claude-François Rameau, le fils de (encore un père-et-fils), et deux compositeurs de notre époque. © SM/Qobuz
18,49 €
13,19 €

Musique de chambre - Paru le 5 janvier 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
Les Forqueray père et fils, voilà une assez sinistre histoire. Le père, Antoine (1672-1745), gambiste et compositeur célébré, musicien ordinaire de la Chambre du Roy dès 1689, conçut envers son fils Jean-Baptiste (1699-1782) une furieuse jalousie à telle enseigne qu’il le fit jeter en prison à l’âge de 20 ans. Seule l’intervention d’amis en cour permit au jeune virtuose de retrouver la liberté et finalement de succéder à son père comme musicien ordinaire de la Chambre du Roy en 1742, tandis que le père ne fut pas inquiété. En 1747, Jean-Baptiste obtient alors le privilège de publier vingt-neuf pièces pour viole de son père et trois pièces de sa propre plume ; il publie également la transcription pour clavecin de ces mêmes pièces. Ce sont ces œuvres que nous présente Michèle Dévérité au clavecin, rejointe par Kaori Uemura à la viole de gambe et Ryo Terakado au violon pour les pièces d’ensemble. Une magnifique entreprise qui, quelque deux siècles et demi après la rupture entre les deux Forqueray, les réunit musicalement de la plus brillante manière. En complément du second volume, on peut entendre quelques œuvres dédiées aux Forqueray de Charles-François Clément, Louis-Antoine Dornel, Claude-François Rameau, le fils de (encore un père-et-fils), et deux compositeurs de notre époque. © SM/Qobuz
18,99 €
15,99 €

Lieder (Allemagne) - Paru le 6 octobre 2017 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« En 2003, Christian Gerhaher et Gerold Huber enregistraient La Belle Meunière pour la première fois. Quatorze années se sont écoulées, deux fois l'âge de raison. C'est peu dire que leur conception a muri et gagné en relief. La version de 2003 ressemblait à la surface d'un beau tableau. Celle d'aujourd'hui se déploie dans un espace en trois dimensions, grâce aux pleins et déliés de la diction. Jamais la déclamation de Gerhaher n'a paru aussi libre [...], à la fois ciselée et naturelle, ce qui est salutaire dans les nombreux lieder strophiques : sans cesse, une nouvelle idée vient relancer l'attention, toujours justifiée par la partition. L'épaisseur (qui n'est pas lourdeur) doit aussi beaucoup au piano de Gerold Huber, placé sur le même plan que la voix. [...] Si notre duo remet sur le métier d'autres cycles de lieder, il faut s'attendre à un grand chambardement discographique. » (Diapason, janvier 2018 / Hélène Cao)
17,99 €
13,49 €

Classique - Paru le 1 septembre 2017 | Winter & Winter

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Prise de son d'exception
Les quatre quatuors du compositeur danois Hans Abrahamsen sont ici présentés, par le célèbre Quatuor Arditti, dans l’ordre inverse de leur composition : le Quatrième de 2012, le Troisième de 2008, le Deuxième de 1981 – on notera la grande distance dans le temps, ce qui est pourtant d’autant plus compréhensible lorsque l’on sait qu’entre 1990 et 2000, il a posé le crayon et n’a rien composé – puis le Premier de 1973, écrit sous forme de « Dix préludes ». Dès ses débuts de compositeur, Abrahamsen a préféré fuir les doctrines avant-gardistes de « l’École de Darmstadt » et suivre plutôt les sains enseignements de son maître Ligeti, dans un langage qu’il est convenu d’appeler « Nouvelle simplicité ». Et en effet, à l’écoute de ces quatre ouvrages, on est saisi de la capacité d’Abrahamsen à créer des lignes reconnaissables, à la fois si modernes et si anciennes, parfois empreintes de quelques accents folkloriques (réels ou imaginaires), avec un amour évident pour les moments hyper-aigus et planants dans son usage des sons harmoniques. L’auditeur l’aura compris, voilà une musique hautement originale, moderne certes mais dont l’écoute n’exigera aucun effort de compréhension intellectuelle forcée, plutôt qu’un abandon au discours riche et envoûtant des quatre musiciens du Quatuor Arditti. © SM/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Piano solo - Paru le 25 août 2017 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
Soutenir les nouveaux talents fait partie de l’ADN d’Alpha. Voici le tout premier enregistrement du pianiste italien Filippo Gorini, qui a récemment remporté le Premier Prix du concours Telekom-Beethoven à Bonn. Il a également reçu le Prix du Public de ce concours à deux reprises. À seulement 20 ans, il a déjà joué dans des salles prestigieuses (Konzerthaus de Berlin, Gewandhaus de Leipzig, Laeiszhalle de Hamburg, Herkulessaal de Munich, Liederhalle Stuttgart, Die Glocke à Bremen, “Royal Academy of Music” à London, Conservatoire de Moscou…). Très soutenu par Alfred Brendel, avec lequel il étudie, il a choisi de s’attaquer à une montagne du répertoire pour piano, les Variations Diabelli, qu’il a mûries et beaucoup jouées, notamment au Concours Beethoven et qui lui ont permis de remporter tous les suffrages. C’est justement à la Beethoven-Haus de Bonn qu’il a gravé ce premier opus, début d’une carrière discographique très prometteuse. © Alpha
14,99 €
9,99 €

Musique vocale sacrée - Paru le 21 juillet 2017 | Genuin

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Editor's Choice
Oui, c’est vrai, il existe des brouettes d’enregistrements des Vêpres de Rachmaninov – aussi connues sous le nom de Vigiles ou Vigiles nocturnes, une œuvre de 1915 –, d’excellents, des bons, d’autres plutôt médiocres, et ce ne sont pas toujours les chœurs russes qui s’en tirent le mieux, soit dit en passant. Il n’y aurait donc pas tellement de raison que Qobuz se penche sur ce n-ième enregistrement, si ce n’est qu’il fait partie non seulement des excellents, mais plutôt des excellentissimissimes. L’ouvrage se caractérise par la présence de « basses profondes » qui, à la fin de l’un des numéros (en l’occurrence le Cantique de Syméon, autrement dit le Nunc dimittis), doivent descendre en solo jusqu’à un si bémol grave, ce qui est loin d’être fréquent. Et le chœur de la MDR – autrement dit la Radio de Leipzig – en possède un très beau nombre, sans doute plus que la majorité des chœurs y compris les plus Russes, de sorte qu’il lui est loisible d’offrir une lecture d’une profondeur, sans jeu de mots, vraiment inouïe. On rappellera que c’est aux accents du cinquième numéro de ses Vêpres que Rachmaninov avait souhaité être enterré ; la chose ne put se faire, car la partition n’était alors pas disponible, mais c’est dire combien le compositeur avait placé son cœur et son âme dans cette œuvre splendide, magistrale, fantastique, alliant les accents – tour à tour réels et imaginaires – des liturgies orthodoxes russe, kiovienne et grecque, le tout dans la richissime harmonie qui, elle, est purement rachmaninovienne. Oui, c’est vrai : voici l’un des plus beaux enregistrements qui se puissent imaginer et si Rachmaninov se retourne dans sa tombe sise à Valhalla (ça ne s’invente pas) près de New York, c’est pour mieux écouter. © SM/Qobuz
20,99 €
13,99 €

Intégrales d'opéra - Paru le 12 mai 2017 | Ediciones Singulares

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4 étoiles de Classica
« Joyau d'une troupe bien rodée, Véronique Gens ressuscite la courtisane italienne du XVI siècle dont Saint-Saëns peignait en 1887 les amours tragiques. La dame se meurt secrètement d'amour pour le jeune Sabatino, qui lui préfère la fraîche et vertueuse Angiola. L'accueil est tiède, la critique reprochant à Saint-Saëns le "symphoniste", le "wagnérien", de donner la prééminence à l'orchestre [...] Si le compositeur fignole le pittoresque de sa toile de fond [...], il entend d'abord "éclairer les dessous du drame". Car Saint-Saëns, loin de négliger les voix, tient au caractère de ses personnages, sa correspondance n'en fait pas mystère. [...] les forces de la Radio de Munich, guidées par Ulf Schirmer, s'en tirent bien. [...] la diction et la tenue générale sont admirables. Et le Chœur de la Radio flamande illumine la scène des pèlerins, joyau de la partition [...] » (Diapason, juillet-août 2017 / François Laurent)« [...] Proserpine eut le malheur d'être créée à l'Opéra-Comique deux mois avant l'incendie qui détruisit la salle en 1887. Tout le matériel et les décors disparurent et l'ouvrage ne fut remonté qu'en 1899 mais ne fit pas carrière. La musique est pourtant extrêmement bien composée, d'un certain modernisme, ce qui la fit taxer de "wagnérisme", ce qui est très abusif. [...] Véronique Gens, comme à son habitude, pratique un chant de grande classe, d'un style toujours châtié jusque dans les scènes les plus violentes. La mezzo-soprano Marie-Adeline Henry est une heureuse découverte en Angiola, un rôle plutôt pâle auquel elle confère une présence certaine. [...] Comme dans Cinq Mars de Gounod, publié l'an dernier par le même éditeur, le travail d'Ulf Schirmer est parfait d'équilibre et de délicatesse.» (Classica, juin 2017 / Cristiana Prerio)
17,99 €
13,49 €

Musique symphonique - Paru le 8 avril 2015 | audite Musikproduktion

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
« N’attendons de Holliger ni les abysses de Furtwängler dans Manfred, ni la souplesse de Chailly dans Genoveva. Il nous offre, comme dans les symphonies, un Schumann tonique, au son élancé mais non sans ampleur, aux contrastes assumés. Le chef varie remarquablement le caractère de chaque Ouverture tout en préservant fermement leur forme [...] Sa fièvre inquiète écarte le confort pour fouiller le détail et les implications du texte, favoriser des accents réellement dramatiques (La Fiancée de Messine, Jules César) ou presque pimpants (la citation de La Marseillaise d’Hermann et Dorothée). Très convaincue et habitée, la Symphonie « de Zwickau » trouve ici sa référence moderne. Habile à alterner tension et détente, à varier les éclairages, Holliger crée un univers envoûtant en perpétuel mouvement et évolution. Son ardeur discursive s’estompe régulièrement au bénéfice d’une austérité noble, qui aura été un des fils conducteurs de cette intégrale.» (Diapason, juin 2016 / Rémy Louis)
16,99 €
14,49 €

Oratorios sacrés - Paru le 7 avril 2017 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Quoiquoiquoi ? Qu’est-ce donc que l’on célébrait en 1755 pour que Telemann se vît passer commande d’un oratorio à la gloire de la Réforme ? Sachant que ladite Réforme se célèbre, a priori, pendant des années se terminant en « 17 », en mémoire des 95 thèses clouées à la porte de l’église de Wittenberg par Luther en personne en 1517… La réponse se trouve autre part : c’est en 1555 que fut signée la Paix d’Augsbourg entre l’Empereur Ferdinand I (le frère de Charles Quint abdicataire) et les États luthériens, dont le principe fondamental est « cujus regio, ejus religio », autrement dit « tel prince, telle religion », en bon français : c’est le patron qui décidait de ce que ses sujets devaient croire ou pas. Et c’est ainsi que deux siècles plus tard, l’on passa commande à Telemann pour un oratorio à la gloire de ce traité, ce serait Holder Friede, heil’ger Glaube (« Gracieuse paix, sainte foi »), dont l’imposante partition fait appel à des traversos, des hautbois, des cors, des trompettes, des timbales et les cordes, en plus du chœur et des voix solistes. Notez qu’il s’agit ici de la première mondiale discographique de l’ouvrage, avec les forces orchestrales desquelles disposait alors le compositeur. Reinhard Goebel mène le Chœur de la Radio bavaroise, la Philharmonie de chambre bavaroise et les solistes – à la différence de la création de 1755, toutefois, où le pauvre Telemann dut se suffire de voix d’hommes et, sans doute, de garçons du chœur pour les solos. Pour cet enregistrement, Goebel a choisi de rendre à Césarine ce qui est à Césarine, et de faire chanter les parties de soprano et d’alto par des dames de la catégorie, Regula Mühlemann en tête. © SM/Qobuz

Le genre

Opéra dans le magazine